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Zone AUZone à urbaniser

Zone à urbaniser, en secteurs 1AU, 1AUz, 2AU, 2AUz et 2AUe ; les usages admis, la hauteur et l'implantation diffèrent selon le secteur.

  • Zone à urbaniser

Les règles de la zone AU

  • Usage

    Eoliennes sur mât de moins de 12 mètres, pales comprises, autorisées hors voies

    les constructions interdites

    13 cas particuliers
    Extension des constructions existantes admise si elle n'aggrave ni danger ni inconvénient pour le voisinage et l'environnement, ne modifie pas le caractère de la zone et améliore leur insertion
    La phrase du règlement

    « Peuvent être admises l'extension de constructions implantées à la date d'approbation du PLUi sous réserve que : • les travaux et installations envisagés n'aggravent pas ou n'entrainent pas d'inconvénient, de danger pour le voisinage et pour l'environnement, que ce soit en période de fonctionnement ou en cas de dysfonctionnement, d'accident ou de sinistre, • Leur importance ne modifie pas le caractère de la zone, • Les travaux contribuent à améliorer leur ... »

    Reconstruction à l'identique d'un bâtiment régulièrement édifié, détruit ou démoli, autorisée dans les dix ans
    La phrase du règlement

    « ... Code de l'Urbanisme, lorsqu'un bâtiment régulièrement édifié vient à être détruit ou démoli, sa reconstruction à l'identique est autorisée dans un délai de dix ans nonobstant toute disposition d'urbanisme contraire, sauf si la carte communale, le plan local d'urbanisme ou le plan de prévention des risques naturels prévisibles en dispose autrement. »

    Constructions autorisées dans le cadre d'opérations d'aménagement d'ensemble ou au fur et à mesure de la mise en place des équipements de la zonesecteur 1AU
    La phrase du règlement

    « Occupations du sol interdites X Occupation du sol admises V Occupation du sol admises sous conditions V Les constructions sont autorisées en zones 1AU dans le cadre d'opérations d'aménagement d'ensemble, ou au fur et à mesure de la mise en place des équipements de la zone. »

    Habitation autorisée seulement si elle est liée et nécessaire à une activité en lien avec la vocation principale de la zone (gardiennage, logement de fonction)secteur 1AUz
    La phrase du règlement

    « • La destination habitation est autorisée sous réserve d'être liée et nécessaire à une activité en lien avec la vocation principale de la zone (gardiennage, logement de fonction) »

    Constructions nouvelles d'artisanat et de commerce de détail admises avec une surface de vente minimale de 300 m²secteur 1AUz
    La phrase du règlement

    « • Les constructions nouvelles à sous-destination d'artisanat et commerce de détail sont admises sous réserve d'une surface de vente minimale de 300m². »

    Vente de biens admise seulement en accessoire d'une activité artisanale, industrielle, d'entrepôts ou de bureaux présente dans la zone, avec une surface de vente minimale de 300 m²secteur 1AUz
    La phrase du règlement

    « • Dans le cas de la vente de biens, l'activité est accessoire d'une activité artisanale, [...] etc) et doit disposer d'une surface de vente minimale de 300m². »

    Extension des commerces de plus de 300 m² de surface de vente limitée à 25 % de la surface existante, avec production d'énergie renouvelable sur site et meilleure intégration paysagèresecteur 1AUz
    La phrase du règlement

    « • Les extensions des commerces de plus de 300 m² de Surface de vente déjà existants sous conditions : - la limite de 25 % de la surface existante à la date d'approbation du PLU, - la mise en place d'une production d'énergie renouvelable sur site (sauf si existante), et l'amélioration de l'intégration paysagère de l'unité ou ensemble commercial concerné (végétalisation, gestion eaux pluviales, stationnement perméable…) architecturale et urbaine (liaisons ... »

    Points de vente de producteurs locaux de plus de 300 m² de surface de vente admis là où une synergie de flux existe déjà, s'ils ne peuvent s'implanter en centralité ni en site périphérique, avec production d'énergie renouvelable et bonne intégration paysagèresecteur 1AUz
    La phrase du règlement

    « • L'implantation de points de vente de producteurs locaux (circuits courts) > 300 m² de SV sous conditions : - de s'implanter là où une synergie de flux est déjà présente, - de justifier que l'implantation n'est pas possible en centralités et en sites d'implantation périphérique, la mise en place d'une production d'énergie renouvelable sur site et une bonne intégration paysagère et architecturale. »

    Constructions et extensions liées à l'industrie autorisées si elles ne génèrent pas de nuisances incompatibles avec l'habitatsecteur 1AU
    La phrase du règlement

    « • Les constructions et extensions liées à la destination industrie sont autorisées sous condition de ne pas générer de nuisances les rendant incompatibles avec l'habitat. »

    Constructions, équipements et installations nécessaires au service public ou d'intérêt collectif et ouvrages techniques d'infrastructure admis s'ils ne compromettent pas un aménagement ultérieur rationnel de la zonesecteur 2AUe
    La phrase du règlement

    « En zones 2AUh, 2AUy et 2AUe: [...] au service public ou d'intérêt collectif et les ouvrages techniques d'infrastructure sous réserve de ne pas compromettre un aménagement ultérieur rationnel de la zone. »

    Affouillements et exhaussements autorisés seulement s'ils sont liés aux travaux de constructions autorisées ou à la recherche archéologique
    La phrase du règlement

    « • Les affouillements et exhaussements sont autorisés à condition d'être directement lié, soit aux travaux de constructions autorisées, soit aux travaux nécessaires pour la recherche archéologique. »

    Installations classées admises si elles répondent aux besoins de la vie quotidienne et de la commodité des habitants et sont rendues compatibles avec les milieux environnantssecteur 1AUz
    La phrase du règlement

    « • Les ICPE sont autorisées à conditions qu'elles correspondent à des besoins liés à la vie quotidienne et à la commodité des habitants et que soient mises en œuvre toutes dispositions utiles pour les rendre compatibles avec les milieux environnants et permettre d'éviter ou tout au moins de réduire, dans toute la mesure du possible, les nuisances et dangers éventuels. »

