Zone UP
- Zone urbaine
- 2 rubriques
- PLU de Valflaunès, approuvé le 09/04/2025
Cette page vaut pour la zone entière. Pour un terrain précis, votre adresse ou votre parcelle.
Les questions courantes, dans les mots du règlement
- Quel aspect extérieur ?
§ 5 - Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même propriété La distance entre deux bâtiments non contigus ne peut être inférieure à 5 mètres.
Le règlement de la zone UP, rubrique par rubrique
Le texte du document, sans reformulation. Le règlement entier, 12 rubriques, avec une rechercheRubrique UP 1Usages et affectations des sols interdits ou soumis à conditions
Intitulé du document : – DESTINATION DES CONSTRUCTIONS, USAGES DES SOLS ET NATURES D’ACTIVITE
1-1 Interdiction et limitation de certains usages et affectations des sols, constructions et activités
§ 1 - Occupations et utilisations du sol interdites
a) Destinations et sous-destinations :
- Les constructions destinées à l’habitation - Les constructions destinées au commerce et activités de service - Les constructions destinées aux autres activités des secteurs secondaire et tertiaire - Les constructions destinées à l’exploitation agricole et forestière
b) Usages des sols et natures d’activité :
- La création de terrains de camping et de caravanage - Les garages collectifs de caravanes ou de résidences mobiles de loisirs - Les parcs résidentiels de loisirs, les villages de vacances et les habitations légères de loisirs - La création de terrains pour la pratique des sports ou loisirs motorisés - La création de parcs d’attractions et de golfs
ZONE UP
- Les dépôts de véhicules hors d’usage - L’ouverture et l’exploitation de mines et carrières
§ 2 - Occupations et utilisations du sol admises sous conditions
a) Usages des sols et natures d’activité :
Les travaux de terrassement, affouillements et exhaussements sont admis dans la mesure du strict nécessaire à la réalisation d’une construction, d’une installation ou de travaux autorisés sur la zone.
b) Orientations d’aménagement et de programmation :
Dans les secteurs identifiés aux documents graphiques, l’urbanisation devra être compatible avec les orientations d’aménagement et de programmation (O.A.P.).
1-2 Mixité fonctionnelle et sociale
Non réglementé
Rubrique UP 6Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère
Intitulé du document : – CARACTERISTIQUES URBAINE, ARCHITECTURALE, ENVIRONNEMENTALE ET PAYSAGERE
2-1 Volumétrie et implantation des constructions
§ 1 - Emprise au sol
L’emprise au sol des constructions ne pourra excéder 80 % de la surface du terrain d’assiette de la construction.
§ 2 - Hauteur des constructions
Les constructions ne peuvent excéder une hauteur maximale de 10 mètres au faîtage. Une hauteur supérieure peut cependant être exceptionnellement autorisée pour certaines installations techniques nécessitant des gabarits spéciaux (cuves, …).
§ 3 - Implantation des constructions par rapport aux voies et emprises publiques
Les constructions seront implantées en recul minimum de 10 mètres de l’axe de la RD17E6.
§ 4 - Implantation des constructions par rapport aux limites séparatives
Les constructions seront implantées en retrait minimum de 5 mètres des limites séparatives.
§ 5 - Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même propriété
La distance entre deux bâtiments non contigus ne peut être inférieure à 5 mètres.
2-2 Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère
§ 1 - Caractéristiques architecturales
Par leur aspect extérieur, les constructions et autres modes d’occupation du sol ne doivent pas porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites et paysages urbains.
Les constructions présenteront des volumes simples.
Une architecture de facture contemporaine n’est pas à exclure, notamment pour répondre à des objectifs environnementaux (constructions privilégiant les installations de production d’énergies renouvelables, constructions remplissant des critères de performance énergétique), dans la mesure où elle répond à une mise en oeuvre de qualité (conception et réalisation) et aux critères d’insertion dans le site.
Il en est de même pour les projets dont la réalisation présente un intérêt public du point de vue de la qualité ainsi que de l'innovation ou de la création architecturales.
Sont interdits les imitations de matériaux tels que faux moellons de pierre, fausses briques, faux pans de bois ainsi que l’emploi à nu en parements extérieurs de matériaux fabriqués en vue d’être recouverts d’un parement ou d’un enduit, tels que les briques creuses, les agglomères, etc...
Sont interdits les assemblages de matériaux hétéroclites.
