Plan local d’urbanisme#
6. Règlement#
Plan Local d’Urbanisme (PLU) révisé, approuvé par délibération en date du 21 juin 2018 Modification simplifiée approuvée le 22 octobre 2020 Modification simplifiée n° 2 approuvée le 29 juin2023 Modification simplifiée n° 3 approuvée le 26 juin 2025
B/ les dispositions spécifiques à chaque zone#
1/ Zones urbaines mixtes et résidentielles#
(zones UM, UMH, UR et UH)
2/ Zones urbaines d’activités, d’équipements#
(zones UAE, UAC, UE et UF)
3/ Zones de projet urbain#
(zones UP)
4/ Zones agricoles et naturelles#
(zones A et N)
5/ Zones d’urbanisation future#
(zones AUR et AUAE)
Définitions introduction#
1/ Champ d’application du règlement#
Le présent règlement est établi conformément aux dispositions des articles L151-8 à L151-42 du Code de l’Urbanisme. Il s’applique à l’ensemble du territoire d’Auxerre et de la commune associée de Vaux, à l’exception du périmètre de plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV) mis en place sur le centre-ville de la commune (secteur sauvegardé).
Le territoire couvert par le Plan Local d’Urbanisme (PLU) est divisé en zones urbaines (U), à urbaniser (AU), en zones naturelles et forestières (N) et agricoles (A) dont les délimitations sont reportées sur le plan de zonage.
1/ Les zones urbaines mixtes et résidentielles UM, mixte, les faubourgs UMH, monument historique, l’ancien Hôpital psychiatrique UR1, résidentielle à dominante d’individuel UR2, résidentielle à dominante de collectif UR3, résidentielle peu dense, en frange UH, hameaux et commune associée de Vaux
2/ Les zones urbaines d’activités, d’équipements UAE, activités économiques UAC, activités commerciales UE, équipements UF, fluvial, le port de plaisance
3/ Les zones de projet urbain UP1, Brichères, Sainte-Geneviève UP2, Les Rosoirs UP3, Porte de Paris UP4, Montardoins, Batardeau UP5, secteur gare UP6, La maladière
4/ Les zones agricoles et naturelles A, agricole inconstructible A1, agricole constructible A1v, viticole A1j, maraichère N, naturelle N1, le stand de tir N2, l’ancien moulin et la maison éclusière du Batardeau
5/ Les zones d’urbanisation future AUR, extension à vocation résidentielle AUAE, extension à vocation économique
Introduction#
Le règlement décrit, pour chaque zone définie sur le plan de zonage, les dispositions réglementaires applicables. Il s’organise de la manière suivante :
Règlement d’une zone a / les dispositions générales#
Les dispositions générales diverses et les dispositions applicables en toute zone (obligations en équipements et réseaux, dispositions environnementales, règles de stationnement).
B / les dispositions spécifiques#
Les dispositions spécifiques à chaque zone : - Les destinations des constructions, usages des sols et natures d’activité - Les caractéristiques urbaine, architecturale, environnementale et paysagère
Par ailleurs, le règlement est complété par des Orientations d’Aménagement et de Programmation (OAP) qui déclinent des orientations par thématique et par secteur. Ainsi, en plus du présent règlement, tout permis de construire devra respecter les orientations définies dans les OAP thématiques suivantes :
- OAP Berges de l’Yonne - OAP entrées de ville - OAP trame verte et bleue - OAP agriculture - OAP vulnérabilité - OAP circulations douces
De plus, les règlements de chacune des zones de projet urbain (zones UP) et des zones d’extension (AUR et AUE) sont complétés par une OAP sectorielle. Ainsi :
- Le règlement de la zone UP1 est complété par l’OAP Brichères, Sainte-Geneviève - Le règlement de la zone UP2 est complété par l’OAP Les Rosoirs - Le règlement de la zone UP3 est complété par l’OAP Porte de Paris - Le règlement de la zone UP4 est complété par l’OAP Montardoins, Batardeau - Le règlement de la zone UP5 est complété par l’OAP secteur gare - Le règlement de la zone UP6 est complété par l’OAP Berges de l’Yonne - Le règlement de la zone AUR est complété par l’OAP Brichères, Charrons, Champlys - Le règlement de la zone AUAE est complété par l’OAP Les Mignottes
2/ Cadre général d’application du règlement#
- Composantes particulières du plan de zonage En application de l’article L.151-41 du Code de l’urbanisme, des emplacements sont réservés pour servir d’emprise « aux voies et ouvrages publics, aux installations d’intérêt général et aux espaces verts ». Ils sont délimités sur le plan de zonage du présent Plan Local d’Urbanisme. La destination des emplacements réservés ainsi que les collectivités, services et organismes publics bénéficiaires sont également précisés sur le plan de zonage.
Les constructions sont interdites sur les terrains, bâtis ou non, compris dans lesdits emplacements réservés, sauf exception prévue au Code de l’urbanisme pour les constructions à titre précaire.
Des éléments bâtis et de paysage à protéger sont repérés sur le plan de zonage en application de l’article L.151-19 du Code de l’urbanisme et listés en annexe du règlement.
- Adaptations mineures En application de l’article L 152-3 du Code de l’Urbanisme, les règles et servitudes définies par un Plan Local d'Urbanisme ne peuvent faire l'objet d'aucune dérogation, à l'exception des adaptations mineures rendues nécessaires par la nature du sol, la configuration des parcelles ou le caractère des constructions avoisinantes.
- Participation des constructeurs Il est rappelé que les bénéficiaires de permis de construire seront soumis aux taxes et participations prévues par le Code de l'Urbanisme et participent ainsi au financement des équipements.
- Aires de stationnement En application de l’article L. 151-33, lorsque le bénéficiaire du permis ou de la décision de non-opposition à une déclaration préalable ne peut pas satisfaire aux obligations, il peut être tenu quitte de ces obligations en justifiant, pour les places qu'il ne peut réaliser lui-même, soit de l'obtention d'une concession à long terme dans un parc public de stationnement existant ou en cours de réalisation et situé à proximité de l'opération dans la limite de 300 mètres, soit de l'acquisition ou de la concession de places dans un parc privé de stationnement répondant aux mêmes conditions.
