Intitulé du document : 2.4 Conditions particulières relatives à la protection et à la mise en valeur des éléments de patrimoine repérées au règ
PLUi-HD Agglopolys – Règlement zone 2AUA
5.1 Aspect extérieur des constructions*#
Sans objet.
5.2 Traitement des clôtures*#
Sans objet.
5.3 Traitement des coffrets techniques#
Sans objet.
5.4 Collectes des déchets ménagers et assimilés#
Sans objet.
5.5 Insertion et qualité environnementale des constructions*#
PLUi-HD Agglopolys – Règlement zone 2AUA
Pour les bâtiments repérés au document graphique sous les mentions « bâtiment patrimonial à protéger », et « ensembles patrimoniaux à protéger », les changements de destination, les travaux de réhabilitation ou d'extension doivent contribuer à la préservation et à la mise en valeur des caractéristiques culturelles et historiques des constructions, de l’ordonnancement du bâti et des espaces végétalisés organisant l’unité foncière.
Pour les murs en pierres repérés au document graphique, sont autorisés :
- Les travaux contribuant à la préservation et la mise en valeur de l’élément repéré selon les techniques édictées à l’article 5.6.1.
- Les travaux d'élargissement d'emprise de voirie conduisant à la démolition d'une clôture maçonnée en pierre locale, à condition qu’elle soit reconstruite à l'identique suivant le nouvel alignement.
- La création d’accès à condition de ne pas excéder deux percements par unité foncière et de ne pas porter atteinte au linéaire identifié. Si l’unité foncière concernée est ceinturée partiellement par une clôture maçonnée en pierre locale, la création des accès doit être privilégiée dans la partie non maçonnée en pierre locale.
2.5 Conditions particulières relatives à la protection et à la mise en valeur des éléments de paysage repérés au document graphique
Les conditions d’occupation décrites ci-dessous sont complétées par les dispositions de l’article 6.1 visant la préservation et la mise en valeur des éléments de paysage cités ci-après.
Boisements à préserver au titre de leur intérêt paysager
Certains aménagements et constructions peuvent être autorisés au sein de ces emprises sous réserve que les abattages restent ponctuels pour conserver l’allure générale du boisement, qu’ils soient compensés par la plantation d’essences similaires sur une surface équivalente à celle déboisée et qu’ils respectent la part de surface non imperméabilisée définie à l’article 4.1.
Pour aider à la sélection des essences à planter, une palette végétale est proposée dans l’OAP thématique « transition écologique et paysage ».
Espaces Boisés Tout changement d’affectation ou tout mode d’occupation du sol de nature à compromettre la Classés à préserver conservation, la protection ou la création de boisements est interdit.
Parcs et jardins Les constructions, installations et aménagements sont autorisés sous réserve de respecter la part de d’ornements privés surface non imperméabilisée définie à l’article 4.1.
Arbres remarquables
Vergers, jardins potagers partagés ou familiaux
Alignements d’arbres
Les constructions, installations, aménagements ainsi que les réseaux et les affouillements sont autorisés uniquement en dehors de la surface définie par la projection au sol du houppier afin de ne pas compromettre le bon développement de l’arbre.
Les constructions de type annexes et locaux techniques liées aux vergers et jardins partagés nécessaires à leur fonctionnement sont autorisées dans la limite de :
- 12 m² d’emprise au sol maximum et 2,5 mètres de hauteur pour chaque abri de jardin ;
- - 30 m² d’emprise au sol maximum pour les locaux communs nécessaires (salle de réunion, stockage, dépôt de matériel et d’outillage).
Les constructions, installations et aménagement sont autorisées en dehors de l’emprise d’alignement des arbres afin de ne pas compromettre le bon développement des sujets qui le compose. L’emprise minimale à prendre en compte correspond à la projection du houppier.
Les accès aux propriétés et les voies ou accès créés sont admis ponctuellement en tenant compte des arbres existants, afin de limiter les interruptions dans le linéaire.
Venelles
Les occupations du sol sont autorisées si elles ne compromettent pas la continuité et l’accessibilité des venelles existantes.
Haies
Les haies repérées au document graphique doivent être conservées.
