Intitulé du document : A.II.2 - Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère
- Insertion de la construction dans ses abords, qualité, diversité architecturale, urbaine et paysagère des constructions, et conservation et mise en valeur du patrimoine
1 – Règles communes à toute la zone A :
Généralités :
- Reste d’ordre public l’article R111-27 créé par le décret n°2015-1783 du 28 décembre 2015 : Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales.
- Lorsqu'un projet est délibérément de nature à modifier fortement le site existant, ou à créer un nouveau paysage, l'aspect des constructions peut être apprécié selon des critères plus généraux que ceux ci-dessous détaillés. Le demandeur ou l'auteur du projet doit alors justifier de la cohérence, de la recherche architecturale et de la concordance avec le caractère général du site.
- Les bâtiments annexes (garages, abris …) des habitations doivent être construits dans le même style architectural.
- Les pastiches d’une architecture archaïque (imitations par les matériaux …) et les architectures étrangères à la région sont interdits.
Implantation et volume :
- L’aspect d’ensemble des constructions neuves et de leurs dépendances doit être conçu en parfaite harmonie avec le contexte bâti environnant, tant en ce qui concerne la volumétrie générale, les proportions, les rythmes et les couleurs des façades et tous détails d’exécution, que l’aménagement de leurs abords et la végétation.
- Les antennes-relais doivent être implantées en minimisant leur impact paysager.
- Pour une construction en pente :
- La construction doit s'adapter à la topographie naturelle du terrain afin de ne pas bouleverser le paysage et la répartition des niveaux doit être en concordance avec la pente naturelle du terrain.
- L’accès véhicule et l’entrée de la maison doivent être bien réfléchis selon la desserte du terrain et la pente. Pour un accès au terrain aisé, en toute saison, il sera privilégié un accès direct depuis la voirie.
- De même, la position du garage est un point déterminant car elle peut induire des remblais ou déblais conséquents, et définir par défaut les niveaux des pièces de vie. Les garages enterrés sont interdits.
Source : association Le Dreffia
- Les mouvements de terrain (déblais, remblais) nécessaires à l'implantation de la construction sont limités aux stricts besoins techniques et ne doivent pas conduire à une transformation importante du site.
Les enrochements sont interdits à cause de leur trop fort impact visuel. Si besoin, il faudra réaliser plusieurs niveaux, avec des parois en bois ou des murs, de hauteurs différentes et séparés par une ou plusieurs terrasses végétalisées (hauteur maximale de 0,80 m). Les murs pourront être en pierres locales, moellons ou béton enduit de manière à rester dans l’esprit des murs traditionnels. Hors des ilots repérés par l’article L 151-19, ils pourront être réalisés en gabions (avec pierres locales). Murs ou parois en bois devront être implantés harmonieusement pour ne pas bouleverser le paysage initial. Les murs en pierre existants sont à conserver.
Images CAUE
Toitures - couvertures : La pente des toits doit être comprise entre 40% et 70%. Une pente de toit plus faible peut être admise pour les constructions à usage d’annexe et les vérandas, ainsi que pour les bâtiments agricoles. Les toits à un seul pan sont interdits pour les bâtiments isolés mais sont autorisés en étant accolés au bâtiment principal. Les toitures terrasses sont interdites excepté pour les constructions aux couvertures végétalisées planes participant à la régulation thermique des bâtiments et à la gestion douce des eaux pluviales.
Un débord de toiture (forget) d’au moins 0,50 mètre est obligatoire pour les constructions d’une hauteur supérieure à 3,50 mètres au faîtage.
Ils peuvent être inférieurs pour :
- les pignons
- des raisons techniques
- les constructions d’une hauteur inférieure à 3,50 mètres au faîtage.
Ils ne sont pas imposés pour les vérandas.
Les escaliers, balcons et galeries doivent être couverts en tous points par le débord de toiture.
Les sous-faces visibles des toitures ne doivent pas être coffrées (sur les débords de toitures) pour garantir un aspect traditionnel.
Les croupes sont autorisées en pignon.
Les couvertures des bâtiments d’habitation peuvent être réalisées :
- A Résinand et les Pézières : en tuiles de couleur rouge vieillie
- Ailleurs : en ardoise naturelle de teinte grise, en tuiles « ardoisées » ou en bacs acier de teinte mate gris à gris bleu.
Les couvertures des bâtiments techniques peuvent utiliser ces divers matériaux.
Tous les éléments rapportés (fenêtres de toits en pentes, panneaux solaires, ...) sont à intégrer parfaitement dans le pan de toiture (et le mieux possibles pour les bâtiments d’activité agricole). Les fenêtres de toits en pentes devront être disposées harmonieusement sur la toiture. Les lucarnes sont interdites.
Pour éviter les brusques chutes de neige, les pans de toitures donnant sur les espaces publics devront être munis d’arrêts de neige.
En cas de restauration des bâtiments, les débords de toiture et dreffias existants doivent être préservés, ainsi que les éléments d’architecture traditionnelle comme les girouettes et épis de faîtage.