    Extension ou modification des installations classées existantes compatibles avec la vocation de la zone, sans aggravation des dangers ou nuisances pour le voisinage
    La phrase du règlement

    « En zones 1 AU, 1AUz, 1AUe, 2AU, 2AUz, 2AUe : L'extension ou la modification des installations classées existantes et compatibles avec la vocation de la zone, à condition qu'il n'en résulte pas pour le voisinage une aggravation des dangers ou nuisances et que les installations nouvelles par leur volume ou leur aspect extérieur soient compatibles avec les milieux environnants. »

    Les destinations et sous-destinations interdites, admises ou admises sous conditions sont fixées secteur par secteur (1AU, 1AUz, 2AU, 2AUz, 2AUe) par les tableaux de l'article 1 ; l'exploitation agricole et forestière, les habitations légères de loisirs, les carrières, les centres équestres et les dépôts de déchets y sont interdits dans tous les secteurs. Dans les secteurs concernés par un aléa du PPRI de l'Huisne, son règlement fixe les possibilités de construire, d'étendre et de changer de destination. Tout projet sur un terrain couvert par une Orientation d'Aménagement et de Programmation doit être compatible avec elle (article 2).

    Article AU 1 « DESTINATION ET SOUS-DESTINATION DES CONSTRUCTIONS, USAGES ET AFFECTATIONS DES SOLS, NATURE D’ACTIVITES INTERDITES OU AUTORISEES SOUS CONDITIONS »

  • Hauteur

    6 mètres à l'égout du toit ou à l'acrotère, 9 mètres en cas d'attique

    secteur 1AU, hors annexes, hors extension de construction existante plus haute, hors équipements d'intérêt collectif et services publics

    la hauteur à ne pas dépasser

    2 cas particuliers
    Hauteur du bâtiment existantsecteur 1AU, extension de construction existante plus haute
    La phrase du règlement

    « • Pour les constructions existantes qui auraient une hauteur supérieure, la hauteur maximale autorisée pour les extensions est celle du bâtiment existant. »

    4,5 m à l'égout du toit, ou en hauteur maximale pour les toitures terrassessecteur 1AU, annexes
    La phrase du règlement

    « Pour les annexes la hauteur maximale est limitée à 4,5m à l'égout du toit ou en hauteur maximale dans le cas des toitures terrasses. »

    Est considéré comme attique le dernier niveau placé au sommet d'une construction, en retrait d'au moins 1 m des façades sur rue. En secteur 1AUz, la hauteur n'est pas chiffrée : elle pourra être limitée pour assurer l'intégration dans l'environnement. Le règlement ne fixe pas de hauteur en secteurs 2AU, 2AUz et 2AUe. Les équipements d'intérêt collectif et services publics ne sont pas soumis à l'article ; des dispositions particulières peuvent être admises pour les ouvrages d'aération, les cheminées, les installations d'énergie renouvelable et la reconstruction après sinistre jusqu'à la hauteur du bâtiment existant.

    Article AU 4 « HAUTEUR MAXIMALE DES CONSTRUCTIONS »

  • Emprise au sol

    Aucune limite fixée

    la surface au sol que l'on peut bâtir

    Précisions du règlement

    Dans les secteurs concernés par le PPRI, le règlement renvoie à celui du PPRI.

    Article AU 5 « EMPRISE AU SOL DES CONSTRUCTIONS »

  • Recul sur la rue

    En limite d'emprise des voies ouvertes à la circulation, ou en retrait dans l'alignement des constructions voisines

    secteur 1AUz, hors équipements d'intérêt collectif et services publics

    la distance à garder avec la rue

    Précisions du règlement

    En secteurs 1AU, 2AU, 2AUz et 2AUe, le règlement ne fixe pas de recul ; dans toute la zone, une implantation particulière pourra être imposée pour la sécurité ou pour des motifs d'ordre esthétique ou architectural. Les équipements d'intérêt collectif et services publics ne sont pas soumis à l'article. Des dispositions autres peuvent être admises pour l'extension ou la surélévation d'un bâtiment existant dans son prolongement, les opérations groupées, les démarches bioclimatiques, l'isolation par l'extérieur et à l'angle de deux voies.

    Article AU 3 « IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX VOIES ET EMPRISES PUBLIQUES »

  • Limites

    En limite séparative admise

    secteur 1AUz, bâtiment équipé de murs coupe-feux, hors équipements techniques des services publics ou d'intérêt collectif

    la distance à garder avec les voisins

    1 cas particulier
    Retrait de 5 mètres des limites séparativessecteur 1AUz, bâtiment sans murs coupe-feux, hors équipements techniques des services publics ou d'intérêt collectif
    La phrase du règlement

    « • Soit en retrait des limites séparatives, Dans le cas où le bâtiment n'est pas équipé de murs coupe-feux, un retrait des limités séparatives de 5 mètres est à respecter. »

    Ces règles sont écrites à l'article 3 du chapitre. En secteur 1AUz, un bâtiment équipé de murs coupe-feux peut aussi s'implanter en retrait. En secteurs 1AU, 2AU, 2AUz et 2AUe, le règlement ne fixe pas de règle par rapport aux limites séparatives. Pour les équipements techniques des services publics ou d'intérêt collectif (transformateurs, relais, pylônes, abribus), l'implantation n'est pas réglementée. Des dispositions particulières peuvent être admises pour l'extension ou la surélévation d'un bâtiment existant dans son prolongement et pour l'isolation par l'extérieur.

    Article AU 3 « IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX VOIES ET EMPRISES PUBLIQUES »

  • Stationnement

    Fixé dans l'article ci-dessous

    les places de voiture à prévoir

    Précisions du règlement

    Le règlement de la zone renvoie le stationnement aux dispositions générales du PLUi.

