CHAPITRE 4 – Qualité architecturale, environnementale et paysagère des constructions#
4.1. Généralités#
La qualité architecturale ne résulte pas uniquement de dispositions réglementaires.
Lorsqu'un projet est de nature à modifier fortement le site existant, ou à créer un nouveau paysage, l'aspect des constructions peut être apprécié selon des critères plus larges que ceux ci-dessous détaillés, notamment dans le cas de la mise en œuvre de matériaux ou de techniques liées aux économies d'énergies, aux énergies renouvelables, ou à la bio-construction.
Il est rappelé que l'article R 111-27 du Code de l'Urbanisme est d'ordre public et reste applicable en présence d'un PLU :
« Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. »
Pour tout projet de construction, il est fortement recommandé de prendre contact avec l’architecte conseil de l’intercommunalité en amont de l’élaboration du projet pour une meilleure prise en compte de l’environnement naturel, physique et urbain et une intégration harmonieuse de la construction dans le paysage.
Le permis de construire peut être refusé ou n’être accordé que sous réserve de l’observation de prescriptions spéciales si les dispositions ci-après ne sont pas respectées.
Pour toute construction neuve, il est demandé :
- de composer des volumes, des façades et des toitures qui ne soient pas en rupture avec celles des constructions existantes, notamment dans les proportions des ouvertures et les matériaux employés en façades ;
- de préserver l'intérêt paysager des lieux : vues dominantes sur le patrimoine bâti existant, caractère de lieux et des abords des constructions existantes (petits jardins, petits parcs, vergers…).
Pour toute réhabilitation ou extension d'une construction, il est demandé de respecter les caractéristiques architecturales des volumes, des façades de ladite construction, ainsi que l’unité de ses abords (petits jardins, petits parcs, vergers…).
- Dispositions particulières :
- Des adaptations mineures peuvent être accordées ou prescrites, uniquement si elles sont rendues nécessaires par la nature du sol, la configuration des parcelles ou le caractère des constructions avoisinantes.
- Sous réserve d’intégration paysagère générale, les constructions d‘intérêt collectif ou de service public et les ouvrages techniques nécessaires au fonctionnement des services publics pourront faire l’objet d’adaptations au présent règlement, compte tenu des impératifs techniques ou fonctionnels spécifiques.
PLUI de la région Saint Jeannaise– REGLEMENT – Modification n°3 32
Titre 1 – dispositions applicables a l’ensemble du territoire#
CHAPITRE 4 Qualité architecturale, environnementale et paysagère#
Construction à destination d’activités
4.2. Constructions à destination d’activités#
Les dispositions ci-dessus pourront être adaptées pour favoriser et valoriser les réalisations bioclimatiques qui ne répondent pas aux mêmes contraintes. Les panneaux solaires et photovoltaïques, les façades végétalisées et les terrasses végétalisées sont autorisés. Ils devront être intégrés à la construction, afin de limiter leur impact visuel.
4.2.1. Insertion, terrassement et accès#
L’implantation du bâtiment sur le terrain doit être prévue de façon à limiter son impact et libérer le plus possible d’espaces privatifs extérieurs. La construction s’adaptera au terrain naturel et non l’inverse. Son implantation tiendra compte de la topographie et du niveau de la voie de desserte afin de ne pas nécessiter d’importants terrassements (affouillements et exhaussements) et la réalisation d’importantes plateformes artificielles tant pour la construction que pour les accès.
Les talus (exhaussements et affouillements) excessifs au regard de la topographie du terrain sont interdits lorsque d'autres solutions peuvent être adaptées. Les enrochements de hauteur importante et utilisant de gros blocs de pierre sont interdits en raison de leur fort impact visuel. Les enrochements doivent être constitués d’une association de pierres aux teintes proches de celles utilisées dans les murs anciens, sur de faibles hauteurs.
Les terrassements et les enrochements non justifiés par la nature du terrain ou de la construction sont interdits.
Des terrassements pourront être autorisés s’ils sont rendus nécessaires dans les secteurs concernés par un risque d’inondation lié au débordement des fleuves et rivières et des ruisseaux torrentiels et dans la limite de la hauteur préconisée dans les documents afférents.
La constitution des talus devra se rapprocher des formes naturelles de la pente. Ils devront être végétalisés. Lorsqu’ils sont nécessaires les murs de soutènement devront s’intégrer avec l’environnement naturel et urbain.
Les voiries d’accès devront être aménagées de telle sorte que leur impact paysager et les contraintes qui leur sont liées soient limités : terrassement, entretien, déneigement.
L’orientation des constructions doit être choisie de manière à maximiser les apports solaires en hiver, sans qu’ils soient trop gênants l’été. Par ailleurs, il convient de minimiser les ombres portées sur les bâtiments et de prendre en compte l’impact des vents dominants.
Pour les murs isolés n'entrainant pas d’exhaussement / affouillement, en dehors de ceux strictement nécessaires aux clôtures et ceux relevant d’une construction ou d’un bâtiment, il est demandé : que leur implantation, aspects, volume et proportions soient déterminés en tenant compte de l'environnement et en s'y intégrant le mieux possible, en particulier par leur adaptation au terrain et par leurs aménagements extérieurs, et notamment en minimisant l’impact de leurs perceptions proches et lointaines.
4.2.2. Architecture et volumes#
Les constructions doivent être traitées de façon simple et fonctionnelle ; sont notamment exclues les pastiches et les dispositions telles que frontons n'étant pas en cohérence avec le reste du bâtiment.
Leur enveloppe extérieure devra être traitée avec qualité et cohérence de la façade principale à la façade arrière en passant par les façades latérales.
*la façade la plus visible depuis l’espace public sera considérée comme la façade principale et ce, même dans le cas où l'entrée principale n'y est pas incluse.