Lorsqu'une aire de stationnement a été prise en compte dans le cadre d'une concession à long terme ou d'un parc privé de stationnement, au titre des obligations prévues aux premier et deuxième alinéas ci-dessus, elle ne peut plus être prise en compte, en tout ou en partie, à l'occasion d'une nouvelle autorisation.
En application de l’article L 151-35 du Code de l’Urbanisme, il ne peut, nonobstant toute disposition du Plan Local d’Urbanisme, être exigé la réalisation de plus d’une aire de stationnement par logement lors de la construction de logements locatifs financés avec un prêt aidé par l’Etat.
L’obligation de réaliser des aires de stationnement n’est pas applicable aux travaux de transformation ou d’amélioration de bâtiments affectés à des logements locatifs financés avec un prêt aidé par l’Etat, y compris dans le cas où ces travaux s’accompagnent de la création de surface de plancher, dans la limite d’un plafond fixé par décret en Conseil d’Etat.
- Bâtiments détruits ou démolis Au titre de l’article L111-15 du Code de l’Urbanisme, la reconstruction à l'identique d'un bâtiment détruit ou démoli depuis moins de dix ans est autorisée nonobstant toute disposition d'urbanisme contraire, sauf si le plan local d'urbanisme en dispose autrement, dès lors qu'il a été régulièrement édifié.
Peut également être autorisée, sauf dispositions contraires des documents d'urbanisme et sous réserve des dispositions de l'article L 111-23, la restauration d'un bâtiment dont il reste l'essentiel des murs porteurs lorsque son intérêt architectural ou patrimonial en justifie le maintien et sous réserve de respecter les principales caractéristiques de ce bâtiment.
- Protection architecturale Il est rappelé que, conformément à l’article R421-38-4 du Code de l’Urbanisme, lorsqu’un bâtiment se situe dans un site ou un périmètre classé, la décision relative à l’autorisation d’urbanisme demandée ne pourra être accordée que si elle fait l’objet d’un avis conforme de la part du Service Départemental de l’Architecture et du Patrimoine.
- Préservation des éléments d’intérêt archéologique En application des articles L531-14 et R531-18 du Code du patrimoine, les découvertes de vestiges archéologiques faites fortuitement à l’occasion de travaux quelconques doivent impérativement être signalées au maire de la commune.
Par ailleurs, conformément à l’article R523-1 du Code du patrimoine, les opérations d’aménagement, de construction d’ouvrages ou de travaux qui, en raison de leur localisation, de leur nature ou de leur importance affectent ou sont susceptibles d’affecter des éléments du patrimoine archéologique ne peuvent être entreprises que dans le respect des mesures de détection et le cas échéant de conservation et de sauvegarde par l’étude scientifique ainsi que des demandes de modification de la consistance des opérations.
- Classement des infrastructures de transport et prescriptions en matière d’isolement acoustique des bâtiments
En vertu de l’article R. 111-4-1 du Code de la Construction et de l’Habitation, un arrêté préfectoral en date du 10 janvier 2001 définit le classement des infrastructures de transport terrestre auxquelles seront rattachées des prescriptions en matière d’isolement acoustique des constructions. Ce classement et le plan correspondant figurent en annexe au titre des Informations Utiles.
Dans les bandes d’isolement acoustique de part et d’autre des infrastructures bruyantes concernées, des prescriptions d’isolement acoustique pourront être imposées lors des demandes de permis de construire.
- Espaces boisés classés En application des dispositions de l’article L113-1 les plans locaux d'urbanisme peuvent classer comme espaces boisés, les bois, forêts, parcs à conserver, à protéger ou à créer, qu'ils relèvent ou non du régime forestier, enclos ou non, attenant ou non à des habitations. Ce classement peut s'appliquer également à des arbres isolés, des haies ou réseaux de haies, des plantations d'alignements.
Les espaces classés en espaces boisés classés et figurant comme tels sur le plan de zonage sont soumis aux dispositions de l’article L 113-2 du Code de l’urbanisme.
Le classement interdit tout changement d'affectation ou tout mode d'occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création des boisements.
Nonobstant toutes dispositions contraires, il entraîne le rejet de plein droit de la demande d'autorisation de défrichement prévue aux chapitres Ier et II du titre Ier livre III du code forestier.
Les coupes et abattages d'arbres sont soumis à la déclaration préalable.
- Espaces verts protégés En application des dispositions de l’article L151-19 le règlement peut identifier et localiser les éléments de paysage et délimiter les quartiers, îlots, immeubles, espaces publics, monuments, sites et secteurs à protéger, à mettre en valeur ou à requalifier pour des motifs d'ordre culturel, historique ou architectural et définir, le cas échéant, les prescriptions de nature à assurer leur préservation.
- Portée du règlement à l’égard des autres législations relatives à l’occupation des sols Le règlement du PLU définit les règles d’occupation du sol.
Le règlement national d'urbanisme est applicable aux constructions et aménagements faisant l'objet d'un permis de construire, d'un permis d'aménager ou d'une déclaration préalable ainsi qu'aux autres utilisations du sol régies.
Toutefois les dispositions des articles R111-3, R111-5 à R111-19 et R111-28 à R111-30 ne sont pas applicables dans les territoires dotés d'un Plan Local d'Urbanisme.
Par ailleurs, sont et demeurent applicables sur le territoire communal, les articles législatifs du Code de l’urbanisme relatif :
- aux périmètres de travaux publics ; - aux périmètres de déclaration d’utilité publique ; - à la réalisation de réseaux ; - aux routes à grande circulation. S’ajoutent de plus aux règles propres du PLU, les servitudes d’utilité publique qui font l’objet d’un plan et d’une notice annexés au présent dossier de PLU, les périmètres de droit de préemption urbain.
Les prescriptions prises au titre des autres législations spécifiques concernant l’occupation ou l’utilisation des sols s’ajoutent aux règles propres aux PLU.
Au titre de la règlementation sur l’archéologie préventive, toute découverte fortuite de vestiges susceptibles de présenter un caractère archéologique doit faire l’objet d’une déclaration immédiate au maire.
