Intitulé du document : Les éléments de patrimoine bâti, planté ou de paysage à protéger et à mettre en valeur au titre
de l'article L.151-19 ou L 151-23 du Code de l'urbanisme.
•
Les bâtiments pouvant faire lʼobjet dʼun changement de destination au titre de lʼarticle L.151-11
du Code de lʼurbanisme.
•
Les cônes de vue à protéger ou à mettre en valeur au titre de l'article L.151-19 du Code de
l'urbanisme.
•
Les espaces boisés classés (EBC) à protéger ou à mettre en valeur au titre de lʼarticle L113-1 du
Code de lʼurbanisme.
Dispositions générales
•
-
Les constructions nouvelles ou aménagées doivent avoir par leurs dimensions, leur architecture
et la nature des matériaux, un aspect compatible avec le caractère des lieux avoisinants afin de préserver
l'intérêt du secteur.
-
Les constructions doivent présenter une simplicité de volume et une unité dʼaspect et de
matériaux et sʼintégrer au paysage. Les nouvelles constructions autorisées devront prendre en compte la
topographie naturelle du terrain. Les couleurs, sauf pour les bâtiments à usage d'habitation autorisés,
feront référence aux teintes des milieux naturels : gamme de brun, de vert foncé ou de gris ou « pierre
naturelle de pays » dans la mesure où la construction est contigüe à la zone urbaine ou à des constructions
existantes.
-
Les dispositions fixées ci-dessous traduisent dans la mesure du possible les recommandations
architecturales du Pays de Valois annexée au présent règlement. Cette plaquette propose notamment des
illustrations sur les agencements, les formes, les matériaux, etc., auxquels il convient de se référer.
-
Les éléments patrimoniaux à protéger ou à mettre en valeur repérés sur les plans de découpage
en zone sont à pérenniser au titre de l'article L.151-19 du Code de l'urbanisme. Des travaux restent
possibles, dans ce cas, une déclaration devra être effectuée à la commune avant toute intervention. Il
sera notamment demandé l'emploi de matériaux compatibles avec l'intérêt patrimonial des constructions.
-
Les éléments plantés à protéger ou à mettre en valeur repérés sur les plans de découpage en zone
sont à pérenniser au titre de l'article L151-23 du Code de l'urbanisme sauf si un projet de valorisation
touristique ; un projet d'équipement, un aménagement ou une installation présentant un caractère d'intérêt
général ; ou des problèmes de sécurité nécessitent de modifier ou de réduire leur emprise. Dans ce cas, une
déclaration devra être effectuée à la commune avant toute intervention. Leur entretien normal est possible
sans déclaration préalable.
•
Les façades :
-
Les façades postérieures et latérales doivent être traitées avec autant de soin et en harmonie
avec la façade principale. Les sous-sols apparents doivent être traités avec autant de soin que les façades
des constructions.
-
L'emploi à nu des matériaux destinés à être recouverts est interdit. Les matériaux destinés à être
recouverts (brique creuse, parpaing, etc.) doivent lʼêtre soit :
• dʼenduits lisses, grattés ou talochés de teinte rappelant les enduits anciens au mortier bâtard ou à la chaux suivant les teintes du nuancier annexé au règlement. Le blanc pur est interdit,
• de bardage métallique peint (sauf pour les extensions de constructions existantes au moment de l'entrée en vigueur du PLU) ou de bardage bois (ou matériau composite) selon les teintes des milieux naturels : gamme de brun, de vert ou de gris.
-
Lʼemploi de la tôle brute ou galvanisée, non peinte en usine, est interdit.
-
Les façades seront réalisées en utilisant au plus deux teintes.
-
Les menuiseries peintes doivent lʼêtre suivant le nuancier annexé au présent règlement, en
harmonie avec la teinte des façades.
Les façades en pierres appareillées ou en briques visibles depuis lʼespace public resteront
apparentes (ni peintes, ni enduites). Lorsque les façades sont faites de pierres ou de moellons, les joints
doivent être "beurrés" de mortier de chaux grasse de même teinte que le matériau principal.
-
Les abris de jardin et abris pour animaux seront réalisés en bois dominant de teinte naturelle
foncée, ou de teinte suivant la gamme de brun, de vert ou de gris.