PLUI de la région Saint Jeannaise– REGLEMENT – Modification n°3 33
Titre 1 – dispositions applicables a l’ensemble du territoire#
CHAPITRE 4 Qualité architecturale, environnementale et paysagère#
Construction à destination d’activités
4.2.3. Aspect des façades#
Les constructions doivent développer une cohérence globale de traitement, incluant notamment la 5ème façade (toiture).
Les matériaux utilisés en extérieur doivent présenter un aspect fini : l’emploi à nu, en parements extérieurs, de matériaux normalement conçus pour être recouverts d’un enduit ou d’un autre type de revêtement est interdit.
Les bétons utilisés en façade pourront rester brut si l’aspect est particulièrement soigné (surfaces et modénatures tels que joints creux, cannelures, parements architecturés, etc).
Les façades végétales sont autorisées, voire encouragées pour leurs multiples qualités environnementales et notamment l’amélioration du confort d’été.
Les murs séparatifs et les murs aveugles apparents d’un bâtiment doivent avoir un aspect qui s’harmonise avec celui de la façade principale.
Tous les ouvrages techniques visibles doivent être traités architecturalement, en harmonie avec la volumétrie générale et les façades, et apparaître sur la demande de permis de construire.
4.2.4. Toitures#
Les constructions autorisées, de par leur usage, l’importance de leurs programmes et de leurs surfaces, ainsi que leurs contraintes propres de fonctionnement et de structure, induisent des types de toitures spécifiques et adaptés. Une insertion dans le site doit être recherchée et argumentée, quant au choix des pentes de toitures, des matériaux employés et de leurs teintes.
Les matériaux de couverture, en particulier, doivent être déterminés en tenant compte de leur environnement bâti, sans forcément le copier. En cas de toitures terrasses, les toitures végétalisées sont privilégiées pour leur réponse environnementale.
Cette « 5ème façade » devra faire l’objet d’un traitement architectural soigné. Les ouvrages techniques disposés en toiture devront être traités de manière à atténuer leur impact du point de vue des perceptions proches ou lointaines de la construction. S’ils ne peuvent être regroupés dans un local technique intégré dans le volume global du bâtiment, il pourra être suggéré des effets architecturaux (déflecteurs, pergolas, ...) ou une double toiture (de type pergola, auvent, ...).
4.2.5. Les dispositifs liés au énergies renouvelables#
Le recours aux énergies renouvelables est vivement conseillé. Il est conseillé d’optimiser les toits et les sols pour équiper les constructions et installations en panneaux solaires et autre dispositif d’énergies renouvelables. Dans ce cas le parti devra être bien défini : la dissimulation des équipements ou la composition visible assumée dans l’architecture.
L’effet d’accumulation anarchique sur les toits des bâtiments sera évité.
Les schémas ci-dessous illustrent des principe d’intégration de ces dispositifs (textes et illustrations extraits du « Guide capteurs solaires », département de l’Aude, STAP, CAPEB, CAUE, Pôle Energie 11, Espace info énergie) :
PLUI de la région Saint Jeannaise– REGLEMENT – Modification n°3 34
Titre 1 – dispositions applicables a l’ensemble du territoire#
CHAPITRE 4 Qualité architecturale, environnementale et paysagère#
Construction à destination d’activités
- Optimiser les toits et les sols pour équiper de panneaux solaires photovoltaïques toute surface consommée et bien définir le parti : la dissimulation des équipements ou la composition visible assumée dans l’architecture.
- Éviter l’effet d’accessoirisassions anarchique des toits des bâtiments.
- Le panneau solaire thermique est envisageable sur le toit sous réserve qu’il soit d’une surface réduite et qu’il soit le moins visible possible depuis le domaine public.
- Faire correspondre l’emplacement du panneau solaire avec la composition de façade.
- Concevoir les nappes en accord avec l’architecture.
4.2.6. Clôtures#
Les clôtures ne sont pas obligatoires. Des dérogations sont possibles pour des raisons de sécurité dûment justifiées.
Toutefois, pour les pétitionnaires qui souhaitent clore leur propriété, il conviendra d’aborder la clôture en fonction de sa localisation et sa situation. Elle ne sera pas traitée de la même manière en bordure du domaine public (rue, espace public, circulation), sur les limites de propriétés, ou en bordure d’espaces naturels ou agricoles. On recherchera une unité avec les clôtures environnantes.
La hauteur totale des clôtures ne doit pas dépasser 2 mètres.
Les murs pleins sont interdits excepté sur les murs techniques et de part et d’autre des entrées.
Les clôtures à proximité des accès automobiles et des carrefours des voies ouvertes à la circulation publique ne devront pas créer de gêne pour la circulation (visibilité).
Les haies végétales sont obligatoires sur les situations d’interface par rapport aux autres zones à vocation d’habitation, agricole et naturelle.
Dans le cas où les clôtures sont composées ou doublées d’une haie, celle-ci sera composée d’essences locales, panachées et comportant majoritairement des essences caduques, les essences seront choisies en cohérence avec la palette végétale. Elle comportera au moins trois espèces buissonnantes disposées irrégulièrement.
Les deux guides du CD38 « planter des haies champêtres en Isère » et « les plantes envahissantes de l’Isère » sont annexés au dossier de PLU.
Dans les secteurs affectés par des risques d’inondations, de crues rapides des rivières, de crues torrentielles de ruissellement sur versant et de glissements de terrains : les clôtures devront permettre la libre circulation des eaux de débordement ou de ruissellement. Les clôtures pleines et les murets y sont interdits.