- Règles de construction L’ensemble des constructions créées ou étendues en application du présent règlement, devra respecter les dispositions législatives et règlementaires issues de l’application du Code de la Construction et de l’Habitation et du Code Civil (notamment les articles relatifs aux vues, droit de passage, servitude de cour commune, mitoyenneté, plantations, etc.).
- Accessibilité des personnes handicapées En application des dispositions de l’article L152-4 du Code l’urbanisme l'autorité compétente pour délivrer le permis de construire peut, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat, accorder des dérogations à une ou plusieurs règles du plan local d'urbanisme pour autoriser des travaux nécessaires à l'accessibilité des personnes handicapées à un logement existant.
- Risques naturels prévisibles Un PPRN approuvé concerne une partie du territoire communal ; il figure en annexe du dossier du PLU en tant que servitude.
- Aléa retrait-gonflement des argiles Le territoire communal comporte des secteurs argileux. Les terrains argileux et marneux sont sensibles à l’eau : gonflement sous l’effet de fortes pluies, retrait en cas de sécheresse, et risque de glissement en cas de talutage. Des précautions particulières doivent être prises pour terrasser et fonder un ouvrage dans ces secteurs. Ces précautions sont rappelées dans la plaquette jointe dans les annexes du P.L.U.
- Présence d’anciennes carrières souterraines Dans les secteurs concernés par la présence d’anciennes carrières souterraines, une étude géotechnique pourra être rendue obligatoire avant la construction et/ou une réserve pourra être émise sur la délivrance d’un permis de construire en s’appuyant sur l’article R111-2 du code de l’urbanisme.
- Protection contre les nuisances acoustiques générées par certaines infrastructures de transports terrestres La construction de bâtiments situés dans le voisinage des infrastructures de transports doit répondre aux normes d'isolement acoustique déterminées par la loi n°92-1444 du 31 décembre 1992 et ses textes d'application.
L'arrêté préfectoral du 30 mai 1996 (cf. annexes du P.L.U.), portant classement des infrastructures de transports terrestres dans la commune d’Auxerre au titre de la loi sur le bruit, détermine la largeur des secteurs affectés par le bruit des infrastructures et à l'intérieur desquels les bâtiments doivent respecter les normes d'isolement acoustique.
A. LES DISPOSITIONS GÉNÉRALES APPLICABLES EN TOUTES ZONES 1 Destinations et sous destinations 2 Equipements et réseaux 3 Dispositions environnementales 4 Règles en matière de qualité urbaine et paysagère 5 Règles de stationnement 6 Autres dispositions applicables en toutes zones
Destinations et sous destinations#
Conformément à l’article R151-27 et 28 du Code de l’urbanisme, le règlement ne peut distinguer que 5 destinations et 20 sous destinations des constructions, à savoir :
Exploitation agricole et forestière équipements d’intérêt collectif et services publics#
- Exploitation agricole
- Exploitation forestière
Habitation#
- Logement
- Hébergement
- Bureaux et locaux accueillant du public des administrations publiques
- Locaux techniques et industriels des administrations publiques
- Établissements d’enseignement, de santé et d’action sociale
- Salles d’art et de spectacles
- Équipements sportifs
- Autres équipements recevant du public
Commerce et activités de service#
- Artisanat et commerce de détail
- Restauration
- Commerce de gros
- Activités de services où s'effectue l'accueil d'une clientèle
- Hébergement hôtelier et touristique
- Cinéma
Autres activités des secteurs secondaire ou tertiaire#
- Industrie
- Entrepôt
- Bureau
- Centre de congrès et d’exposition
Sauf indication contraire au chapitre 1 des dispositions spécifiques à chaque zone, l’ensemble de ces destinations et sous destinations est autorisé.
Équipements et réseaux#
1/ Desserte par les voies publiques ou privées :
Tout terrain doit être desservi par une voie carrossable publique ou privée en bon état de viabilité et présentant des caractéristiques permettant de satisfaire aux exigences de la sécurité, de la collecte des ordures ménagères, de la défense contre l’incendie et de la protection civile.
Les accès doivent être suffisamment dimensionnés compte tenu du nombre de logements ou de m² de surface de plancher projetés et ne pas présenter un risque pour la sécurité des personne, compte tenu, notamment, de leur disposition, de leur configuration, ainsi que de la nature et de l’intensité du trafic.
L’accessibilité aux Personnes à Mobilité Réduite doit être permise à chacun des lots desservis par l’aménagement des voies privées.
Lorsque le terrain est riverain de deux ou plusieurs voies publiques, l'accès sur celle de ces voies qui présenterait une gêne ou un risque pour la circulation peut être interdit. Par ailleurs, toute opération doit prendre le minimum d'accès sur les voies publiques.
Les dimensions, formes et caractéristiques techniques des voies privées doivent être adaptées aux usages qu'elles supportent ou aux opérations qu'elles doivent desservir. Les voies privées se terminant en impasse doivent être aménagées de telle sorte que les véhicules puissent faire demi-tour.
2/ Desserte par les réseaux :
Le branchement sur le réseau d’eau existant est obligatoire pour toute construction qui requiert une alimentation en eau.
A l’intérieur d’une même propriété, les eaux pluviales et les eaux usées devront être recueillies séparément. Tous les raccordements aux réseaux publics seront exécutés conformément à la réglementation en vigueur.
Les eaux industrielles doivent être soumises à un pré traitement avant d’être rejetées dans le réseau, conformément à la réglementation en vigueur.
Tout aménagement réalisé sur un terrain ne doit pas faire obstacle au libre écoulement des eaux pluviales.
Les eaux pluviales seront traitées « à la parcelle » en privilégiant le stockage aérien (espaces extérieurs submersibles, noues); la réutilisation pour des usages domestiques; les dispositifs de stockage ou d’infiltration à faible profondeur (tranchée drainante). En cas d’impossibilité technique d’assurer la gestion des eaux pluviales à la parcelle, des ouvrages de régulation devront être réalisés avant rejet dans le réseau des eaux pluviales, ils seront dimensionnés de façon à limiter le débit de fuite dans le réseau et conçu de manière à garantir la qualité des eaux rejetées, conformément à la réglementation en vigueur. Les lignes de télécommunication et de distribution d’énergie électrique doivent être installées en souterrain chaque fois que les conditions techniques et économiques le permettent.