•
Toiture
-
Les couvertures seront réalisées en utilisant une teinte unique (qui pourra être soit différente, soit
identique à celle des façades), hors aménagements nécessaires à assurer la luminosité naturelle à
l'intérieur de la construction et hors installation résultant de la valorisation des énergies renouvelables ou
visant à des économies d'énergie qui pourront adopter une autre teinte. Lʼemploi de la tôle brute ou
galvanisée, non peinte en usine, est interdit.
-
Les toitures des constructions auront des pentes de 20° minimum. Cette pente est portée à 35°
minimum dans le cas dʼextension dʼune construction à usage dʼhabitation (sauf exceptions ci-dessous).
Pour les extensions des constructions existantes :
• la toiture-terrasse est autorisée sous condition de se limiter à un niveau de la construction. • la pente de la toiture pourra suivre celle du bâtiment existant.
Uniquement dans le secteur NL, les toitures-terrasses peuvent également être autorisées pour la construction principale si elles sont majoritairement végétalisées.
-
Les toitures des abris pour animaux, abris de jardin et annexes aux constructions existantes
pourront être à une pente.
-
Dans le cadre de lʼextension de constructions à usage dʼhabitation existantes avant lʼentrée en
vigueur du PLU révisé, la couverture sera réalisée :
§ en tuile plate (au minimum 22 au m2) de teinte rouge flammée § en tuile mécanique de teinte rouge-brun ou rouge vermillon § en ardoise naturelle (ou aspect ardoise naturelle, le fibrociment de teinte et dʼaspect ardoise
naturelle étant toléré)
Ces matériaux ne sʼappliquent pas pour les toitures-terrasses.
•
Clôtures
-
Les clôtures doivent présenter une simplicité dʼaspect et seront à dominante végétale, composées
d'essences locales et variées, dʼune hauteur maximum limitée à 2 mètres. Un grillage rigide ou souple de
teinte adapté à son environnement est autorisé, à condition dʼêtre doublé par des éléments végétaux
(haies vives, plantations diverses).
-
Les clôtures réalisées en plaque de béton sont interdites.
-
Les clôtures, lorsqu'elles sont concernées, doivent respecter les dispositions de l'article L.372-1 du
Code de l'environnement.
Dans le fond de vallée, les clôtures ne doivent pas constituer un obstacle au libre écoulement des
eaux. Lʼaccès aux rives pour lʼentretien du cours dʼeau sera maintenu.
•
Dispositions diverses
-
Les antennes paraboliques de diamètre supérieur à 1 mètre et tout autre matériel doivent être
peu visibles depuis lʼespace public.
-
Les citernes de gaz liquéfié ou de mazout, ainsi que les installations similaires, doivent être
placées en des lieux non visibles, ou masquées par un rideau de verdure.
•
Performances énergétiques et environnementales
-
Les capteurs solaires (dont panneaux photovoltaïques) auront une teinte en harmonie avec le reste
de la couverture dès lors quʼils sont placés en toiture. Lorsqu'ils sont implantés sur des constructions
identifiées au titre de l'article L.151-19 du Code de l'urbanisme, ils respecteront l'ordonnancement de la
façade.
-
Les pompes à chaleur et dispositifs de climatisation ne seront pas visibles depuis la rue et installés
à au moins 6 mètres des constructions voisines à usage dʼhabitation.
-
Pour les constructions et installations liées ou nécessaires au fonctionnement des équipements
d'infrastructure de voirie et de réseaux divers (transformateur, pylône, réservoir dʼeau potable, poste de
détente de gaz, bassin de retenue, station dʼépuration, etc.), leur aspect extérieur sera en harmonie avec les
caractéristiques architecturales du village (matériaux, teinte, etc.).
La plantation réalisée, un travail constant et régulier de surveillance, d’accompagnement du développement du végétal s’impose sur une durée minimale de 3 à 5 années : il est toujours préférable d’anticiper les opérations de taille par exemple. Une intervention tardive pour tenter de modifier la forme ou d’éliminer des branches trop développées risquerait alors de provoquer des désordres susceptibles de contrarier la pérennité de l’arbre ou de le rendre dangereux à moyen ou long terme. D’une façon générale, les arbres supportent mal les interventions brutales ou excessives et s’accommodent beaucoup mieux, si besoin, de soins réguliers et raisonnables.
Les 3 premières années : assurer la réussite de la plantation
Les entretiens des 2-3 premières années visent à assurer la reprise et la croissance des végétaux. Il est donc recommandé de suivre les conseils suivants :
• Les apports de fertilisants de type engrais sont inutiles :
ge limite l'évaporation de l'eau du sol et réduit les entretiens. Limiter les désherbages chimiques car le dosage correct des produits est difficile et les plants absorbent les émanations.
