Intitulé du document : – QUALITÉ URBAINE, ARCHITECTURALE, ENVIRONNEMENTALE ET PAYSAGÈRE
Rappel : Les travaux exécutés à l’intérieur des périmètres de protection des monuments historiques et en site inscrit sont soumis à l’avis de l'architecte des Bâtiments de France. Une charte de l’urbanisme figure en annexe. Il est recommandé, en complément du respect du présent règlement, de se reporter à ce document.
2.1. Règles générales applicables à toutes les constructions
Les constructions nouvelles doivent s’intégrer au tissu existant, en prenant en compte les particularités morphologiques et typologiques des quartiers (rythmes verticaux, largeurs des parcelles en façade sur voies, reliefs...) ainsi que celles des façades existantes (rythmes, échelles, ornementations, matériaux, couleurs...) et des couvertures (toitures, terrasses, retraits...).
Les ensembles urbains organisés et réalisés sous la forme d’opération d’ensemble doivent conserver une unité architecturale. Selon l’article R. 111-21 du Code de l’urbanisme, un projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales.
a) Les toitures
La toiture doit être choisie en premier lieu au regard des constructions alentours et de l’ambiance colorée environnante. Les matériaux et les couleurs utilisés doivent permettre d’intégrer harmonieusement la construction à l’ensemble et ainsi de créer une unité.
La composition, les matériaux et les couleurs recommandés dans la charte de l’urbanisme (chapitre toiture) figurant en annexe du PLU seront privilégiés.
Châssis de toit et lucarnes :
Les ouvertures de toit devront être de dimensions plus hautes que larges, implantées sur un seul niveau sans dépasser 1/3 du linéaire de la façade, positionnées dans le même plan que celui du toit et en cohérence avec la composition générale. Elles doivent notamment être placées de préférence dans l’axe des ouvertures des niveaux inférieurs ou des trumeaux.
Les lucarnes doivent être traitées de manière à s’intégrer au volume de la toiture, et reprendre le même matériau de couverture que celui utilisé pour la toiture. Elles doivent être placées dans les deux tiers inférieurs du toit et dans l’axe des ouvertures de l’étage inférieur ou axées sur la médiane entre deux baies de l’étage inférieur.
En cas de toitures terrasses
Les édicules doivent être dissimulés par un dispositif de qualité.
b) Les façades
Les différents murs extérieurs d'une construction ou d'une installation, quelle que soit sa nature, doivent présenter un aspect convenable et donner des garanties de bon entretien, qu'ils soient aveugles ou non, visibles ou non de la voie publique.
Les façades doivent être animées en jouant sur des éléments de modénature et de marquage tels que les bandeaux, les corniches et les encadrements de fenêtres.
Les matériaux tels que les carreaux de plâtres, briques creuses, parpaings, destinés à être recouverts d’un parement ou enduits, ne peuvent être laissés apparents.
De manière générale, les matériaux et les couleurs à privilégier pour le traitement des façades sont ceux recommandés dans la charte de l’urbanisme (chapitre façade) figurant en annexe du PLU.
Les éléments décoratifs
La mise en œuvre des modénatures et des éléments de marquage réalisés de manière harmonieuse avec les constructions avoisinantes (bandeaux, corniches, encadrements de fenêtres, chaines d’angle, etc.) est préconisé.
Les façades commerciales :
Les devantures doivent s’intégrer harmonieusement dans la façade qu’elles occupent mais aussi plus largement dans l’ensemble urbain auquel elles appartiennent. Les aplats de couleurs ne doivent pas venir dénoter avec les teintes générales existantes.
Les colonnettes de fonte, lorsqu’elles existent, doivent être maintenues. Elles sont un signe du passé et constituent un atout visuel. Les fausses pierres porteuses, faux claveaux, etc. sont proscrits.
Les devantures doivent mettre en avant la trame verticale de la façade en laissant lisibles les structures porteuses de l’immeuble. Pour cela, les parties pleines sur les limites mitoyennes de l’immeuble doivent être conservées. L’entrée et les baies vitrées du commerce doivent se placer en alignement avec les ouvertures des étages supérieurs.