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Titre 1 – dispositions applicables a l’ensemble du territoire#
CHAPITRE 4 Qualité architecturale, environnementale et paysagère#
Construction à destination d’activités
Des clôtures différentes pourront être autorisées. Elles devront répondre à des nécessités et une utilisation tenant à la nature de l'occupation ou au caractère des constructions édifiées sur la parcelle intéressée (gardiennage, sécurité). Pour des raisons de sécurité, inhérent au projet et justifiées, la hauteur du dispositif total de clôture peut monter jusqu’à 3,00 mètres.
4.2.7. Zones de stockage et / ou de traitement des déchets#
Elles feront l’objet d’une attention particulière en privilégiant une insertion paysagère la plus efficace possible. Elles devront être localisées sur les permis de construire et accompagnées de leur projet paysager.
Le stockage des matériaux et matériels, les locaux destinés aux déchets seront organisés en privilégiant une insertion paysagère la plus efficace possible et au prix d'ouvrages, aménagements et végétations lui permettant d’être masquées depuis tout point du domaine public et privé dans la zone, de son environnement proche et lointain, hors la zone.
Elles sont interdites en façade de l’espace public sans intégration architecturale et paysagère spécifique validée au permis de construire.
Les citernes et ballons (notamment ceux pour la récupération des eaux pluviales) seront enterrés ou isolés visuellement dans les mêmes conditions que les aires de stockages ci-dessus.
4.2.8. Les aménagements paysagers des espaces non bâtis et abords des constructions#
1. Généralités#
Les demandes de permis de construire devront être assorties d'un plan d'aménagement des abords faisant apparaître les plantations, les aires de circulation, les stockages et le stationnement. Tous les espaces libres non utilisés doivent être aménagés, plantés et entretenus. La qualité des aménagements paysagers ne résulte pas de dispositions réglementaires mais pour tout aménagement, la simplicité de réalisation et le choix d'essences locales sont recommandés. Le permis de construire ou d’aménager sera subordonné au maintien ou à la création d'espaces verts correspondant à l'importance de la construction ou de l’opération d’aménagement. Ces dispositions ne s’appliquent pas en cas de réhabilitation des constructions existantes dans la limite de leur volume.
Les plantations d’arbres et d’arbustes devront favoriser une meilleure intégration des installations.
Les caractéristiques du paysage local (haies champêtres, bocagères, bosquets, arbres isolés, …)
devront être prises en compte dans le choix des essences, du mode de gestion et de leur taille.
Toute plantation (haies de clôtures, arbres de hautes tiges, arbres d’ornements…) devra être réalisée avec des essences locales variées. Une brochure d’information sur la plantation des haies, éditée par le Conseil général en octobre 2004 est disponible en annexe. Les trois strates végétales doivent être représentées : arborée, arbustive (moins de 8m de haut) et herbacée.
Une vigilance particulière sera demandée pour lutter contre l’invasion de l’ambroisie et autres espèces allergènes en évitant de laisser les sols nus sans pré verdissement.
2. Quantités requises :
Règle générale :
Il est demandé un Coefficient de Biotope par surface (CBS) de 0,2 minimum. Ce CBS est le rapport entre la surface éco aménagée et la surface de la parcelle. Les surfaces éco-aménagées sont les surfaces favorables à la nature, chaque surface est pondérée par un coefficient en fonction de ses qualités environnementales selon les ratios suivants :
PLUI de la région Saint Jeannaise– REGLEMENT – Modification n°3 36
Titre 1 – dispositions applicables a l’ensemble du territoire#
CHAPITRE 4 Qualité architecturale, environnementale et paysagère#
Construction à destination d’activités
- Espace de pleine terre : ratio 1.
- Surfaces semi-ouvertes : ratio 0,5 -> revêtement perméable ou semi végétalisé.
- Espaces verts sur dalle : ratio 0,7 -> terrasse végétalisée avec au moins 30cm de terre végétale (si moins ratio 0,5).
- Mur végétal ou surface verticale végétalisée : ratio 0,3 -> croissance des plantes le long d’une surface verticale (la surface prise en compte est la surface végétale concernée par la végétalisation). Sont exclues de ce calcul les haies de clôtures.
- Récupération des eaux de pluies : ratio 0,3 -> surface destinée à récupérer les eaux pluviales (pas comptabilisée en cas de toiture terrasse végétalisée).
- Plantation d’arbre de haute tige : majoration du CBS de 0,01 / arbre.
Exemple :
1 parcelle de 1 300m² avec 150m² de pleine terre, une terrasse végétalisée de 300m² et 250m² de revêtement perméable (20pl de stationnement) : CBS = [150 + (300 x 0,7) + (250
x 0,5)] / 1300 = 0,37
Même exemple sans les places de stationnement : CBS = [150 + (300 x 0,7)] / 1300 = 0,21.
Règle alternative :
Le Coefficient de Biotope par surface (CBS) demandé (0,2 minimum) pourra être porté à 0,1 minimum lorsque que la surface d’une unité foncière dispose, avant travaux ou division, d’un pourcentage de pleine terre inférieur ou égal à 20%
Les dispositions concernant les CBS ci-dessus (règle générale et alternative) ne s’appliqueront pas :
- En cas de réhabilitation des constructions existantes dans la limite de leur volume.
- Aux unités foncières déjà bâties, dans la limite d’une augmentation d’emprise au sol inférieure ou égale à 30% du bâtiment existant à la date d’approbation du PLUi.
- Aux unités foncières déjà bâties, dans la limite d’une augmentation d’emprise au sol supérieure à 30% et jusqu’à 50% inclus du bâtiment existant à la date d’approbation du
PLUi, et uniquement lorsque que la surface de l’unité foncière dispose, avant travaux ou division, d’un pourcentage de pleine terre inférieur ou égal à 20%.
Il est demandé également :
Arbres à planter :
Au moins un arbuste ou arbre (tige ou cépée) devra être planté tous les 100 m2 de pleine terre, déduction faite des arbres existants qui seront conservés dans la mesure du possible, compte tenu de l'implantation des bâtiments industriels. Les arbres à planter entrent dans le calcul du
CBS.