• Raisonner l'arrosage car un excès est aussi néfaste au végétal qu'un manque d'eau : les techniques décrites ci-dessous (binage, paillage) seront souvent plus efficaces en complément aux arrosages.
• Les tailles ne sont généralement pas nécessaires la première année sur les arbres. Sur les autres plants (arbustes, haies…) on pourra rabattre les pousses les plus vigoureuses dans une proportion de 1/3 à 50% de la hauteur.
ils perturbent la reprise des plants. L'apport de matière organique en surface sera beaucoup plus efficace et limitera l'évaporation de l'eau du sol.
• Mettre en place un paillage sur 1 m2 autour de chaque plant pour limiter la concurrence herbacée principalement graminée. Le pailla-
• Surveiller les tuteurs et colliers qui risquent d'étrangler, frotter et fragiliser la pousse du jeune arbre. Les tuteurs seront enlevés généralement après trois années et cinq au maximum.
GÉRER : Des pratiques adaptées et durables
30
La taille de formation des jeunes sujets, pour obtenir la forme souhaitée
et éliminer les défauts, de 3 à 15 ans après la plantation
C'est essentiellement les tailles de formation qui vont être mises en œuvre pour donner aux jeunes arbres plantés la silhouette prévue. Ces tailles de formation seront régulières et réfléchies. Les schémas cidessous illustrent les recommandations de tailles pour les principales formes.
Pourquoi tailler ? Si la taille n'est pas nécessaire au développement de l'arbre, elle est parfois souhaitable pour répondre à des objectifs précis tels que : • Préparer une forme, une silhouette architecturée (arbre têtard, topiaire, rideau…) ; • Éliminer des défauts tels que les écorces incluses qui pourraient rendre l'arbre dangereux ; • Favoriser la floraison des arbres ou arbustes à fruits et à fleurs ; • Sous certaines conditions, la taille permet de rajeunir un végétal ; • Supprimer le bois mort, entretenir une forme, limiter le développement de la tête (houppier de l'arbre)…
Utiliser une technique adaptée Sur les jeunes plantations, les scies à double denture et les sécateurs sont préférables à la tronçonneuse qui sera utilisée pour les coupes plus importantes. (voir page 32 et 33).
Quand tailler ? Si l'hiver est la période la plus propice à l'élagage parce que l'absence de feuilles facilite ces interventions, il est biologiquement préférable de tailler pendant la période de végétation en dehors de la montée de sève, soit de mars à fin juin : la présence de la sève favorise la cicatrisation de la plaie.
Pour les arbres têtards en revanche, l'objectif de faciliter la production de nombreux et vigoureux rejets, suppose de tailler plutôt de janvier à fin mars.
Références
• Guide des bonnes pratiques d'emploi des produits phytosanitaires Groupe Régional Eaux et Produits Phytosanitaires Picardie 2004
• Des formations sont proposées aux personnels des communes par le Centre National de la Fonction Publique Territoriale.
LA TAILLE DANS LES REGLES DE L’ART
La taille ne peut être improvisée : la connaissance du fonctionnement biologique est indispensable pour éviter de traumatiser l'arbre et le rendre dangereux à moyen terme. Il n'est pas question ici de présenter toutes les techniques de taille, mais de rappeler simplement celles qui sont recommandées pour les arbres : chaque espèce, chaque forme font appel à une ou des tailles spécifiques.
L'ensemble des feuilles constituent, avec les charpentières, le houppier de l'arbre. Il assure le développement de l'arbre. Toute intervention qui vise à supprimer des branches affaiblira l'arbre si le volume de branches éliminées est trop important. Tailler ou élaguer un arbre impose le respect de règles simples au mépris desquelles on fragilise l'arbre et on le rend dangereux.
Règles de taille et d’élagage
•Tailler modé-
rément et régu-
lièrement en
enlevant 20%
du
volume
foliaire à cha-
que passage et
jamais plus de
40 % ;
•Intervenir sur des branches de faible diamètre sachant que la vitesse de cicatrisation d'une plaie se situe autour de 1 cm par an sur le rayon ;
•Respecter le bourrelet de cicatrisation situé à la base de chaque branche ;
•Ne jamais couper de branche de diamètre proche de celui du tronc ;
•Lorsque les branches sont partiellement coupées, maintenir un tire-sève qui irriguera la plaie et évitera la dégradation du bois mis à nu ;
•Éliminer prioritairement les écorces incluses dont les branches s'effondrent très facilement lorsqu'elles se développent.