La trame horizontale doit également être respectée en déterminant la hauteur de la porte d’entrée, des baies vitrées, des enseignes et du soubassement en rapport avec les tracés horizontaux existants des immeubles mitoyens.
Les enseignes ne doivent ni masquer, ni recouvrir les éléments architecturaux de la façade qu’elles occupent. La simplicité des enseignes est recommandée pour faciliter leur lisibilité. L’implantation des enseignes parallèles doit se faire en rez-de-chaussée, sans dépasser les limites du plancher du 1er étage. Les enseignes perpendiculaires doivent être positionnées au même niveau que les enseignes parallèles.
En complément du présent règlement, le positionnement des enseignes et les couleurs et vitrines des devantures commerciales recommandés dans la charte de l’urbanisme (chapitre devantures commerciales) figurant en annexe du PLU seront privilégiés.
c) Les menuiseries et ferronneries
Chaque type de menuiseries d’une même façade (fenêtres, portes, volets) doit être de même nature et de même matériau.
Les volets roulants, inadaptés esthétiquement aux typologies des centres anciens, sont à éviter.
Les ferronneries enrichissent la façade et jouent un rôle important dans la qualité architecturale. Il est donc important de soigner ces éléments. Les ferronneries d’un même bâtiment doivent être de facture identique.
d) Les dispositifs d’énergies renouvelables :
Les dispositifs d’énergies renouvelables de type « éoliennes » ou panneaux solaires doivent être intégrés à la construction (toit, terrasse, façade) et être partie prenante de l’architecture du bâtiment. En outre, elles doivent respecter un dégagement par rapport aux obstacles éventuels (arbre, bâtiments annexes, etc.).
Les panneaux solaires en toiture doivent être au maximum intégrés au plan de toit.
Les tuiles et ardoises thermiques facilitent l’intégration du projet dans la couverture.
Les ballons de stockage des chauffe-eaux solaires doivent être non visibles depuis la rue, ou habillés de sorte à s’intégrer harmonieusement.
De manière générale, tout ajout d’équipements techniques doit s’intégrer de manière harmonieuse au bâtiment.
e) Les éléments techniques :
Les descentes d’eaux pluviales
Les descentes d’eaux pluviales doivent être intégrées à la composition architecturale de la façade.
Les rampes de parking
Les rampes de parking destinées à desservir les parcs de stationnement doivent être intégrées dans la construction. Dans le cas où la configuration du terrain ou des contraintes techniques ne le permettraient pas, elles doivent être traitées de manière à s’harmoniser avec la construction et les espaces extérieurs.
Les édicules et gaines techniques
Les édicules techniques en toiture doivent, par le choix des matériaux et des couleurs, être intégrés aux façades et aux toitures où ils se trouvent.
Les réseaux techniques en toiture ou en terrasse, tels que les ventilations, sont, sauf impossibilité technique avérée, camouflés par un revêtement identique à la façade.
Les dévoiements des conduits de cheminée Lorsqu’une construction nouvelle vient s’accoler à une ou des constructions existantes moins hautes et qu’un dévoiement des conduits de cheminée ou de ventilation est nécessaire, celui-ci doit faire l’objet d’un traitement architectural afin de n’être pas visible dans le paysage. La construction ou le rehaussement du ou des conduits à réaliser ne doit pas être laissé en matériau brut (aluminium, acier inox, etc.).
Les antennes Les infrastructures et les installations doivent être réalisées dans le respect de l’environnement, de la qualité esthétique des lieux et dans les conditions les moins dommageables, tant pour le domaine public que pour le domaine privé. Les antennes d’émission ou de réception de signaux radioélectriques (antennes, paraboles, etc.), ou antennes relais nécessaires au fonctionnement des réseaux de radiotéléphonie, doivent être installées obligatoirement en toiture et être dissimulées et invisibles de l’espace public et privé. Lorsqu’elles sont implantées en terrasse, elles doivent être le plus en retrait possible de la façade. Elles doivent avoir une couleur qui s’intègre avec la partie de construction sur laquelle elles sont fixées.
