L’implantation d’un nouveau bâtiment doit résulter d’une observation attentive du terrain, de son emplacement, de son orientation et de sa nature (en pente, vallonné) de son environnement (les arbres existants, les parcelles avoisinantes) afin d’orienter les façades par rapport à l’ensoleillement, au vent mais aussi de disposer intelligemment les pièces et de penser l’aménagement des abords de la construction.
Les ouvertures doivent être suffisamment dimensionnées pour réduire les nécessités liées à l’éclairage artificiel
Sauf motifs techniques spécifiques, chaque bâtiment doit pouvoir être balayé par un flux d’air extérieur continu suffisant lorsque les baies sont ouvertes, protection solaire déployée. Il s’agit de privilégier la ventilation naturelle de l’intérieur des constructions par des phénomènes de brises thermiques marines et terrestres tout en se protégeant des vents dominants. Pour les habitations, les groupes de climatisation et les pompes à chaleur, lorsqu’ils sont nécessaires, seront implantés dans le corps du bâtiment ou en pied de façade et dissimulés dans un coffret adapté afin de réduire les nuisances visuelles et sonores.
Les surfaces bitumées et bétonnées aux abords du bâtiment doivent être évitées. Celles-ci augmentent en effet les apports thermiques et réchauffent l’air ambiant autour du bâti. Pour cela, le sol fini autour du bâti doit être protégé efficacement de l’ensoleillement direct sur au moins les trois quarts de sa périphérie par une bande d’au moins trois mètres de large au moyen:
- d’une végétalisation du sol (pelouse, arbustes, végétation) aux abords du bâtiment ; - d’une solution de type écran solaire végétal située au-dessus du sol et protégeant celui-ci du rayonnement direct.
La végétation constitue également des écrans pour protéger la maison des vents dominants.
Utilisation de matériaux et énergies renouvelables
Les nouvelles constructions et les réhabilitations doivent concourir à limiter le recours à des systèmes énergétiques tels que la climatisation et à augmenter l’utilisation des énergies renouvelables, tout en garantissant le confort pour les occupants selon les principes définis dans la RTAA DOM 2016 :
- avoir recourt à l’énergie solaire pour une part au moins égale à 50% des besoins en eau chaude sanitaire ; - limiter la consommation énergétique des bâtiments et améliorer le confort hygrothermique des occupants ; - limiter le recours à la climatisation ; - améliorer le confort acoustique des logements, tout en maîtrisant les coûts.
Tous les bâtiments neufs chercheront à développer des principes concourant au déploiement des énergies positives. Conformément aux articles L111-16 et L111-17 du Code de l’Urbanisme, les matériaux renouvelables, les procédés de construction permettant d'éviter l'émission de gaz à effet de serre et l'installation de dispositifs favorisant la production d’énergie renouvelable correspondant aux besoins de la consommation domestique sont autorisés dans le PLU, sous réserve que :
- les équipements liés aux énergies renouvelables (capteurs solaires, photovoltaïques, et autres éléments d’architecture bioclimatique) soient intégrés et adaptés à la logique architecturale des constructions et à leur environnement patrimonial et paysager. Ils doivent être intégrés à l’enveloppe des constructions en évitant l’effet de superstructures surajoutées et de mitage. Pour les constructions neuves, ces équipements feront partie du projet architectural global du bâtiment qui sera apprécié en tant que tel ; Les installations peuvent être individuelle ou collective.
- pour le bâti ancien, ces équipements, entre autres les capteurs solaires, ne devront pas apparaître comme des éléments rapportés ou en contradiction avec l’harmonie générale du bâti et plus particulièrement des toitures. Il sera recherché une implantation non perceptible depuis l’espace public (par exemple toiture donnant sur cour, masqué par le bâti ou des masses végétales proches, capteurs posés au sol, etc.)
Des teintes claires non réfléchissantes seront recherchées sur les toitures afin de limiter l’accumulation de chaleur.
Sauf dispositions contraires portées dans les dispositions générales, sur les documents graphiques (ER, marges de recul…) ou dans les OAP, les constructions doivent respecter les dispositions suivantes :
- en zone UL, les constructions doivent être implantées à l’alignement des voies et emprises publiques ou doivent respecter un recul minimum de 1 m ;
- en zone UC, les constructions doivent respecter un recul minimum de : o 10 m de l’alignement de la RN2 ; o 5 m de l’alignement des autres voies publiques et emprises publiques ;
- en zone UD : o dans le secteur UDa, les constructions peuvent être implantées à l’alignement des voies et emprises publiques ; o dans les autres secteurs, les constructions doivent respecter un recul minimum de : - 10 m de l’alignement de la RN2 ; - 3 m en UDb de l’alignement des autres voies publiques et emprises publiques ; - 4 m en UDc de l’alignement des autres voies publiques et emprises publiques ; - 5 m en UDd de l’alignement des autres voies publiques et emprises publiques.