    Article AU 8 « OBLIGATIONS IMPOSEES AUX CONSTRUCTEURS EN MATIERE DE REALISATION D’AIRES DE STATIONNEMENT »

  • Espaces verts

    Espaces libres sur 20 % au moins de la superficie totale de l'unité foncière

    le terrain à laisser en pleine terre

    1 cas particulier
    Espaces verts (pelouses, plantations) sur 80 % au moins de la surface des espaces libres
    La phrase du règlement

    « Ces espaces libres doivent être aménagés et traités sous forme d'espaces verts (pelouses, plantations, etc.) sur au moins 80% de leur surface. »

    Les toitures et façades végétalisées peuvent être comptées dans les espaces libres ; des dérogations pourront être accordées aux opérations de logements sociaux. Les haies en limite de propriété sont d'essences mixtes, et les aires de stockage ou de dépôt sont masquées par une haie végétale d'essences variées.

    Article AU 7 « ESPACES LIBRES ET PLANTATIONS »

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Et quand le règlement ne dit rien ?

Une case vide ne veut pas dire « tout est permis », et ne veut pas dire non plus que la loi prend le relais. Cela veut dire que ce plan-là ne réglemente pas ce point. D'autres textes s'appliquent quand même, et il faut satisfaire tous ceux qui portent sur le même objet, donc en pratique le plus contraignant.

1. La loi ne vient pas combler le silence du plan

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, là où un plan local existe, l'article R.111-1 du code de l'urbanisme écarte les articles R.111-3, R.111-5 à R.111-19 et R.111-28 à R.111-30, c'est-à-dire ceux qui donneraient un chiffre :

  • R.111-16 le recul par rapport à la voie ;
  • R.111-17 3 mètres, ou la moitié du dénivelé, aux limites séparatives ;
  • R.111-18 le gabarit des constructions.

Si le plan ne fixe pas de hauteur, aucune règle nationale ne la fixe à sa place : le plan a choisi de ne pas réglementer ce point. Une commune sans plan local applique au contraire ces articles en entier, et sa page les cite.

2. Les règles nationales qui restent sont des motifs de refus

Les autres articles du règlement national continuent, eux, de s'appliquer. Ils ne donnent pas de valeur à respecter : ils permettent de refuser le permis, ou de l'assortir de prescriptions.

  • R.111-2 atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique ;
  • R.111-4 atteinte à un site ou à des vestiges archéologiques ;
  • R.111-26 non-respect des préoccupations d'environnement ;
  • R.111-27 atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites et aux paysages ;
  • R.111-25 des places de stationnement hors voie publique peuvent être imposées, en rapport avec le projet.

3. Le chapitre de la zone n'est pas tout le règlement

Un règlement s'ouvre le plus souvent sur des dispositions générales, valables dans toutes les zones. Quand le chapitre d'une zone écrit « non réglementé », il dit que ce chapitre n'ajoute rien ; une règle commune peut s'appliquer quand même. La disposition commune s'affiche alors, signalée comme telle.

4. Les servitudes s'ajoutent au plan, elles ne le remplacent pas

Plan de prévention des risques, abords d'un monument historique, protection d'un captage d'eau : ces servitudes d'utilité publique sont annexées au PLU et s'appliquent en plus de lui. Quand le plan autorise et que la servitude interdit, la servitude l'emporte. Un plan de prévention approuvé vaut servitude (L.562-4 du code de l'environnement) ; un plan seulement prescrit ne s'impose pas encore, sauf les dispositions que le préfet rend opposables par anticipation (L.562-2).

5. Sur le littoral et en montagne, la loi s'applique directement

Dans une commune littorale, l'urbanisation s'étend en continuité des agglomérations et villages existants (L.121-8), et rien ne se construit dans la bande des 100 mètres hors des espaces urbanisés (L.121-16). En zone de montagne, l'urbanisation se fait en continuité des bourgs, villages et hameaux (L.122-5). Ces règles s'imposent au permis quoi que le plan de zonage classe ; la page de la commune dit si elle est littorale ou classée en zone de montagne, d'après les listes nationales.

6. En zone protégée, le document du site règle le bâti

Dans un site patrimonial remarquable, le plan de sauvegarde et de mise en valeur ou le plan de valorisation de l'architecture et du patrimoine tient lieu de règlement sur son périmètre, et l'accord de l'architecte des Bâtiments de France est requis. La fiche de la parcelle signale la servitude quand elle la touche, mais ne lit pas ce document, qui est distinct du PLU. De même, un cœur de parc national, une réserve naturelle, un site classé ou un site Natura 2000 ajoutent leur autorisation ou leur évaluation au permis, et le plan d'exposition au bruit d'un aérodrome limite le logement neuf dans ses zones A, B et C : la fiche de la parcelle et la page de la voie les relèvent au point.

7. Le seul document qui engage la mairie

Le certificat d'urbanisme, délivré gratuitement par la mairie, dit ce qui s'applique à une parcelle précise. Les pages citent le règlement ; elles ne délivrent aucune autorisation et ne remplacent pas ce certificat.

Le caractère de la zone AUTexte du document

Art R151-20 du Code de l’urbanisme : « Les zones à urbaniser sont dites " zones AU ". Peuvent être classés en zone à urbaniser les secteurs destinés à être ouverts à l'urbanisation.

Lorsque les voies ouvertes au public et les réseaux d'eau, d'électricité et, le cas échéant, d'assainissement existant à la périphérie immédiate d'une zone AU ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l'ensemble de cette zone et que des orientations d'aménagement et de programmation et, le cas échéant, le règlement en ont défini les conditions d'aménagement et d'équipement, les constructions y sont autorisées soit lors de la réalisation d'une opération d'aménagement d'ensemble, soit au fur et à mesure de la réalisation des équipements internes à la zone prévus par les orientations d'aménagement et de programmation et, le cas échéant, le règlement. Les constructions y sont autorisées dans le cadre d’opérations d’aménagement d’ensemble, ou au fur et à mesure de la mise en place des équipements de la zone. Une urbanisation par phase est autorisée mais toujours dans le cadre d’une opération groupée.