Dans le cas de projets de constructions ou d’aménagements :
- Lorsque la haie se trouve en limite d’espace public, les nouveaux accès sont autorisés sous condition qu’ils demeurent exceptionnels et limités au strict minimum afin de pas porter atteinte à la qualité du linéaire repéré.
- Si la parcelle voisine du projet est concernée par cette prescription, le pétitionnaire peut prolonger l’alignement existant.
- En cas d’élargissement de la voirie nécessitant l’abattage de haies plantées le long de la voie, des haies composées de plusieurs essences locales doivent être replantées le long de la nouvelle voie.
Fossés, mares
Le busage des fossés est autorisé à condition d’être réalisé : - Ponctuellement pour la réalisation d’accès ; - Pour des constructions et installations nécessaires à la réalisation d’équipements d’intérêt collectif et services publics dont la localisation répond à une nécessité technique impérative.
Lorsque les fossés assurent l’écoulement des eaux pluviales, en cas de recalibrage ou d’aménagement de voirie, les fossés doivent être réaménagés le long du nouvel axe.
Le comblement des mares est autorisé uniquement pour les constructions et installations nécessaires à la réalisation d’équipements d’intérêt collectif et services publics dont la localisation répond à une nécessité technique impérative.
5.1 Règles d’aspect extérieur applicables aux constructions existantes* et nouvelles#
Les constructions, par leur situation, leur architecture, leur dimension ou leur aspect extérieur ne doivent pas porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux environnants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu’à la conservation des perspectives monumentales. Les constructions d’architecture archaïque (ex : style gréco-romain) ou étrangère à la région sont interdites (ex : chalet savoyard…). Dans le cas de terrains en pente, les soubassements des constructions et les murs de soutènement doivent former un ensemble cohérent.
Dans les secteurs couverts par un périmètre des Monuments Historiques ou délimité des abords, l’Architecte des Bâtiments de France peut édicter des prescriptions supplémentaires afin de garantir l’insertion urbaine et architecturale du projet. Selon les conditions définies à l’article 2.3.4., les résidences démontables ou transportables destinées à une occupation temporaire ou saisonnière à usage de loisirs ne sont pas soumises aux dispositions de l’article 5.2. La disposition ci-dessous ainsi que celles des articles 5.2 et 5.3 ne s’appliquent pas aux projets relatifs à la destination « équipements d’intérêt collectif et services publics ». Les constructions doivent s’inspirer des caractéristiques architecturales et urbaines du patrimoine local en recherchant une harmonie des volumétries et des teintes avec les constructions voisines. Pour les ensembles patrimoniaux à protéger, repérés par une étoile au document graphique, des prescriptions particulières sont édictées dans le cahier de prescriptions des ensembles patrimoniaux (pièce n°3.1.15).
5.2 Aspect extérieur des constructions* nouvelles#
5.2.1 Habitations 5.2.1.1 Façades des habitations Les matériaux apparents en façade doivent être choisis de telle sorte que leur mise en œuvre permette de conserver de façon permanente un aspect satisfaisant. Les enduits doivent être d’une tonalité, semblable à celle des constructions traditionnelles locales, réalisés à la chaux naturelle et aux sables locaux. Des teintes différentes peuvent être utilisées à condition d’être ponctuelles et/ou de ne concerner que des extensions ou annexes à la construction principale. Toutes les façades doivent être traitées avec le même soin, l’emploi à nu en parement extérieur de matériaux destinés à être recouverts (briques creuses, parpaings en béton, pierraille…) est interdit. Les matériaux ne permettant pas d’assurer un vieillissement correct de l’ouvrage, tels que la tôle ondulée et le fibrociment non teinté dans la masse, sont interdits. Un soin particulier doit être porté aux détails des façades et aux dispositifs techniques qui s’y intègrent. Les ouvrages et équipements techniques, propres à la construction, positionnés sur les façades (paraboles, caissons de climatisation, antenne relais, coffre de volets roulants, descentes d’eaux pluviales) doivent être dissimulés ou soigneusement intégrés à la composition architecturale de la façade.