Climatiseurs, ventilateurs, pompes à chaleur Ces éléments ne doivent pas être installés sur la façade côté rue, et ne doivent pas être visibles depuis l’espace public.
2.2. Dispositions spécifiques applicables en cas d’intervention sur les constructions existantes et pour les extensions
L’architecture et la volumétrie des constructions anciennes ou présentant un intérêt architectural doivent être respectées. L’homogénéité des constructions d’origine doit être respectée notamment lors de travaux d’aménagement et d’extension des constructions d’origine, une vigilance particulière doit être apportée sur les points suivants :
• formes de toitures et pentes de toit ; • couleurs ; • taille et proportion des ouvertures ; • typologies des clôtures ; • volets et fermetures.
Sont interdit les travaux d’aménagement, d’extension ainsi que les constructions nouvelles y compris les abris de jardins qui auraient pour effet de rompre l’harmonie ou l’homogénéité du quartier. Les extensions et surélévations doivent être conçues et réalisées :
• soit en reprenant le style de l’architecture d’origine ; • soit en adoptant un parti architectural contemporain.
a) Les toitures Les toitures des extensions et des annexes devront être réalisées en cohérence avec celle de la construction principale (formes, débords, matériaux).
Il est important de conserver ou de recréer les débords pour mettre en valeur l’authenticité des demeures et assurer la conservation du bâti.
b) Les façades Les éléments de décor et de modénature existants doivent être sauvegardés et restaurés, dans le cadre d’une réfection ou d’un ravalement de la façade. Les parements et autres modénatures réalisés en brique ou en pierres de taille appareillées devront être conservés. En cas de création de nouveaux percements, ceux-ci doivent être intégrés dans la composition des façades en tenant compte du rythme et des éléments de modénature.
c) Les menuiseries et ferronneries Dans la mesure du possible, les menuiseries anciennes seront restaurées, plutôt que remplacées. Mais si leur renouvellement devient obligatoire, il faudra veiller à recréer le modèle à l’identique (matériau, composition, mise en œuvre, etc.) afin d’éviter l’accumulation d’éléments non adaptés qui appauvrissent la façade. Les ferronneries enrichissent la façade et jouent un rôle important dans la qualité architecturale. Il est donc important d’en préserver les modèles anciens. En cas de renouvellement de certaines parties, s’il n’est pas possible de les reproduire, les ferronneries seront réalisées selon des formes simples en fer forgé avec prédominance d’éléments verticaux droits.
Patrimoine à protéger Tous les travaux réalisés sur des éléments bâtis ou ponctuels à protéger identifiés sur le plan de zonage au titre de l’article L.151-19 du Code de l’urbanisme doivent être conçus dans le respect des caractéristiques à préserver de ladite construction telles qu’elles sont décrites dans les fiches annexées au présent règlement.
2.3. Dispositions spécifiques pour les clôtures et portails
La composition, les dimensions et les matériaux des clôtures et portails recommandés dans la charte de l’urbanisme (chapitre clôtures et portails) figurant en annexe du PLU seront privilégiés.
Les clôtures sur rue Le traitement de la clôture sur rue doit être d’une part le résultat d’attentions portées aux clôtures avoisinantes, et d’autre part l’aboutissement d’intentions spécifiques apportées au bâtiment et à l’ensemble de la parcelle qu’elle délimite. L’objectif est de s’inscrire à la fois dans son environnement immédiat, dans la continuité de la rue, dans un rapport harmonieux avec le bâti et dans une relation subtile avec le jardin. Les clôtures sur rue ne dépasseront pas 1,80 mètre de hauteur au-dessus du trottoir calculé à partir du terrain naturel sur l’unité foncière. Elles seront constituées soit :
• d’un mur bahut surmonté par une grille à barreaudage vertical, le cas échéant doublé d’une haie vive d’essences locales,
• d’un mur plein en pierre ou en matériaux enduits. Dans ce cas, l’enduit devra s’harmoniser avec celui de la construction principale. Il est obligatoire que les murs soient surmontés d’un couronnement.