ZONE UP
§ 2 - Performances énergétiques et environnementales
Non réglementé
2-3 Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis et abords des constructions
Les containers, bennes à ordures ou à encombrements ainsi que les dépôts extérieurs et stockages de matériaux et des engins doivent être dissimulés à la vue ; ils seront soit intégrés dans les locaux, soit camouflés par des aménagements adaptés (haies végétales de type haies vives, palissades en bois, etc).
Les plantations nouvelles seront constituées d’essences adaptées au climat local choisies de manière privilégiée dans la liste figurant en annexe du présent règlement.
2-4 Stationnement
Sans préjudice des dispositions prévues à la section 5 du Titre II du présent règlement, sont applicables les dispositions suivantes.
§ 1 - Stationnement des véhicules motorisés
Les besoins minima à prendre en compte sont :
Destinations
Commerces et activités de service :
Autres activités des secteurs secondaire et tertiaire :
Sous-destinations Artisanat et commerces de détail : Commerce de gros :
Industrie :
Entrepôts :
Besoins minima 1 place par tranche de 25 m² de surface de plancher de l’établissement 1 place par tranche de 60 m² de surface de plancher de l’établissement 1 place par tranche de 60 m² de surface de plancher de l’établissement 1 place par tranche de 60 m² de surface de plancher de l’établissement
Toute installation ayant pour résultat d'obliger à effectuer des opérations de chargement et de déchargement sur la voie publique est interdite.
Pour le fonctionnement des établissements, il doit être aménagé les surfaces nécessaires pour le stationnement des véhicules de livraison, de transport, de service et des visiteurs ainsi que les surfaces nécessaires pour permettre à la fois le stationnement et les manoeuvres de chargement et de déchargement des véhicules.
§ 2 - Stationnement des vélos pour les immeubles d’habitation et de bureaux
Sans objet
2-1 Volumétrie et implantation des constructions
§ 1 - Emprise au sol
L’emprise au sol des constructions ne pourra excéder 60 % de la surface du terrain d’assiette de la construction.
§ 2 - Hauteur des constructions
Les constructions ne peuvent excéder une hauteur maximale de 8,50 mètres au faîtage.
§ 3 - Implantation des constructions par rapport aux voies et emprises publiques
Les constructions seront implantées en recul minimum de 1 mètre de l’alignement des voies et emprises publiques.
§ 4 - Implantation des constructions par rapport aux limites séparatives
A moins qu’elles ne s’implantent sur les limites séparatives, les constructions seront implantées de telle façon que la distance comptée horizontalement de tout point d'un bâtiment au point de la limite parcellaire qui en est le plus rapproché soit au moins égale à la moitié de la différence d'altitude entre ces deux points sans pouvoir être inférieure à 3 mètres (L ≥ H/2 ≥ 3m).
§ 5 - Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même propriété
La distance entre deux bâtiments non contigus ne peut être inférieure à 3 mètres.
2-2 Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère
ZONE UP
§ 1 - Caractéristiques architecturales
Par leur aspect extérieur, les constructions et autres modes d’occupation du sol ne doivent pas porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites et paysages urbains.
Les constructions présenteront des volumes simples.
Une architecture de facture contemporaine n’est pas à exclure, notamment pour répondre à des objectifs environnementaux (constructions privilégiant les installations de production d’énergies renouvelables, constructions remplissant des critères de performance énergétique), dans la mesure où elle répond à une mise en oeuvre de qualité (conception et réalisation) et aux critères d’insertion dans le site.
Il en est de même pour les projets dont la réalisation présente un intérêt public du point de vue de la qualité ainsi que de l'innovation ou de la création architecturales.
Sont interdits les imitations de matériaux tels que faux moellons de pierre, fausses briques, faux pans de bois ainsi que l’emploi à nu en parements extérieurs de matériaux fabriqués en vue d’être recouverts d’un parement ou d’un enduit, tels que les briques creuses, les agglomères, etc...
Sont interdits les assemblages de matériaux hétéroclites.
§ 2 - Performances énergétiques et environnementales
Non réglementé
2-3 Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis et abords des constructions
Les espaces libres doivent faire l’objet d’un traitement paysager à dominante végétale.
Les plantations nouvelles seront constituées d’essences adaptées au climat local choisies de manière privilégiée dans la liste figurant en annexe du présent règlement.
2-4 Stationnement
Sans préjudice des dispositions prévues à la section 5 du Titre II du présent règlement, sont applicables les dispositions suivantes.
