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Commune de Courcelles-en-Bassée
Département de la Seine-et-Marne
PLAN LOCAL D’URBANISME
4 – REGLEMENT
P.L.U. approuvé par Délibération du Conseil Municipal en date du 9 octobre 2023
Société Urballiance 78, rue de Longchamp - 75116 Paris
urballiance@hotmail.fr
Règlement – SOMMAIRE
SOMMAIRE
Règlement – SOMMAIRE
Définitions
4
Titre 1 : Dispositions Générales
20
Article 1 - Champ d’application territoriale du plan
21
Article 2 - Portée du règlement à l’égard d’autres législations relatives à l’occupation du sol
21
Article 3 - Division du territoire en zones
24
Article 4 - Adaptations mineures – Ouvrages techniques et services publics
25
Article 5 - Rappel des utilisations et occupations du sol soumises à autorisation
25
Article 6 - Protections, risques et nuisances
26
Article 7 - Division parcellaire
27
Article 8 - Rappel reglementaire afin d’assurer la protection des zones humides avérées ou
potentielles du territoire
27
Article 9 – Lignes Haute Tension (HTB)
27
Titre 2 : Dispositions Applicables aux Zones Urbaines
28
Zone UA
29
Zone UB
44
Zone UE
58
Titre 3 : Dispositions Applicables aux Zones Agricoles
66
Zone A
67
Titre 4 : Dispositions Applicables aux Zones Naturelles
76
Zone N
77
Annexes
86
Annexe 1 : Carte des risques de mouvements de terrains liés aux retraits et gonflements
des sols argileux et plaquette
87
Annexe 2 : Carte des enveloppes d’alerte des zones humides potentielles
106
Annexe 3 : Liste d’espèces végétales recommandées
107
Annexe 4 : Liste d’espèces végétales invasives avérées à proscrire
110
Annexe 5 : Liste du patrimoine bâti à préserver au titre de l'article L.151-19 du Code de
l'Urbanisme
114
Annexe 6 : Arrêté de protection de biotope “Coteaux calcaire de Tréchy” et son périmètre
DEFINITIONS
ACCES
L’accès est un passage privé, non ouvert à la circulation publique, situé sur l’emprise de la propriété ou aménagé sur fonds voisin reliant la construction à la voie de desserte. Il correspond donc selon le cas à un linéaire de façade du terrain (portail), ou de la construction (porche), ou portion de terrain (bande d’accès ou servitude de passage), par lequel les véhicules pénètrent sur le terrain de l’opération depuis la voie de desserte ouverte à la circulation publique.
ACROTERE
Elément de façade situé au-dessus de l’égout du toit. C’est un muret situé en bordure de toitures terrasses pour permettre le relevé d'étanchéité.
AFFOUILLEMENT DES SOLS Au sens de la présente définition et par opposition à l'exhaussement du sol, il s'agit d'un creusement par prélèvement de matière, conduisant à abaisser le niveau du terrain naturel.
ANNEXES DES CONSTRUCTIONS À USAGE D'HABITATION
Une annexe est une construction secondaire, de dimensions réduites et inférieures à la construction principale, qui apporte un complément aux fonctionnalités de la construction principale. Une annexe doit avoir une surface de plancher inférieure ou égale à 20 m² et une hauteur totale inférieure ou égale à 3,50 mètres.
AIRES DE RETOURNEMENT
Les aires de retournement permettent une circulation plus facile des véhicules. Pour les sapeurspompiers, elles facilitent la mise en œuvre et le repli éventuel des moyens. Le SDIS de la Seine-etMarne préconise leur réalisation pour les voies en impasse de plus de 60 mètres. Leurs caractéristiques sont décrites ci-après :
R = Rayon
ALIGNEMENT
L’alignement est la limite constituée par un plan vertical entre ce qui est fond privé et ce qui est ou sera du domaine public. L’alignement sert de référence pour déterminer, par rapport aux voies, l’implantation des constructions qui seront donc édifiées soit "à l’alignement", soit en "retrait par rapport à l’alignement".
BAIE Une baie est une ouverture pratiquée dans un mur ou une toiture afin d’apporter vue, éclairage et/ou aération. Elle est munie d’un cadre ou châssis vitré fixe ou ouvrant. Par extension, ce terme désigne la croisée, c’est-à-dire l’ensemble composé par le cadre dormant et les vantaux équipés de leur vitrage, gonds, pièces de fermeture, … Ne constitue PAS une baie :
- une porte non vitrée ou à vitrage opaque et avec châssis fixe ; - les ouvertures à châssis fixe et à vitrage translucide ; - les jours de souffrance.