Façades :
- Les enduits, les ouvertures, les menuiseries et huisseries extérieures doivent être déterminés en tenant compte de leur environnement bâti.
- Les imitations de matériaux sont interdites.
- L'emploi à nu, en parements extérieurs, de matériaux normalement conçus pour être recouverts d'un enduit ou d'un autre type de revêtement est interdit.
- Les teintes d'enduits, de menuiseries et de couverture doivent être en harmonie avec leur environnement, en cherchant à se fondre dans le paysage (teintes des pierres locales).
Volets :
Les volets seront de préférence à battants, pleins ou à lamelles, en s’inspirant des modèles traditionnels. Ils peuvent être motorisés.
En cas de pose de volets roulants, les caissons en applique saillante sont interdits et, pour conserver l’esthétique de la façade, les volets à battants existants seront conservés.
Extrait des fiches-Conseils pour le Bugey CAUE 01, 2000
Exemple de volets
Clôtures : Ce paragraphe ne concerne pas les clôtures agricoles. Il s’agit ici des clôtures autour des bâtiments autorisés. Les clôtures ne sont pas obligatoires. Lorsqu’elles sont envisagées, les clôtures doivent être d'aspect sobre, en concordance avec le paysage environnant et les ensembles bâtis environnants. Les clôtures doivent s’inspirer directement des modèles traditionnels :
- Un mur bahut de 1,20 m maximum
- Un dispositif à claire-voie (grilles, grillages) de 1,60 m maximum doublé d’une haie vive constituée de plusieurs essences végétales locales. La conservation et la restauration à l’identique des murs de clôtures anciens est imposée s’ils présentent un intérêt esthétique ou s’ils participent au caractère du quartier. L'emploi à nu en parements extérieurs est interdit. Les murs doivent être recouverts d’un enduit dans les teintes de la pierre locale. Si le mur de la construction principale bénéficie d’un enduit à la chaux, le mur de clôture sera revêtu du même enduit. La hauteur des clôtures et des murs peut être adaptée ou imposée par l'autorité compétente en fonction de la nature particulière de l'installation ou de la topographie des lieux, et selon des critères de sécurité, de salubrité, et d’insertion dans le site.
2 – Précisions pour les éléments ponctuels identifiés sur le plan de zonage au titre de l’article L 151-19 du code de l’urbanisme :
Extrait des fiches du Dreffia La maison de village
Extrait des fiches du Dreffia La ferme isolée avec porte de grange en façade ou sur pignon
Généralités :
Rappel : Doivent être précédés d'une déclaration préalable et/ou d’un permis de démolir les travaux ayant pour effet de modifier ou de supprimer un élément que le plan local d'urbanisme a identifié en application de l'article L. 151-19 comme présentant un intérêt d'ordre culturel, historique, architectural ou écologique (éléments repérés sur le bâti ponctuel ou dans les ilots bâtis).
La réhabilitation, l’aménagement, l’extension des constructions, doivent conserver une continuité de style et modifier au minimum les composantes d’origine : toitures, proportions, ouvertures, enduits, dreffias, balcons, portes de granges …
Les nouvelles constructions admises doivent respecter les caractéristiques architecturales de l’ensemble du bâti identifié, et ne pas altérer la qualité du bâtiment identifié.
Pour le petit patrimoine vernaculaire (fours, lavoirs, croix, fontaines …) repéré par le biais de cet article du code de l’urbanisme : Qu’il participe ou non à l’espace public, il doit faire l’objet d’une préservation et d’une mise en valeur et donc d’un entretien. Pour cela, il convient de maintenir une simplicité de traitement donc choisir des matériaux naturels harmonisés avec l'environnement bâti, et de s’inspirer le plus possible de l’aspect initial.
Implantation et volume :
Pour les extensions de bâtiment traditionnel, il convient de procéder de manière similaire à la juxtaposition du bâti ancien. Pour cela, il convient que l’extension se fasse par le pignon et par la construction d’un bâtiment de proportions similaires à celles du bâtiment existant (poursuite de l’alignement bâti).
Toitures - couvertures :
La restauration d’une toiture, notamment pour toutes les parties visibles depuis les espaces publics doit s’attacher à respecter les caractéristiques de la couverture ancienne (pente de couverture, teinte de la toiture, dimension des forgets, secteur des chevrons apparents, souches de cheminées …).
Pour l’implantation de panneaux solaires, il conviendra de privilégier la façade non visible depuis l’espace public. Ces panneaux peuvent également être posés au sol sous réserve de l’autoconsommation de l’électricité produite et de leur implantation à proximité directe de la construction existante.
Façades :
Pour conserver les caractéristiques des murs anciens, la réfection des enduits doit s’effectuer :
- soit par un enduit au mortier de chaux coloré par un sable jaune, finition talochée ou grattée,
- soit par un enduit à «pierre-vue» pour laisser la tête des pierres apparentes (murs en pierres jointoyées au mortier avec des joints largement beurrés pour éviter la perméabilité des maçonnerie).