Comment intervenir
à bon escient sur les
arbres adultes :
Trop souvent, les arbres adultes sont mutilés en raison de la méconnaissance des règles biologiques qui président au fonctionnement de l'arbre : les coupes sont réalisées sans discernement, pour répondre à un besoin. La taille et l'entretien d'un arbre adulte réclament des précautions élémentaires.
Diagnostiquer
précisément les raisons
de l'élagage ou de la
taille :
• Évaluer le volume des branches à couper et la façon dont ce volume pourra être éliminé en une ou plusieurs fois pour préserver l'arbre et ne pas le rendre dangereux ; • Éviter tous travaux susceptibles de perturber le fonctionnement racinaire et le bon ancrage de l'arbre : creusement de tranchées, enterrement du collet, dérasement de la couche végétale ou tassement excessif des horizons superficiels par le piétinement.
GÉRER : Des pratiques adaptées et durables
32
Quel type de taille ?
Selon les objectifs de taille définis ci-dessus, on choisira la taille appropriée
Les principales tailles d'entretien des arbres adultes :
Taille d'éclaircie de houppier
Taille de mise en sécurité :
Cette pratique est peu connue dans la mesure où elle requiert des compétences particulières, en particulier la technique du grimper. Elle permet de visiter et d'intervenir sur l'ensemble du houppier de l'arbre qui sera allégé du bois mort, les branches dangereuses peuvent être allégées, haubanées et l'éclaircie peut améliorer l'éclairement d'une façade occultée par le houppier de l'arbre.
Il s'agit essentiellement, dans les lieux fréquentés par le public, d'éliminer le bois mort et toutes branches susceptibles de présenter un danger potentiel en raison de la dégradation de son bois .
Choisir une entreprise
qualifiée pour les travaux à réaliser
Planter, abattre et tailler un arbre sont des opérations distinctes qui requièrent des compétences différentes. C'est la raison pour laquelle des qualifications ont été créées depuis 1970. Qualipaysage est une association qui définit et octroie les qualifications correspondantes aux différents travaux auxquels ces entreprises sont confrontées. Pour l'élagage, les qualifications sont référencées E140 et E141, la qualification E141 concerne les grimpeurs élagueurs. Le choix d'entreprises qualifiées ne doit pas être exclusif car de nombreuses entreprises non qualifiées possèdent un savoir-faire et une expérience qui valent qualification.
La technique du grimper, préférable à l'utilisation de la nacelle
Tous travaux de taille et d'élagages peuvent faire référence au Cahier des Clauses Techniques Générales, fascicule 35 qui définit les règles des professionnels de l'arboriculture, il est toujours possible pour une commune, de compléter cette référence par un Cahier des Clauses Techniques Particulières (CCTP) qui précisera les règles spécifiques auxquelles l'entreprise devra se soumettre pour la bonne conduite du chantier.
Taille de maintien des
formes architecturées
Ces tailles, régulières, veillent au maintien de la forme réalisée lors des tailles de formation (arbre têtard, arbres palissés…).
Dans les arbres adultes, la technique du grimper est particulièrement recommandée car on intervient sur l'ensemble du houppier à la différence de la nacelle qui accède uniquement à la périphérie et génère souvent des tailles sévères.
Références
• La taille des arbres d'ornement, du pourquoi au comment - Christophe Drénou - IDF Éditions 1999
• "L'arboriculture urbaine", L. Maillet, C. Bourgery, IDF Éditions
• La taille et le palissage - David Joyce - Éditions Nathan
• Taille et entretien des arbres du patrimoine - guide des bonnes pratiques, CRPF/ Conseil Général de la Somme 2001
LE CADRE RÉGLEMENTAIRE DE LA PROTECTION
La prise en compte du végétal dans les projets d'aménagement et de planification est obligatoire, qu'ils soient menés à l'échelle communale ou celle de la parcelle privée. Le type et le niveau de la protection choisie seront différents selon la nature et le degré d’intérêt du patrimoine arboré.