CLÔTURE Une clôture vise à clore un terrain sur les limites donnant sur les voies et emprises publiques ou privées ou en retrait de celles-ci, et sur les limites séparatives.
CONSTRUCTIONS Cette notion englobe toutes édifications, travaux, ouvrages et installations, hors sol et enterrés.
• CONSTRUCTIONS À USAGE D’HABITATION
Elles regroupent tous les logements quels que soient leur catégorie, leur financement, leur constructeur et leur type individuel ou collectif.
• CONSTRUCTIONS À USAGE DE BUREAUX
Elles regroupent tous les locaux et leurs annexes où sont exercées des activités de direction, de services, de conseil, d'étude, d'ingénierie, de traitement informatique ou de gestion. Ainsi, les bureaux correspondent aux locaux où sont effectuées des tâches administratives et de gestion, dans le cadre de l'administration, des organismes financiers et des assurances, des services aux particuliers et aux entreprises, des sièges sociaux et autres services non directement productifs des entreprises industrielles et commerciales.
• CONSTRUCTIONS À USAGE DE COMMERCE
Elles regroupent tous les locaux et leurs annexes où sont exercées des activités économiques d'achat et de vente de biens ou de services.
• CONSTRUCTIONS À USAGE D'ARTISANAT
Elles regroupent tous les locaux et leurs annexes où sont exercées des activités professionnelles indépendantes de production, de réparation, de transformation ou de prestation de services. Le nombre de salariés doit être inférieur ou égal à 10 à la création. Pour être rattachés à cette destination, les locaux d’entreposage ne doivent pas représenter plus d’1/3 de la surface de plancher totale de la destination ″artisanat″.
• CONSTRUCTIONS À USAGE D'ENTREPÔT
Ces constructions ont pour vocation d'accueillir des activités de dépôt, de manutention et/ou de conditionnement de marchandises diverses. Les entrepôts n'accueillent, en aucun cas, des activités de production ou de vente au public.
• CONSTRUCTIONS À USAGE D'EQUIPEMENTS PUBLICS OU D’INTÉRÊT COLLECTIF
Cette catégorie englobe l'ensemble des installations, des réseaux et des bâtiments qui permettent d'assurer, à la population résidente et aux entreprises, les services collectifs dont elles ont besoin. Il peut s’agir d’une école, d’un stade, d’un gymnase, de bâtiments associatifs, médicaux, administratifs, sportifs, les lieux culturels et cultuels, ... La structure peut être privée.
• CONSTRUCTIONS À USAGE D’HEBERGEMENT HÔTELIER
Le régime hôtelier de certaines constructions confère à ces dernières une destination fondamentalement différente qu'il est possible de distinguer du logement à usage d’habitation. L'hébergement hôtelier se distingue de l'habitation par le caractère temporaire de l'hébergement et par l'existence de services tels que restaurant, blanchisserie, accueil, …
• CONSTRUCTIONS À USAGE INDUSTRIEL
Elles regroupent tous les locaux et leurs annexes où sont exercées des activités de fabrication de biens et de commercialisation de ces mêmes biens à partir de matières brutes, à l'aide de capital et de travail. Pour être rattachés à cette destination, les locaux d’entreposage ne doivent pas représenter plus d’1/3 de la surface de plancher totale.
• CONSTRUCTIONS LIÉES À L'EXPLOITATION AGRICOLE OU FORESTIÊRE
Elles regroupent tous les locaux affectés à la production agricole et à son stockage, à l’hébergement des animaux, au dépôt de matériel agricole ou encore à la transformation de produits provenant de l’exploitation.
• CONSTRUCTIONS LIÉES À L'EXPLOITATION FORESTIÊRE Elles regroupent tous les locaux affectés à l’activité de gestion forestière
EAUX USEES
Les eaux usées comprennent les eaux ménagères (rejet des cuisines, salles de bain, lessive) et les eaux vannes (rejet des toilettes).
EAUX PLUVIALES - INFILTRATION DES EAUX PLUVIALES A LA PARCELLE
Les eaux pluviales sont celles qui proviennent des précipitations atmosphériques, des eaux d’arrosage des voies publiques et privées, des jardins, des cours d’immeubles sans ajout de produit lessiviel.