Où :
Les aires de stationnement devront être plantées à raison de 1 arbre de haute tige pour 6 places de stationnement créées avec une implantation garantissant le développement des arbres. Les plantations peuvent être regroupées, en bosquets. Les ombrières photovoltaïques sont autorisées : dans le cas de leur implantation, les exigences en arbre de haute tige liées aux aires de stationnement ci-dessus n’existent plus.
PLUI de la région Saint Jeannaise– REGLEMENT – Modification n°3 37
Titre 1 – dispositions applicables a l’ensemble du territoire#
CHAPITRE 4 Qualité architecturale, environnementale et paysagère#
CHAPITRE 4 QuCaolintéstarurcchtiiotencàtudreaslet,ineantvioirnondn’aecmtiveinttéasle et paysagère#
Constructions à destination agricole, forestière ou d’équipements d'intérêt collectif et services publics
4.3 Constructions à destination agricole, forestière ou d’équipements d'intérêt#
Collectif et services publics#
Les constructions doivent présenter un aspect compatible avec le caractère ou l'intérêt des lieux avoisinants, des sites, des paysages naturels ou urbains et permettre la conservation des perspectives monumentales.
4.3.1. Insertion et volumes#
L’implantation du bâtiment sur le terrain doit être prévue de façon à limiter son impact y compris paysager. La construction s’adaptera au terrain naturel et non l’inverse. Son implantation tiendra compte de la topographie et du niveau de la voie de desserte afin de ne pas nécessiter d’importants terrassements (affouillements et exhaussements) et la réalisation d’importantes plateformes artificielles tant pour la construction que pour les accès. A l’instar des bâtiments agricoles anciens, il est conseillé de fractionner les volumes.
Les talus (exhaussements et affouillements) sont limités à 1m de hauteur par rapport au terrain naturel (TN) avant construction. Des terrassements pourront être autorisés s’ils sont rendus nécessaires dans les secteurs concernés par un risque d’inondation lié au débordement des fleuves et rivières et des ruisseaux torrentiels.
La constitution des talus devra se rapprocher des formes naturelles de la pente. Ils devront être végétalisés. Lorsqu’ils sont nécessaires les murs de soutènement devront s’intégrer avec l’environnement naturel et urbain.
Pour les murs isolés n'entrainant pas d’exhaussement / affouillement, en dehors de ceux strictement nécessaires aux clôtures et ceux relevant d’une construction ou d’un bâtiment, il est demandé : que leur implantation, aspects, volume et proportions soient déterminés en tenant compte de l'environnement et en s'y intégrant le mieux possible, en particulier par leur adaptation au terrain et par leurs aménagements extérieurs, et notamment en minimisant l’impact de leurs perceptions proches et lointaines.
4.3.2. Aspect des façades#
Les matériaux utilisés en extérieur doivent présenter un aspect fini. Les matériaux destinés à être recouverts devront être effectivement recouverts (enduits). Tous les murs apparents autres que les façades doivent, lorsqu'ils ne sont pas construits avec les mêmes matériaux que ceux des façades, avoir un aspect s'harmonisant avec ces dernières.
Pour les annexes, les matériaux extérieurs (enduits, menuiseries, couverture) pourront être différents de ceux utilisés pour le bâtiment principal.
Les ouvrages techniques disposés en façade devront être traités de manière à atténuer leur impact du point de vue des perceptions proches ou lointaines de la construction. Ils devront faire l’objet d’un traitement architectural soigné et d’une intégration à la composition globale de la construction.
Les couleurs des façades et des menuiseries doivent être en harmonie avec le site environnant et le fond général du paysage (bois naturel, brun foncé, gris, vert foncé…). Les couleurs tranchant sur l’environnement (exemple du « blanc pur », des couleurs vives, des couleurs très claires) sont interdites. Elles se rapprocheront des tons beiges du pisé local, des couleurs « naturelles » (brun, marron, beige, vert (pas bleu)) et dans la même tonalité. Les nuanciers existants sur certaines communes sont annexés en pièce n°6 du dossier de PLUi.
PLUI de la région Saint Jeannaise– REGLEMENT – Modification n°3 38
Titre 1 – dispositions applicables a l’ensemble du territoire#
CHAPITRE 4 Qualité architecturale, environnementale et paysagère#
Construction à destination d’activités
CHAPITRE 4 Qualité architecturale, environnementale et paysagère#
Constructions à destination agricole, forestière ou d’équipements d'intérêt collectif et services publics
Les façades et les matériaux de couverture devront être mats. La toiture devra arborer une couleur non réfléchissante. Les teintes de type « terre cuite vieillies » seront privilégiées. Sous réserve d’une bonne intégration architecturale et paysagère, d’autres couleurs peuvent être acceptées.
4.3.3. Toitures#
Pour ce type de constructions, les toitures ne sont pas réglementées compte tenu de leur usage, de l’importance de leurs programmes et de leurs surfaces, ainsi que de leurs contraintes propres de fonctionnement et de structure, qui induisent des types de toitures spécifiques et adaptés.
Cependant, une insertion dans le site doit être recherchée et argumentée, quant au choix des pentes de toitures, des matériaux employés et de leurs teintes.
Dans le cas de toitures à pans, la ligne de faîtage sera disposée dans le sens de la longueur du bâtiment.
Au même titre que pour les constructions à usage d’activité, cette « 5ème façade » devra faire l’objet d’un traitement architectural soigné. Les ouvrages techniques disposés en toiture devront être traités de manière à atténuer leur impact du point de vue des perceptions proches ou lointaines de la construction. S’ils ne peuvent être regroupés dans un local technique intégré dans le volume global du bâtiment, il pourra être suggéré des effets architecturaux (déflecteurs, pergolas, ...) ou une double toiture (de type pergola, auvent, ...).
