Principes généraux
Tout projet de construction doit participer à la préservation et à la mise en valeur, y compris par l'expression architecturale contemporaine, des caractéristiques dominantes du tissu urbain dans lequel il s'insère. Par le traitement de leur aspect extérieur, les constructions doivent s’intégrer au paysage environnant en prenant en compte : - des caractéristiques du contexte urbain dans lequel elles s’insèrent ; - des spécificités architecturales des constructions avoisinantes, sans toutefois exclure la création architecturale.
Des dispositions différentes de celles édictées ci-dessus peuvent être autorisées ou imposées pour les équipements collectifs d'intérêt général pour prendre en compte notamment au regard de l'environnement dans lequel ils s'insèrent les contraintes fonctionnelles et techniques propres à cet équipement, son rôle structurant de l'espace urbain, ainsi que l'affirmation de son identité par une architecture signifiante.
La volumétrie
Les constructions doivent présenter une simplicité de volumes. Leurs gabarits doivent être adaptés à l’échelle générale des constructions avoisinantes.
Les matériaux
L'emploi brut de matériaux est autorisé à condition que leur mise en œuvre concoure à la qualité architecturale de la construction et ne soit pas de nature à compromettre son insertion dans le site.
Les couleurs
Le choix des couleurs doit contribuer à l'intégration harmonieuse de la construction dans le paysage environnant et notamment :
- respecter l’ambiance chromatique de la rue ou de l'opération d'ensemble ;
- souligner, éventuellement, le rythme des façades ;
- permettre une harmonisation des coloris avec l’architecture de la construction ;
- les couleurs criardes et saturées sont interdites.
Les toitures
Les toitures des volumes principaux d’une construction doivent comporter au minimum deux pans et développer une pente de 45° maximum. Les toitures des constructions annexes peuvent être constituées d’un seul pan à condition qu’elles soient accolées à la construction principale.
Les toitures-terrasses sont interdites sauf :
- pour les constructions de logements en collectifs à condition que le dernier étage soit en attique ;
- pour les constructions d’annexes accolées à la construction principale à la condition que la toiture terrasse constitue un prolongement extérieur du logement, c'est-à-dire accessible par une porte fenêtre.
D'autres types de toiture peuvent être admis pour les constructions d'architecture contemporaine pour lequel le mode de couverture sera fonction du projet architectural envisagé dès lors qu'elles s'insèrent dans le tissu environnant. Les ouvrages techniques, et les éléments architecturaux situés en toiture, doivent être conçus pour garantir leur insertion harmonieuse au regard du volume des bâtiments et de la forme de la toiture afin d’en limiter l’impact visuel.
Les matériaux de couverture employés ne devront pas être noirs.
Les clôtures
Par leur aspect, leur proportion et le choix des matériaux, les clôtures doivent participer à l’ordonnancement du front bâti en s’harmonisant avec la construction principale et les clôtures avoisinantes. Elles ne sont pas obligatoires.
- Les clôtures implantées en bordure de voies
Les clôtures doivent être constituées :
- soit d’un dispositif rigide à claire voie, surmontant ou non un mur bahut ;
- soit d’un grillage accompagné ou non d’une haie ou d’une composition paysagère composée d’essences variées.
- Soit d’une haie vive.
La hauteur des clôtures implantées en bordure de voie est limitée à 1,80 m par rapport à l’altitude du domaine public. Les portails doivent être simples, en adéquation avec la clôture. Leur hauteur ne doit pas dépasser celle de la clôture.
Conditions d’adaptation des règles ci-dessus
Des dispositions différentes de celles fixées ci-dessus concernant les clôtures implantées en bordure de voies peuvent être autorisées ou imposées lorsqu’elles sont justifiées par des raisons liées à la sécurité de la circulation sur le domaine public.
- Les clôtures implantées en limite séparative
Elles doivent être constituées :
- soit d’un dispositif rigide à claire voie, surmontant ou non un mur bahut
- soit d’un grillage accompagné ou non d’une haie ou d’une composition paysagère composée d’essences variées ;
- Soit d’une haie vive.
La hauteur des clôtures implantées en limites séparatives ne doit pas excéder 2 mètres par rapport au sol naturel.
Les murs de soutènement doivent s’harmoniser avec la construction principale et les clôtures environnantes.
Les protections particulières
Les équipements techniques liés aux réseaux assurant la transmission ou le transport de ressources naturelles, de matières premières, d’énergie, d'informations par voie terrestre, doivent être enfouis afin de limiter l’impact sur les sites et paysages traversés. Toutefois, des implantations différentes peuvent être autorisées pour des raisons techniques ou économiques justifiées, et sous réserve d’une solution esthétique et technique satisfaisante.
Les équipements techniques liés aux réseaux assurant la transmission d'informations par voie aérienne et nécessitant l’installation d’ouvrages ou d’équipements permettant d’assurer l’émission, la transmission et la réception de ces données, doivent s'intégrer dans leur environnement en prenant en compte :
- leur localisation, leur dimension et leur volume ;
- leur teinte ;
- leur impact sur les vues à préserver et sur le paysage dans lequel ils s'insèrent ;
- leurs contraintes techniques.