L’article 8.4 du présent règlement de chaque zone demande que l’infiltration sur l’unité foncière permette l’évacuation des eaux pluviales recueillies sur l’unité foncière au regard de moyens adaptés en fonction de la nature du sous-sol.
L’infiltration des eaux pluviales à la parcelle, présente dans l’article 8.3 du règlement de chaque zone, a:
- pour objectif de réduire la production du ruissellement dans les zones urbaines existantes. Pour ce faire, il faut stocker et infiltrer les volumes d’eau interceptés à la parcelle lorsque la configuration du sous-sol le permet ;
- pour principe d’intercepter le ruissellement généré par les surfaces imperméabilisées d’une habitation qui sera stocké dans une cuve pour être infiltré ou réutilisé ou pour réduire le débit de fuite lors du rejet au réseau d’assainissement.
Le dimensionnement de l’ouvrage de stockage sera établi en tenant compte de la surface imperméabilisée, des caractéristiques hydrauliques du terrain ainsi que des possibilités d’évacuation au réseau.
L’infiltration peut être assurée par un puits ou une tranchée d’infiltration selon les conditions de perméabilité en profondeur et selon la disposition retenue. Il ne s’agit ci-dessous que de schémas de principe et non de plans de réalisation.
D'
EDICULE TECHNIQUE
Il s'agit d'une petite construction isolée sur une toiture, liée à un équipement technique du bâtiment (machinerie, système de ventilation, …).
EMPLACEMENT RESERVE
Il s’agit d’une emprise désignée par le P.L.U. comme devant faire l’objet dans l’avenir d’une acquisition par une collectivité publique dans le but d’y implanter un équipement public ou d’intérêt général ou d’élargir une voie. Le terrain devient alors inconstructible pour toute autre opération.
EMPRISE AU SOL
Article R. 420-1 du Code de l’Urbanisme :
"L'emprise au sol au sens du présent livre est la projection verticale du volume de la construction, tous débords et surplombs inclus. Toutefois, les ornements tels que les éléments de modénature et les marquises sont exclus, ainsi que les débords de toiture lorsqu'ils ne sont pas soutenus par des poteaux ou des encorbellements."
L'emprise au sol des constructions, y compris les constructions annexes, correspond à la projection verticale du volume de la construction, exception faite des saillies, des éléments architecturaux ainsi que les sous-sols et des parties de constructions ayant une hauteur au plus égal à 0,60 m à compter du sol naturel.
ESPACES BOISES CLASSES
L’espace boisé classé (EBC) est constitué des bois, des forêts, des parcs à conserver, à protéger ou à créer. Ce classement peut s’appliquer également à des arbres isolés, des haies ou réseaux de haies ou des plantations d’alignements. Ces EBC sont repérés sur le règlement graphique. Le classement d’un espace boisé en EBC interdit tout changement d’affectation ou tout mode d’occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création de boisements (articles L.113-1 et L.113-2 du Code de l’urbanisme).
Cependant, la déclaration n’est pas requise pour les coupes et abattages d’arbres lorsqu’ils sont, conformément à l’article R.421-23-2 du Code de l’Urbanisme :
- arbres dangereux, chablis ou morts ;
- dans les bois privés dotés d’un plan simple de gestion agréé ou d’un règlement type de gestion approuvé ;
- si la coupe est déjà autorisée par arrêté préfectoral sur les catégories de coupes autorisées ;
- ou en forêt publique soumise au régime forestier.
EXHAUSSEMENT DES SOLS Il s’agit d’une surélévation du terrain naturel par l'apport complémentaire de matière.
EXTENSION
Il s’agit d’une augmentation de la surface et/ou du volume d’une construction. Elle peut intervenir horizontalement dans la continuité de la construction principale, ou verticalement, par une surélévation de la construction.
LISIERE DES ESPACES BOISES
Il s'agit d'un linéaire situé à 50 mètres de part et d’autre d'un massif boisé de plus de 100 ha. La zone comprise entre ce linéaire et l’espace boisé constitue « l’espace lisière ». En dehors des sites urbains constitués, à l’exclusion des bâtiments à destination agricole, toute nouvelle urbanisation ne peut être implantée qu’à une distance d’au moins 50 mètres des lisières des massifs boisés de plus de 100 hectares. Le Schéma Directeur de la Région Île-de-France (SDRIF) précise qu’en dehors des sites urbains constitués, toute nouvelle urbanisation ne peut être implantée qu’à une distance d’au moins 50 mètres des lisières des massifs boisés de plus de 100 hectares.