Tout constructeur doit réaliser les ouvrages de télécommunications en terrain privé : ces ouvrages comprennent les conduits en souterrain entre les constructions et jusqu’en un point de raccordement avec le réseau public situé en limite de propriété privée-publique, ainsi que l’ensemble des réseaux de viabilité. Ces ouvrages doivent être conformes aux documents officiels en vigueur à la date de dépôt du permis de construire.
L’installation de systèmes de production d’énergie renouvelable est préconisée à condition d'être intégrés de façon harmonieuse à la construction.
Pour toute opération conduisant à la création de 5 logements et plus, doit être réalisé un local de rangement des containers à ordures adapté au tri sélectif en vigueur sur la commune. Ce local « ordures ménagères » présentera les surfaces minimales imposées par l’autorité compétente (y compris l’emplacement des bacs/containers et les dégagements nécessaires pour leur manipulation). Il devra également être prévu un lieu de présentation fonctionnel des containers à proximité de l’espace public : cet espace devra être adapté à la topographie et à l’environnement local. Quand la construction comprend des locaux à destination de commerce de plus de 100 m², il est créé au sein de chaque local commercial un espace de stockage des ordures ménagères spécifique. Si le secteur est équipé d’un dispositif enterré de collecte des ordures ménagères sous forme de bornes d’apport volontaire, il n’est pas nécessaire de prévoir un local de stockage des ordures ménagères pour les constructions à destination d’habitation.
Dispositions environnementales#
1/ Dispositions relatives à la prise en compte des risques et nuisances :
- Le Plan de Préventions des Risques Naturels (PPRN)
Le Plan de Prévention des Risques Naturels prévisibles sur le territoire de la commune d’Auxerre a été approuvé par arrêté préfectoral en date du 25 mars 2002. Il constitue une servitude qui s’impose aux autorisations du droit des sols. Le PPRN contient :
- Un plan de prévention des risques d’inondation due à l’Yonne, - Un plan de prévention des risques de ruissellement urbain du ru de Vallan, - Un plan de prévention des risques de glissement de terrain à Vaux,
Le Plan de Prévention des Risque d’inondation due à l’Yonne révisé a été approuvé par arrêté n° DDT-SEFREN-URN2025-001 du Préfet de l’Yonne le 17 avril 2025.
Ainsi, pour les terrains qui sont concernés par une des zones (zones rouges, bleues, violettes, hachurées rouges, hachurées vertes et jaune) du PPRN reportées sur le plan de zonage, les constructions et installations de toute nature doivent, en complément du présent règlement, respecter les dispositions du PPRN qui sont annexées au PLU. Ces dispositions sont de nature à limiter les possibilités d’utilisation du sol au regard de la prise en compte des risques d’inondation.
Majoration
Pour les terrains situés en zone bleue, violette et hachurée verte du PPRN, reportée au plan de zonage, la hauteur du plancher du rez-de-chaussée doit être située au-dessus de la côte de référence. Aussi, la hauteur maximale autorisée, que ce soit à l’égout du toit, à l’acrotère, ou au point le plus haut, est majorée de 1,5 m
Majoration
Le long des voies de circulation classées axes bruyants, reportées sur le plan de zonage, l’OAP vulnérabilité, ainsi que dans les annexes du PLU, les constructions à destination d'habitation devront respecter les règles d'isolation acoustique minimum déterminées par l’arrêté du 30 mai 1996.
2/ Dispositions relatives à la protection de la trame verte et bleue :
- Les zones humides et les corridors écologiques alluviaux Afin de ne pas porter atteinte aux zones humides ou présumées humides identifiées, au titre de l’article L.151-23 du Code de l'urbanisme sur le plan de zonage, des dispositions particulières sont applicables. Ainsi, il est interdit :
- de créer tout remblai susceptible de porter atteinte à la zone humide, - de réaliser des caves et sous-sols et aménagements de niveaux enterrés ou semi-enterrés, - d’implanter toute construction susceptible de gêner le fonctionnement de la zone humide, en particulier les clôtures pleines qui sont interdites.
Concernant les cours d’eau, l’entretien et la gestion du milieu doit être conforme à l’article L215-14 du Code de l’environnement. Ainsi, « […] Le propriétaire riverain est tenu à un entretien régulier du cours d’eau. L’entretien régulier a pour objet de maintenir le cours d’eau dans son profil d’équilibre, de permettre l’écoulement naturel des eaux et de contribuer à son bon état écologique ou, le cas échant, à son bon potentiel écologique, notamment par l’enlèvement des embâcles, débris et atterrissements, flottants ou non, par élagage ou recépage de la végétation des rives. […] ».
Toute plantation d'espèces cataloguées invasives (cf. liste en annexe du présent règlement) est interdite. Il est recommandé de planter des essences liées aux milieux humides (cf. liste en annexe du présent règlement) dans les nouvelles plantations.
De plus, le long des cours d’eaux identifiés sur le plan de zonage comme « corridor écologique alluvial » au titre de l’article L.151-23 du Code de l'urbanisme, un recul minimum de 5 mètres, à compter des berges, devra être respecté pour toute nouvelle construction.
Cette bande de 5 mètres devra rester totalement en espace vert de pleine terre. Seules y sont autorisées des constructions annexes dans une limite de 10 m² d’emprise au sol.
- Les corridors écologiques
Schéma indicatif
Plusieurs « corridors écologiques » à protéger ont été identifiés, au titre de l’article L.151-23 du Code de l'urbanisme, sur le plan de zonage. Ces secteurs forment des continuités écologiques et participent de la trame verte et bleue à préserver. Toute modification des lieux susceptible de porter atteinte à la continuité écologique est interdite.
- Les espaces verts protégés
Des « espaces verts protégés », introduits par l’article L.151-23 du Code de l’urbanisme ont été repérés sur le plan de zonage. Ils sont de deux types :
- « les espaces verts protégés », qui sont des sites à protéger ou à mettre en valeur pour des motifs d’ordre paysager ou écologique. Tous travaux ayant pour effet de détruire un élément de paysage et notamment les coupes et abattages d’arbres, doivent donc faire l’objet d’une autorisation préalable au titre des installations et travaux divers. À l’intérieur des « espaces verts protégés », seules sont autorisées : o des constructions annexes (à l’exception des piscines) dans une limite de 10 m² d’emprise au sol. o Des piscines à condition qu’elles n’entrainent pas la destruction d’arbres. o dans le cas de jardins familiaux ou partagés, des annexes liées à la présence de jardins.