Les outils de protection du patrimoine arboré
La protection au titre des sites et monuments naturels
La loi définit deux niveaux de protection basés sur l'intérêt artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque des sites : l'inscription et le classement. Peu fréquente, la protection de sujet ou ensemble de sujets végétaux remarquables peut être envisagée. Leur destruction et les modalités de gestion ou d’intervention, hors entretien courant, sont encadrées par un régime d’autorisation spéciale ministérielle ou préfectorale. La protection des sites peut être assortie d’un document de gestion spécifique. L’inscription concerne des sites dont l’intérêt est suffisant pour mériter une maîtrise raisonnée de son évolution. Le classement est réservé aux sites plus exceptionnels dont l’intérêt justifie une politique rigoureuse de préservation.
La protection au titre du patrimoine architectural urbain et paysager (ZPPAU)
Couvrant un espace plus vaste que le périmètre de 500m autour des monuments historiques, la ZPPAUP affirme une vocation paysagère et un intérêt particulier pour les structures végétales, composant l’espace. Dans le cadre des dispositions réglementaires ou du cahier de recommandations, des préconisations relatives à la mise en valeur des structures végétales peuvent être édictées. La ZPPAUP est une servitude d’utilité publique annexée au PLU. Elle est instituée par la commune en accord avec l’Etat (Service Départemental de l’Architecture et du Patrimoine).
La protection dans le cadre de l'aménagement foncier et du droit rural
La protection au titre de la richesse écologique
Reconnus pour leurs qualités écologiques exceptionnelles ou pour la présence d'une espèce animale ou végétale patrimoniale identifiée dans un périmètre défini, les Réserves Naturelles, Arrêtés de Biotope ou Site du réseau « Natura 2000 » s'accompagnent de documents de gestion définissant les modalités d'entretien et de gestion à long terme de ces milieux.
La protection du végétal est prise en compte dans le cadre d'opération d'aménagement foncier. Boisements, haies ou alignements peuvent ainsi être identifiés lors d'un remembrement comme structures végétales à conserver, voire à reconstituer ou constituer. Leur destruction est alors soumise à autorisation du Préfet. Une disposition du Code Rural prévoit en outre la protection de ces mêmes structures en dehors d'une démarche d'aménagement foncier (article L.123-8 du Code Rural).
La protection dans le cadre de la planification urbaine
Selon sa taille et les enjeux de protection, ou de développement, une commune, ou un regroupement de communes, peut se doter d’un document d’urbanisme sous forme soit d’une carte communale, soit d’un P.L.U. .
•La carte communale est un document d’urbanisme simple qui organise le développement de la commune et indique le périmètre de constructibilité. Les éléments paysagers à protéger ou à mettre en valeur peuvent y être mentionnés. Il ne comporte pas de règlement spécifique, le Règlement National d’Urbanisme s’applique dans toute la commune. Une palette végétale pour les plantations peut être indiquée en référence sous forme de recommandations.
•Le Plan Local d’Urbanisme est un document de planification urbaine spécifique à la commune, établi dans le respect des principes de développement durable sur l’intégralité du territoire communal. Il comprend un rapport de présentation, un Projet d'Aménagement et de Développement Durable (P.A.D.D), un règlement et des documents graphiques qui définissent le zonage et les conditions qui s’y rapportent ; des annexes mentionnent l’ensemble des servitudes s’appliquant dans la commune. Le P.L.U. est opposable à toute personne publique ou privée pour l'exécution de travaux d’aménagement, de constructions comme de plantations.
PROTÉGER : Des mesures pour le patrimoine végétal
34
Parmi les différents documents qui constituent le P.L.U., certains encadrent plus particulièrement le projet paysager et arboré :
Le Projet d'Aménagement et de Développement Durable (voir page 24)
Les orientations d'aménagement Elles précisent les dispositions nécessaires à l'évolution d'un secteur ou à un aménagement particulier (création d'un tour de ville, d'un espace public…). Dans ce cadre, elles peuvent identifier les structures végétales à conserver, à renforcer, voire à créer pour recomposer la trame végétale du secteur concerné.
Forestiers) ou A (Agricole) propices au maintien du caractère agricole ou naturel du territoire.
Les inventaires du patrimoine végétal
L’Atlas des paysages départementaux Ce document de connaissance décrit l'état des lieux des réalités géographiques, sociales et culturelles du territoire. Il identifie également les dynamiques d’évolutions des paysages de notre quotidien et recense les paysages les plus emblématiques de nos territoires. Chaque département picard est doté d'un Atlas de paysage.