Lorsque les voies ouvertes au public et les réseaux d'eau, d'électricité et, le cas échéant, d'assainissement existant à la périphérie immédiate d'une zone AU n'ont pas une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l'ensemble de cette zone, son ouverture à l'urbanisation est subordonnée à une modification ou à une révision du plan local d'urbanisme comportant notamment les orientations d'aménagement et de programmation de la zone. »

Zones à urbaniser ouvertes à l’urbanisation

Secteur 1AU

1AUz

1AUe

Correspondance Zone à urbaniser à vocation habitat

Zone à urbaniser à vocation activité

Zone à urbaniser à vocation équipement

Description La zone 1AU correspond aux secteurs non urbanisés, voués à accueillir de nouvelles opérations de logements. La sortie de projet dans ces secteurs est encadrée par une Orientation d’Aménagement et de Programmation. La zone 1AUz correspond aux secteurs non urbanisés, voués à accueillir les extensions des zones d’activités déjà présentes sur le territoire. La sortie de projet dans ces secteurs est encadrée par une Orientation d’Aménagement et de Programmation. La zone 1AUe correspond aux secteurs non urbanisés et voués à accueillir de nouveaux équipements. La sortie de projet dans ces secteurs est encadrée par une Orientation d’Aménagement et de Programmation.

Zones à urbaniser non ouvertes à l’urbanisation

Secteur 2AU

2AUz

2AUe

Correspondance Zone à urbaniser à long termes à vocation habitat

Zones à urbaniser à long terme à vocation activités

Zone à urbaniser à long terme à vocation équipement

Description La zone 2AU correspond aux secteurs non urbanisés et voués à accueillir des opérations de logements à long terme. Leur ouverture à l’urbanisation est soumise à une procédure de modification ou de révision du PLUi. La zone 2AUz correspond aux secteurs non urbanisés et voués à accueillir l’extension des zones d’activités à long terme. Leur ouverture à l’urbanisation est soumise à une procédure de modification ou de révision du PLUi. La zone 2AUe est en lien avec des projets d’implantation d’équipements collectifs. Cette zone n’est pas ouverte en l’état. Le cas échéant, elle devra faire l’objet d’une procédure de modification ou de révision du PLUi pour être ouverte à l’urbanisation.

Le texte du règlement de la zone AU, 10 rubriques
Sommaire

Le règlement de la zone AU, rubrique par rubrique

Le règlement entier, 110 rubriques

Rubrique AU 1Usages et affectations des sols interdits ou soumis à conditions

Intitulé du document : DESTINATION ET SOUS-DESTINATION DES CONSTRUCTIONS, USAGES ET AFFECTATIONS DES SOLS, NATURE D’ACTIVITES INTERDITES OU AUTORISEES SOUS CONDITIONS

Peuvent être admises l’extension de constructions implantées à la date d’approbation du PLUi sous réserve que :

  • les travaux et installations envisagés n’aggravent pas ou n’entrainent pas d’inconvénient, de danger pour le voisinage et pour l’environnement, que ce soit en période de fonctionnement ou en cas de dysfonctionnement, d’accident ou de sinistre,
  • Leur importance ne modifie pas le caractère de la zone,
  • Les travaux contribuent à améliorer leur insertion dans l’environnement urbain et à diminuer la gêne ou le danger qui peut en résulter. Conformément à l’article L. 111-15 du Code de l’Urbanisme, lorsqu'un bâtiment régulièrement édifié vient à être détruit ou démoli, sa reconstruction à l'identique est autorisée dans un délai de dix ans nonobstant toute disposition d'urbanisme contraire, sauf si la carte communale, le plan local d'urbanisme ou le plan de prévention des risques naturels prévisibles en dispose autrement. Pour les zones à urbaniser concernées par un aléa au PPRI de l’Huisne, le règlement du PRRI précise les possibilités de constructions relatives à l’aléa indiqué sur le plan de zonage. Il détermine également les conditions d’extensions et de changements de destination des bâtiments existants.

En zones 2AUh, 2AUy et 2AUe: Ne sont admises les occupations et utilisations du sol suivantes, que si elles respectent les conditions définies ci-après : Les constructions, équipements et installations nécessaires au service public ou d’intérêt collectif et les ouvrages techniques d’infrastructure sous réserve de ne pas compromettre un aménagement ultérieur rationnel de la zone.

Occupations du sol interdites · X · Occupation du sol admises · V

Occupation du sol admises sous conditions

V

Les constructions sont autorisées en zones 1AU dans le cadre d’opérations d’aménagement d’ensemble, ou au fur et à mesure de la mise en place des équipements de la zone. Une urbanisation par phase est autorisée mais toujours dans le cadre d’une opération groupée

Zones à Urbaniser (AU) : HABITATION Condition : En zones 1AUe et 1AUz :

1AU Logement V 1AUz 1AUe 2AU 2AUz 2AUe · V · V · X · X · X

  • La destination habitation est autorisée sous réserve d’être liée et nécessaire à une activité en lien avec la vocation principale de la zone (gardiennage, logement de fonction)

Hébergement V · X · V · X · X · X 1AU

COMMERCE ET ACTIVITE DE SERVICE Artisanat et commerce de détail V

Conditions : En zones 1AUz et 1AUe:

1AUz 1AUe 2AU 2AUz 2AUe · V · V · X · X · X

  • Les constructions nouvelles à sous-destination d’artisanat et commerce de détail sont admises sous réserve d’une surface de vente minimale de 300m².
  • Dans le cas de la vente de biens, l’activité est accessoire d’une activité artisanale, industrielle, d’entrepôts ou de bureaux présente dans la zone (ex : showroom, local de vente directe, concession automobile liée à un garage de réparation etc) et doit disposer d’une surface de vente minimale de 300m².
  • Les extensions des commerces de plus de 300 m² de Surface de vente déjà existants sous conditions : - la limite de 25 % de la surface existante à la date d’approbation du PLU, - la mise en place d’une production d’énergie renouvelable sur site (sauf si existante), et l’amélioration de l’intégration paysagère de l’unité ou ensemble commercial concerné (végétalisation, gestion eaux pluviales, stationnement perméable…) architecturale et urbaine (liaisons douces, connections aux centralités…).
  • L’implantation de points de vente de producteurs locaux (circuits courts) > 300 m² de SV sous conditions : - de s’implanter là où une synergie de flux est déjà présente, - de justifier que l’implantation n’est pas possible en centralités et en sites d’implantation périphérique, la mise en place d’une production d’énergie renouvelable sur site et une bonne intégration paysagère et architecturale.