- en zone UE, les constructions doivent respecter un recul minimal de 4 m de l’alignement des voies et emprises publiques ;
- en zone UX, les constructions doivent s’aligner sur les constructions avoisinantes ou s’implanter à l’alignement dans le respect de la mise en œuvre du programme RHI ;
- en zone UR et son secteur URe, les constructions doivent respecter un recul minimum de : o 10 m de l’alignement de la RN2 ; o 4 m de l’alignement des autres voies publiques et emprises publiques ;
- en zone UZ, les constructions doivent respecter un recul minimal de 4 m de l’alignement des voies et emprises publiques.
3.4. Implantation des constructions par rapport aux limites séparatives de propriété#
Sauf dispositions contraires portées aux documents graphiques ou sur les OAP :
- en zone UL, les constructions doivent être implantées sur au moins une des limites séparatives (en ordre continu ou semi-continu). En cas de retrait, celui-ci doit au moins être égal à 3 m.
- en zone UC, les constructions doivent être implantées à une distance des limites séparatives égale à la moitié de la hauteur du bâtiment avec un minimum de 5 mètres. Cette distance est mesurée à partir du pied de la façade la plus proche de la limite séparative. Par dérogation, dans le secteur UCd, les constructions peuvent être implantées en semi-continuité sur une limite séparative latérale au maximum.
- en zone UD : o dans le secteur UDa : les constructions doivent être implantées sur au moins une des limites séparatives (en ordre continu ou semi-continu). En cas de retrait, celui-ci doit au moins être égal à 3 m. o dans le secteur UDb : les constructions doivent être implantées à 3 m minimum des limites séparatives ; o dans le secteur UDc : les constructions doivent être implantées à 4 m minimum des limites séparatives ; o dans le secteur UDd : les constructions doivent être implantées à 5 m minimum des limites séparatives ;
- en zone UE, les constructions d’une hauteur inférieure à 12 mètres peuvent être implantées soit en retrait, soit en s’appuyant sur les limites séparatives.
Les constructions d’une hauteur supérieure à 12 mètres doivent être implantées en retrait des limites séparatives latérales. Les constructions doivent être implantées en retrait des autres limites séparatives. Lorsqu’une construction est implantée en retrait par rapport aux limites séparatives elle doit respecter un recul minimal de 4 mètres. - en zone UX, Les constructions doivent être implantées soit en retrait, soit en s’appuyant sur les limites séparatives. Lorsqu’une nouvelle construction est implantée en retrait par rapport aux limites séparatives elle doit respecter un recul minimal de 3 mètres. - en zone UR et son secteur URe, les constructions doivent être implantées en ordre continu ou semicontinu d’une limite séparative à une autre. En cas de retrait, celui-ci doit au moins être égal à une distance comptée horizontalement de tout point d’une façade ou d’une partie de la construction au moins égale à la moitié de la hauteur maximale de cette façade (L=H/2) avec un minimum de 5 mètres des limites séparatives. - en zone UZ, les constructions doivent être implantées à une distance au moins égale à 5 mètres des limites séparatives.
3.5. Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même propriété#
Les bâtiments ou corps de bâtiments en vis-à-vis doivent être édifiés de telle manière que la distance en tout point des deux bâtiments soit au moins égale :
- en zone UC : à la moitié de la hauteur maximale de la plus haute façade (L=H/2) dès lors que l’un des bâtiments est à destination d’habitation. Ce recul ne peut être inférieur à 5 mètres minimum quelle que soit la destination du bâtiment.
- dans les secteurs UDb, UDc et UDd : à une distance minimale de 4 mètres ; - en zone UE : avec un minimum de 5 mètres.
Non règlementé dans les autres zones.
L’implantation des constructions est choisie de telle sorte que les mouvements de sol soient réduits au strict minimum en privilégiant une assise au plus près du terrain naturel, sans terrassements inutiles. Les exhaussements et décaissements sont autorisés dès lors uniquement qu’ils participent à l’intégration des constructions dans le site et ses abords. L’apport et l’export de terres extérieures au tènement foncier sera limité au strict minimum. Dans le cas de constructions édifiées en gradins perpendiculairement aux courbes de niveau, l'implantation des bâtiments doit faire l'objet d'une composition architecturale de qualité conduisant tout particulièrement à aménager des coupures vertes de deux mètres de largeur minimum entre eux de manière à assurer leur parfaite intégration dans le paysage immédiat.