Les éventuels dispositifs d’occultation posés sur les clôtures existantes doivent être composés d’éléments végétaux, les matériaux d’occultation synthétique sont interdits.
Les clôtures existantes présentant un réel intérêt architectural ou paysager devront être conservées et restaurées en préservant les matériaux et la mise en œuvre d’origine. Si ces clôtures dépassent la hauteur admise, cette hauteur pourra être conservée en restauration. Les murs anciens en pierre doivent être conservés. Seuls sont autorisés les aménagements d’ouvertures pour la mise aux normes des accès aux parcelles ou aux constructions, dans la limite d’un accès par unité foncière. En cas de réfection d’une clôture, les dispositions du paragraphe précédent sont applicables. La hauteur des clôtures pourra être supérieure à 1,80 mètre si cela est rendu nécessaire par des contraintes liées au bruit ou à la topographie du terrain
Les clôtures en limite séparative Les clôtures ne doivent pas dépasser 1,80 mètre de hauteur. L’utilisation de plaques d’aspect béton est interdite. Si les clôtures sont réalisées en maçonnerie, elles doivent être enduites sur les deux côtés de la clôture avec un enduit de couleur qui s’harmonise avec la couleur de la construction principale. Les clôtures doivent obligatoirement permettre le passage de la petite faune, soit par un grillage à maille lâche, soit par la création d’un passage d’une hauteur d’au moins 10 cm au bas de la clôture.
Rappel : Les travaux exécutés à l’intérieur des périmètres de protection des monuments historiques et en site inscrit sont soumis à l’avis de l'architecte des Bâtiments de France. Une charte de l’urbanisme figure en annexe. Il est recommandé, en complément du respect du présent règlement, de se reporter à ce document.
2.1. Règles générales applicables à toutes les constructions
Les constructions nouvelles doivent s’intégrer au tissu existant, en prenant en compte les particularités morphologiques et typologiques des quartiers (rythmes verticaux, largeurs des parcelles en façade sur voies, reliefs...) ainsi que celles des façades existantes (rythmes, échelles, ornementations, matériaux, couleurs...) et des couvertures (toitures, terrasses, retraits...).
Les ensembles urbains organisés et réalisés sous la forme d’opération d’ensemble doivent conserver une unité architecturale. Selon l’article R. 111-21 du Code de l’urbanisme, un projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales.
a) Les toitures La toiture doit être choisie en premier lieu au regard des constructions alentours et de l’ambiance colorée environnante. Les matériaux et les couleurs utilisés doivent permettre d’intégrer harmonieusement la construction à l’ensemble et ainsi de créer une unité. La composition, les matériaux et les couleurs recommandés dans la charte de l’urbanisme (chapitre toiture) figurant en annexe du PLU seront privilégiés.
Châssis de toit et lucarnes : Les ouvertures de toit devront être de dimensions plus hautes que larges, implantées sur un seul niveau sans dépasser 1/3 du linéaire de la façade, positionnées dans le même plan que celui du toit et en cohérence avec la composition générale. Elles doivent notamment être placées de préférence dans l’axe des ouvertures des niveaux inférieurs ou des trumeaux. Les lucarnes doivent être traitées de manière à s’intégrer au volume de la toiture, et reprendre le même matériau de couverture que celui utilisé pour la toiture. Elles doivent être placées dans les deux tiers inférieurs du toit et dans l’axe des ouvertures de l’étage inférieur ou axées sur la médiane entre deux baies de l’étage inférieur.
En cas de toitures terrasses Les édicules doivent être dissimulés par un dispositif de qualité.
b) Les façades
Les différents murs extérieurs d'une construction ou d'une installation, quelle que soit sa nature, doivent présenter un aspect convenable et donner des garanties de bon entretien, qu'ils soient aveugles ou non, visibles ou non de la voie publique.
Les façades doivent être animées en jouant sur des éléments de modénature et de marquage tels que les bandeaux, les corniches et les encadrements de fenêtres.