En zones 1AUz :

  • Les logements de fonction sous réserve d’être liée et nécessaire à une activité en lien avec la vocation principale de la zone

Restauration V

Commerce de gros X

Activités de services où s’effectue l’accueil d’une clientèle

V

Hébergement hôtelier et touristique V

Cinéma V · V · V · X · X · X · V · X · X · X · X · V · V · X · X · X · X · X · X · X · X · X · V · X · X · X 1AU 1AUz 1AUe 2AU 2AUz 2AUe

Equipements d’interet collectif et de services publics

Locaux et bureaux accueillant du public des administrations publiques et V

V · V · X · X · X assimilés

Locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés

V · V · V · X · X · X

Etablissements d’enseignement, de santé et d’action sociale

V · X · V · X · X · X · Salles d’art et de spectacles V · X · V · X · X · X · Equipements sportifs V · X · V · X · X · X

Autres équipements recevant du public V

V · V · X · X · X 1AU 1AUz 1AUe 2AU 2AUz 2AUe

Autres activites des secteurs tertiares ou secondaires

Industrie V · V · X · X · X · X · Condition : · En zone 1AU :

  • Les constructions et extensions liées à la destination industrie sont autorisées sous condition de ne pas générer de nuisances les rendant incompatibles avec l’habitat.

Entrepôts X Bureau V

Centre de congrès et d’exposition V

V · X · X · X · X · V · V · X · X · X · V · V · X · X · X 1AU

EXPLOITATION AGRICOLE ET FORESTIERE Exploitation agricole X

Exploitation forestière X 1AUz 1AUe 2AU 2AUz 2AUe · X · X · X · X · X · X · X · X · X · X 1AU

Autres usages et utilisations du sol

Constructions, dépôts et ouvrages liées au trafic ferroviaire

V · Les éoliennes sur mât V · Condition : 1AUz 1AUe 2AU 2AUz 2AUe · V · V · V · V · V · V · V · V · V · V

En zones 1AU, 1AUz, 1AUe, 2AU, 2AUz, 2AUe :

  • Les éoliennes sur mât (compris avec les pâles) d’une hauteur inférieure à 12 mètres, sont autorisées, sous réserve de ne pas être implantées sur voies. Ces dernières sont soumises à déclaration préalable dans les périmètres des abords des monuments historiques.

Habitat Léger Permanent et Habitations légères de loisirs (HLL)

X · X · X · X · X · X

Les affouillements et exhaussements de sol

V · V · V · V · V · V

Condition : En zones 1AU, 1AUz, 1AUe, 2AU, 2AUz, 2AUe :

  • Les affouillements et exhaussements sont autorisés à condition d’être directement lié, soit aux travaux de constructions autorisées, soit aux travaux nécessaires pour la recherche archéologique.

Les carrières X · X · X · X · X · X · Les centres équestres X · X · X · X · X · X

Les déchets de toute nature, le stockage de ferrailles et matériaux de démolition X

X · X · X · X · X ou de récupération

Les installations classées pour l’environnement

V · V · V · V · V · V

Conditions : En zones 1AUz et 1AUe :

  • Les ICPE sont autorisées à conditions qu’elles correspondent à des besoins liés à la vie quotidienne et à la commodité des habitants et que soient mises en œuvre toutes dispositions utiles pour les rendre compatibles avec les milieux environnants et permettre d’éviter ou tout au moins de réduire, dans toute la mesure du possible, les nuisances et dangers éventuels.

En zones 1 AU, 1AUz, 1AUe, 2AU, 2AUz, 2AUe : L’extension ou la modification des installations classées existantes et compatibles avec la vocation de la zone, à condition qu’il n’en résulte pas pour le voisinage une aggravation des dangers ou nuisances et que les installations nouvelles par leur volume ou leur aspect extérieur soient compatibles avec les milieux environnants.

Rubrique AU 2Mixité fonctionnelle et sociale

Intitulé du document : MIXITE SOCIALE ET FONCTIONNELLE

Dans le cas de terrains concernés par des Orientations d’Aménagement et de Programmation, tout projet qui y sera envisagé devra être compatible avec ces orientations, notamment concernant la programmation dans le temps, en logements, ou en matière de mixité sociale.

Rubrique AU 3Implantation des constructions

Intitulé du document : IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX VOIES ET EMPRISES PUBLIQUES

1.1. Règle générale

Pour toutes les constructions :

  • une implantation particulière de la construction pourra être imposée lorsque la sécurité des biens et des personnes l’exige ou pour des motifs d’ordre esthétique, architectural, d’unité d’aspect avec l’environnement bâti avoisinant.

En zones 1AUe et 1AUz :

D’une manière générale, les constructions doivent s’implanter dans le respect de l’harmonie générale du site et pour tenir compte notamment de l'implantation des constructions existantes pour contribuer à l’intégration du projet dans l’environnement immédiat.

Sauf indications contraires portées aux documents graphiques du présent PLUi, les constructions doivent être implantées :

  • Soit en limite d’emprise des voies ouvertes à la circulation,
  • Soit retrait dans l’alignement de l’implantation des constructions voisines, dès lors que les constructions nouvelles, n’engendrent pas de gêne ou d’insécurité pour la circulation routière.
1.2. Dispositions particulières

Les dispositions de cet article ne s’appliquent pas aux équipements d’intérêt collectif et services publics qui peuvent s’implanter différemment, à condition de s’implanter dans le respect de l’harmonie générale du site et de tenir compte de l'implantation des constructions existantes pour contribuer à l’intégration du projet dans l’environnement immédiat.