4.3. Toitures#
Les toitures à 4 pans ou plus devront être privilégiées sur les bâtiments. Dans le cas de toitures en pente, celle-ci doit être comprise entre 25 et 35° afin d’améliorer leur résistance aux évènements cycloniques. Les pentes des toitures d'un même bâtiment doivent présenter la ou les mêmes inclinaisons entre les façades. Les toitures doivent être de couleurs et de matériaux non réfléchissants.
4.4. Structures techniques#
Les structures techniques (édicules techniques, appareils de climatisation ou de traitement de l’air, antennes paraboliques, locaux techniques, machineries d’ascenseur, verrières ; lignes de vie…) installées sur les constructions doivent faire l’objet d’une intégration et d’une composition adaptées aux caractéristiques architecturales du bâtiment. Elles ne doivent pas être visibles depuis le domaine public ou privé ouvert au public. Elles ne peuvent également être installées en surplomb de l’espace public ou privé ouvert au public. Tout coffret, compteurs, boites aux lettres, ainsi que tout transformateur électrique, parcours de fils ou autre ouvrage technique doit être intégré dans le volume bâti des constructions ou dans les clôtures.
Les appareillages et conduits de ventilation, les antennes de télévision ainsi que les paraboles en applique sur les façades sont interdites. En toiture, ils doivent être intégrés dans le plan théorique de celle-ci et ne pas être superposé.
En ce qui concerne les appareillages de climatisation, les climatiseurs utilisés ne doivent pas présenter d’unité extérieure. En cas d’impossibilité technique avérée de ne pas pouvoir se passer d’unité extérieure, celle-ci devra s’intégrer parfaitement dans la composition de l’ensemble de la façade sans que l’intégrité architecturale de la construction soit mise en cause, et être dissimulée :
- sur la toiture, lorsque la soupente ne permet pas d’intégrer l’appareil, derrière un ouvrage intégré au bâtiment et invisible de la rue comme des voisins mitoyens, et réalisé dans un matériau et une teinte en harmonie avec le bâti auquel il s’intègre ;
- dans une menuiserie de vitrine, de garage ou de fenêtre, et derrière une grille ; - dans une ouverture existante de la façade, comme une niche, une fenêtre condamnée, et masquée par des ventelles, une grille, ou un volet persienné ; - en dernier recours, en cas d’impossibilité avérée d’une autre solution : sur un balcon, à condition d’être dissimulée et sous réserve d’une parfaite intégration et sans porter atteinte à l’intégrité architecturale de la construction.
Pour ce qui est des devantures commerciales, les solutions autorisées sont les mêmes que décrites précédemment et les unités extérieures devront donc être intégrées dans l’un des composants de la devanture. Les condensats évacués, notamment quand l’appareil est utilisé aussi pour le chauffage, ne doivent en aucun cas être rejetés directement vers l’espace public. L’évacuation doit être raccordée à un réseau d’eaux usées.
En ce qui concerne les antennes de téléphonie mobile, celles-ci sont autorisées :
- en applique sur les façades à condition que leur hauteur soit inférieure à 2 mètres 20 et qu’elles soient parfaitement intégrées à la façade et qu’elles ne présentent pas de risques pour la santé et la sécurité publique ;
- sur socle indépendant à condition que leur hauteur soit inférieure à 7 mètres et qu’elles soient parfaitement intégrées à la façade et qu’elles ne présentent pas de risques pour la santé et la sécurité publique.
Une note technique de fonctionnement devra être communiquée préalablement.
En ce qui concerne les panneaux solaires et photovoltaïques :
- Principes généraux : les panneaux solaires sont des éléments de la composition architecturale et paysagère. Le choix du lieu d’implantation et du type de mise en œuvre des panneaux doit donc s’inscrire dans une logique d’harmonie d’ensemble du site considéré, et ne pas tenir uniquement compte du taux de rendement des panneaux solaires. A ce titre, ils devront être regroupés de façon homogène sur une seule et même surface du terrain ou de la construction.
- Implantation au sol o les panneaux devront être installés en aval du terrain ou en fond de parcelle ; o au cas où des talus sont existants ou à créer, ils seront utilisés comme supports d’implantation des panneaux ; o l’installation des panneaux solaires sera assortie d’aménagements paysagers afin d’en optimiser l’intégration dans le site.