Les panneaux solaires (thermiques ou photovoltaïques) sont tolérés à condition qu’ils s’intègrent harmonieusement à la toiture en proportion et en hauteur notamment. Ils doivent être intégrés à la toiture de la construction afin de minimiser l’impact visuel de cet élément sans qu’il y ait d’impact sur l’équilibre du bâti et sur le paysage et être regroupés. Les schémas ci-dessous illustrent les principes d’intégration de ces dispositifs :
PLUI de la région Saint Jeannaise– REGLEMENT – Modification n°3 39
Titre 1 – dispositions applicables a l’ensemble du territoire#
CHAPITRE 4 Qualité architecturale, environnementale et paysagère#
Construction à destination d’habitat et autres constructions
4.4. Construction à destination d’habitat et autres constructions#
4.4.1. Insertion des constructions#
L'implantation, le volume et les proportions des constructions doivent être déterminés en tenant compte de l'environnement et en s'y intégrant le mieux possible, en particulier par leur adaptation au terrain et par leurs aménagements extérieurs, et notamment du point de vue des perceptions lointaines et dominantes de ladite construction.
L’implantation du bâtiment sur le terrain doit être prévue de façon à limiter son impact et libérer le plus possible d’espaces privatifs extérieurs. L’orientation des constructions doit être choisie de manière à maximiser les apports solaires en hiver. Par ailleurs, il convient de minimiser les ombres portées sur les bâtiments et de prendre en compte l’impact des vents dominants.
Les constructions devront s’adapter à la topographie et non l’inverse. Son implantation tiendra compte de la topographie et du niveau de la voie de desserte afin de ne pas nécessiter d’importants terrassements (affouillements et exhaussements) et la réalisation d’importantes plateformes artificielles tant pour la construction que pour les accès.
Les terrassements et les enrochements non justifiés par la nature du terrain ou de la construction sont interdits.
Tout apport de matériau à moins de 2 m des limites séparatives devra faire l'objet d'un talutage destiné en particulier à réduire la hauteur des murs de soutènement éventuels.
Les talus (exhaussements et affouillements) sont limités à 1,5 m de hauteur par rapport au terrain naturel (TN) avant construction. Les trémies d’accès aux garages enterrés ne sont pas soumises à cette limitation (sauf prescriptions du PPR). Des terrassements pourront être autorisés s’ils sont rendus nécessaires dans les secteurs concernés par un risque d’inondation lié au débordement des fleuves et rivières et des ruisseaux torrentiels.
PLUI de la région Saint Jeannaise– REGLEMENT – Modification n°3 40
Titre 1 – dispositions applicables a l’ensemble du territoire#
CHAPITRE 4 Qualité architecturale, environnementale et paysagère#
Construction à destination d’habitat et autres constructions
Si la pente de terrain est supérieure à 10%, les talus (exhaussements et affouillements) sont limités à 1,80 m de hauteur par rapport au terrain naturel (TN) avant construction (accès non concernés).
La constitution des talus devra se rapprocher des formes naturelles de la pente. Ils devront être végétalisés. Lorsqu’ils sont nécessaires les murs de soutènement devront s’intégrer avec l’environnement naturel et urbain.
L’implantation des garages et des aires de stationnement doivent être prévues le plus proche de l’accès au terrain. Les voiries d’accès devront être aménagées de telle sorte que leur impact paysager et les contraintes qui leur sont liées soient limités : terrassement, entretien, déneigement.
Pour la collecte des déchets, il doit être aménagé un local extérieur pour les opérations collectives et groupées. Il devra être intégré harmonieusement à l’environnement bâti et naturel, dans le respect des normes du service gestionnaire. Les dépôts de déchets sont interdits à ciel ouvert. Le stockage des déchets doit s’effectuer à l’intérieur des constructions autorisées.
Pour les murs isolés n'entrainant pas d’exhaussement / affouillement, en dehors de ceux strictement nécessaires aux clôtures et ceux relevant d’une construction ou d’un bâtiment, il est demandé : que leur implantation, aspects, volume et proportions soient déterminés en tenant compte de l'environnement et en s'y intégrant le mieux possible, en particulier par leur adaptation au terrain et par leurs aménagements extérieurs, et notamment en minimisant l’impact de leurs perceptions proches et lointaines. Leur hauteur sera limitée à 1,80 mètres.
4.4.2. Architecture / volume :
Les constructions dans le style traditionnel d’une autre région (inspirations méditerranéennes, bretonnes, normandes, franciliennes, chalet…) sont interdites, de même que les imitations d’architecture d’une autre époque.
Extensions et annexes, garages, abris à voitures, ….
Dans le cas d’une extension, le nouveau corps de bâtiment doit être adossé à la construction existante, c’est-à-dire ne pas dépasser la hauteur de son mur ; sa toiture peut, selon les cas, être parallèle ou perpendiculaire à la toiture existante.
Les toitures bâties en extension doivent présenter une cohérence par rapport aux toitures existantes.
4.4.3. Aspect des façades#
Les matériaux utilisés en extérieur doivent présenter un aspect fini. Tous les murs apparents autres que les façades doivent, lorsqu'ils ne sont pas construits avec les mêmes matériaux que ceux des façades, avoir un aspect s'harmonisant avec ces dernières.
L'emploi à nu, à l'extérieur de matériaux fabriqués en vue d'être recouverts d'un parement ou enduit (carreaux de plâtre, briques creuses…) est interdit. Les imitations de matériaux ne sont pas souhaitées.