5.2.1.2 Ouvertures et menuiseries des habitations#
Les ouvertures et les menuiseries, par leur nombre et leur proportion, doivent s’intégrer à la composition d’ensemble du bâtiment.
5.2.1.3 Toiture des habitations Les toitures constituent la cinquième façade de la construction : elles doivent donc avant tout assurer un bon couronnement de la construction et être en harmonie avec les constructions voisines par leurs formes, leurs couleurs ou leurs matériaux. Elles font partie intégrante du projet architectural. Lorsque la toiture comporte 2 pans, celle-ci doit être comprise entre 40 et 50°. Toutefois, des pentes plus faibles peuvent être autorisées, à condition que le projet s’intègre au tissu environnant. Pour les constructions principales, les toitures à un pan sont interdites. Pour les constructions principales et les annexes, les matériaux ne permettant pas d’assurer un vieillissement correct de l’ouvrage, tels que la tôle ondulée et le fibrociment non teinté dans la masse, sont interdits. Les toitures des constructions nouvelles doivent être en harmonie avec les toitures traditionnelles locales soit :
- en utilisant les mêmes matériaux et les mêmes procédés de mises en œuvre, à savoir : - en ardoises ; - en petites tuiles plates en terre cuite de ton brun-rouge nuancé, de densité au moins égale à 22 unités/m² et équivalente au tissu environnant. Concernant la petite tuile plate, pour la commune de Cheverny, une densité de 66 unités par m² est à privilégier sans pour autant descendre sous 44 unités/m². Pour la commune de Ménars, la densité minimale à respecter est au moins égale à 44 unités/m².
- en utilisant, des matériaux ou procédés contemporains qui, par leur mise en œuvre et leur aspect, s’intègrent parmi les toitures traditionnelles locales.
Les toitures des annexes (y compris vérandas et abris de jardins) doivent être réalisées avec des matériaux et un choix de coloris en harmonie avec la construction principale. Les matériaux translucides, tels que le verre, ainsi que les matériaux légers comme le bois, peuvent également être autorisés. Les lucarnes et châssis de toiture, par leur nombre, leur proportion, et leur mise en œuvre, doivent s’intégrer et participer à la composition d’ensemble du bâtiment. En particulier, les châssis de toit doivent être de proportions plus hautes que larges, encadrés dans le pan de la couverture et dépourvus de volets roulants extérieurs. L’installation de systèmes de production d’énergie renouvelable doit répondre aux dispositions de l’article 5.9 du présent règlement.
5.2.2 Aspect extérieur des autres constructions nouvelles Les installations liées aux activités maraîchères ou horticoles de type serres ou tunnels plastiques ne sont pas concernées par les dispositions ci-dessous.
5.2.2.1 Façades des autres constructions Les matériaux apparents en façade doivent être choisis de telle sorte que leur mise en œuvre permette de conserver de façon permanente un aspect satisfaisant. Les bardages et les enduits doivent être d’une tonalité neutre, semblable à celle des constructions avoisinantes ou faire l’objet d’une composition qui s’intègre à l’environnement. Toutes les façades doivent être traitées avec le même soin, l’emploi à nu en parement extérieur de matériaux destinés à être recouverts (briques creuses, parpaings en béton, pierraille…) est interdit.
5.2.2.2 Toiture des autres constructions Les toitures doivent respecter une teinte plus foncée que celle des façades. La couverture doit être d’aspect mat et de teinte sombre (gris, ardoise) ou rouge sombre. L’installation de systèmes de production d’énergie renouvelable devra répondre aux dispositions de l’article 5.9 du présent règlement.
5.3 Aspect extérieur des constructions existantes* non repérées au document graphique#
Les installations liées aux activités maraîchères ou horticoles de type serres ou tunnels plastiques ne sont pas concernées par les dispositions ci-dessous.
5.3.1 Façades des constructions Les matériaux apparents en façade doivent être choisis de telle sorte que leur mise en œuvre permette de conserver de façon permanente un aspect satisfaisant. Les matériaux d'aspect contemporain non présents dans la construction d'origine (baies vitrées, bois, métal, …) sont admis à condition de s'harmoniser (colorimétrie, proportion, composition de façade) avec l'aspect des façades du bâtiment existant, dès lors qu'ils sont visibles depuis les voies et emprises publiques.