FAÎTAGE
Eléments composant la partie supérieure de la toiture. Il s’agit du point le plus haut de la construction (à l’exception des édicules techniques, machineries d’ascenseur, conduits de cheminées) constitué par la ligne de jonction supérieure de pans de toiture inclinés suivant des pentes opposées.
FRONT BÂTI
Ensemble urbain formé d’une succession de façades qui borde la rue, c'est-à-dire les constructions implantées en premier rang par rapport à la rue.
HAUTEUR
La hauteur est mesurée à partir du sol naturel avant les travaux d’exhaussements ou d’affouillements du sol nécessaires pour la réalisation du projet.
La hauteur à l’égout du toit des constructions est définie par la différence d’altitude entre le niveau du terrain naturel au point le plus bas et au point le plus haut de la pente du toit, où se situe en général la gouttière. En cas de toiture terrasse ou à pente bordée par un acrotère, la hauteur du toit se mesure au sommet de l’acrotère. Sur les terrains en pente, cette hauteur se mesure verticalement en chaque point de la construction.
La hauteur au faîtage et au sommet de l’acrotère correspondant à la hauteur totale, est définie par la différence d’altitude entre la partie la plus élevée de la construction ou de l’ouvrage et le terrain naturel au point le plus bas. Sur les terrains en pente, cette hauteur se mesure verticalement en chaque point de la construction.
Ne sont pas pris en compte pour définir cette hauteur : les balustrades et garde-corps à claire-voie ; la partie ajourée des acrotères ; les pergolas ; les souches de cheminée ; les locaux et édicules techniques ; les accès aux toitures terrasses.
INSTALLATIONS CLASSEES POUR LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT
Les installations classées sont, d’une manière générale, les installations qui peuvent présenter des dangers ou des inconvénients soit pour la commodité du voisinage, soit pour la santé, la sécurité, la salubrité publique, soit pour l’agriculture, soit pour la protection de la nature et de l’environnement, soit pour la conservation des sites et des monuments. Suivant son importance, l’ouverture d’une installation classée peut être soumise à une déclaration, un enregistrement ou à autorisation préfectorale. Une installation est classée si son activité est inscrite à la nomenclature, liste dressée par décret en Conseil d’Etat.
LIMITE SEPARATIVE
Les limites séparatives correspondent aux limites entre propriétés. Elles sont de deux types :
- les limites latérales qui séparent deux propriétés et qui donnent sur les voies ou emprises publiques et privées ;
- les limites de fond de parcelles qui séparent deux propriétés sans avoir de contact avec les voies ou emprises publiques et privées.
Dans tous les cas, les projets de constructions nouvelles doivent tenir compte de l’implantation et de l’orientation des constructions voisines, afin de s’intégrer d’une manière ordonnée aux volumes existants. Ainsi, il est souhaitable que toute demande d’autorisation de construire soit accompagnée de renseignements précis concernant l’implantation et le volume des constructions voisines.
Dans le cas d’un terrain situé entre deux rues, ou à l’angle d’une rue, les limites séparatives sont des limites latérales. Il n’y a donc pas de limite de fond de parcelle.
MARGE DE RECUL
La marge de recul correspond à la distance qui sépare l’alignement de la construction existante ou projetée.
PLEINE TERRE
Un espace peut être qualifié de pleine terre s’il n’est le support d’aucun aménagement autre que les aménagements propres aux jardins et espaces verts, ni d’aucune construction, aussi bien au-dessus du sol qu’au-dessous du niveau du sol naturel. Il peut en revanche être traversé par des réseaux techniques aériens ou souterrains. Sont considérés comme espaces de pleine terre, toutes les surfaces perméables liées aux jardins et espaces verts qui sont maintenues ou reconverties en terre et qui ne sont pas situées sur des constructions (dalle, toit, terrasse, …).
Les places de stationnements, les allées et cheminements imperméabilisés ainsi que les aires de manœuvres ne peuvent pas être considérés comme espaces de pleine terre.
RETRAIT PAR RAPPORT A L’ALIGNEMENT ET MODE DE CALCUL
Le retrait des constructions est mesuré horizontalement depuis chaque point de la façade jusqu’au point le plus proche de l’alignement. Ne sont pas compris les éléments de construction tels que les clôtures, les rampes d’accès, les perrons non clos, les débords de toiture, les corniches, les balcons, ainsi que les parties enterrées des constructions.