§ 1 - Stationnement des véhicules motorisés
Les besoins minima à prendre en compte sont :
Destinations Equipements d’intérêt collectif et services publics :
Sous-destinations Toutes sous-destinations :
Besoins minima les places de stationnement seront déterminées en fonction des besoins de l’établissement
§ 2 - Stationnement des vélos pour les immeubles d’habitation et de bureaux
Sans objet
ZONE UP
Les dispositions générales, qui valent dans toutes les zones
En tête du même règlement, avant les chapitres de zone. Elles s'appliquent en zone UP comme partout.Sans numéroDispositions générales
Commune de Valflaunès
Mairie – Place Gabriel Calmels – 34270 Valflaunès Tél : 04.67.55.22.13 - Fax : 04.67.55.11.95 mairie@valflaunes.fr
PLAN LOCAL D’URBANISME (PLU)
IV-1 REGLEMENT
Janvier 2020
Florence Chibaudel Urbaniste
OPQU – Architecte DPLG – Le
Dôme, 1122 avenue du Pirée –
34000
Montpellier
–
florencechibaudel@gmail.com
Jérôme Berquet Urbaniste
OPQU – Le Dôme, 1122
avenue du Pirée - 34000
Montpellier
–
jberquet.consultant@gmail.
com
Fanny Abinal Urbaniste
Paysagiste DPLG – 22,
avenue Jean Mermoz –
34470
Pérols
–
fanny.abinal@gmail.com
Cercis – Karine Faure
Consultante en écologie et
espaces naturels – 205, rue
des Rouvières – 34230
Pouzols
–
karine.faure@cercis.fr
PLU de Valflaunès (34) – Règlement – Janvier 2020
BE Tech Sud Editeur de S.I.G. – 1740 avenue du Maréchal Juin – Immeuble Le Mercure – 30900 Nîmes – contact@betechsud.com
SOMMAIRE
TITRE I - DISPOSITIONS GENERALES ........................................................................................... 5
TITRE II - DISPOSITIONS COMMUNES A TOUT OU PARTIE DES ZONES ................................... 13
TITRE III - DISPOSITIONS APPLICABLES AUX ZONES URBAINES................................................ 27 ZONE UA ................................................................................................................................... 29 ZONE UD ................................................................................................................................... 41 ZONE UE ................................................................................................................................... 53 ZONE UP ................................................................................................................................... 59
TITRE IV - DISPOSITIONS APPLICABLES AUX ZONES A URBANISER .......................................... 65 ZONE 1AU ................................................................................................................................. 67
TITRE V - DISPOSITIONS APPLICABLES AUX ZONES AGRICOLES ............................................... 77 ZONE A...................................................................................................................................... 79
TITRE VI - DISPOSITIONS APPLICABLES AUX ZONES NATURELLES ET FORESTIERES ................ 89 ZONE N ..................................................................................................................................... 91
ANNEXES................................................................................................................................... 99 I- Eléments de paysage et de patrimoine à protéger (L151-19), éléments à protéger pour motif
d’ordre écologique (L151-23) II- Cartographie indicative du risque lié au phénomène de retrait gonflement des argiles III- Prescriptions techniques générales du S.D.I.S. IV- Plaquette CAUE34 « Quels végétaux pour le Languedoc-Roussillon ? »
TITRE I - DISPOSITIONS GENERALES
PLU de Valflaunès (34) – Règlement – Janvier 2020
SECTION 1 – CHAMP D’APPLICATION TERRITORIAL
Le présent règlement s’applique à l’ensemble du territoire de la commune de Valflaunès.
SECTION 2 – ARTICULATION DES REGLES DU PLAN LOCAL D’URBANISME AVEC D’AUTRES DISPOSITIONS RELATIVES A L’OCCUPATION ET A L’UTILISATION DES SOLS
1- Le Règlement National d’Urbanisme (RNU)
Les dispositions du présent règlement se substituent à celles de tout document d’urbanisme antérieur ainsi qu’aux dispositions du Chapitre Ier du Titre Ier du Livre Ier du Code de l’Urbanisme.
Toutefois, les dispositions des articles R111-2, R111-4, R111-20 à R111-27 et R111-31 à R111-51 demeurent applicables.
2- Les servitudes d’utilité publique
Les servitudes d’utilité publique affectant le territoire sont reportées dans une annexe spécifique du plan local d’urbanisme. Les règles de chaque zone du plan peuvent voir leur application modifiée, restreinte ou annulée par les effets particuliers d’une servitude d’utilité publique.