Des dispositions particulières peuvent être admises en ce qui concerne les implantations :

  • en cas de réfection, transformation, extension ou surélévation d’un bâtiment existant, la construction peut être implantée en retrait, dans le prolongement du bâtiment existant sans aggravation de la situation actuelle, afin de permettre une meilleure continuité de volume avec ce dernier.
  • pour les constructions, installations, travaux, ouvrages et équipements techniques liés ou nécessaires au fonctionnement des services et équipements publics, collectifs ou d’intérêt général l’implantation n’est pas règlementée, dans la mesure où celles-ci ne portent pas atteinte à la forme urbaine, à la sécurité, à l’environnement et à la qualité des paysages.
  • pour les opérations groupées lorsque le parti architectural le justifie, ou, pour les constructions s’inscrivant dans une démarche bioclimatique pour lesquelles un retrait est nécessaire (gestion des ombres portées, captation des apports solaires, etc.).Dans ces cas, des dispositions autres peuvent être admises.
  • dans le cadre de la mise en place d’une isolation thermique par l’extérieur qui aurait pour conséquence de réduire le recul de la construction par rapport aux voies et emprises publiques. Le projet d’isolation par l’extérieur ne doit pas dépasser sur le domaine public.
  • à l’angle de deux voies, l’implantation des constructions peut être imposée en retrait, pour des raisons de sécurité. Les obligations d’alignement peuvent ne s’appliquer que sur la voie principale ou d’accroche de la façade principale.

Article 5 : implantation des constructions par rapport aux limites separatives

1.3. Règle générale

En zone 1AUz :

Les constructions doivent être implantées :

  • Soit en limite(s) séparative(s) dans la mesure où le bâtiment est équipé de murs coupes feux,
  • Soit en retrait des limites séparatives,

Dans le cas où le bâtiment n’est pas équipé de murs coupe-feux, un retrait des limités séparatives de 5 mètres est à respecter.

En zone 1AUe :

Lorsque les constructions ne jouxtent pas la limite séparative, l’insertion des nouveaux bâtis devra se faire en cohérence avec les implantations des bâtiments voisins. Une implantation spécifique pourra être demandée pour maintenir l’harmonie de l’ensemble dans le cadre de nouvelles constructions et constructions d’annexes aux constructions existantes.

1.4. Dispositions particulières

Des dispositions particulières peuvent être admises en ce qui concerne les implantations :

  • en cas de réfection, transformation, extension ou surélévation d’un bâtiment existant, la construction peut être implantée en retrait, dans le prolongement du bâtiment existant sans aggravation de la situation actuelle, afin de permettre une meilleure continuité de volume avec ce dernier.
  • pour les constructions, installations, travaux, ouvrages et équipements techniques liés ou nécessaires au fonctionnement des services et équipements publics, collectifs ou d’intérêt général (transformateurs, relais, station de pompage, de refoulement, pylônes, abribus, etc.) l’implantation n’est pas réglementée, dans la mesure où celles-ci ne portent pas atteinte à la forme urbaine, à la sécurité, à l’environnement et à la qualité des paysages.
  • dans le cadre de la mise en place d’une isolation thermique par l’extérieur qui aurait pour conséquence de réduire le recul de la construction par rapport aux limites séparatives.

Rubrique AU 4Hauteur et volumétrie des constructions

Intitulé du document : HAUTEUR MAXIMALE DES CONSTRUCTIONS

1.5. Règle générale

En zone 1AU :

  • La hauteur maximale des constructions ne peut excéder 6 mètres à l’égout du toit ou à l’acrotère et 9 mètres dans le cadre de réalisation d’attiques qui sont autorisées. Est considéré comme attique le dernier niveau placé au sommet d’une construction et situé en retrait d’au moins 1 m des façades sur rue.
  • Pour les constructions existantes qui auraient une hauteur supérieure, la hauteur maximale autorisée pour les extensions est celle du bâtiment existant.

Pour les annexes la hauteur maximale est limitée à 4,5m à l’égout du toit ou en hauteur maximale dans le cas des toitures terrasses. Les dispositions relatives aux pentes de toits ne sont pas applicables aux annexes.

En zones 1AUe et 1AUz : La hauteur des constructions pourra être limitée dans le but d’assurer leur bonne intégration au sein de l’environnement préexistant.

1.6. Dispositions particulières

Les dispositions de cet article ne s’appliquent pas aux équipements d’intérêt collectif et services publics qui peuvent s’implanter différemment, à condition de s’implanter dans le respect de l’harmonie générale du site et de tenir compte de l'implantation des constructions existantes pour contribuer à l’intégration du projet dans l’environnement immédiat. Des dispositions particulières peuvent être admises en ce qui concerne les hauteurs :

  • pour des ouvrages d’aération, des cheminées installées sur le toit ou pour des installations techniques liées à la production d’énergie renouvelable,
  • pour les constructions, installations techniques, travaux et ouvrages nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif,
  • pour les équipements publics,
  • en cas de reconstruction à la suite d'un sinistre jusqu'à une hauteur équivalente à celle du bâtiment existant.