Les bardages et les enduits doivent être d’une tonalité neutre, semblable à celle des constructions avoisinantes ou faire l’objet d’une composition qui s’intègre à l’environnement. Toutes les façades doivent être traitées avec le même soin, l’emploi à nu en parement extérieur de matériaux destinés à être recouverts (briques creuses, parpaings en béton, pierraille…) est interdit. Dans le cas de travaux d’Isolation Thermique par l’Extérieur pour les bâtiments anciens il est conseillé l’usage de matériaux naturels respirants (fibre de bois, chanvre, liège, chaux,…) afin d’éviter les problèmes d’humidité. Un soin particulier doit être porté aux détails des façades et aux dispositifs techniques qui s’y intègrent. Les ouvrages et équipements techniques propres, à la construction, positionnés sur les façades (paraboles, caissons de climatisation, antenne relais, coffre de volets roulants, descentes d’eaux pluviales) doivent être dissimulés ou soigneusement intégrés à la composition architecturale de la façade. Dans le cas de projets de ravalement de façades, les échelles de crues doivent être préservées ou refaites à l’identique.
5.3.2 Ouvertures et menuiseries des constructions La composition des ouvertures, les percements et les menuiseries, par leur nombre et leur proportion, doivent s’intégrer à la composition d’ensemble du bâtiment. Les nouvelles ouvertures doivent respecter le rythme de la façade et les principes d’alignement des baies.
5.3.3 Décors des constructions Dans le cas de projet de réhabilitation, d’un ravalement de façades, la suppression des éléments décoratifs originels (moulures, corniches, bandeaux, linteaux sculptés, mouluration des baies, soubassement) est interdite.
5.3.4 Toitures des constructions Dans le cas d’une réhabilitation de toiture en petites tuiles plates ou en ardoise, la couverture doit être réalisée avec les mêmes matériaux et les mêmes procédés de mises en œuvre. Pour les petites tuiles plates, la densité est au moins égale à 22 unités/m² ou équivalente à celle remplacée, ou à celle existante lorsqu’il s’agit d’une extension. Toutefois, pour la commune de Cheverny, une densité de 66 unités par m² est à privilégier sans pour autant descendre sous 44 unités/m² et pour la commune de Ménars, la densité minimale à respecter est au moins égale à 44 unités/m².
Dans le cas d’une réhabilitation de toiture non couvertes en ardoise ou petites tuiles plates, une restitution du matériau supposé à l’origine de la construction doit être systématiquement envisagée. Toutefois, le réemploi du même matériau est autorisé pour les travaux de réhabilitation sauf dans le cas d’une toiture composée de matériaux de type tôle ondulée et fibrociment où le projet de réfection devra respecter les matériaux autorisés à l’article 5.2.1.3. Pour les projets d’extension, sont autorisés les toitures à 2 pans avec une pente principale comprise entre 40° et 50°, les pentes plus faibles ainsi que les toitures plates de type toit terrasses à condition de s’intégrer à la composition d’ensemble du bâtiment et des constructions voisines. Pour ce type de projet, les toitures des constructions peuvent réemployer le matériau de la construction existante ou utiliser des matériaux ou procédés contemporains qui, par leur mise en œuvre et leur aspect, s’intègrent parmi les toitures traditionnelles locales. L’installation de systèmes de production d’énergie renouvelable doit répondre aux dispositions de l’article 5.9 du présent règlement. Les lucarnes et châssis de toiture, par leur nombre et leur proportion, doivent s’intégrer et participer à la composition d’ensemble du bâtiment. Ils doivent s’aligner sur les ouvertures existantes en façade et être d’une dimension inférieure à celles-ci. Les châssis de toiture doivent être de type encastré, sans présenter de saillie en toiture, en excluant également les volets roulants extérieurs. Les toitures vitrées sont autorisées pour les vérandas.
5.4 Aspect extérieur des constructions existantes repérées au document graphique sous la mention « bâtiment patrimonial à protéger »
5.4.1 Dispositions générales Les dispositions décrites ci-dessous peuvent être complétées par les dispositions spécifiques édictées selon les typologies de bâtiments définies à l’article 5.4.2.