En toutes hypothèses, les occupations et utilisations éventuellement interdites ou admises sous conditions par l’application d’une servitude d’utilité publique se surajoutent à celles définies dans le règlement de chaque zone du PLU. Les occupations et utilisations du sol admises par les servitudes n’ont pas de portée générale et ne le seront que pour autant qu’elles ne sont pas interdites par le règlement de la zone du PLU dans laquelle elles s’insèrent.
3- L’archéologie préventive et les zones de présomption de prescription archéologique
Sont applicables sur l’ensemble du territoire communal les dispositions du Code du Patrimoine et notamment son livre V concernant l’archéologie préventive, les fouilles archéologiques programmées et les découvertes fortuites ainsi que les dispositions du décret n°2004-490 du 3 juin 2004 relatif aux procédures administratives et financières en matière d’archéologie préventive.
On trouvera, en annexe du présent règlement, le plan de situation et la liste des entités archéologiques. Ces pièces ne font mention que des vestiges actuellement repérés et en aucun cas ne peut être considérée comme exhaustive.
Toute découverte fortuite de vestige archéologique devra être signalée à la Direction Régionale des Affaires Culturelles - Service Régional de l’Archéologie et entraînera l’application du Code du Patrimoine (Livre V, Titre III).
Par ailleurs, par arrêté préfectoral n°2016-2355 en date du 23 novembre 2016, sur le territoire de Valflaunès, sont délimitées quatre zones géographiques dans le périmètre desquelles les projets d’aménagement affectant le sous-sol sont présumés faire l’objet de prescriptions archéologiques préalablement à leur réalisation. L’arrêté est inséré et les zones sont délimitées et identifiées en annexe du présent règlement.
Dans ces zones, qui portent sur des sites archéologiques avérés, toutes les demandes ou déclarations suivantes doivent être transmises au Préfet de région :
- permis de construire en application de l’article L421-1 du code de l’urbanisme, - permis d’aménager en application de l’article L421-2 du même code, - permis de démolir en application de l’article L421-3 du même code, - déclarations préalables en application de l’article L421-4 du même code, - décision de réalisation de zones d’aménagement concerté en application des articles R311-7
et suivants du même code, - tous les travaux définis à l’article R523-5 du code du patrimoine (affouillements,
nivellements, préparations du sol, arrachage de souches, création de retenues d’eau ou de canaux, …), sans seuil de superficie.
4- Autres
Les dispositions du présent règlement s’appliquent sans préjudice des prescriptions prises au titre des législations et réglementations spécifiques et notamment :
- les dispositions du Code Civil ; - les dispositions du Code de la Construction et de l’Habitation ; - les dispositions du Code de l’Environnement ; - les dispositions du Code du Patrimoine.
SECTION 3 – PORTEE DE LA REGLE D’URBANISME
1- Portée générale de la règle
En application de l’article L152-1 du code de l’urbanisme, l'exécution par toute personne publique ou privée de tous travaux, constructions, aménagements, plantations, affouillements ou exhaussements des sols, et ouverture d'installations classées appartenant aux catégories déterminées dans le plan sont conformes au règlement et à ses documents graphiques.
Ces travaux ou opérations sont, en outre, compatibles, lorsqu'elles existent, avec les orientations d'aménagement et de programmation.
2- Dérogations
Les règles et servitudes définies par le plan local d’urbanisme ne peuvent faire l’objet d’aucune autre dérogation que celles prévues par le code de l’urbanisme.
2-1 Adaptations mineures
En application de l’article L152-3 du code de l’urbanisme, les règles et servitudes définies par le plan local d’urbanisme peuvent faire l’objet d’adaptations mineures rendues nécessaires par la nature du sol, la configuration des parcelles ou le caractère des constructions avoisinantes.
2-2 Reconstruction en cas de sinistre
En application de l’article L152-4 du code de l’urbanisme, l'autorité compétente pour délivrer le permis de construire peut, par décision motivée, accorder des dérogations à une ou plusieurs règles du plan local d'urbanisme pour permettre la reconstruction de bâtiments détruits ou endommagés à la suite d'une catastrophe naturelle survenue depuis moins d'un an, lorsque les prescriptions imposées aux constructeurs en vue d'assurer la sécurité des biens et des personnes sont contraires à ces règles.
2-3 Restauration et reconstruction d’immeuble protégé
En application de l’article L152-4 du code de l’urbanisme, l'autorité compétente pour délivrer le permis de construire peut, par décision motivée, accorder des dérogations à une ou plusieurs règles du plan local d'urbanisme pour permettre la restauration ou la reconstruction d'immeubles protégés au titre de la législation sur les monuments historiques, lorsque les contraintes architecturales propres à ces immeubles sont contraires à ces règles.