- « les espaces verts protégés stricts », qui protègent le plus souvent des espaces boisés en milieu urbain. Ces espaces sont strictement inconstructibles.
- Les Espaces Boisés Classés (EBC)
Les espaces classés en espaces boisés classés, et figurant comme tels sur le plan de zonage, sont soumis aux dispositions des articles L 113-1 et L.113-2 du Code de l’urbanisme. Ce classement interdit tout changement d'affectation ou tout mode d'occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création des boisements.
Nonobstant toutes dispositions contraires, il entraîne le rejet de plein droit de la demande d'autorisation de défrichement prévue aux chapitres Ier et II du titre Ier livre III du Code forestier. Les coupes et abattages d'arbres sont soumis à la déclaration préalable prévue par l'article L. 421-4 dudit code.
- Les haies et alignements d'arbres
Des alignements d’arbres à protéger et des haies à préserver ou à créer ont été repérés, au titre de l’article L151-23 du Code de l’urbanisme, sur le plan de zonage. Les alignements d’arbres doivent être maintenus. En cas de travaux nécessitant des abattages d’arbres, l’alignement devra être reconstitué. Les haies existantes repérées ne doivent en aucun cas être supprimées. Elles doivent être maintenues en l’état ou a minima recréées.
- La transition avec les espaces agricoles Concernant les terrains situés en limite avec une zone A agricole sur le plan de zonage, un recul minimum de 5 mètres, à compter de la limite de zone entre A et U, devra être respecté pour toute nouvelle construction. Cette bande de 5 mètres devra rester totalement en espace vert de pleine terre. Seules y sont autorisées des constructions annexes dans une limite de 10 m² d’emprise au sol.
Règles en matiere de qualité urbaine et paysagère#
Par leur volume, leur architecture, les matériaux employés, les couleurs, les constructions devront être intégrées de manière harmonieuse dans le paysage naturel ou urbain dans lequel elles sont situées.
Pour les toitures en pente, les matériaux utilisés doivent être les tuiles plates, l’ardoise, le zinc, le cuivre, les produits verriers ou bois et les toitures végétalisées.
Tout autre aspect est interdit en particulier le bardeau bitumineux (Shingle, etc.) et le bac acier. Leur utilisation est toutefois tolérée uniquement pour les abris de jardin ne dépassant pas 8 m² au sol et dont la hauteur est inférieure ou égale à 2,6 mètres. Par ailleurs le bac acier peut être utilisé dans le cas de toiture terrasse ou pour les pentes de toiture inférieure ou égale à 15 %, sous réserve d’une insertion qualitative. Le bac acier peut également être utilisé dans le cadre des constructions à destination d’exploitation agricole et forestière.
Les toitures terrasses sont autorisées à condition qu’elles fassent l’objet d’un traitement qui, par leur volume, les matériaux, les couleurs et le traitement de l’acrotère, garantisse une bonne insertion dans le site, y compris depuis des points de vue plus éloignés. Ces toitures peuvent également être végétalisées.
Les niveaux en attique peuvent être autorisé, sous réserve de s’inscrive dans un volume virtuel de toiture à 4 pans dont la pente ne peut dépasser 45 ° et de ne former qu’un seul niveau de construction supplémentaire. Il devra faire l’objet un traitement des volumes et des matériaux qui garantissent une bonne insertion dans le site, y compris depuis des points de vue plus éloignés. Ces toitures peuvent également être végétalisées.
Schéma et coupe indicatifs
Pour les constructions à usage agricole seul l’aspect imitation bardeau bitumineux est interdit. Toutefois, quel que soit l’aspect employé, un soin particulier doit être porté au choix de la couleur utilisée pour assurer une bonne insertion dans le site. Les aspects brillants, réfléchissants et couleurs vives sont proscrits.
Pour toutes les toitures, les édicules et ouvrages techniques tels que machinerie d’ascenseurs, gaines de ventilation, extracteurs, doivent être intégrés dans le volume de la construction. Il peut être admis un dépassement du volume de la toiture pour les éléments de sécurité (échelle à crinoline, garde-corps, cheminement, saut de loup…) et les cheminées, sous réserve de leur bonne intégration visuelle (matériaux, couleurs…) dans l’architecture globale de la construction.
Il peut être admis un dépassement du volume de la toiture pour les antennes, sous réserve de leur bonne intégration visuelle (matériaux, couleur…) dans l’architecture globale de la construction.
Les façades latérales et postérieures des constructions doivent être traitées avec le même soin que les façades principales et en harmonie avec elles. On privilégiera l’utilisation de matériaux qui s’harmonisent avec les constructions existantes. L’utilisation du bardeau bitumineux ou encore de plaque de fibrociment, par exemple, est interdite. Les aspects brillants, réfléchissants et couleurs vives sont proscrits à l'exception des enseignes et logos. Les matériaux tels que carreaux de plâtre, briques creuses, parpaings, destinés à être recouverts d’un parement ou d’enduits, ne peuvent être laissés apparents sur les parements extérieurs des constructions ni sur les clôtures. Les descentes d’eaux pluviales devront être intégrées dans la composition architecturale de la façade. Les rejets d’eau pluviale des balcons, loggias et terrasses devront être canalisés de façon à éviter toutes salissures des façades. La mise en œuvre sur les façades des modénatures et des éléments de marquage qui s’harmonisent avec les constructions avoisinantes est préconisée. Aucun caisson de volets roulants ne doit être visible en façade. Les façades de locaux commerciaux doivent être conçues en harmonie avec les caractéristiques architecturales de l’immeuble dans lequel elles sont situées.
- Les dispositifs permettant l'utilisation des énergies renouvelables
Ces dispositifs sont préconisés. Toutefois, ils doivent faire l'objet d'une intégration soignée dans les volumes bâtis. Les panneaux solaires par exemple doivent être intégrés dans la composition architecturale d’ensemble de la construction.