PLUI de la région Saint Jeannaise– REGLEMENT – Modification n°3 41
Titre 1 – dispositions applicables a l’ensemble du territoire#
CHAPITRE 4 Qualité architecturale, environnementale et paysagère#
Construction à destination d’habitat et autres constructions
Pour toutes les constructions, les couleurs des façades doivent être en harmonie avec le site environnant et respecter la tonalité des teintes beiges (pierre), gris, ocres et terres (couleur pisé).
Les couleurs tranchant sur l’environnement (exemple du « blanc pur », des couleurs vives, des couleurs très claires) sont interdites, sauf sur des éléments ponctuels de façades ou pour souligner des éléments architecturaux (encadrements d’ouvertures…).
Pour les menuiseries, le « blanc pur » est autorisé, sauf si le bâtiment est protégé au titre de l’article
L151-19 du code de l’urbanisme ou s’il présente des qualités patrimoniales typiques du patrimoine local (maisons en pisé, …).
Les nuanciers existants sur certaines communes sont annexés en pièce n°6 du dossier de PLUi.
Les ouvrages techniques disposés en façade devront être traités de manière à atténuer leur impact du point de vue des perceptions proches ou lointaines de la construction. Ils devront faire l’objet d’un traitement architectural soigné et d’une intégration à la composition globale de la construction.
En cas de réhabilitation :
- Les ouvertures traditionnelles existantes devront être maintenues (dans la mesure du possible), et s'il y a besoin de percements nouveaux, ils devront préserver l'équilibre des proportions existantes de la façade concernée.
- En cas de réfection partielle des menuiseries extérieures (chassis et ouvrants de fenêtres), elles devront faire référence au style (modénature) des menuiseries traditionnelles existantes.
4.4.4. Toitures#
Cette « 5ème façade » devra faire l’objet d’un traitement architectural soigné. Les ouvrages techniques disposés en toiture devront être traités de manière à atténuer leur impact du point de vue des perceptions proches ou lointaines de la construction.
Les toitures des constructions devront s’intégrer harmonieusement dans l’environnement bâti et naturel.
Les couvertures de piscine, les toitures des vérandas ne sont pas concernées par les règles de forme et volume des toitures qui suivent.
Les pentes et les pans
Les toitures à 1 pan sont interdites sur les constructions principales. Elles sont autorisées sur les extensions, les annexes accolées (à condition de respecter la même pente que la construction principale), les abris pour animaux et les cabanes de pêche et de chasse. Elles sont interdites sur les annexes non accolées sauf si celles-ci sont implantées sur les limites séparatives ou si leur emprise au sol est inférieure ou égale à 20 m².
Afin de s’harmoniser avec les toitures environnantes, il sera préféré des toitures simples à deux pans.
Les pentes des toitures (hors annexes) devront être comprises entre 40% et 100%. Une pente de toiture inférieure à 40% pourra être admise dans le cadre d’une rénovation ou d’une extension d’un bâtiment existant. Elle devra cependant respecter la pente originelle du bâtiment.
Les toitures terrasse sont interdites, sauf si :
- elles participent ponctuellement à une composition architecturale d'ensemble (élément de liaison ou annexe par exemple).
- elles ont un aspect compatible avec l'environnement bâti et paysager.
PLUI de la région Saint Jeannaise– REGLEMENT – Modification n°3 42
Titre 1 – dispositions applicables a l’ensemble du territoire#
CHAPITRE 4 Qualité architecturale, environnementale et paysagère#
Construction à destination d’habitat et autres constructions
Les tuiles seront d’une teinte proche de celles qui prédominent dans l’environnement de la construction, c’est-à-dire : rouge, rouge nuancé, rouge vieilli, rouge sombre (brun noir pour les tuiles solaires). Sont proscrites toutes les couleurs ne figurant pas dans la palette des couleurs traditionnelles présentes sur le site.
Le panachage des couleurs de tuiles est interdit.
Les toitures d’aspect types tôle et fibrociment sur le bâtiment principal et ses extensions ne sont pas souhaitées. En cas d’utilisation ses derniers devront avoir une tonalité identique à l’environnement bâti avoisinant.
En cas de réhabilitation, les couleurs de la toiture d’origine pourront être autorisées.
Les nuanciers existants sur certaines communes sont annexés en pièce n°6 du dossier de PLUi.
Les débords de toiture
En cas de toitures à pans, les débords de toitures (hors chenaux) doivent être au minimum de 40 cm sur façades et pignons (20 cm pour les annexes < 20m2 d’emprise au sol).
Des ajustements à ses valeurs seront néanmoins possibles dans le cas de réhabilitations, de reprises architecturales ou pour assurer une cohérence avec le débord de la toiture de la construction principale dans le cadre d’une extension.
Les débords de toitures sont interdits en cas de construction sur limite séparative.
Les débords de toitures ne sont pas obligatoires :
- pour les annexes inférieures à 20 m2 d’emprise au sol ;
- en cas de constructions jumelées par le garage.
En cas d’isolation par l’extérieure d’un bâtiment existant depuis plus de 10 ans les débords de toitures pourront être réduits de l’épaisseur de l’isolation mais devront conserver leur aspect originel.
Les ouvertures en toiture
Les ouvertures de toitures doivent rester limitées en nombre et mesurées en volumétrie et rester en harmonie avec le toit. Leurs dimensions seront proportionnées à la taille du toit et des autres ouvertures de la façade. Elles seront alignées et de taille cohérente entre elle (identique ou proportionnée).
4.4.5. Les Clôtures#
Les clôtures ne sont pas obligatoires.
Toutefois, pour les pétitionnaires qui souhaitent clore leur propriété, les clôtures doivent être traitées de manière soignée et être en harmonie avec les clôtures existantes Les portails doivent être traités en harmonie avec les clôtures.
La hauteur des clôtures est limitée à 1,80 m maximum. A proximité des voies, les clôtures ne doivent créer aucune gêne notamment en diminuant la visibilité et sécurité.