2-4 Accessibilité des personnes handicapées
En application de l’article L152-4 du code de l’urbanisme, l'autorité compétente pour délivrer le permis de construire peut, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat, accorder des dérogations à une ou plusieurs règles du plan local d'urbanisme pour autoriser des travaux nécessaires à l'accessibilité des personnes handicapées à un logement existant.
2-5 Dérogations relatives à l’isolation des bâtiments et à la protection contre le rayonnement solaire
En application de l’article L152-5 du code de l’urbanisme, l'autorité compétente pour délivrer le permis de construire ou le permis d'aménager et prendre la décision sur une déclaration préalable peut, par décision motivée, déroger, dans des limites fixées par un décret en Conseil d'Etat, aux règles relatives à l'emprise au sol, à la hauteur, à l'implantation et à l'aspect extérieur des constructions afin d'autoriser :
- la mise en œuvre d'une isolation en saillie des façades des constructions existantes ; - la mise en œuvre d'une isolation par surélévation des toitures des constructions existantes ; - la mise en œuvre de dispositifs de protection contre le rayonnement solaire en saillie des
façades.
La décision motivée peut comporter des prescriptions destinées à assurer la bonne intégration architecturale du projet dans le bâti existant et dans le milieu environnant.
Le présent article n'est pas applicable : - aux immeubles classés ou inscrits au titre des monuments historiques en application du titre II du livre VI du code du patrimoine ; - aux immeubles protégés au titre des abords en application de l'article L. 621-30 du même code ; - aux immeubles situés dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable mentionné à l'article L. 631-1 dudit code ; - aux immeubles protégés en application de l'article L. 151-19 du présent code.
2-6 Dérogations relatives à l’innovation et la création architecturales
Les projets soumis à autorisation de construire bénéficiant d'une dérogation accordée en application de l’article L152-6 du code de l’urbanisme et dont la réalisation présente un intérêt public du point de vue de la qualité ainsi que de l'innovation ou de la création architecturales peuvent obtenir une dérogation supplémentaire aux règles relatives au gabarit et à la surface constructible. L'autorité compétente pour délivrer l'autorisation de construire peut, par décision motivée, après avis de la commission régionale du patrimoine et de l'architecture mentionnée à l'article L. 611-2 du code du patrimoine, accorder cette dérogation supplémentaire, dans la limite de 5 %.
3- Reconstruction à l’identique
En application de l’article L111-15 du code de l’urbanisme, lorsqu'un bâtiment régulièrement édifié vient à être détruit ou démoli, sa reconstruction à l'identique est autorisée dans un délai de dix ans nonobstant toute disposition d'urbanisme contraire, sauf si le plan de prévention des risques naturels prévisibles en dispose autrement.
4- Restauration d’un bâtiment
En application de l’article L111-23 du code de l’urbanisme, la restauration d'un bâtiment dont il reste l'essentiel des murs porteurs peut être autorisée, sous réserve des dispositions de l'article L. 111-11, lorsque son intérêt architectural ou patrimonial en justifie le maintien et sous réserve de respecter les principales caractéristiques de ce bâtiment.
5- Performances environnementales et énergétiques
En application de l’article L111-16 du code de l’urbanisme, nonobstant les règles relatives à l'aspect extérieur des constructions des plans locaux d'urbanisme et des règlements des lotissements, le permis de construire ou d'aménager ou la décision prise sur une déclaration préalable ne peut s'opposer à l'utilisation de matériaux renouvelables ou de matériaux ou procédés de construction permettant d'éviter l'émission de gaz à effet de serre, à l'installation de dispositifs favorisant la retenue des eaux pluviales ou la production d'énergie renouvelable correspondant aux besoins de la consommation domestique des occupants de l'immeuble ou de la partie d'immeuble concernés. Le permis de construire ou d'aménager ou la décision prise sur une déclaration préalable peut néanmoins comporter des prescriptions destinées à assurer la bonne intégration architecturale du projet dans le bâti existant et dans le milieu environnant.
La liste des dispositifs, procédés de construction et matériaux concernés est fixée par l’article R11123 du code de l’urbanisme.