5.4.1.1 Façades des constructions Les matériaux apparents en façade doivent être choisis de telle sorte que leur mise en œuvre permette de conserver de façon permanente un aspect satisfaisant. Les enduits sont réalisés au mortier de chaux et de sables locaux et doivent affleurer au maximum les éléments d’encadrement et de décor. Les surépaisseurs d’enduits sont donc interdites. Leur finition doit être brossée ou talochée. Des teintes différentes peuvent être utilisées à condition d’être ponctuelles et/ou de ne concerner que des extensions ou annexes à la construction principale.
Les enduits de type « tyrolien » ou « écrasés » sont interdits. Les enduits doivent respecter la teinte et l’aspect des enduits traditionnels à la chaux (ton beige sable légèrement ocré selon la dominante locale. Leur tonalité doit être légèrement plus soutenue que celle du tuffeau). Les soubassements, encadrements d’ouvertures, chaînages, appuis de fenêtre, corniches, ornementations de toitures ainsi que les autres éléments de modénature doivent être préservés. Toutes les façades doivent être traitées avec le même soin, l’emploi à nu en parement extérieur de matériaux destinés à être recouverts (briques creuses, parpaings en béton, pierraille…) est interdit. Inversement, les matériaux destinés à rester apparents ne doivent pas être recouverts (peints ou enduits) : pierre de taille, brique, enduit, bois laissé à son vieillissement naturel. Les bardages bois peuvent être autorisés. Toutefois, les matériaux imitant le bois ou d’aspects métalliques sont interdits. Les matériaux ne permettant pas d’assurer un vieillissement correct de l’ouvrage, tels que la tôle ondulée et le fibrociment non teinté dans la masse, sont interdits. Un soin particulier doit être porté aux détails des façades et aux dispositifs techniques qui s’y intègrent. Les ouvrages et équipements techniques, propres à la construction, positionnés sur les façades (paraboles, caissons de climatisation, antenne relais, coffre de volets roulants, descentes d’eaux pluviales) doivent être dissimulés ou soigneusement intégrés à la composition architecturale de la façade. Le choix des matériaux et dispositifs de mise en œuvre des travaux d'isolation en façade pour l'amélioration de la performance énergétique doivent permettre de préserver la composition architecturale du bâtiment (éléments de décors, ouvertures, volets…) et l’intégration du projet avec les constructions voisines. Les escaliers d’accès et perrons en pierre calcaire dure sont conservés et restaurés. Les ouvrages nécessaires à la mise aux normes de l’accessibilité des bâtiments (une rampe escamotable par exemple) sont autorisés sous réserve de ne pas entraîner la disparition d’un perron ou d’un escalier ouvragé. Dans le cas de projets de ravalement de façades, les échelles de crues doivent être préservées ou refaites à l’identique.
5.4.1.2 Ouvertures et menuiseries des constructions La composition des ouvertures, les percements et les menuiseries, par leur nombre et leur proportion, doivent s’intégrer à la composition d’ensemble du bâtiment.
Les menuiseries existantes en bois sont conservées et refaites à l’identique. En cas de nécessité de remplacement, les dessins, profils et découpes des nouvelles menuiseries seront identiques à celles d’origine. Les pseudos petits bois en laiton ou assimilés qui correspondent à une réinterprétation trompeuse des petits bois traditionnels sont interdits. La pose dite « en rénovation » est interdite (prévoir la dépose totale des parties dormantes et ouvrantes). Les menuiseries doivent suivre la forme du linteau. Les encadrements des ouvertures (pierres de taille, briques…) doivent être maintenus ou refaits à l’identique. Les nouvelles ouvertures doivent s’inspirer d’un modèle d’ouverture et de volets déjà existants sur la façade ou les autres façades de la construction. Elles doivent respecter le rythme de la façade et les principes d’alignement des baies. Les ouvertures, sauf portes de garages, baies vitrées et vitrines de rez-de-chaussée, sont de préférence plus hautes que larges. Pour les nouvelles menuiseries créées, l’emploi du PVC ou matériaux assimilés est interdit.