RETRAITS PAR RAPPORT AUX LIMITES SEPARATIVES OU PAR RAPPORT A UNE AUTRE CONSTRUCTION ET MODE DE CALCUL
Le retrait est la distance séparant toute construction des limites séparatives ou d’une autre construction. Cette distance est comptée perpendiculairement depuis la construction, jusqu’au point le plus proche de la limite séparative ou d’une autre construction. Fixée par le règlement de la zone, cette distance constitue un minimum absolu.
Sont pris en compte dans le calcul du retrait, les balcons, les coursives, les terrasses accessibles et tout élément de construction d’une hauteur supérieure à 0,40 mètre au-dessus du niveau du sol. Ne sont pas comptés pour le calcul du retrait, les éléments de modénature, les auvents, les débords de toiture ainsi que les parties enterrées des constructions.
SURFACE DE PLANCHER
Article L. 111-14 du Code de l’Urbanisme :
Avec l'Ordonnance n° 2011-1539 du 16 novembre 2011 relative à la définition des surfaces de plancher prises en compte dans le droit de l'urbanisme, l'article L. 112-1 du Code de l'Urbanisme précise que "sous réserve des dispositions de l'article L. 331-10, la surface de plancher de la construction s'entend de la somme des surfaces de plancher closes et couvertes, sous une hauteur de plafond supérieure à 1,80 m, calculée à partir du nu intérieur des façades du bâtiment. Un décret en Conseil d'Etat précise notamment les conditions dans lesquelles peuvent être déduites les surfaces des vides et des trémies, des aires de stationnement, des caves ou celliers, des combles et des locaux techniques, ainsi que, dans les immeubles collectifs, une part forfaitaire des surfaces de plancher affectées à l'habitation."
SURFACES LIBRES
Les surfaces libres correspondent à la superficie du terrain non occupée ni par l’emprise au sol des constructions, des annexes, des garages ni par la voirie et les cheminements d'accès.
TERRAIN OU UNITE FONCIERE
Un terrain ou une unité foncière est une parcelle ou un ensemble de parcelles d’un seul tenant et sans enclave et appartenant à un même propriétaire. Dès lors qu’une unité foncière est traversée par une voie ou un cours d’eau n’appartenant pas au propriétaire, elle est constituée de plusieurs unités foncières ou terrains. Lorsqu’un projet de construction s’implante sur plusieurs parcelles formant une unité foncière, les règles d’urbanisme s’appliquent à l’unité foncière entière.
TERRAIN NATUREL
Le terrain naturel correspond au niveau du sol considéré avant la réalisation des travaux d’exhaussement ou d’affouillement faisant l’objet ou non d’une autorisation.
VOIRIE
La voirie constitue la desserte du terrain sur lequel est projetée l'opération ou la construction. Il s'agit de voies de statut privé ou public, ou de l'emprise d'une servitude de passage.
La voirie se compose de la chaussée roulante et des trottoirs.
VOIE PUBLIQUE
L’emprise d’une voie publique est délimitée par l’alignement. L’alignement d’une voie constitue la limite entre le domaine public et le domaine privé. On dit que l’on construit "à l’alignement" lorsqu’une construction est édifiée en bordure directe du domaine public.
VOIE PRIVEE
Une voie privée correspond à tout passage desservant au moins deux terrains ou unités foncières, et disposant des aménagements nécessaires à la circulation tant des personnes que des véhicules, sans distinction de son régime de propriété (indivision, servitude de passage, ...).
VUE DIRECTE
Une vue directe se définit au nu de la façade. Sont considérées comme ouvertures créant des vues directes au sens du présent règlement :
- les fenêtres y compris les châssis de toit situées à moins d’1,90 m de haut par rapport au plancher ;
- les portes fenêtres.
Constituent également des vues directes :
- les balcons ;
- les loggias ;
- les terrasses accessibles et coursives de plus de 60 cm de haut par rapport au terrain naturel ;
- les lucarnes.
Dans ces cas, le calcul des distances de retrait imposées par le règlement s’effectue toujours perpendiculairement par rapport à l’ouverture prise en compte et en tout point de la façade qui comporte la vue.
Ne sont pas considérées comme ouvertures créant des vues directes au sens du présent règlement : - les châssis fixes, les verres translucides, les jours de souffrance et les portes pleines ; - les ouvertures de toit situées à plus d’1,90 m de haut par rapport au plancher ; - les ouvertures en sous-sols à moins de 60 cm du terrain naturel.
Dans ces différents cas, les règles des façades sans vue s’appliquent.
TITRE 1 - DISPOSITIONS GENERALES