L’Inventaire des arbres remarquables Ce recensement des arbres remarquables de chaque département donne une lecture de la richesse du patrimoine végétal. Les arbres recensés sont décrits sous l’angle de leurs dimensions, de leur spécificité et de la valeur historique ou légendaire qui leur sont associés.
Tracés urbains
Le zonage et le règlement Le zonage délimite notamment des périmètres N (espaces Naturels et
À l'intérieur des périmètres U (espace Urbain) et AU (A Urbaniser), le règlement définit les règles de plantations notamment en terme de clôtures végétales. L'édification de clôture (haie) est soumise à autorisation sauf pour les clôtures nécessaires à l'activité agricole et forestière. Les structures végétales caractéristiques de l'identité communale (bois, alignements, réseau de haies, arbre remarquable isolé…) pourront être protégées au titre des “éléments paysagers remarquables” ou, quand l'intérêt est majeur, au titre des Espace Boisés Classés. La destruction de ces éléments est alors soumise à un régime d'autorisation et les modalités de leur gestion sont définies dans le règlement et dans les orientations d'aménagement. Cette disposition ne concerne pas les bois soumis au Régime Forestier, ceux dont les coupes entrent dans le cadre d'une autorisation par catégories définies par arrêté préfectoral après avis du Centre Régional de la Propriété Forestière et ceux qui sont dotés d'un Plan Simple de Gestion agréé du même CRPF.
Les Zones Naturelles d'Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF) C’est un inventaire des espaces naturels dont l'intérêt repose soit sur l'équilibre et la richesse des écosystèmes, soit sur la présence d'espèces floristiques ou faunistiques rares et menacées. Une ZNIEFF n'est pas en soi une mesure de protection mais un élément d'expertise qui signale, le cas échéant, la présence d'habitats naturels ou d'espèces remarquables protégées par la loi.
Références
• "Les droits de l'arbre", aide-mémoire
des textes juridiques, Ministère de
l'Écologie et du Développement
Durable - juin 2003. Accessible sur
http://www.environnement.gouv.fr
• "Pour un urbanisme attentif aux
patrimoines de la commune -
étudier avant de décider",
CAUE de la Somme, 2005
• Site internet juridique Légifrance :
http://www.legifrance.gouv.fr
• Arbres remarquables de l’Aisne
Cpie Merlieux: 2005
• Paysages de l’Aisne
CAUE de l’Aisne, 2002
• Atlas des paysages de l’Oise,
DIREN de Picardie/Atelier 15, 2005
• Atlas des paysages de la Somme,
DIREN de Picardie/
Atelier Traverses, 2006
groupe oz’iris - 3424 03 22 80 50 20
Adresses utiles
• Conseil Régional de Picardie 11 Mail Albert Ier 80026 AMIENS Cedex 1 Tél : 03 22 97 37 37 Courriel : webmaster@cr-picardie.fr
• Direction Régionale de l’Environnement – Picardie (DIREN) 56 rue Jules Barni 80040 AMIENS Cedex Tél : 03 22 82 90 40 Fax : 03 22 97 97 89
• Centre Régional de la Propriété Forestière Nord Pas de Calais – Picardie (CRPF) 96 rue Jean Moulin 80000 AMIENS Tél : 03 22 33 52 00 Fax : 03 22 95 01 63 Courriel : nordpicardie@crpf.fr
• Conservatoire des Sites Naturels de Picardie 1 place Ginkgo, Village Oasis 80044 AMIENS Cedex 1 Tél : 03 22 89 63 96 Fax : 03 22 45 35 55 mél : contact@conservatoirepicardie.org
• Conseil d’Architecture d’Urbanisme et d’Environnement (CAUE) de la Somme 5 rue Vincent Auriol 80000 AMIENS Tél : 03 22 91 11 65 Fax : 03 22 92 29 11 Courriel : caue80@caue80.asso.fr et Site internet : caue80.com
• Conseil d’Architecture d’Urbanisme et d’Environnement (CAUE) de l’Aisne 34 rue Serurier 02000 LAON Tél : 03 23 79 00 03 Fax : 03 23 23 47 25 Courriel : caue02@tiscali.fr et Site internet : caue02.com
• Conseil d’Architecture d’Urbanisme et d’Environnement (CAUE) de l’Oise La Cabotière – Parc du Château – BP 439 – 60635 CHANTILLY Cedex Tél : 03 44 58 00 58 Fax : 03 44 57 76 46 Courriel : caue60@wanadoo.fr et Site internet : caue60.com
Crédit photos : CAUE de l’Aisne, de l’Oise et de la Somme ; Conservatoire des Sites Naturels de Picardie (photo p.8), CRPF
Crédits illustrations : CAUE de l’Aisne, de l’Oise et de la Somme , CRPF et Grand Nørd
Ont contribué à la rédaction de cette brochure : Jacques Barret, Bertrand Bès, Joël Byé, Claire Coulbeaut, Thérèze Rauwel, Gérald Reman, Bruno Stoop, F-X Valengin
Avec le soutien financier du Conseil Régional de Picardie et de la DIREN - Picardie
LISTE DES ESSENCES D’ARBRES ET D’ARBUSTES
pour une haie champêtre
Parc Naturel Régional Oise-Pays de France
Château de la Borne Blanche 48, rue d’Hérivaux - BP 6 60560 ORRY-LA-VILLE Tel : 03 44 63 65 65 / Fax : 03 44 63 65 60 contact@parc-oise-paysdefrance.fr www.parc-oise-paysdefrance.fr
Une haie champêtre dans mon jardin... pourquoi pas ?