Les matériaux tels que les carreaux de plâtres, briques creuses, parpaings, destinés à être recouverts d’un parement ou enduits, ne peuvent être laissés apparents.
De manière générale, les matériaux et les couleurs à privilégier pour le traitement des façades sont ceux recommandés dans la charte de l’urbanisme (chapitre façade) figurant en annexe du PLU.
Les éléments décoratifs
La mise en œuvre des modénatures et des éléments de marquage réalisés de manière harmonieuse avec les constructions avoisinantes (bandeaux, corniches, encadrements de fenêtres, chaines d’angle, etc.) est préconisée.
Les façades commerciales :
Les devantures doivent s’intégrer harmonieusement dans la façade qu’elles occupent mais aussi plus largement dans l’ensemble urbain auquel elles appartiennent. Les aplats de couleurs ne doivent pas venir dénoter avec les teintes générales existantes.
Les colonnettes de fonte, lorsqu’elles existent, doivent être maintenues. Elles sont un signe du passé et constituent un atout visuel. Les fausses pierres porteuses, faux claveaux, etc. sont proscrits.
Les devantures doivent mettre en avant la trame verticale de la façade en laissant lisibles les structures porteuses de l’immeuble. Pour cela, les parties pleines sur les limites mitoyennes de l’immeuble doivent être conservées. L’entrée et les baies vitrées du commerce doivent se placer en alignement avec les ouvertures des étages supérieurs.
La trame horizontale doit également être respectée en déterminant la hauteur de la porte d’entrée, des baies vitrées, des enseignes et du soubassement en rapport avec les tracés horizontaux existants des immeubles mitoyens.
Les enseignes ne doivent ni masquer, ni recouvrir les éléments architecturaux de la façade qu’elles occupent. La simplicité des enseignes est recommandée pour faciliter leur lisibilité. L’implantation des enseignes parallèles doit se faire en rez-de-chaussée, sans dépasser les limites du plancher du 1er étage. Les enseignes perpendiculaires doivent être positionnées au même niveau que les enseignes parallèles.
En complément du présent règlement, le positionnement des enseignes et les couleurs et vitrines des devantures commerciales recommandés dans la charte de l’urbanisme (chapitre devantures commerciales) figurant en annexe du PLU seront privilégiés.
c) Les menuiseries et ferronneries
Chaque type de menuiseries d’une même façade (fenêtres, portes, volets) doit être de même nature et de même matériau.
Les ferronneries enrichissent la façade et jouent un rôle important dans la qualité architecturale. Il est donc important de soigner ces éléments. Les ferronneries d’un même bâtiment doivent être de facture identique.
d) Les dispositifs d’énergies renouvelables :
Les dispositifs d’énergies renouvelables de type « éoliennes » ou panneaux solaires doivent être intégrés à la construction (toit, terrasse, façade) et être partie prenante de l’architecture du bâtiment. En outre, elles doivent respecter un dégagement par rapport aux obstacles éventuels (arbre, bâtiments annexes, etc.).
Les panneaux solaires en toiture doivent être au maximum intégrés au plan de toit.
Les tuiles et ardoises thermiques facilitent l’intégration du projet dans la couverture.
Les ballons de stockage des chauffe-eaux solaires doivent être non visibles depuis la rue, ou habillés de sorte à s’intégrer harmonieusement.
De manière générale, tout ajout d’équipements techniques doit s’intégrer de manière harmonieuse au bâtiment.
e) Les éléments techniques :
Les descentes d’eaux pluviales
Les descentes d’eaux pluviales doivent être intégrées à la composition architecturale de la façade.
Les rampes de parking
Les rampes de parking destinées à desservir les parcs de stationnement doivent être intégrées dans la construction. Dans le cas où la configuration du terrain ou des contraintes techniques ne le permettraient pas, elles doivent être traitées de manière à s’harmoniser avec la construction et les espaces extérieurs.
Les édicules et gaines techniques
Les édicules techniques en toiture doivent, par le choix des matériaux et des couleurs, être intégrés aux façades et aux toitures où ils se trouvent.