Rubrique AU 5Emprise au sol et pleine terre

Intitulé du document : EMPRISE AU SOL DES CONSTRUCTIONS

Pas de prescriptions particulières Dans l’ensemble des zones concernées par le PPRI : Se référer au PPRI

Rubrique AU 6Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère

Intitulé du document : ASPECT EXTERIEUR DES CONSTRUCTIONS ET AMENAGEMENT DE LEURS ABORDS

Les constructions doivent s’intégrer à leur environnement. Le projet peut être refusé ou n’être accepté que sous réserve de l’observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou leur aspect extérieur sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu’à la conservation des perspectives monumentales. Les restaurations, agrandissements ou surélévations du bâti ancien d'intérêt patrimonial devront être compatibles avec le caractère architectural originel de la construction, notamment en ce qui concerne l’aspect des matériaux. Les annexes et extensions à la construction principale doivent être conçues de telle manière que leur disposition, leur volume et leur aspect soient en harmonie avec la construction principale. L’emploi à nu en parements extérieurs de matériaux destinés normalement à être recouverts est interdit (y compris les clôtures)

1.7. Façades

En zone 1AU :

Afin de préserver le paysage urbain dans lequel s’insère le projet, les façades donnant sur voie doivent être conçues, tant par l’aspect des matériaux utilisés que par la conception des saillies, percements et soubassements, en harmonie avec les façades des constructions voisines. Il doit être recherché un traitement harmonieux de toutes les façades y compris de celles des annexes accolées ou proches du bâtiment principal. Les teintes des façades enduites devront correspondre aux teintes locales. Les façades de teintes vives pour les habitations sont interdites. Les façades historiquement enduites ne peuvent être décroutées pour faire apparaître des parements extérieurs. Les nouvelles constructions devront s’insérer harmonieusement dans le tissu bâti traditionnel. L’emploi de bardage est autorisé en façade, à l’exception des façades en pierre. L’imitation de matériaux (fausses briques et fausses pierres, faux pans de bois, pans en plastique, etc…) ou matériaux de fortune ou de récupération (tôle, bâches, amiante-ciment…) sont interdits.

En zones 1AUe et 1AUz : Sont interdites les constructions ne présentant pas une simplicité de volume et une unité d'aspect et de matériaux compatibles avec la tenue générale de la zone d’activités, l'harmonie du paysage et l'intégration à l'ensemble des constructions voisines. Les enduits extérieurs et les bardages devront s'harmoniser avec les constructions environnantes et le paysage. Les dépôts et aire de stockage doivent être masqués par un écran végétal constitué d’essences variées. Le cas échéant, des mesures visant à la bonne intégration paysagère des bâtiments pourront être imposées. L'emploi à nu en parements extérieurs de matériaux fabriqués en vue d'être recouverts d'un enduit (carreaux de plâtre, briques creuses, parpaings, …) est interdit. Le choix des couleurs doit contribuer à l'intégration harmonieuse de la construction afin de minimiser son impact dans le paysage environnant et notamment :

  • permettre une harmonisation des coloris avec l'architecture de la construction,
  • alléger les volumes.
1.8. Toitures

Pour les bâtiments à usage d’habitation :

La toiture doit être réalisée :

  • en petites tuiles plates respectant les coloris locaux ou tuiles d’aspect identiques, - en ardoise naturelle ou artificielle - ou en zinc, cuivre ou bac acier. Les toitures végétalisées sont autorisées ainsi que les matériaux ou matériels visant une optimisation de la consommation énergétique du bâtiment et de la gestion des eaux pluviales ; ils devront être intégrés dans la mesure du possible. D’autres types de toitures tant par leur forme, leur matériau ou leur aspect extérieur général pourront être admis dans le cas d’un parti architectural spécifique et cohérent lors d’une construction ou de l’évolution d’une construction, si leur réalisation n’est pas de nature à remettre en cause l’harmonie des constructions avoisinantes.

Dans le cadre d’une extension d’un bâtiment existant, une dérogation en matière d’inclinaison ou aspect de la toiture pourra être admise dans la mesure ou l’extension reprend l’aspect de la construction d’origine.

En zone 1AU :

La pente des toitures des constructions sera comprise entre 35° et 50°.

Les toitures terrasses et toits-plats sont admises sous réserve que l’acrotère de la construction fasse l’objet d’un traitement architectural donnant un aspect visuel soigné et abouti. Ces toitures terrasses ne pourront pas être accessibles ni aménagées.

Pour les annexes aux habitations :

  • Les annexes pourront ne se composer que d’une seule pente. Aucune inclinaison n’est définie pour les annexes.

Les panneaux photovoltaïques :

Dans le cadre d’une construction neuve, l’installation de panneaux solaires doit privilégier une implantation sur le bâtiment participant de la création d’un usage (brise-soleil, auvent…) ou de la composition architecturale de la construction. Leur mise en œuvre pourra s’effectuer soit en intégration au plus près du nu du matériau de couverture de la toiture, soit en sur-toiture. Dans le cas d’implantation en sur-toiture, celle-ci devra se réaliser en harmonie avec le projet architectural et l’environnement proche.

Pour les constructions existantes, une implantation discrète devra être recherchée, notamment en privilégiant les toitures secondaires ou les dépendances plutôt que les toitures principales, en partie basse de la couverture. Leur mise en œuvre pourra s’effectuer soit en intégration au plus près du nu du matériau de couverture de la toiture, soit en sur-toiture. Dans le cas d’implantation en sur-toiture, celle-ci devra se réaliser en harmonie avec le projet architectural et l’environnement proche.

On recherchera le regroupement de ces panneaux plutôt que leur dispersion sur l’ensemble de la toiture, et leur implantation devra se faire en respectant la composition de la façade et la géométrie des versants de toit. Dans tous les cas, la couleur des panneaux solaires devra être de teinte uniforme sobre et foncée, sans lignes blanches, y compris les supports, cadres et fixations. Les bandes de recouvrement doivent être d’aspect mat et foncé.

En zones 1AUz et 1AUe : Les toitures pourront être réalisées en matériaux couramment utilisés pour les bâtiments à destination d’activités, en fonction de l'environnement. Les éléments de superstructures tels que matériels de ventilation, de climatisation, cages, d’ascenseurs, locaux techniques… doivent être dissimulés ou intégrés de manière à réduire leur impact dans l’environnement.