Dans le cas de nouveaux percements sur un bâtiment comprenant des éléments de modénature, le projet doit prévoir des encadrements de matériaux similaires à ceux des ouvertures existantes. Les anciennes portes de granges peuvent être remplacées par une surface vitrée de type industriel dans l’emprise exacte de l’ouverture de la porte. Les portes charretières en bois ainsi que toute porte en bois encore en place sur les annexes sont conservées et refaites à l’identique. En cas de nécessité de remplacement, la nouvelle porte reprendra le dessin de l’ancienne : planches verticales, largeurs inégales le cas échéant. Dans le cas de travaux de réhabilitation, le maintien ou la restitution des systèmes d’occultation d’origine est à rechercher. Ainsi, lorsque les façades comportent des volets :
- roulants visibles depuis les voies et emprises publiques, ils doivent être restaurés ou remplacés par des volets battants ou roulants lorsqu’il s’agit du dispositif d’origine à la construction (cas de certaines constructions du début du XXème siècle).
- battants visibles depuis les voies et emprises publiques, ils doivent être restaurés ou reprendre le modèle de volet existant.
- pliants, ils doivent être restaurés ou remplacés par des volets pliants, ou battants s’il s’agit des dispositions d’origine (présence de feuillures, gonds…).
5.4.1.3 Décors* des constructions*#
Dans le cas de projet de réhabilitation, d’un ravalement de façades, la suppression des éléments décoratifs originels (moulures, corniches, bandeaux, linteaux sculptés, mouluration des baies, soubassement) est interdite.
Les superstructures et ouvrages en toiture comme les clochetons et tourelles ainsi que les accessoires tels que tuiles ouvragées, épis de faîtage, lambrequin et descentes d’eaux pluviales décorées sont conservés et restaurés ou remplacés à l’identique.
Tous les décors et les éléments non prévus pour être peints ou recouverts restent apparents.
Les spécificités qui donnent du relief à la façade : Bow-window, balcons, jardins d’hiver sont conservés et restaurés.
5.4.1.4 Toiture des constructions*#
Dans le cas d’une réhabilitation de toiture en petites tuiles plates ou en ardoise, la couverture doit être réalisée avec les mêmes matériaux et les mêmes procédés de mises en œuvre. Pour les petites tuiles plates, la densité est au moins égale à 22 unités/m² ou équivalente à celle remplacée, ou à celle existante lorsqu’il s’agit d’une extension. Toutefois, pour la commune de Cheverny, une densité de 66 unités par m² est à privilégier sans pour autant descendre sous 44 unités/m² et pour la commune de Ménars, la densité minimale à respecter est au moins égale à 44 unités/m².
Dans le cas d’une réhabilitation de toiture non couvertes en ardoise ou petites tuiles plates, une restitution du matériau supposé à l’origine de la construction doit être systématiquement envisagée. Toutefois, le réemploi du même matériau est autorisé pour les travaux de réhabilitation sauf dans le cas d’une toiture composée de matériaux de type tôle ondulée et fibrociment où le projet de réfection devra respecter les matériaux autorisés à l’article 5.2.1.3.
Pour les projets d’extension, sont autorisés les toitures à 2 pans avec une pente principale comprise entre 40° et 50°, les pentes plus faibles ainsi que les toitures plates de type toit terrasses à condition de s’intégrer à la composition d’ensemble du bâtiment et des constructions voisines.
Pour ce type de projet, les toitures des constructions peuvent réemployer le matériau de la construction existante ou utiliser des matériaux ou procédés contemporains qui, par leur mise en œuvre et leur aspect, s’intègrent parmi les toitures traditionnelles locales. Les équipements techniques qui ne peuvent être implantés ailleurs qu’en toiture doivent faire preuve d’une intégration soigneuse (parabole transparente ou couleur brique lorsque fixée sur une cheminée dans ce matériau, par exemple).
L’installation de systèmes de production d’énergie renouvelable doit répondre aux dispositions de l’article 5.9 du présent règlement.
Les lucarnes et châssis de toiture, par leur nombre et leur proportion, doivent s’intégrer et participer à la composition d’ensemble du bâtiment. Ils doivent s’aligner sur les ouvertures existantes en façade et être d’une dimension inférieure à celles-ci.