Les rampes de parking destinées à desservir les parcs de stationnement doivent être intégrées dans la construction. Dans le cas où la configuration du terrain ou des contraintes techniques ne le permettrait pas, elles devront être traitées de manière à s’harmoniser avec la construction et les espaces extérieurs.
Au titre du présent article, le terme « voie » est entendu comme recouvrant les voies publiques, les voies privées ouverte à la circulation publique et les espaces publics telles que les places publiques.
Les clôtures sur les voies participent fortement à la qualité des espaces urbains. A ce titre, leur traitement, le choix des matériaux, les couleurs, doivent faire l’objet d’une attention particulière en respectant une harmonie avec les clôtures existantes à proximité et tout particulièrement s'il existe des clôtures repérées comme élément du patrimoine urbain. La démolition d'une clôture repérée comme « clôture remarquable » sur le plan de zonage est interdite. Seuls sont autorisés les aménagements d’ouvertures pour permettre un accès. Les portails et portillons doivent être traités en harmonie avec la clôture sur rue (couleurs, matériaux).
Sur les voies :
- sont admis les dispositifs de clôtures suivants : - un mur de maçonnerie enduit, en brique ou en pierre de 2 mètres de haut maximum avec chaperon, mesurée à partir du terrain naturel. Une hauteur supérieure est admise pour les poteaux (poteaux d’angle, poteaux délimitant les accès), - un muret d’une hauteur maximale d’un mètre surmonté d’une grille ou d’un grillage à maille rectangulaire verticale pouvant être doublé par un écran végétal. La partie supérieure peut être partiellement occultée sur une hauteur maximale correspondant au 2/3 de sa hauteur totale. Dans ce cas, cette occultation doit être réalisée en tôle découpée de la même couleur que la grille. La hauteur maximale ne doit pas dépasser 2,5 mètres, mesurée à partir du terrain naturel. Une hauteur supérieure est admise pour les poteaux (poteaux d’angle, poteaux délimitant les accès). - Les clôtures composées d’un grillage à maille rectangulaire rigide pouvant être doublées d’une haie végétale.
- L’utilisation de bardage de toute nature est interdite. Sur les autres limites de propriété :
- Les clôtures sur les autres limites de propriété ne pourront pas dépasser une hauteur de 2 mètres, mesurée à partir du terrain naturel.
- L’utilisation de plaques de béton est interdite pour les clôtures de toute nature.
Par dérogation aux règles relatives aux clôtures, les clôtures liées à des équipements d’intérêt collectif et services publics seront réalisées en fonction des nécessités du fonctionnement et de la sécurité de ces équipements.
- Les antennes paraboliques
Les antennes doivent être implantées à un endroit non visible du domaine public (sauf impossibilité technique), elles doivent avoir une couleur qui s’intègre avec la partie de construction sur laquelle elles sont fixées.
- La restauration et l’extension des bâtiments existants
L’architecture et la volumétrie des constructions anciennes ou présentant un intérêt architectural doivent être respectées lors de travaux de ravalement ou de réhabilitation. Toute extension de bâtiment doit respecter l’architecture d’origine ou faire l’objet d’un traitement architectural contemporain. La création de nouveaux percements doit s’intégrer dans la composition des façades (reprise des proportions, du rythme et des éléments de modénature). Les murs en pierre de taille ou briques prévus pour être apparents doivent être préservés. La réfection de toiture respectera le style de la construction existante.
La démolition des « éléments bâtis remarquables » repérés sur le plan de zonage, au titre de l’article L.151-19 du Code de l'urbanisme, et dont la liste complète est reportée en annexe du présent règlement, est interdite.
De plus, tous les travaux exécutés sur une construction repérée doivent être conçus en évitant toute dénaturation des caractéristiques constituant son intérêt architectural et historique. Les éléments de modénature des façades et toitures qui
constituent
des
dispositions#
d’origine, seront conservés et restaurés ou restitués à l’identique. · Dans la mesure du possible, l’isolation thermique par l’extérieur de ces mêmes bâtiments devrait être évitée.
Pour rappel, toute intervention sur un bâtiment repéré exige la demande d’une déclaration préalable auprès des services instructeurs. Dans le cas d’une démolition de bâtiment situé sur l’unité foncière d’un bâtiment repéré au titre de l’article L. 151-19 du Code de l’urbanisme, la demande d’un permis de démolir doit être effectuée.
Par ailleurs, lorsque qu’il existe sur le terrain ou sur l’un des terrains contigus une construction repérée au titre de l’article L 151-19, les projets situés à proximité immédiate des bâtiments ainsi identifiés doivent être élaborés dans la perspective d’une mise en valeur de ce patrimoine. Toute construction nouvelle devra être implantée en retrait des bâtiments repérés d’une distance au moins égale à la hauteur à l’égout du bâtiment remarquable et un minimum de 10 mètres.
Sur les terrains concernés par les cônes de vue, repérés sur le plan de zonage, les constructions ne pourront pas dépasser une hauteur maximum correspondant à la côte NGF identifiée sur le plan de zonage.
Dispositions générales 5 règles de stationnement#
1/ Les obligations en matière de stationnement automobile :
Il est rappelé que les obligations en matière de stationnement doivent être réalisées en priorité sur l’emprise foncière du projet.
- Les stationnements automobiles exigés dans le présent règlement, peuvent être réalisées : - sur l’emprise foncière du projet, - sur une emprise privée lui appartenant située à moins de 300 mètres à pieds à compter de l’entrée de la construction,
- lorsque le pétitionnaire ne peut satisfaire aux obligations en matière de stationnement sur l’emprise foncière ou a proximité, il peut y répondre par :
- l’achat dans un parc privé de stationnement existant ou en cours de réalisation, situé à moins de 300 mètres à pieds à compter de l’entrée de la construction, et à la condition que celle-ci ne soit pas nécessaire aux stricts besoins d’une autre opération ou construction existante
- la location longue durée (ou une concession dont la pérennité est assurée) dans un parc privé ou public stationnement existant ou en cours de réalisation, situé à moins de 300 mètres à compter de l’entrée de la construction, et à la condition que celle-ci ne soit pas nécessaire aux stricts besoins d’une autre opération ou construction existante,
- afin de favoriser le renouvellement urbain et le report modal vers des modes alternatifs à l’automobile ; les obligations en matière de stationnement peuvent être mutualisées et foisonnées : - à l’échelle d’un projet comprenant plusieurs destinations sous réserve de présenter une étude de stationnement permettant de démontrer de la satisfaction des besoins sur l’emprise du projet ; - ou à une échelle plus large, entre plusieurs projet et/ou un projet comportant plusieurs destination sous réserve que soit réalisé et/ou validé par la collectivité une étude de stationnement prenant en compte les besoins du projet et les capacités du quartier en matière de stationnement. Cette étude devra prendre en compte l’ensemble des besoins de la ou des opérations et de ceux présents sur le quartier (habitants, employés, usagers des équipements…), ainsi que les stationnements existants et l’offre alternative présente sur le quartier (transport en commun, mise à disposition de vélo en libre-service, autopartage…).