1.9. Clôtures

Les clôtures, dont les portails, (forme, matériaux, teinte) doivent présenter une simplicité d’aspect respectant l’environnement et les constructions avoisinantes. L’utilisation de matériaux tels que plaques de béton, les parpaings non enduits ou peints, les toiles ou films plastiques, et les matériaux provisoires ou précaires est interdite. Toutefois, des soubassements en plaques de bétons d’une hauteur maximale de 50cm peuvent être autorisées en limites séparatives. Pour les secteurs concernés par la traversée de routes départementales ou voies communales : afin de ne pas dégrader les conditions de visibilité, notamment des accès existants, toute réalisation de clôture ou de haie en bordure de route départementale pourra être limitée en hauteur. Dans les opérations d’ensemble, lotissements et groupes d'habitation, si les règles diffèrent de celles présentées ci-dessous, les règlements particuliers qui accompagnent ces opérations urbaines devront définir les types des clôtures admises afin de garantir l'homogénéité des réalisations. Toutefois, en fonction du contexte environnant, des hauteurs et/ou aspects spécifiques pourront être autorisés ou exigés pour une meilleure intégration dans l’environnement bâti ou paysager.

En zone 1AU : A l’alignement des voies et emprises, les clôtures devront être constituées :

  • Soit d’un muret plein en pierres, parement de pierres ou maçonnerie enduite d’une hauteur maximale de 1,20 mètre, surmonté ou non d’une haie multi spécifique,
  • Soit d’un muret en pierres, parement de pierres ou maçonnerie enduite avec tête de mur, d’une hauteur maximale de 1.20 mètre surmonté d’une grille métallique à barreaudage vertical ou à claire voie, ce dernier doit être accompagné d’une haie multi spécifique,
  • Soit d’un muret en pierres, parement de pierres ou maçonnerie enduite avec tête de mur, d’une hauteur maximale de 1.20 mètre surmonté d’une clôture en matériaux composites (claustras, ..) ,
  • Soit d’un grillage simple, doublé ou non d’une haie multi-spécifique, dont la hauteur ne doit pas dépasser 1.60 mètre.

1.60 m

La hauteur totale maximale ne peut pas excéder 1.60 mètres. En limites séparatives, l’ensemble des éléments précédemment cités, autorisés sur voie sont également admis. La hauteur maximale de ces éléments étant relevée à 2 mètres. Sont également admises :

  • Les clôtures composées de matériaux composites à claire voie, les clôtures avec un soubassement en plaque de béton d’une hauteur de 0,5m maximum
  • Les grillages ou dispositifs grillagés à claire voie, doublés d’une haie multi spécifique.

En limites séparatives, la hauteur maximale des clôtures ne peut excéder 2 mètres. En limites séparatives comme sur emprise et voie publique, l’utilisation de matériaux de fortune (tôle, amiante-ciment etc…) est interdite.

Les clôtures non végétales pré-existantes de qualité, telles que les murs ou murets de pierre devront être remis en état ou conservées. Leur éventuelle démolition sera strictement limitée au besoin de la construction. Ces dispositions ne s’appliquent pas aux murs de soutènement. En zones 1AUe et 1AUz : Sont interdits l’emploi d’éléments en ciment moulé (plaques, poteaux, lisses de béton), les formes et les structures compliquées. L’emploi de poteaux de béton est interdit quelle que soit leur section. Les clôtures devront être constituées :

  • d’un grillage soudé d’une hauteur maximale de 2 mètres avec soubassement d’une hauteur maximale de 50 centimètres. Ces grillages pourront être végétalisés.

Les accès peuvent être soulignés par l’installation d’un muret ou mur (dont la hauteur n’excèdera pas 2 mètres), de finition soignée, avec un matériau en rapport avec le bâtiment (l’utilisation de matériaux étrangers à la région est interdite).

Les clôtures le long des voies ouvertes à la circulation devront être constituées d’un grillage soudé d’une hauteur maximale de 2 mètres avec soubassement d’une hauteur maximale de 50 centimètres. Ces grillages pourront être végétalisés Une hauteur supérieure pourra être autorisée en cas d’utilisation particulière du sol ou pour des raisons de sécurité. Dans les zones repérées au document graphique comme soumises au risque inondation : Les clôtures doivent obligatoirement être ajourées en partie basse pour permettre l’écoulement des eaux.

Rubrique AU 7Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis

Intitulé du document : ESPACES LIBRES ET PLANTATIONS

Les haies plantées en limite de propriété doivent être constituées d’essences mixtes. Les aires de stockage ou de dépôt doivent être masquées par une haie végétale, d’essences variées. Des aménagements paysagers doivent accompagner les itinéraires piétons et cyclistes (plantations, bandes engazonnées, noues…). La superficie des espaces libres doit être au minimum de 20% de la superficie totale de l’unité foncière. Parmi ces espaces libres pourront être comptabilisés les toitures et façades végétalisées. Ces espaces libres doivent être aménagés et traités sous forme d’espaces verts (pelouses, plantations, etc.) sur au moins 80% de leur surface. Des dérogations pourront être accordées dans le cadre d’opérations portant sur la réalisation de logements sociaux.

Rubrique AU 8Stationnement

Intitulé du document : OBLIGATIONS IMPOSEES AUX CONSTRUCTEURS EN MATIERE DE REALISATION D’AIRES DE STATIONNEMENT

Les éléments relatifs au stationnement sont à retrouver dans les dispositions générales.

Rubrique AU 9Desserte par les voies publiques ou privées

Intitulé du document : VOIRIE ET ACCES

Les éléments relatifs à la voirie et aux accès sont à retrouver dans les dispositions générales.

Rubrique AU 10Desserte par les réseaux

Intitulé du document : RESEAUX

Les éléments relatifs aux réseaux sont à retrouver dans les dispositions générales

Les dispositions générales, qui valent dans toutes les zones

Les 10 autres zones de Soulitré

Fichiers à télécharger et sources

PLUi de Soulitré, approuvé le 17/10/2024, 10 rubriques pour la zone AU.

Secteurs du plan : 1AU, 2AU, 2AUz.

Texte reproduit du règlement déposé au Géoportail de l'urbanisme. Seul le certificat d'urbanisme délivré par la mairie engage la commune sur ces règles.