Les avantages de la haie champêtre
Les haies champêtres sont des haies «de type sauvage», constituées de plusieurs variétés d’arbres, d’arbustes et de plantes grimpantes que l’on trouve à l’état naturel dans notre région. Autrefois très communes, elles ont été, depuis une trentaine d’années, progressivement délaissées au profit des haies de thuyas et de lauriers, à la pousse rapide et à l’encombrement moindre (dans les petits jardins notamment). La haie champêtre qui semble, de premier abord, plus contraignante que la haie de thuyas, offre pourtant de nombreux avantages et tente à regagner, depuis quelques années, ses lettres de noblesse.
Haie champêtre, forme libre
Haie champêtre taillée
Quelles essences pour une haie champêtre ?
Charmille, cornouiller, noisetier, néflier, sorbier, tilleul, aubépine... Arbres, arbustes, plantes grimpantes, essences à fleurs, à fruits, à feuillage coloré, à feuillage caduque ou persistant, essences pouvant être taillées.... Il existe des dizaines d’essences locales permettant d’obtenir une haie champêtre adaptée à vos besoins (préserver l’intimité, protèger du vent), à vos envies (créer un fond de décor, produire des fruits, accueillir la petite faune et les pollinisateurs) mais également aux contraintes de votre terrain (nature du sol, exposition, taille du terrain).
Rien ne vous empêche également de mélanger ces espèces champêtres avec quelques espèces plus horticoles (Seringat des poètes, Lilas, Groseiller à fleurs…), tous les intermédiaires sont possibles, de la haie champêtre à la haie fleurie. Attention néanmoins à ne pas choisir d’espèces exotiques envahissantes.
Vous trouverez dans les pages suivantes une liste des essences locales conseillées, classées par catégories (arbres, arbustes, plantes grimpantes) et par taille pour les arbres. Pour connaître les caractéristiques de chacune d’entre-elles (vitesse de croissance, exposition préférentielle, type de sol, intérêts, attrait pour la faune, etc.), reportez-vous à la légende des pictogrammes ci-dessous.
+++ - Aspect très décoratif : palette de formes, de couleurs, de senteurs variant toute l’année - Bonne adaptation au climat et au sol, - Bonne résistance aux maladies, - Entretien réduit : peu ou pas d’arrosage, taille tous les 2 à 3 ans - Réservoir de biodiversité, offrant abris et nourriture à la faune (notemment aux insectes auxiliaires si utiles au jardin).
- En forme libre, à réserver plutôt aux grands jardins. Pour les jardins plus petits, en ville notamment, une haie champêtre plus structurée peut être obtenue en choissant des essences supportant bien la taille.
Haie de thuyas
+++ - Gain de place dans les petits jardins
--- Uniformisation du paysage - Acidification progressive du sol et vunérabilité aux maladies - Entretien fréquent : au moins 2 tailles par an (tailles
difficilement compostables) - Pas ou peu d’intérêt pour la biodiversité (peu d’abris et de nourriture pour la faune)
Caractéristiques des végétaux conseillés
Légende des pictogrammes utilisés dans les pages suivantes
CROISSANCE EXPOSIT