Les réseaux techniques en toiture ou en terrasse, tels que les ventilations, sont, sauf impossibilité technique avérée, camouflés par un revêtement identique à la façade.
Les dévoiements des conduits de cheminée
Lorsqu’une construction nouvelle vient s’accoler à une ou des constructions existantes moins hautes et qu’un dévoiement des conduits de cheminée ou de ventilation est nécessaire, celui-ci doit faire l’objet d’un traitement architectural afin de n’être pas visible dans le paysage.
La construction ou le rehaussement du ou des conduits à réaliser ne doit pas être laissé en matériau brut (aluminium, acier inox, etc.).
Les antennes
Les infrastructures et les installations doivent être réalisées dans le respect de l’environnement, de la qualité esthétique des lieux et dans les conditions les moins dommageables, tant pour le domaine public que pour le domaine privé.
Les antennes d’émission ou de réception de signaux radioélectriques (antennes, paraboles, etc.) doivent être installées obligatoirement en toiture et être dissimulées et invisibles de l’espace public et privé. Lorsqu’elles sont implantées en terrasse, elles doivent être le plus en retrait possible de la façade.
Elles doivent avoir une couleur qui s’intègre avec la partie de construction sur laquelle elles sont fixées.
Les antennes relais nécessaires au fonctionnement des réseaux de radiotéléphonie doivent être réalisées dans le respect de l’environnement, de la qualité esthétique des lieux et garantir une bonne insertion paysagère que ce soit depuis le domaine public ou privé.
Climatiseurs, ventilateurs, pompes à chaleur Ces éléments ne doivent pas être installés sur la façade côté rue, et ne doivent pas être visibles depuis l’espace public.
2.2. Dispositions spécifiques applicables en cas d’intervention sur les constructions existantes et pour les extensions
L’architecture et la volumétrie des constructions anciennes ou présentant un intérêt architectural doivent être respectées.
L’homogénéité des constructions d’origine doit être respectée notamment lors de travaux d’aménagement et d’extension des constructions d’origine, une vigilance particulière doit être apportée sur les points suivants :
• formes de toitures et pentes de toit ; • couleurs ; • taille et proportion des ouvertures ; • typologies des clôtures ; • volets et fermetures.
Sont interdit les travaux d’aménagement, d’extension ainsi que les constructions nouvelles y compris les abris de jardins qui auraient pour effet de rompre l’harmonie ou l’homogénéité du quartier.
Les extensions et surélévations doivent être conçues et réalisées :
• soit en reprenant le style de l’architecture d’origine ; • soit en adoptant un parti architectural contemporain.
a) Les toitures
Les toitures des extensions et des annexes devront être réalisées en cohérence avec celle de la construction principale (formes, débords, matériaux).
Il est important de conserver ou de recréer les débords pour mettre en valeur l’authenticité des demeures et assurer la conservation du bâti.
b) Les façades
Les éléments de décor et de modénature existants doivent être sauvegardés et restaurés, dans le cadre d’une réfection ou d’un ravalement de la façade.
Les parements et autres modénatures réalisés en brique ou en pierres de taille appareillées devront être conservés.
En cas de création de nouveaux percements, ceux-ci doivent être intégrés dans la composition des façades en tenant compte du rythme et des éléments de modénature.
c) Les menuiseries et ferronneries
Dans la mesure du possible, les menuiseries anciennes seront restaurées, plutôt que remplacées. Mais si leur renouvellement devient obligatoire, il faudra veiller à recréer le modèle à l’identique (matériau, composition, mise en œuvre, etc.) afin d’éviter l’accumulation d’éléments non adaptés qui appauvrissent la façade.
Les ferronneries enrichissent la façade et jouent un rôle important dans la qualité architecturale. Il est donc important d’en préserver les modèles anciens. En cas de renouvellement de certaines parties, s’il n’est pas
possible de les reproduire, les ferronneries seront réalisées selon des formes simples en fer forgé avec prédominance d’éléments verticaux droits.
Pour les constructions existantes, sont autorisés les coffres de volets roulants installés dans la limite de l’épaisseur du linteau, et de la manière la moins visible possible depuis l’espace public.
