Intitulé du document : Destinations et sous-destinations autorisées et interdites
Les destinations et sous-destinations autorisées et interdites en zone à urbaniser sont indiquées dans le tableau suivant. Les destinations et sous-destinations autorisées sous condition(s) devront respecter les règles définies à l’article 2AUh.1.2 Interdictions et limitation de certains usages et affectations des sols, constructions et activités.
Destinations sous-destinations#
Exploitation agricole et forestière Habitation
Commerce et activités de service
Equipements d’intérêt collectif et services publics
Autres activités des secteurs secondaire et tertiaire
Exploitation agricole Exploitation forestière
Logement Hébergement Artisanat et commerce de détail Restauration Commerce de gros Activités de services avec l’accueil d’une clientèle Hôtels Autres hébergements touristiques Cinéma Locaux et bureaux accueillant du public des administrations publiques et assimilés Locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés Etablissements d’enseignement, de santé et d’action sociale Salles d’art et de spectacles Equipements sportifs Lieux de culte Autres équipements recevant du public Industrie Entrepôt Bureau Centre de congrès et d’exposition Cuisine dédiée à la vente en ligne
Autorisation
ZONE 2AUh
Autorisation sous condition(s) (1.2)
X
Interdiction
X X X X X X X#
X
X X X#
X
X
X X X X X X X X X#
1.2 Interdictions et limitation de certains usages et affectations des sols, constructions et activités#
Les constructions appartenant à la catégorie « Locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés » sont autorisées à condition de ne pas générer des nuisances incompatibles avec les constructions environnantes au regard des nuisances sonores. Sont strictement interdits le stationnement permanent de caravanes, l’aménagement de terrains de camping, les carrières, les décharges, ainsi que les dépôts de toute nature. Les éoliennes non soumises à autorisation au titre des ICPE sont autorisées.
Dispositions applicables a la zone agricole#
CARACTERE DE LA ZONE A (article R. 123-8 du Code de l’Urbanisme) :
Les zones agricoles sont dites zones « A ». Elles regroupent les secteurs de la commune devant être protégés en raison du potentiel biologique ou agronomique de bâtiments équipés, ou économique de terres agricoles. On y trouve donc des parcelles cultivées et des installations nécessaires à l'exploitation agricole ou forestière.
La zone a zone agricole a#
La zone A est une zone de richesses naturelles à protéger en raison notamment de la valeur agricole des terres, ou de la richesse du sol ou du sous-sol. Ceci exclut toute construction ou installation non directement liée et nécessaire au caractère de la zone.
1.Destination des constructions, usages des sols et natures d'activité
1.1 Destinations et sous-destinations autorisées et interdites#
Les destinations et sous-destinations autorisées et interdites en zone agricole sont indiquées dans le tableau suivant. Les destinations et sous-destinations autorisées sous condition(s) devront respecter les règles définies à l’article A.2 Interdictions et limitation de certains usages et affectations des sols, constructions et activités.
Exploitation agricole et forestière Habitation
Commerce et activités de service
Equipements d’intérêt collectif et services publics
Autres activités des secteurs secondaire et tertiaire
Exploitation agricole Exploitation forestière
Logement Hébergement Artisanat et commerce de détail Restauration Commerce de gros Activités de services avec accueil d’une clientèle Hôtels Autres hébergements touristiques Cinéma Locaux et bureaux accueillant du public des administrations publiques et assimilés Locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés Etablissements d’enseignement, de santé et d’action sociale Salles d’art et de spectacles Equipements sportifs Lieux de culte Autres équipements recevant du public Industrie Entrepôt Bureau Centre de congrès et d’exposition Cuisine dédiée à la vente en ligne
Autorisation X
Zone a#
Autorisation sous condition(s) (1.2)
X · X · X X · Interdiction · X
X X X X X X X X#
X
X X X X X#
X
X X
1.2 Interdictions et limitation de certains usages et affectations des sols, constructions et activités#
L’implantation d’un bâtiment (hors annexe de moins de 20 m²) ne pourra se faire à moins de 10 mètres au minimum d’un cours d’eau (calculé depuis le haut de la berge). Les cours d’eau et la bande des inconstructibles sont repérées au règlement graphique n°2. Les conditions sont les suivantes (Nb Les conditions sont cumulatives) :
- Les constructions appartenant à la catégorie « logement », sont autorisées à condition : o D’être au sein d’une construction existante à la date d’approbation du PLU ou dans le cadre d’un changement de destination des bâtiments existants repérés au plan de zonage o De réhabiliter un bâtiment existant à la date d’approbation du PLU. o D’être nécessaire à l’activité agricole – voir la partie « Concernant le ‘logement’ en zone A ».
- Les constructions appartenant aux catégories « bureau », « industrie », « artisanat et commerce de détail », sont autorisées à condition : o De ne pas compromettre l’activité agricole initialement présente, o De ne pas générer des nuisances incompatibles avec les constructions environnantes au regard des nuisances sonores, olfactives, visuelles, o D’être implantée au sein d’un bâtiment identifié comme pouvant changer de destination.
- Les constructions appartenant aux catégories « locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés », sont autorisées à condition : o De ne pas compromettre l’activité agricole initialement présente, o De ne pas générer des nuisances incompatibles avec les constructions environnantes au regard des nuisances sonores, olfactives, visuelles.
Les constructions s’inscrivant dans un contexte de diversification de l’activité agricole sont autorisées, à condition de ne pas compromettre l’activité agricole.
Les cours d’eau et leurs abords L’implantation d’un bâtiment (hors annexe de moins de 20 m²) ne pourra se faire à moins de 10 mètres au minimum d’un cours d’eau (calculé depuis le haut de la berge). Les cours d’eau et la bande des inconstructibles sont repérées au plan de zonage n°2.