En cas de mutualisation et/ou foisonnement entre différent porteur de projet, devra être fourni l’engagement mutuel de la mise en commun des stationnements (besoins de chacun, mise en commun, mise à disposition, location longue durée…)
En cas de possibilités démontrées de foisonnement par l’étude de stationnement, les obligations en matière de stationnement décrite ci-dessous pourront être minorées.
- Les constructions à destination d’habitation
Il est exigé au moins une place par logement.
Pour les logements individuels, il est exigé :
- 1 place de stationnement par tranche entamée de 60 m² de surface de plancher.
Ainsi pour un logement de 63 m² sera exigé 2 places de stationnement.
Dispositions générales#
Pour les opérations de logement collectif, il est exigé :
- 1 place par logement dont la surface de plancher est inférieure ou égale à 65 m²,
- 1,5 place par logement dont la surface de plancher est supérieure à 65 m² et inférieur ou égale à 85 m²,
- 2 place par logement dont la surface de plancher est supérieure à 85 m².
En cas de décimale, le nombre total de place à réaliser sera arrondi au chiffre supérieur.
Ainsi pour une opération comprenant : 2 logements de 30 m², 3 logements de 64 m², 3 logements de 67 m², 4 logements de 75 m², et 3 logements de 86 m², les exigences en matière de stationnement sont :
- 2 x 1 =2 places de stationnement,
- 3 x 1 = 3 places de stationnement,
- 3 x 1,5 = 3,5 places de stationnement,
- 4 x 1,5 = 6 places de stationnement,
- 3 x 2 = 6 places de stationnement
Soit un total de 2 + 3 + 3,5 + 6 + 6 = 20,5 soit 21 places de stationnement.
Dans le cas d’une extension a pour conséquence la création de nouveaux logements, les règles de stationnement ci-dessus s’imposent.
Pour les hébergements, il est imposé 1 place par tranche de 3 unités d’hébergement (chambre ou logement).
Pour les logements mentionnés que 1° et au 3° de l’article L151-34 du code de l’urbanisme, conformément à l’article L 151-35 du même code, il est rappelé qu’il ne peut être exigé plus de 0,5 aire de stationnement par logement lorsqu’ils sont situés à moins de 500 m à pieds de la gare Saint-Gervais.
Dans les zones UP1 et UP2 les logements locatifs financés avec un prêt aidé par l'État ne sont pas soumis à l’obligation de réaliser des places de stationnement.
Dans la zone UP4 :
- sur les secteurs « Auxerre Ambitieuse » délimités dans l’OAP « projet de renouvellement urbain :
Montardoins, Batardeau », il n’est exigé que 1 place de stationnement par logement,
- sur l’îlot encadré par la rue Max Quantin, le Quai du Batardeau et le boulevard Vaulabelle, il n’est exigé que 0,7 place de stationnement par logement. En cas d’opération dont le nombre total de place exigible comporterait une décimal, le nombre de place exigible sera arrondi au chiffre supérieur. Ainsi pour 5 logements il sera demandé 5 x 0,7 = 3,5 soit 4 places de stationnement.
- Les constructions à destination de commerce et activités de service
Pour les commerces, il est imposé 1 place par tranche de 25 m² de surface de vente.
Pour les constructions à destination d’artisanat et les activités de services où s’effectue l’accueil d’une clientèle, il est imposé 1 place par tranche de 25 m² de surface de plancher.
Pour la restauration, le nombre de places imposé correspond à la capacité d’accueil de l’établissement divisé par 4 (le nombre résultant du calcul sera arrondi au nombre entier supérieur).
Pour le commerce de gros, il est imposé 1 place par tranche de 100 m² de surface de plancher.
Pour les constructions à destination d’hébergement hôtelier et touristique, il est imposé 1 place pour 3 chambres.
Pour rappel, le stationnement prévu pour les surfaces commerciales de plus de 1000 m² doit être conforme aux dispositions de l’article L111-19 du Code de l’urbanisme
- Les autres activités des secteurs secondaire ou tertiaire
Pour les constructions à destination d’industrie ou d’entrepôt, il est imposé 1 place par tranche de 200 m² de surface de plancher.
Pour les bureaux, il imposé 1 place par tranche de 25 m² de surface de plancher.
- Les équipements d’intérêt collectif et services publics
Le nombre de place de stationnement à réaliser doit être adapté à la nature de l’équipement, son mode de fonctionnement, sa localisation sur le territoire. Le porteur de projet doit justifier, au sein de la notice, comment il répond à ses besoins et obligations par la mobilisation : de places existantes ou créer sur l’emprise du projet, la proximité des transports en commun, l’existence de parc public de stationnement à proximité, la concession dans un parc privé à proximité, la mutualisation ou le foisonnement de place de stationnement situées à proximité etc…
Pour toutes les constructions, dans le cas d’une extension inférieure à 25 m² de surface de plancher, les règles relatives aux places de stationnement ne s’imposent pas.
Dans le cas d’un changement de destination, les règles applicables à la nouvelle destination s’imposent.
2/ Les obligations en matière de stationnement pour les véhicules électriques :
Conformément au Code de la construction et de l’habitation, une part des places à réaliser doit être pré-équipée pour faciliter l'accueil d'une borne de recharge de véhicule électrique, dotée d'un système individuel de comptage des consommations.