En application de l’article L111-17 du code de l’urbanisme, les dispositions ci-dessus ne sont pas applicables :
- aux abords des monuments historiques définis au titre II du livre VI du code du patrimoine, dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable créé en application du titre III du même livre VI, dans un site inscrit ou classé en application des articles L. 341-1 et L. 341-2 du code de l'environnement, à l'intérieur du cœur d'un parc national délimité en application de l'article L. 331-2 du même code, ni aux travaux portant sur un immeuble classé ou inscrit au titre des monuments historiques ou sur un immeuble protégé, en application des articles L. 151-18 et L. 151-19 du présent code ;
- dans des périmètres délimités, après avis de l'architecte des Bâtiments de France, par délibération du conseil municipal ou de l'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale compétent en matière de plan local d'urbanisme, motivée par la protection du patrimoine bâti ou non bâti, des paysages ou des perspectives monumentales et urbaines.
6- Refus d’autorisation d’urbanisme en cas d’insuffisance des réseaux
En application de l’article L111-11 du code de l’urbanisme, lorsque, compte tenu de la destination de la construction ou de l'aménagement projeté, des travaux portant sur les réseaux publics de distribution d'eau, d'assainissement ou de distribution d'électricité sont nécessaires pour assurer la desserte du projet, le permis de construire ou d'aménager ne peut être accordé si l'autorité
compétente n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés.
Lorsqu'un projet fait l'objet d'une déclaration préalable, l'autorité compétente doit s'opposer à sa réalisation lorsque les conditions mentionnées au premier alinéa ne sont pas réunies.
Les deux premiers alinéas s'appliquent aux demandes d'autorisation concernant les terrains aménagés pour permettre l'installation de résidences démontables constituant l'habitat permanent de leurs utilisateurs.
Un décret en Conseil d'Etat définit pour ces projets les conditions dans lesquelles le demandeur s'engage, dans le dossier de demande d'autorisation, sur le respect des conditions d'hygiène et de sécurité ainsi que les conditions de satisfaction des besoins en eau, assainissement et électricité des habitants, le cas échéant, fixées par le plan local d'urbanisme.
TITRE II - DISPOSITIONS COMMUNES A TOUT OU PARTIE DES ZONES
PLU de Valflaunès (34) – Règlement – Janvier 2020
SECTION 1 – LEXIQUE DU REGLEMENT
Alignement
L’alignement correspond à la limite entre les voies et emprises publiques et le domaine privé.
Annexe
Une annexe est une construction secondaire, de dimensions réduites et inférieures à la construction principale, qui apporte un complément aux fonctionnalités de la construction principale. Elle doit être implantée selon un éloignement restreint entre les deux constructions afin de marquer un lien d’usage. Elle peut être accolée ou non à la construction principale avec qui elle entretient un lien fonctionnel, sans disposer d’accès direct depuis la construction principale.
Arbre de haute Les arbres de haute tige sont des arbres dont le tronc mesure à la plantation au
tige
moins 1,80 mètre de haut et 15/20 centimètres de circonférence à 1 mètre du sol.
Bande de constructibilité
La bande constructibilité est un dispositif qui favorise la réalisation de continuité bâtie le long des voies existantes ou projetées. La largeur de la bande est mesurée à partir de l’alignement de la voie publique ou de la limite de fait de la voie privée ou le cas échéant, de la voie projetée.
Bâtiment
Un bâtiment est une construction couverte et close.
Construction
Une construction est un ouvrage fixe et pérenne, comportant ou non des fondations et générant un espace utilisable par l’Homme en sous-sol ou en surface. La notion de construction recouvre notamment les constructions en surplomb (constructions sur pilotis, cabanes dans les arbres) et les constructions non comprises dans la définition du bâtiment telles que pergolas, hangars, abris de stationnement, piscines, sous-sols non compris dans un bâtiment.
Construction existante
Une construction est considérée comme existante si elle est reconnue comme légalement construite et si la majorité des fondations ou des éléments hors fondations déterminant la résistance et la rigidité de l'ouvrage remplissent leurs fonctions. Une ruine ne peut pas être considérée comme une construction existante.
Pour l’application du présent règlement, en toutes hypothèses, lorsque le règlement se réfère à l’existant (construction existante, emprise au sol existante, hauteur existante, etc…), la date à prendre en compte est celle de l’approbation de la 1ère révision du plan local d’urbanisme.
Emprise au sol
L’emprise au sol correspond à la projection verticale du volume de la construction, tous débords et surplombs inclus. Toutefois, les ornements tels que les éléments de modénature et les marquises sont exclus, ainsi que les débords de toiture lorsqu’ils ne sont pas soutenus par des poteaux ou des encorbellements.