- Implantation en toiture o la pente de toiture sera scrupuleusement respectée, à l’exception des toitures terrasses ; o dans le cas de toiture en pente, les panneaux solaires seront implantés en partie basse de la toiture, sauf en cas d’absence d’ensoleillement ; o les panneaux solaires seront implantés préférentiellement sur les toitures des constructions principales et ne devront pas être encastrés dans la toiture ; o les dimensions de l’ensemble constitué par les panneaux devront être harmonisées avec les proportions de la toiture ; o l’installation sera alignée sur le rythme et la composition de la façade.
Les transformateurs électriques nécessaires uniquement aux bâtiments situés sur un terrain devront être intégrés à l’intérieur de ces bâtiments. Les vérandas sont interdites à l'exception des maisons individuelles et des opérations coordonnées touchant à l’ensemble d’une façade et contribuant à l’amélioration de son aspect.
Les devantures de commerces ne doivent pas dépasser le niveau du plancher du premier étage, ou de l'entresol, ou du bandeau établi au-dessus du rez-de-chaussée. Elles ne doivent pas englober de fenêtre d’appartement ou de porte d’immeuble, ni recouvrir des motifs architecturaux ou décoratifs. Pour les établissements d’intérêt collectif dont l’activité s’exerce au moins dans la moitié de l’immeuble considéré, les enseignes perpendiculaires ne sont pas limitées en hauteur. Le caisson des mécanismes de fermeture des baies (volets roulants, rideaux de fer) doit être implanté à l’intérieur des constructions sauf impossibilité technique dans le cas de réhabilitation.
4.5. Façades#
Toutes les façades des constructions doivent présenter une unité de traitement (bâtiments et constructions annexes). Les façades principales, latérales et postérieures des constructions doivent être traitées en harmonie entre elles, avec le même soin et en lien avec les constructions avoisinantes. Les murs pignons doivent être traités comme les façades et être obligatoirement architecturés ou animés (y compris ceux en attente d’adossement d’une autre construction sur limite séparative). Les murs pignons aveugles sont interdits en façade sur rue. Les façades doivent être toutes traitées avec le même soin et les constructions annexes doivent présenter les mêmes matériaux que les façades principales.
Les rez-de-chaussée doivent faire l’objet d’une mise en valeur spécifique permettant d’animer l’espace public. Les entrées d’immeubles et les porches feront notamment l’objet d’un traitement particulier. Les accès au stationnement souterrain devront être alignés sur la façade. Les rampes d’accès en pente sont autorisées dès que le retrait de bâtiment par rapport à la voie est supérieur ou égal à 5 m. Les constructions à l’angle de deux voies ouvertes à la circulation publique recevront un traitement spécifique qui permettra leur identification.
4.6. Les clôtures#
Le long des voies publiques ou ouvertes à la circulation publique et dans la bande de recul imposé à l’article U3.4, les clôtures ne doivent pas dépasser 2 m de hauteur et doivent être composées :
- soit d’un mur bahut sur une hauteur maximale de 1 m au-dessus du terrain naturel ou du trottoir, surmonté éventuellement d’un dispositif à clairevoie (grille, grillage, barreaudage vertical, etc.) de 1 m, éventuellement doublé par une haie vive. La partie visible du mur bahut depuis le domaine public doit obligatoirement être architecturée et traitée de manière identique à la construction principale.
- soit par des haies vives, des grilles métalliques ou tout autre dispositif à claire-voie.
Le long des limites séparatives, les murs pleins sont autorisés hors bande de bande de recul imposé à l’article U3.4.
Dans le cas d’une superposition entre un mur de soutènement et d’un mur de clôture, l’ensemble ne peut dépasser une hauteur maximale de 2 m.
Sont proscrits les panneaux et tout élément (bâche plastique, canisses, panneaux en bois, brise-vue, tôle, PVC, etc.) qui ont pour effet de « doubler » la clôture et de la rendre opaque (exception faite d’une haie végétale naturelle à l’intérieur de la parcelle concernée).
Les clôtures localisées en bordure des voies ouvertes à la circulation doivent être réalisées de manière à ne pas créer de gêne, notamment en diminuant la visibilité aux abords des carrefours, ou dans les virages. Ces dispositions ne s’appliquent pas :
- aux établissements et aux infrastructures dont l'activité nécessite des clôtures spécifiques dont les caractéristiques sont définies par la réglementation en vigueur qui leur est applicable ;
- aux équipements nécessaires au fonctionnement des services publics ou d’intérêt collectif, dès lors qu’ils nécessitent une mise en sécurité.
