Les présentes prescriptions ont été élaborées à partir des traits dominants du paysage bâti et végétal de la commune, afin d’en préserver les particularités et de garder une harmonie entre les bâtiments à construire ou à aménager et l’environnement bâti et végétal existant.
D’une manière générale, l’aspect d’ensemble des constructions, installations et de leurs dépendances doit être en concordance avec le bâti environnant et le caractère général du site. Les constructions doivent présenter une simplicité de volume et d’aspect mettant en valeur les caractéristiques et les matériaux traditionnels de la région.
Les architectures de style ou de caractère empruntés à d’autres régions, les matériaux précaires sont exclus.
Tout projet d’expression contemporaine et innovant par rapport aux règles définies ci‐après devra prendre en compte les caractères naturels et bâtis du site et sera soumis à l’approbation de l’autorité compétente. Il devra être situé de telle manière que sa position dans l’environnement bâti ne rompe pas la continuité du caractère traditionnel des autres constructions et ne remette pas en cause la perception de l’espace visuel.
1. Adaptation du terrain#
Les constructions doivent s’adapter à la topographie du site et au profil du terrain naturel. Les formes initiales de terrain doivent être modifiées le moins possible, notamment la présence de haies.
Les déblais, remblais et effets de buttes devront être minimisés au maximum en respectant le relief naturel.
Sur terrain en pente : - les mouvements de terres doivent s’effectuer en amont (déblai) et non en saillie (remblai).
- Les enrochements seront limités.
Sur terrain plat : - les buttes de terre supérieures à 1.20m de hauteur par rapport au terrain naturel sont interdites. - les pentes de terre ne doivent pas excéder 20% en plus du terrain naturel. - les exhaussements de sol prolongeant les habitations sont interdits à moins de 4m des limites séparatives : les pieds ou crêts de talus ne doivent pas être implantés à moins de 2 mètres des limites.
Distance minimum : 2m
Pente maximum : 20%
Hauteur maximum : 1,2m
Ces dispositions ne s’appliquent pas, en cas d’impératifs techniques, aux bâtiments agricoles, aux locaux d’activités économiques ou aux équipements publics.
2. Volumes#
Les formes et les volumes des constructions doivent résulter des contraintes liées à la parcelle (dimension, accès, situation…), l’orientation, les vents dominants.
Les formes simples proches du bâti traditionnel, la sobriété des formes et volumes, l’unicité seront privilégiées. Les volumes seront plus longs que larges et compacts.
Les éléments non traditionnels de caractère climatique tels que les vérandas, les serres, les panneaux solaires…, doivent être étudiés de manière à s’intégrer au mieux aux volumes des constructions.
3. Toitures#
Afin de conserver une unité avec le bâti traditionnel, les lignes de faîtages doivent être préférentiellement parallèles à la plus grande longueur des bâtiments ou aux courbes de niveau du terrain naturel ou à la voie si le terrain est plat.
- Les toitures des habitations seront à deux versants minimum avec une pente au moins égale à 35% et inférieure à 65%. Des pentes inférieures pourront être autorisées pour des annexes de faible emprise. Les toitures terrasses non végétalisées sont interdites sauf pour des éléments de raccordement entre deux constructions ou pour les extensions et annexes adossées au bâtiment principal ou à un mur de clôture. Les teintes des couvertures des habitations seront dans les nuances de rouge vieilli au brun. Des toitures différentes pourront être admises s’il s’agit d’installer un dispositif d’énergie alternative ou pour s’adapter à une couverture existante.
- Les toitures des bâtiments d’activités ou agricoles seront à deux versants minimum avec une pente minimum de 15%. Les couvertures doivent être en matériaux de couleur mate, qui rappelleront par leur couleur et leur aspect général les toits traditionnels.
- Les toitures à une seule pente sont admises pour les extensions et bâtiments annexes adossés à un bâtiment principal ou à un mur de clôture.
- Les toitures terrasses végétalisées sont admises pour les bâtiments d’activités et habitations. - L’utilisation de plaques translucides améliorant la clarté des bâtiments agricoles est autorisée ainsi que le verre pour les vérandas et les serres.
4. Couleurs et enduits de façade#
Tous les matériaux tels que le béton grossier, qui ne sont pas de parement, les parpaings agglomérés, doivent être recouverts d’un revêtement. Les revêtements de couleur blanche ou vive sont à exclure. Les constructions en bois sont autorisées et les teintes d’aspect naturel du bois seront privilégiées.
- Construction d’habitation : Lorsque ces bâtiments ne sont pas réalisés en matériaux naturels tels que la pierre ou le bois, leurs enduits de façades doivent être de couleur rappelant les nuances du bâti ancien.
- Bâtiment agricole et d’activités : Leurs parois verticales devront être préférentiellement en bardage bois ou métal ou en matériau enduit dans la teinte des enduits traditionnels.
- Locaux annexes, extensions : Les bâtiments annexes et les extensions des bâtiments existants devront être traités de préférence dans les mêmes matériaux et couleurs que les bâtiments principaux dans le respect des règles énoncées dans le présent règlement.