L'emploi à nu, de matériaux fabriqués en vue d'être recouverts d'un parement ou enduit (carreaux de plâtre, briques creuses...) est interdit. Les matériaux utilisés en extérieur doivent présenter un aspect fini. Les matériaux destinés à être recouverts devront être effectivement recouverts (enduits)
Les couleurs tranchant sur l’environnement (exemple du « blanc pur », des couleurs vives, des couleurs très claires) sont interdites. Elles se rapprocheront des tons beiges du pisé local : tonalité des teintes beiges (pierre), gris, ocres et terres (couleur pisé). Les nuanciers existants sur certaines communes sont annexés en pièce n°6 du dossier de PLUi.
PLUI de la région Saint Jeannaise– REGLEMENT – Modification n°3 43
Titre 1 – dispositions applicables a l’ensemble du territoire#
CHAPITRE 4 Qualité architecturale, environnementale et paysagère#
Construction à destination d’habitat et autres constructions
En prolongement d’un mur en pierre, pisé ou en galets, les clôtures peuvent être en maçonnerie.
Dans ce cas, elles doivent être obligatoirement enduites sauf si elles sont réalisées en pierre, pisé ou en galets.
Dans les secteurs affectés par des risques d’inondations, de crues rapides des rivières, de crues torrentielles, de ruissellement sur versant et de glissements de terrains : les clôtures devront permettre la libre circulation des eaux de débordement ou de ruissellement. Les clôtures pleines et les murets y sont interdits.
Les haies servant de clôture doivent être constituées de haies vives, locales, composées de 3 essences (à majorité de feuilles caduques), d’une hauteur maximale de 2 m.
Les deux guides du CD38 « planter des haies champêtres en Isère » et « les plantes envahissantes de l’Isère » sont annexés au présent règlement.
Différents types de clôtures sont autorisées. Les tableaux ci-après précisent quel type de clôture est autorisée et où pour chaque commune qui a souhaité règlementer ce sujet. Lorsque la case est colorée le type de clôture est autorisée. Les communes n’apparaissant pas dans les tableaux appliquent les règles générales ci-dessus.
Les différents types de clôture sont :
CLOTURE DE TYPE A : Murs maçonnés ou gabions d'une hauteur minimum de 1,50m. La hauteur maximum de 1,80m pourra être adaptée dans le cas d'un prolongement avec un mur existant ou pour s'harmoniser avec l'environnement bâti. Tous les panneaux (quelle que soit la matière) sont interdits.
Référence à titre illustratif
PLUI de la région Saint Jeannaise– REGLEMENT – Modification n°3 44
Titre 1 – dispositions applicables a l’ensemble du territoire#
CHAPITRE 4 Qualité architecturale, environnementale et paysagère#
Construction à destination d’habitat et autres constructions
CLOTURE DE TYPE B : Clôtures pleines sur toute la hauteur du dispositif (panneaux toutes matières, …).
Référence à titre illustratif
CLOTURE DE TYPE C : Clôtures dont les parties pleines ne pourront excéder 1,00m de hauteur. Ces parties pleines pourront être surmontées d'une grille ou d'un grillage ou d'un autre système à clairevoie.
Référence à titre illustratif
PLUI de la région Saint Jeannaise– REGLEMENT – Modification n°3 45
Titre 1 – dispositions applicables a l’ensemble du territoire#
CHAPITRE 4 Qualité architecturale, environnementale et paysagère#
Construction à destination d’habitat et autres constructions
CLOTURE DE TYPE D : Clôtures à claire voie (non occultantes ou ajourées et perméables) type grille ou grillage ou bois ajouré, ... sur toute la hauteur du dispositif.
Référence à titre illustratif
Référence à titre illustratif
CLOTURE DE TYPE E : Haies végétales.
Référence à titre illustratif
PLUI de la région Saint Jeannaise– REGLEMENT – Modification n°3 46
Titre 1 – dispositions applicables a l’ensemble du territoire#
CHAPITRE 4 Qualité architecturale, environnementale et paysagère#
Construction à destination d’habitat et autres constructions
A Clôture sur espaces publics et voies publiques et privé
Code lecture : case blanche : non autorisé / case orange : autorisé
Lorsqu’il existe un talus ou un mur de soutènement à la limite entre un terrain et l’emprise publique, la clôture du terrain qui surplombe l’emprise publique est obligatoirement de type D (clôtures à claire voie) ou E (haies végétales).
PLUI de la région Saint Jeannaise– REGLEMENT – Modification n°3 47
Titre 1 – dispositions applicables a l’ensemble du territoire#
CHAPITRE 4 Qualité architecturale, environnementale et paysagère#
Construction à destination d’habitat et autres constructions
B Clôture sur limites séparatives
Dans la mesure du possible, les clôtures sur les limites séparatives seront réalisées avec des dispositifs perméables pour faciliter le passage de la faune sauvage et l'écoulement des eaux. Ces dispositifs devront présenter des ouvertures, de 10 cm minimum de haut sur 15 cm minimum de long, ponctuellement aménagées à la base de la clôture.
Code lecture : case blanche : non autorisé / case orange : autorisé
PLUI de la région Saint Jeannaise– REGLEMENT – Modification n°3 48
Titre 1 – dispositions applicables a l’ensemble du territoire#
CHAPITRE 4 Qualité architecturale, environnementale et paysagère#
Construction à destination d’habitat et autres constructions
4.4.6. Les dispositifs liés aux énergies renouvelables#
Les dispositions pourront être adaptées pour favoriser et valoriser les réalisations bioclimatiques qui ne répondent pas aux mêmes contraintes. Les panneaux solaires et photovoltaïques, les façades végétalisées et les terrasses végétalisées sont autorisés.