Pour l’application du présent règlement, les bassins de piscines et les bassins de rétention n’entrent pas dans le calcul de l’emprise au sol telle que déterminée par le règlement des zones. Toutefois, cette définition propre au PLU de Valflaunès est sans incidence sur l’application des dispositions du code de l’urbanisme relatives au champ d’application des permis et déclarations préalables (art. R. 421-1 et suivants du code de l'urbanisme).
Espaces libres Les espaces libres correspondent aux surfaces du terrain non occupées par l’emprise au sol des constructions.
Espaces de pleine terre Extension
Façade
Gabarit Hauteur
Installation
Limite séparative
Local accessoire
Voies ou emprises publiques
Les espaces de pleine terre correspondent à des espaces libres plantés, arborés ou herbacés, présentant une couche de terre d’au moins 30 centimètres de profondeur. Les toitures végétalisées ne sont pas constitutives d’espaces de pleine terre.
L’extension consiste en un agrandissement de la construction existante présentant des dimensions inférieures à celle-ci. L’extension peut être horizontale ou verticale (par surélévation, excavation ou agrandissement), et doit présenter un lien physique et fonctionnel avec la construction existante.
Les façades d’un bâtiment ou d’une construction correspondent à l’ensemble de ses parois extérieures hors toiture. Elles intègrent tous les éléments structurels, tels que les baies, les bardages, les ouvertures, l’isolation extérieure et les éléments de modénature.
Le gabarit désigne l’ensemble des plans verticaux, horizontaux ou obliques constituant la forme extérieure de la construction. Il résulte de la combinaison des règles de hauteur, de prospects et d’emprise au sol.
La hauteur totale d’une construction, d’une façade, ou d’une installation correspond à la différence de niveau entre son point le plus haut et son point le plus bas situé à sa verticale. Elle s’apprécie par rapport au niveau du terrain existant avant travaux, à la date de dépôt de la demande. Le point le plus haut à prendre comme référence correspond au faîtage de la construction, ou au sommet de l’acrotère, dans le cas de toitures-terrasses ou de terrasses en attique. Les installations techniques sont exclues du calcul de la hauteur.
Une installation est un ouvrage dans lequel l’Homme ne peut rentrer, vivre ou exercer une activité tels que les chaufferies, postes de transformation, éoliennes, canalisations, murs et clôtures. Cette définition ne remet pas en cause le régime d’installation des constructions précaires et démontables, et notamment ceux relatifs aux habitations légères de loisirs et aux résidences mobiles de loisirs.
Les limites séparatives correspondent aux limites entre le terrain d’assiette de la construction, constitué d’une ou plusieurs unités foncières, et le ou les terrains contigus. Elles peuvent être distinguées en deux types : les limites latérales et les limites de fond de terrain. En sont exclues les limites de l’unité foncière par rapport aux voies et emprises publiques.
Le local accessoire fait soit partie intégrante d’une construction principale, soit il en constitue une annexe, soit une extension. Il est indissociable du fonctionnement de la construction principale, à laquelle il apporte une fonction complémentaire. Il peut s’agir de constructions de nature variée affectées à des usages divers : garage d’une habitation, logement d’un exploitant agricole, entrepôt d’un commerce, local de stockage pour un commerce, … Le local accessoire est réputé avoir la même destination et sous-destination que le bâtiment principal auquel il se rattache (Art. R151-29 du code de l’urbanisme).
La voie publique s’entend comme l’espace ouvert à la circulation publique, qui comprend la partie de la chaussée ouverte à la circulation des véhicules motorisés, les itinéraires cyclables, l’emprise réservée au passage des piétons, et les fossés et talus la bordant. L’emprise publique correspond aux espaces extérieurs ouverts au public qui ne répondent pas à la notion de voie ni d’équipement public
SECTION 2 – DESTINATIONS ET SOUS-DESTINATIONS DES CONSTRUCTIONS
La définition et le contenu des destinations et sous-destinations des constructions visées aux articles R151-27 et R151-28 du code de l’urbanisme sont précisées par l’arrêté du 10 novembre 2016.