Les bâtiments annexes en tôle ou fibrociment sont interdits.
5. Ouvertures et menuiseries extérieures Les couleurs vives sont interdites.
VIOLAY – Plan Local d’Urbanisme Règlement – 2013
6. Clôtures#
En zone U et AU : - Les clôtures sont facultatives ; - Les clôtures en plaque de fibrociment, tôle ondulée et tous matériaux ne présentant pas une tenue et un aspect satisfaisant sont interdites ; - Les bâches coupe‐vent et les clôtures réalisées en végétation morte (cannages …) sont interdites ; - Les clôtures devront être traitées avec le même soin que les façades des bâtiments et ne pas constituer, par leurs matériaux, leur aspect ou leur couleur, des dissonances architecturales avec le cadre environnant ; - La hauteur maximale de la clôture sera de : 9 clôture végétale d’essence adaptée ou en bois éventuellement doublée d’un grillage et clôture sur muret : 2 m 9 Autres clôtures dont grilles ou ferronneries : 2m. 9 Les murs d’enceinte de plus de 1.60m sont interdits.
7. Végétaux#
En zone U et AU : Les feuillus et essences locales seront privilégiés afin de respecter le caractère paysager et naturel. Afin de ne pas créer de rupture d’échelle avec le bâti ou la parcelle, les essences d’arbres de petit développement (< à 10 mètres de hauteur) seront favorisées. Les haies d’essences variées sont recommandées.
La commune est concernée par l’arrêté préfectoral n°2003‐416 prescrivant la destruction obligatoire de l’ambroisie. L’implantation d’espèces fortement allergènes telles que cyprès et bouleaux devra donc être limitée. Par ailleurs, la plus grand attention au transport de terres devra être accordée, et ne pas laisser les terrains nus ou en friche, afin de réduire les risques de colonisation et d’infestation par les plants d’ambroisie, et prévenir les émissions de pollen.
Les règles d’implantation des arbres et arbustes en limite de propriété sont édictées dans le Code Civil (article 671).
8. Energies renouvelables#
Les installations et ouvrages nécessaires à la promotion des énergies renouvelables sont autorisés à condition de s’intégrer au mieux aux couleurs et volumes des constructions, que ce soit en façade ou en toiture. Ils peuvent donc conduire à l’utilisation de couleurs des façades, ou de toitures différentes de celles précisées précédemment.
9. Piscines#
Les projets de piscine devront respecter les mêmes règles d’implantation que les bâtiments (recul par rapport à l’alignement ou l’axe des RD/recul par rapport aux limites séparatives).
10.Eléments remarquables (cf. plan de zonage) identifiés au titre de l’article L.123‐1‐5‐7° du Code de l’Urbanisme
L’article L.123‐1‐5‐7° du Code de l’Urbanisme indique que les plans locaux d’urbanisme peuvent identifier et localiser les éléments de paysage et délimiter les quartier, îlots, immeubles, espaces publics, monuments, sites et secteurs à protéger, à mettre en valeur ou à requalifier pour des motifs d’ordre culturel, historique ou écologique et définir, le cas échéant les prescriptions de nature à assurer leur protection.
A l’intérieur de ces périmètres il sera fait application de l’article R.421‐23 (h) du Code de l’Urbanisme qui impose une demande d’autorisation préalable pour tous les travaux portant sur un élément ainsi identifié.
Sur la commune de VIOLAY, des « éléments remarquables à protéger » sont délimités sur plusieurs secteurs de la commune afin d’établir une protection des zones humides et des corridors écologiques. Pour les corridors écologiques : Dans ces secteurs, les aménagements, constructions autorisés dans la zone du PLU devront permettre de maintenir les continuités écologiques :
- dans les zones naturelles ou agricoles : les clôturés devront maintenir une perméabilité pour la faune,
- les aménagements des cours d’eau et de leurs abords devront maintenir les continuités biologiques (maintien des ripisylves, les ouvrages devront maintenir la libre circulation de la faune piscicole, maintien de l’intégrité du lit mineur du cours d’eau),
- maintien des zones humides existantes et de leur fonctionnement hydraulique. Dans le cas de travaux ou d’aménagement sur les corridors identifiés sur le document graphique, des mesures compensatoires de reconstitution des corridors ou des milieux naturels touchés sont obligatoires. Pour les zones humides : Toute zone humide protégée et identifiée au titre de l’article L.123‐1‐5‐7° du Code de l’Urbanisme ne devra être ni comblée, ni drainée, ni être le support d’une construction ou de voirie. Elle ne pourra faire l’objet d’aucun aménagement, d’aucun affouillement pouvant détruire les milieux présents. Aucun dépôt (y compris de terre) n’est admis. Seuls les travaux nécessaires à la restauration de la zone humide, ou ceux nécessaires à sa valorisation sont admis sous réserve de ne pas détruire les milieux naturels présents.