Patrimoine à protéger
Tous les travaux réalisés sur des éléments bâtis ou ponctuel à protéger identifiés sur le plan de zonage au titre de l’article L.151-19 du Code de l’urbanisme doivent être conçus dans le respect des caractéristiques à préserver de ladite construction telles qu’elles sont décrites dans les fiches annexées au présent règlement.
2.3. Dispositions spécifiques pour les clôtures et portails
La composition, les dimensions et les matériaux des clôtures et portails recommandés dans la charte de l’urbanisme (chapitre clôtures et portails) figurant en annexe du PLU seront privilégiés.
Les clôtures sur rue
Le traitement de la clôture sur rue doit être d’une part le résultat d’attentions portées aux clôtures avoisinantes, et d’autre part l’aboutissement d’intentions spécifiques apportées au bâtiment et à l’ensemble de la parcelle qu’elle délimite. L’objectif est de s’inscrire à la fois dans son environnement immédiat, dans la continuité de la rue, dans un rapport harmonieux avec le bâti et dans une relation subtile avec le jardin.
Les clôtures sur rue ne dépasseront pas 1,80 mètre de hauteur au-dessus du trottoir calculé à partir du terrain naturel sur l’unité foncière. Elles seront constituées soit :
• d’un mur bahut surmonté par une grille à barreaudage vertical, le cas échéant doublé d’une haie vive d’essences locales,
• d’un mur plein en pierre ou en matériaux enduits. Dans ce cas, l’enduit devra s’harmoniser avec celui de la construction principale. Il est obligatoire que les murs soient surmontés d’un couronnement.
Les éventuels dispositifs d’occultation posés sur les clôtures existantes doivent être composés d’éléments végétaux, les matériaux d’occultation synthétique sont interdits.
Les clôtures existantes présentant un réel intérêt architectural ou paysager devront être conservées et restaurées en préservant les matériaux et la mise en œuvre d’origine. Si ces clôtures dépassent la hauteur admise, cette hauteur pourra être conservée en restauration.
Les murs anciens en pierre doivent être conservés. Seuls sont autorisés les aménagements d’ouvertures pour la mise aux normes des accès aux parcelles ou aux constructions.
En cas de réfection d’une clôture, les dispositions du paragraphe précédent sont applicables.
La hauteur des clôtures pourra être supérieure à 1,80 mètre si cela est rendu nécessaire par des contraintes liées au bruit ou à la topographie du terrain
Les clôtures en limite séparative
Les clôtures ne doivent pas dépasser 1,80 mètre de hauteur.
L’utilisation de plaques d’aspect béton est interdite. Si les clôtures sont réalisées en maçonnerie, elles doivent être enduites sur les deux côtés de la clôture avec un enduit de couleur qui s’harmonise avec la couleur de la construction principale.
Les clôtures doivent obligatoirement permettre le passage de la petite faune, soit par un grillage à maille lâche, soit par la création d’un passage d’une hauteur d’au moins 10 cm au bas de la clôture.
Les espaces libres aux abords de la construction doivent être traités avec un soin particulier afin de participer à son insertion dans le site, à l’amélioration du cadre de vie et à la gestion de l’eau pluviale.
Selon leur nature ou leur vocation (espaces de circulation, jardins, terrasses, etc.), leur traitement paysager doit être approprié à leur fonction en tenant compte :
• de l’organisation du bâti sur le terrain afin qu’ils ne soient pas uniquement le négatif de l’emprise des constructions mais qu’ils soient conçus comme un accompagnement ou un prolongement des constructions ;
• de la composition des espaces libres voisins, afin de s’inscrire dans une mise en valeur globale ; • de la topographie, la géologie et de la configuration du terrain afin que leur conception soit adaptée à
la nature du terrain, notamment pour répondre à des problématiques de ruissellement ; • de l’ensoleillement, lorsqu’il s’agit d’aménagements paysagers végétalisés ; • de la problématique de la gestion des eaux pluviales, s’agissant de la composition et du traitement