DESTINATIONS Exploitation agricole et forestière Habitation
Commerce et activités de service
Equipements d'intérêt collectif et services publics
SOUS-DESTINATIONS Exploitation agricole
Exploitation forestière Logement
Hébergement
Artisanat et commerce de détail
Restauration
Commerce de gros Activités de services où s'effectue l'accueil d'une clientèle Hébergement hôtelier et touristique Cinéma
Locaux et bureaux accueillant du public des administrations publiques et assimilés
DEFINITIONS Les constructions destinées à l'exercice d'une activité agricole ou pastorale et notamment les constructions destinées au logement du matériel, des animaux et des récoltes Les constructions et les entrepôts notamment de stockage du bois, des véhicules et des machines permettant l'exploitation forestière Les constructions destinées au logement principal, secondaire ou occasionnel des ménages, notamment les maisons individuelles et les immeubles collectifs Les constructions destinées à l'hébergement dans des résidences ou foyers avec service, notamment les maisons de retraite, les résidences universitaires, les foyers de travailleurs et les résidences autonomie Les constructions commerciales destinées à la présentation et vente de bien directe à une clientèle ainsi que les constructions artisanales destinées principalement à la vente de biens ou services Les constructions destinées à la restauration ouverte à la vente directe pour une clientèle commerciale Les constructions destinées à la présentation et la vente de biens pour une clientèle professionnelle Les constructions destinées à l'accueil d'une clientèle pour la conclusion directe de contrat de vente de services ou de prestation de services et accessoirement la présentation de biens Les constructions destinées à l'hébergement temporaire de courte ou moyenne durée proposant un service commercial Toute construction répondant à la définition d'établissement de spectacles cinématographiques mentionnée à l'article L212-1 du code du cinéma et de l'image animée accueillant une clientèle commerciale Les constructions destinées à assurer une mission de service public. Ces constructions peuvent être fermées au public ou ne prévoir qu'un accueil limité du public, notamment les constructions de l'état, des collectivités territoriales, de leurs groupements ainsi que les constructions des autres personnes morales investies d'une mission de service public
Autres activités des secteurs secondaire ou tertiaire
Locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés
Etablissements d'enseignement, de santé et d'action sociale
Salles d'art et de spectacles Equipements sportifs
Autres équipements recevant du public
Industrie
Entrepôt Bureau
Centre de congrès et d'exposition
Les constructions des équipements collectifs de nature technique ou industrielle, notamment les constructions techniques nécessaires au fonctionnement des services publics, les constructions techniques conçues spécialement pour le fonctionnement de réseaux ou de services urbains, les constructions industrielles concourant à la production d'énergie Les équipements d'intérêts collectifs destinés à l'enseignement ainsi que les établissements destinés à la petite enfance, les équipements d'intérêts collectifs hospitaliers, les équipements collectifs accueillant des services sociaux, d'assistance, d'orientation et autres services similaires. Les constructions destinées aux activités créatives, artistiques et de spectacle, musées et autres activités culturelles d'intérêt collectif Les équipements d'intérêts collectifs destinées à l'exercice d'une activité sportive, notamment les stades, les gymnases ainsi que les piscines ouvertes au public. Les équipements collectifs destinées à accueillir du public afin de satisfaire un besoin collectif ne répondant à aucune autre sous-destination, notamment les lieux de culte, les salles polyvalentes, les aires d'accueil des gens du voyage. Les constructions destinées à l'activité extractive et manufacturière du secteur primaire, les constructions destinées à l'activité industrielle du secteur secondaire ainsi que les constructions artisanales du secteur de la construction ou de l'industrie, notamment les activités de production, de construction ou de réparation susceptibles de générer des nuisances Les constructions destinées au stockage des biens ou à la logistique Les constructions destinées aux activités de direction et de gestion des entreprises des secteurs primaires, secondaires et tertiaires Les constructions destinées à l'événementiel polyvalent, l'organisation de salons et forums à titre payant
Lorsque plusieurs destinations ou sous-destinations cohabitent au sein d’une même construction ou de l’unité foncière, elles sont soumises aux règles des différentes destinations ou sous-destinations déclinées dans le PLU.
Conformément à l’article R151-29 du code de l’urbanisme, les locaux accessoires sont réputés avoir la même destination et sous-destination que le local principal.
SECTION 3 – LES PRESCRIPTIONS DU REGLEMENT GRAPHIQUE
En complément du règlement écrit, des règes graphiques spécifiques sont représentées sur les plans de zonage. Les dispositions écrites et graphiques du règlement ont la même valeur juridique.
1- La division du territoire en zones
Le territoire couvert par le plan local d’urbanisme est divisé en zones urbaines, zones à urbaniser, zones agricole et zones naturelles et forestières conformément aux articles R151-17 et suivants du Code de l’Urbanisme, dont la délimitation figure aux documents graphiques annexés au présent règlement.
1-1 Les zones urbaines (U)
Texte reproduit du règlement déposé au Géoportail de l'urbanisme. Lecture automatique d'un document public. Elle ne remplace pas le certificat d'urbanisme delivre par la mairie.