Prescriptions générales : Toute construction ou ouvrage, à édifier ou à modifier, devra tenir compte de l’environnement existant et veiller à s’y inscrire harmonieusement. L’autorisation d’utilisation du sol pourra être refusée ou assortie de prescriptions spéciales si les constructions ou ouvrages, par leur situation, leur architecture, leur dimension ou leur aspect extérieur sont de nature à porter atteinte au caractère des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains, ainsi qu’à la conservation des perspectives monumentales. Les constructions doivent présenter une simplicité de volume, une unité d’aspect. Cette disposition s’applique également aux extensions, aux annexes et clôtures. Toutes les façades doivent être traitées avec le plus grand soin. L’implantation du bâti, et l’organisation des façades devront permettre de favoriser l’ensoleillement et l’éclairage naturel des espaces intérieurs.
1 - Volumes et terrassements Les constructions nouvelles, les aménagements et les extensions doivent présenter une simplicité de volume s’intégrant dans l’environnement et être adaptés au relief du terrain. Les mouvements de terre éventuellement nécessaires, en raison de la configuration du sol ou du parti d’aménagement, doivent rester conformes au caractère de l’environnement local. Les mouvements de terre destinés à créer des remblais près de la construction sont interdits.
2 - Toitures#
a) Pente des toitures Les toitures pourront être en terrasse ou en pente : Dans le cas des toitures terrasses, un acrotère (ou une autre disposition constructive) est imposé pour donner à l’ouvrage un aspect satisfaisant. Les garde-corps seront constitués par un exhaussement de la maçonnerie formant un parapet, à l’exclusion des dispositifs à clairevoie en béton, bois, ou métal. Les toitures terrasses accessibles comprennent un dispositif de plantation et un point d’eau. Sauf dans le secteur AURm, les toitures terrasses visibles et non-accessibles seront végétalisées. Dans le cas des toitures en pente, elles devront être à deux versants, et présenter des pentes maximales de 35°. Dans le secteur AURm, les pentes maximales sont portées à 45°.
b) Capteurs solaires
Les capteurs solaires sont autorisés sous réserve d’une bonne intégration architecturale et urbaine.
Un capteur solaire situé sur une façade doit être implanté dans le plan de la façade (sauf sur des façades en maçonnerie composée de matériaux naturels) et un capteur solaire situé sur une toiture à pente doit être implanté dans le plan de la toiture, sans aucun décrochement, et avec la même pente que ladite toiture.
L’insertion d’un capteur solaire devra s’inspirer de la charte d’intégration architecturale et paysagère des panneaux solaires dans le Val d’Oise.
3 - Façades#
II doit être recherché un traitement harmonieux de toutes les façades y compris celles des annexes. Les constructions doivent présenter une unité et une qualité d’aspect.
Les façades latérales seront traitées à l’instar des façades sur voirie.
Dans le secteur AURm, les façades aveugles sont autorisées sur les seules limites séparatives joignant l’alignement.
Ces configurations sont possibles si une attention particulière est portée sur le traitement des ponts thermiques. Les ajouts de dalle, les plates-formes en saillie, les balcons, les corniches, les appuis de fenêtres... seront conçus pour éviter les salissures et coulures sur les parois verticales des façades.
Pour les bâtiments principaux d’une longueur supérieure à 30 mètres la volumétrie ou le parement des façades devront être traités de manière séquencée.
Aspects des façades
Les matériaux figurant dans une palette dite « à vraie matière » sont encouragés.
Le blanc pur est proscrit. La tendance colorée des façades doit osciller entre les tons gris, beige et ocre jaune. Ces deux dernières dispositions ne sont toutefois pas applicables aux équipements collectifs d’intérêt général.
Les enduits sont autorisés à la condition d’être associés à des éléments de modénature que peuvent être les occultations. 100 % de surface enduite sont proscrits.
Les garde-corps devront être conçus de manière à être le plus discret possible et de façon à éviter la mise en place ultérieure de dispositifs d’occultation inesthétiques.
Sont interdits pour occulter les balcons et en surplomb des grilles sur voie publique : les éléments comme les brise-vues de type bâches plastiques, canisses, haies artificielles, ou autres matériaux hétéroclites.
Les ouvrages techniques, les appareillages de ventilation et de climatisation, les capteurs solaires, les antennes, les ventouses des chaudières, les lanterneaux, etc. et de manière générale tout élément technique en saillie de la façade doivent être traités avec soin et intégrés dans la composition des façades, de manière à ce que ces ouvrages soient invisibles depuis l’espace public. Les aspects apparents doivent être choisis de telle sorte que leur mise en œuvre permette de leur conserver, de façon permanente, un aspect satisfaisant. L’utilisation de couleurs doit servir à animer les façades et alléger les volumes. L’utilisation du PVC pour les menuiseries des baies est proscrite. Les matériaux réfléchissants sont interdits. Dans le secteur AURc, une occultation amovible d’une devanture commerciale devra être composée d’un rideau métallique micro-perforé, impérativement installé à l’intérieur du volume du bâtiment.
4 - Clôtures Les clôtures devront présenter une simplicité d’aspect (forme, matériaux, couleur) en harmonie avec la construction principale et son environnement. Les limites entre l’espace privé et public devront être au minimum traitées par une lisse. La hauteur maximale des clôtures n’excédera pas 1,20 m. ; cette disposition n’est toutefois pas applicable aux équipements collectifs d’intérêt général. Les coffrets électriques doivent être insérés dans la clôture et ne peuvent pas dépasser du nu de ladite clôture. Dans le secteur AURm, la hauteur maximale des clôtures n’excédera pas 1,50 mètre. Toutefois, sauf sur une profondeur de 4 mètres, comptés à partir du nu de la façade postérieure, la hauteur maximale des clôtures pourra être portée à 1,80 mètre. Les clôtures sur la voie ou l’emprise publique seront formées, soit d’un barreaudage vertical en bois, doublé vers l’intérieur de la parcelle par une haie champêtre, soit d’une simple lisse, carrée ou rectangulaire, limitée à 0,40 mètre de hauteur. Les parois supportant les coffrets techniques pourront être, sur une faible largeur, en maçonnerie, en métallerie, ou en bois.
5 - Locaux accessoires Les abris de jardins autorisés seront implantés en cœur d’ilot ou sur les limites séparatives. Ils doivent être traités en cohérence en volume et en aspect avec les ensembles bâtis de la parcelle. Les dimensions des abris de jardin feront au maximum 3 m x 3 m x 2,20 m de hauteur. Leurs toitures seront plates ou inclinées avec une pente unique.