Les châssis de toiture doivent être de type encastré, sans présenter de saillie en toiture, en excluant également les volets roulants extérieurs.
Les toitures vitrées sont autorisées pour les vérandas.
L’implantation et les matériaux des cheminées existantes sont conservées. Lorsque le rehaussement est nécessaire, une modification de la volumétrie est autorisée.
Sur les bâtiments annexes transformés en habitation les nouvelles cheminées ont soit une mise en œuvre traditionnelle en brique sombre ou pierre, d’aspect massif, soit une mise en œuvre plus contemporaine de type tubulaire, si possible de teinte sombre et mate.
5.4.1.5 Sols#
Les sols des cours des fermes sont maintenus ou refaits en matériaux perméables. Les parties encore empierrées sont maintenues et restaurées.
5.4.2 Dispositions spécifiques#
Ces dispositions spécifiques complètent les dispositions générales décrites à l’article 5.4.1 pour les bâtiments repérés sous la mention « bâtiment patrimonial à protéger » selon les typologies suivantes :
Typologie de bâtiments
Aristocratique (AR)
Religieuse (RE)
Agricoles (A, Ac) &
Ligérienne (L, Lco)
Singulière (S)
Hydraulique (H)
Dispositions spécifiques#
Façades des constructions Toutes les traces mémoire de l’évolution du bâtiment (traces d’anciens percements en pierre de taille…) doivent être conservées. Ouvertures et menuiseries Les volets roulants sont interdits sauf s’il s’agit du dispositif prévu à l’origine de la construction. Les portes d’entrées doivent être pleines (sauf imposte en partie haute) en bois peint. Toitures La création de lucarnes et châssis de toit est interdite sur les constructions principales. En cas de projet de réfection, les lucarnes existantes sont conservées ou refaites à l’identique. Ouvertures et menuiseries Les vitraux sont conservés et restaurés. En cas de remplacement nécessaire, ils peuvent faire l’objet d’un traitement contemporain. Les fenêtres à meneaux existantes sont conservées et restaurées. Ouvertures et menuiseries Dans le cas des séchoirs à tabac, les nouvelles ouvertures ne doivent pas porter atteinte, par leur dimensionnement, à la qualité historique du bâtiment. Les anciennes aérations peuvent accueillir un vitrage, permettant ainsi de limiter au maximum les nouveaux percements. Les portes d’entrées doivent être pleines (sauf imposte en partie haute) en bois peint. Toitures Dans les fermes à cour et les closeries, les nouvelles ouvertures en toiture sont à privilégier côté cour. Pour les closeries, les maisons forestières et les annexes, la création de lucarne est interdite. Toitures Les toitures terrasses doivent être conservées et la mise en œuvre de l’acrotère * et de son éventuel décor doit être maintenu. Ouvertures et menuiseries Les volets roulants sont interdits sauf s’il s’agit du dispositif prévu à l’origine de la construction.
Républicaine Toitures
(RP)
Sur les façades visibles de l’espace public, la création de lucarne est interdite
Toitures
Urbaine (U, Umb)
La création de lucarne est autorisée sur les villas (Uvi) à condition qu’elle reprenne les proportions et matériaux de lucarnes existantes dans la typologie villa.
La création de lucarne est interdite sur les maisons bourgeoises (Umb).
Les nouveaux châssis de toit sont autorisés sur les parties de couverture non visibles depuis l’espace public.
5.5 Aspect extérieur des constructions existantes repérées au document graphique sous la mention « petit patrimoine »
L’ensemble des éléments repérés sous la mention « petit patrimoine » au document graphique doit être préservé. Les travaux réalisés doivent permettre leur mise en valeur et la remise en état dans le respect de ses caractéristiques d’origine (hauteur, volumétrie, aspect des matériaux…).
5.6 Traitement des clôtures* autres qu’agricoles#
Pour les bâtiments repérés au document graphique sous la mention « bâtiment patrimonial à protéger », l’emploi du PVC ou de matériaux assimilés est interdit.
Dans les espaces inondables, conformément aux dispositions des Plans de Prévention du