3/ Les obligations en matière de stationnement vélo :
Dans le cadre des obligations décrites ci-dessous, les stationnement vélos peuvent être conçu d’un seul tenant ou non et doivent être clos et couvert. Ils doivent être conçus de manière garantir de bonnes conditions d’accès (depuis l’espace public comme depuis le bâtiment), de sécurité (avec contrôle d’accès, accroche vélo, éclairage…) et de confort d’usage (hauteur sous plafond, circulations, accroche vélo…).
Conformément au Code de la construction et de l’habitation, pour les constructions à destination d’habitation, l’espace destiné au stationnement des vélos doit avoir une surface minimale :
- de 0,75 m² par logement pour les logements de 1 et 2 pièces
- de 1,5 m² par logement pour les logements de 3 pièces et plus.
Pour les constructions à destination de bureau, l’espace destiné au stationnement des vélos doit avoir une surface équivalente à au moins 1,5 % de la surface de plancher.
Dans les zones UP1 et UP2 les obligations en matière de stationnement, peuvent être calculés et trouver une réponse à l’échelle du projet du NPNRU.
Dans la zone UP4 les locaux vélos devront prévoir des espaces adaptés au stationnement sécurisés des vélo atypiques (vélo cargo, remorques…).
4/ Traitement paysager des espaces de stationnement :
Les aires de stationnement extérieur, de plus de 10 places, seront traitées en matériaux perméables de type dalles gazon ou stabilisés ou tout autre matériau permettant l’infiltration directe des eaux pluviales.
Il peut être déroger à cette règle sous réserve d’une justification technique pour la protection contre la pollution des sols, ou de l’impossibilité au titre d’une autre législation (protection de captage par exemple). En cas d’impossibilité, le projet devra s’accompagner d’une gestion adaptée des eaux de ruissellement.
Par ailleurs, doit être aménagé :
- Toutes les 4 places : un espace paysager. Il s’agit d’un espace qui n’est pas destiné au stationnement et qui est aménagé pour améliorer l’aspect paysager du site dans lequel il s’inscrit. Il doit s’agir d’un espace vert de pleine terre, arboré et d’une superficie minimale de 10 m².
- Entre 2 rangées : une noue paysagère qui servira à récupérer l’eau de pluie.
En cas de parc de stationnement comprenant des ombrières permettant la production d’énergie renouvelable, les aménagements paysagers cités ci-dessus pourront être compensés par un espace vert paysager de pleine terre d’une surface au moins égale à 10 % de la surface total du parc de stationnement. Cet espace devra être arboré, et permettre la récupération et l’infiltration des eaux de ruissellements du parc de stationnement.
Cette obligation s’ajoute aux obligations en matière d’espace verts définies pour chaque zone.
Les espaces de stationnement en accompagnement de voirie publique et espaces publics peuvent déroger à ces obligations, sous réserve de présenter un projet d’aménagement d’ensemble comprenant le paysagement, la végétalisation et la gestion des eaux de ruissellement.
L’ajout d’ombrière permettant la production d’énergie renouvelable sur des parkings existant à la date d'approbation du PLU modifiée (au 29 juin 2023) et ne répondant pas aux obligations en matière d’espaces verts, ne nécessitent pas la création de ces espaces. Toutefois la gestion des eaux pluviales devra être étudiée, préférentiellement par une infiltration à la parcelle.
5/ Adaptation des exigences en matière de stationnement au regard du projet et de sa localisation :
Les obligations quantitatives décrite ci-dessus peuvent être réduites :
- dans la limite de 5 % du nombre total de places de stationnement nécessaires pour le projet, sous réserve que celui-ci soit situé dans une proximité de 300 mètres à pieds d’un arrêt de bus desservit par une ligne offrant une fréquence minimum d’1 bus toutes les 30 minutes, ou de 500 mètres à pieds de la gare d’Auxerre
Saint-Gervais, d’un pôle d’échange multimodal et / ou d’une station de transport collectif en site propre.
- dans la limite de 5 % du nombre total de place de stationnement nécessaire pour le projet, sous réserve que celui-ci soit situé dans une proximité de 300 mètres d’une station vélo en libre-service avec borne de recharge,
- dans la limite de 15 % du nombre total de places de stationnement nécessaires pour le projet, sous réserve de justifier de la mise à disposition de voiture en autopartage :
- au moins deux véhicules en autopartage si le total des places exigible est inférieur ou égal à 100 places
- au moins quatre véhicules en autopartage si le total des places exigible est supérieur à 100 places.
- dans la limite de 20 % du nombre total de places de stationnement nécessaires pour le projet, sous réserve de justifier d’une mutualisation et/ou d’un foisonnement des besoins en stationnement entre plusieurs établissements (entreprises, équipements…) situés dans une proximité de 300 mètres.
Ces réductions peuvent être cumulées afin de déterminer le nombre de stationnements à réaliser.
Pour bénéficier de ces diminutions, la notice explicative du projet devra faire apparaitre toutes les informations nécessaires justifiant de cette possibilité (tableau d’occupation prévisionnel d’occupation des locaux, conventions entre différents établissements, contrat de location longue durée, proximité des offres de transports publics, horaires permettant le foisonnement…).
6 Autres dispositions applicables en toutes zones#
- Application des règles dans le cas de découpage d’un terrain en plusieurs lots
En dérogation à l’article R123-10-1 du Code de l’Urbanisme : dans le cas d’un lotissement ou dans celui de la construction, sur le même terrain, d’un ou plusieurs bâtiments dont le terrain d’assiette doit faire l’objet d’une division en propriété ou en jouissance, les règles édictées au présent article sont appréciées au regard de chacun des lots.
- Constructibilité des emplacements réservés
Conformément à l’article L. 151-41 du Code de l’urbanisme, des emplacements réservés sont définis sur le plan de zonage, où sont également définis leur destination, ainsi que les collectivités, services et organismes publics bénéficiaires. Les constructions sont interdites sur les terrains, bâtis ou non, compris dans lesdits emplacements réservés, sauf exception prévue au Code de l’urbanisme pour les constructions à titre précaire.
B. Les dispositions spécifiques applicables à chaque zone#
1 Zones urbaines mixtes et résidentielles (zones UM, UMH, UR et UH)#