- aux cas particuliers énumérés ci-après pour lesquels les hauteurs pourront être dépassées : o nuisances phoniques en bordure des voies à grande circulation ; o reconstitution des équipements existants ; o harmonie de la clôture par rapport aux clôtures avoisinantes.
Le portail d'entrée sera proportionné à la clôture, traité de façon cohérente avec celle-ci. La hauteur des portails ne pourra excéder 2 mètres. Les coffrets éventuels (EDF, Télécommunications, eau) et les boîtes aux lettres seront encastrés dans les parties maçonnées, au-dessus de toutes les côtes connues de crues et du ruissellement.
Cas d’un mur de soutènement Lorsque la limite de parcelle et la clôture sont concernées par un mur de soutènement, celui-ci devra être réalisé perpendiculairement à la pente. Tout mur ne pourra excéder une hauteur maximale de 1,50 m, la profondeur entre deux murs devant être supérieure ou égale à la hauteur du mur. L’ensemble « mur de soutènement » et « mur bahut et dispositif de clairevoie » ne peut dépasser une hauteur de 2,00 m. Il est recommandé de planter la terrasse entre deux murs avec des essences locales pour masquer au mieux la hauteur du mur. Les murs de soutènement implantés dans le prolongement de la construction principale ou de ses annexes doivent être traités en harmonie de celles-ci. Lorsque le mur de soutènement n’est pas implanté dans le prolongement de la construction principale ou de ses annexes, il doit être réalisé dans un objectif d’intégration paysagère et de respect des Codes architecturaux locaux : traitement en pierres sèches, parement en pierres sèches ou en pierres jointoyées à l’aide d’un mortier de base de chaux non teinté (utilisation de pierres locales)…
Exemple de clôture autorisée avec mur de Exemple de clôture autorisée avec mur de soutènement sur domaine public soutènement sur domaine public
4.7. Menuiseries extérieures / matériaux#
L’emploi à nu de parement de matériaux tels que carreaux de plâtre agglomérés, parpaings ou briques creuses, non revêtus ou enduits sont interdits. Les enduits seront obligatoirement teintés dans la masse, talochés ou lisses en fonction de l’architecture du quartier. Les couleurs et teintes extérieures devront s'harmoniser avec les teintes du site environnant. Dans le cas de réhabilitation de bâtiment représentatif d’un style architectural ou d’une époque, les couleurs et teintes initiales devront être conservés ou faire l’objet d’une ré-interrogation ambitieuse permettant de valoriser ce style ou cette époque. Les menuiseries seront d’aspect bois, acier ou aluminium laqué. Les matériaux traditionnels sont recommandés.
4.8. Aménagements extérieurs#
Les murs de soutènement doivent recevoir des plantations grimpantes ou retombantes. Les enrochements de type cyclopéens et les murs en béton brut apparent sont interdits. Leur hauteur ne devra pas excéder 2 mètres, exception faite des ouvrages rendus nécessaires par la sécurité publique. Au regard de la pente, plusieurs murs de soutènements peuvent être cumulées afin de créer un effet de terrasses. La distance entre deux murs de soutènement doit alors respecter une largeur minimum d'au moins la hauteur du mur.
Art U5 : Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis et abords des constructions
5.1. Dispositions générales#
Les coupes et abattages d’arbres dans les espaces boisés classés sont soumis aux dispositions de l’article L.113-1 du Code de l’Urbanisme. Les éléments du patrimoine paysager repérés au plan de zonage (individus végétaux et secteurs d'intérêt paysager), font l’objet d’une protection spéciale au titre des articles L.151-19 et L151-23 du Code de l’urbanisme, et sont soumis à des conditions spécifiques énoncées à l’article 4 du chapitre D du titre 2 du présent règlement. Les espèces endémiques à la Martinique sont à privilégier dans les plantations.
5.2. Mesures prises pour limiter l'imperméabilisation des sols#
Le maintien d'un sol perméable nécessite que les espaces libres soient plantés et enracinés pour conserver les anfractuosités capables d'absorber le ruissellement. Les surfaces de pelouse irriguées sont à éviter. Le parti d’aménagement paysager recherche le confortement de l’ambiance naturelle prédominant sur le site en privilégiant les essences végétales naturelles et les agencements libres L’aménagement des surfaces imperméabilisées, aires de stationnement, des voiries et des accès doit mettre en œuvre l’utilisation de matériaux poreux et la réalisation de réservoirs de stockage des eaux pluviales.
La superficie des terrains doit être aménagée de la sorte :
UL UC UDa UDb UDc UDd