Les panneaux solaires (thermiques ou photovoltaïques) sont acceptés sous réserve qu’ils fassent l’objet d’une intégration paysagère et architecturale soignée. En ce sens, leur implantation, forme, aspect, volume ou proportions devront être adaptés à la construction et au terrain, minimiser leur impact visuel sur le paysage et sur les équilibres du bâti. Lorsqu’ils sont implantés en toiture terrasse, les panneaux solaires ne doivent pas dépasser l’acrotère (cf. schéma ci-dessous).
L’implantation en toiture devra :
- Respecter l’orientation ainsi que la pente générale de la toiture de la construction et sans créer de surélévation excessive (dans la limite d’une surépaisseur qui ne devra pas excéder 20 cm). Sauf impossibilité technique dûment justifiée, les dispositifs devront être regroupés en une seule nappe par pan.
- Tenir compte de l’ordonnancement des ouvertures en recherchant avec elles alignements et symétries.
Schémas illustratifs indicatifs sans valeur réglementaire
PLUI de la région Saint Jeannaise– REGLEMENT – Modification n°3 49
Titre 1 – dispositions applicables a l’ensemble du territoire#
CHAPITRE 4 Qualité architecturale, environnementale et paysagère#
Construction à destination d’habitat et autres constructions
Implantation au sol :
- Les panneaux solaires au sol sont autorisés (systèmes solaires thermiques et installations photovoltaïques) à condition que les systèmes de production d'énergie correspondent aux besoins de la consommation domestique des occupants de l'immeuble ou de la partie d'immeuble concernée.
Les installations domestiques (éoliennes domestiques, pompes à chaleurs…) devront être implantées afin de limiter leur impact visuel et sonore (il est rappelé que le décret 2006-1099 du 31 août 2006 relatif à la lutte contre les bruits de voisinage du code de la santé publique s'applique pour ce type d'équipements).
Illustrations indicatives d’intégration des pompes à chaleur
Les éoliennes domestiques ne seront pas prises en compte dans les hauteurs maximums autorisées
Dans le cadre de la mise en œuvre d’une isolation ou d’un dispositif énergétique, permettant l’amélioration de la performance énergétique :
- La surépaisseur des murs des bâtiments existants pourra être autorisée dans la limite de 40 cm, excepté quand celui-ci est implanté en alignement. Cette surépaisseur devra être entreprise dans le respect des dispositions architecturales originelles du bâtiment qui devront être restituées ou adaptées.
- La surélévation de la toiture des bâtiments existants pourra être autorisée dans la limite de 40 cm au-dessus du gabarit réglementaire. Cette surélévation devra être entreprise dans le respect des dispositions architecturales originelles du bâtiment qui devront être restituées ou adaptées.
4.4.7. Les aménagements paysagers#
1. Généralités#
Ces dispositions ne s’appliquent pas en cas de réhabilitation des constructions existantes dans la limite de leur volume.
En cas de légère extension (inférieure à 35m2 d’emprise au sol) ou de construction annexe, ces dispositions s’appliquent avec une tolérance de 5% par rapport à la règle.
La qualité des aménagements paysagers ne résulte pas de dispositions réglementaires mais pour tout aménagement, la simplicité de réalisation et le choix d'essences locales sont recommandés.
2. Quantités requises#
- Tout espace destiné aux stationnements doit être planté à raison d'un arbre de haute tige pour 3 places de stationnement extérieures créées. Les plantations devront être regroupées, de préférence, en bosquets.
- Dans les zones UA, il n’est pas exigé de surface minimum d’espaces verts.
Néanmoins, tous les espaces qui ne seront pas utilisés pour les constructions, les
PLUI de la région Saint Jeannaise– REGLEMENT – Modification n°3 50
Titre 1 – dispositions applicables a l’ensemble du territoire#
CHAPITRE 4 Qualité architecturale, environnementale et paysagère#
Construction à destination d’habitat et autres constructions accès, voiries et stationnements, devront être traités en jardins engazonnés et plantés, ou en espaces libres, dallés, pavés ou sablés ou en matériaux permettant l’infiltration.
- Les espaces de pleine terre ne seront pas uniquement des espaces résiduels ou périphériques mais devront être aménagés de manière qualitative.
- Dans les zones UB et 1AUb, 20% du tènement foncier support du projet sera réservé aux espaces verts comprenant au minimum : 10% de pleine terre (les espaces collectifs aménagés seront organisés de façon à participer à l’agrément du projet, et ne pas être situés dans des espaces résiduels et difficiles d’accès).
- Dans les zones UC et 1AUc, 30% du tènement foncier support du projet sera réservé aux espaces verts comprenant au minimum 20% de pleine terre.
- Dans la zone UD, 40% du tènement foncier support du projet sera réservé aux espaces verts comprenant au minimum 30% de pleine terre.
3. Modalités de réalisation#
- Les espaces de pleine terre comprennent : les surfaces non imperméabilisées c'est-à-dire les surfaces perméables non bâties et sans sous-sols qui ne sont pas destinées à la circulation automobile ni aux stationnements et qui peuvent être traitées en plantations ou pelouse.
- Les espaces verts comprennent les espaces de pleine terre mais également :
- Les aires en stabilisé telles que les cheminements piétons,
- les bassins de rétention des eaux pluviales,
- Les noues paysagères créées pour gérer les eaux pluviales seront comprises dans la part d’espaces verts à aménager sur la parcelle,
- Les façades et les toitures végétalisées,
- Les aires de stationnement à condition que la végétation soit majoritaire (>50%).
PLUI de la région Saint Jeannaise– REGLEMENT – Modification n°3 51
Titre 1 – dispositions applicables a l’ensemble du territoire#
CHAPITRE 5 Protection du patrimoine bâti#