Changements de destination identifiés au plan de zonage Les bâtiments pouvant changer de destination sont repérés sont le plan n°1 (3B_Reglement_graphique). Afin de préserver les caractéristiques patrimoniales et architecturales, des recommandations sont annexées au présent document (annexe 3). Les bâtiments concernés par un changement de destination seront examinés en CDPENAF. Par conséquent, les questions sanitaires seront examinées par cette instance.
Les changements de destination doivent être implantés à plus de 100 mètres minimum des constructions agricoles générant un périmètre sanitaire, et n’apporteront pas de gêne aux activités agricoles environnantes. Les changements de destination qui seraient situés au sein d’une marge de recul d’une route départementale ne sont pas interdits. Toutefois, une vigilance est souhaitée concernant les nuisances induites par l’axe routier (sonore…). Il est rappelé que les accès depuis les routes départementales doivent présenter des conditions de visibilité suffisante.
Concernant le « logement » en zone A Les nouvelles constructions à usage de logement et leurs annexes peuvent être autorisées si elles sont :
- Directement liées et nécessaires à l’activité agricole,
- Implantées soit à 50 mètres maximum des bâtiments existants de l’exploitation soit dans la continuité du bâti existant situé à proximité (village le plus proche de l’activité agricole), en privilégiant que le logement s’implante dans une construction existante (soit dans un bâtiment de l’exploitation soit dans un bâtiment du hameau proche),
- Destinées au logement de l’exploitant,
Plusieurs habitations peuvent être admises par siège d’exploitation, indépendamment du nombre de sites, sous réserve d’une nécessité de proximité avec l’activité agricole. La surface de terrain détachée pour l’habitation ne doit pas dépasser 600 m². En cas de création d’un nouveau site d’exploitation, la réalisation d’un éventuel logement pour l’exploitant ne pourra être acceptée qu’après construction des bâtiments d’exploitation et sous les conditions énoncées ci-dessus.
Extension de logement, lié à une exploitation agricole ou non L’extension de logements existants, liés à une exploitation agricole ou non, doit se faire de manière mesurée et ne pas dépasser 50 m² d’emprise au sol à compter de la date d’approbation du PLU.
Annexe La création d’annexes à un logement, lié à une exploitation agricole ou non, est autorisée, sous réserve :
- D’être implantée à moins de 25 mètres de la construction principale à laquelle elle se rattache (mesuré depuis à partir du nu extérieur de la façade) ;
- De ne pas excéder une hauteur de 3,5 m à l’égout du toit.
- De respecter une surface d’emprise au sol maximum de 40 m² d’annexes par unité foncière, en plus des surfaces d’annexes existantes à compter de la date d’approbation du PLU (hors piscine et son local d’entretien ne dépassant pas 30 m² d’emprise au sol).
Exemples : il est possible de créer : o Une seule nouvelle annexe d’une surface de 40 m². o Ou plusieurs annexes, dont la surface totale ne doit pas dépasser 40 m².
Risque aléa retrait gonflement des argiles Le décret n°2019-495 du 22 mai 2019 impose la réalisation de deux études de sol dans les zones d’exposition moyenne ou fort au retrait-gonflement des argiles :
- A la vente du terrain constructible : le vendeur a l’obligation de faire réaliser un diagnostic du sol vis-à-vis du risque lié à ce phénomène ;
- Au moment de la construction de la maison : l’acheteur doit faire réaliser une étude géotechnique à destination du constructeur. Si cette étude géotechnique révèle un risque de mouvement de terrain différentiel consécutif à la sècheresse et à la réhydratation des sols, le constructeur doit en suivre les recommandations et respecter les techniques particulières de construction définies par voie réglementaire.
Rappel concernant l’implantation de panneaux photovoltaïques Le décret du 8 avril 2024 est venu préciser les conditions d’implantations du photovoltaïque au sol et de l’agrivoltaïsme. L’agrivoltaïsme est considérée comme accessoire à l’activité agricole et peut donc s’exercer en zone agricole sans zonage particulier. Le photovoltaïque au sol est donc possible uniquement sur les parcelles identifiées au sein du document cadre de la Chambre d’Agriculture.
Les ouvrages du réseau de transport public d’électricité Les exhaussements et affouillements de sol sont autorisés pour les constructions et installations nécessaires au fonctionnement des services publics ainsi que pour l’activité agricole. Les constructions et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif sont autorisées dans l’ensemble de la zone, sous-secteurs compris et les travaux de maintenance ou de modification de ces ouvrages sont donc également autorisés pour des exigences fonctionnelles et/ou techniques.
Occupations du sol particulières Sont strictement interdits le stationnement permanent de caravanes, l’aménagement de terrains de camping, les carrières, les décharges, ainsi que les dépôts de toute nature. Les affouillements et exhaussements des sols en zone agricole et naturelle pour l'activité agricole sont autorisés. Toutefois, les excavations et exhaussements en bordure de route départementale doivent respecter les dispositions des articles 34 et 35 du règlement de voirie départementale. Les constructions et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif sont autorisées dans l’ensemble de la zone, sous-secteurs compris et les travaux de maintenance ou de modification de ces ouvrages sont donc également autorisés pour des exigences fonctionnelles et/ou techniques.
Les équipements d’intérêt général sont autorisés.
2.Caractéristiques urbaine, architecturale, environnementale et paysagère
Tout projet pourra être refusé si, par l’implantation ou le volume de sa ou de ses constructions, il ne respecte pas le paysage traditionnellement observé dans la zone où il s’implante, conformément à la partie « Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère ».
Il est possible de déroger aux règles définies ci-après, pour les constructions à destination d’équipements d’intérêt collectif et les services publics.