L’isolation par l’extérieur est interdite pour préserver les éléments architecturaux des bâtiments anciens.
Percements :
Pour conserver les caractéristiques des façades anciennes, il est nécessaire de conserver ou restaurer les percements anciens participant au caractère de la façade (ne pas cacher les belles pierres de taille d’entourage, faire apparaître les encadrements en pierre).
Les fenêtres à créer doivent respecter les proportions et l’aspect des percements anciens les plus proches dans le même étage.
Globalement, la proportion des ouvertures doit être plus haute que large s’inspirant de la dimension des ouvertures existantes pour ne pas dénaturer la façade (fenêtre la plus répandue : trois carreaux par vantail).
Les ouvertures ou fenêtres allongées horizontales sont interdites. Si nécessaire, il convient de doubler une fenêtre existante en la reproduisant à l’identique.
Pour un apport maximum de lumière, un moindre encombrement lorsque la fenêtre est ouverte, et éviter l’aspect trop enfoncé de la fenêtre depuis l’extérieur, la menuiserie sera fixée à environ 15 cm en retrait du nu de la façade.
Menuiseries extérieures :
Pour les fenêtres, les menuiseries à petits bois sont souhaitables pour une façade ancienne. Pour les menuiseries, il convient de privilégier les menuiseries bois ou aluminium.
- Portes d’entrée, portes charretières (portes de grange) :
Les portes anciennes et portes charretières seront préservées dans l‘esprit initial sans modifier leur proportion. Elles pourront être adaptées aux usages actuels sans les dénaturer.
- Insertion et qualité environnementale des constructions (obligations imposées en matière de performances énergétiques et environnementales) :
- Sous réserve d’une bonne intégration dans l’environnement bâti, le PLU renvoie aux dispositifs, matériaux ou procédés renouvelables utilisables :
1° Les bois, végétaux et matériaux biosourcés utilisés en façade ou en toiture 2° Les systèmes de production d'énergie à partir de sources renouvelables, lorsqu'ils correspondent aux besoins de la consommation domestique des occupants de l'immeuble ou de la partie d'immeuble concernée 3° Les équipements de récupération des eaux de pluie, lorsqu'ils correspondent aux besoins de la consommation domestique des occupants de l'immeuble ou de la partie d'immeuble concernée 4° Les pompes à chaleur 5° Les brise-soleils.
- A l’intérieur de chaque tènement, les revêtements choisis devront assurer la perméabilité des sols : surfaces alvéolées perméables, sable, gazon, gravier … L’usage de revêtements imperméables peut être réservé aux voies d’accès.
- Les dispositifs favorisant la retenue des eaux pluviales ou la production d’énergie renouvelable correspondant aux besoins de la consommation domestique des occupants de la construction doivent être intégrés à la conception générale du projet de façon à éviter une dénaturation de l'harmonie des volumes et de la qualité paysagère de son environnement.
A.II.3 - Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis et abords des constructions
- Rappel : sont interdits les dépôts de véhicules et les dépôts de matériaux inertes, les stockages non liés aux activités admises dans la zone, et à ciel ouvert.
- Préservation des éléments boisés identifiés sur le plan de zonage au titre de l’article L 151-23 du code de l’urbanisme :
Ils sont soumis aux dispositions de cet article et doivent être protégés.
Rappel : doivent être précédés d’une déclaration préalable les travaux ayant pour effet de modifier ou de supprimer un élément que le plan local d'urbanisme a identifié en application de l'article L 151-23 comme présentant un intérêt d'ordre culturel, historique, architectural ou écologique.
Si un projet de construction, l’aménagement d’une voie, l’état sanitaire des arbres, la sécurité des biens et des personnes nécessitent une coupe ou un défrichage d’une manière significative faisant perdre l’intérêt à cet élément boisé de paysage, il faudra procéder à une replantation à proximité du projet et dans la même zone, de façon à reconstituer les continuités végétales à valeur écologique équivalente.
- Les plantations existantes doivent être maintenues ou remplacées par des essences de développement équivalent.
- Des haies peuvent être imposées pour masquer certains bâtiments ou installations d'activités admises dans la zone.
- Lorsqu’il en existe, les « cadettes » (ou lauzes) et murs en pierre sèche doivent être préservés.
- Il ne sera autorisé que des essences locales en évitant les résineux, et peu consommatrices en eau.
- Les essences végétales connues pour être fortement allergènes sont à proscrire.
- Les essences végétales favorables au développement des chenilles processionnaires sont à limiter.
- Les éléments bioclimatiques doivent être implantés en harmonie avec l’ensemble des constructions et de telle façon que les nuisances soient limitées au maximum, en fonction de la réglementation en vigueur sur les niveaux sonores.
- Lutte contre le développement des moustiques vecteurs de maladie Les terrasses sur plots doivent respecter une pente minimale de 2% pour l’écoulement des eaux.