Les plantations existantes seront, dans la mesure du possible, conservées (arbres isolés, alignements, haies). La suppression des arbres, figurant au plan de zonage en tant qu’"arbres remarquables", est soumise à autorisation du maire.
13.2. — Les espaces boisés figurant au plan sous un quadrillage sont classés à conserver, à créer et à protéger et soumis au régime défini aux articles L.130-1 et suivants du Code de l'Urbanisme. Ce sont :
• les forêts soumises au régime forestier, • les bois, haies, bosquets, vergers, identifiés comme éléments à haute valeur écologique et paysagère.
Les espèces végétales qui s'implanteront dans ces espaces boisés devront correspondre à la végétation spontanée existante dans la région (chêne, hêtre, sycomore, bouleau, frêne, …).
ANNEXE I CAHIER DES PRESCRIPTIONS ARCHITECTURALES
Les dispositions du présent cahier des prescriptions architecturales s'appliquent à la zone AU et constitue la rédaction de l’article 11 "Aspect extérieur des constructions".
SOMMAIRE
I — INTÉGRATION DES CONSTRUCTIONS DANS L'ENVIRONNEMENT ET LE PAYSAGE
p. 34
II — IMPLANTATIONS ET TERRASSEMENTS
p. 35
III — VOLUMÉTRIES
p. 36
IV — MATÉRIAUX ET COULEURS
p. 37
V — ESPACES VERTS ET CLÔTURES Annexe – réglementation en matière de publicité
p. 38 p. 39
PRÉAMBULE
Construction et développement durable
La commune de Dorans s’engage dans la voie du développement durable et plus précisément dans celle de l’éco-construction. Il s’agit de construire en respectant l’environnement ; cette démarche implique notamment :
d’identifier les impacts environnementaux des projets ; de permettre la réalisation des projets urbanistiques et architecturaux qui privilégient la lumière naturelle, intègrent des principes bioclimatiques et garantissent une bonne isolation thermique en respectant la législation en vigueur ; de permettre l’utilisation de matériaux "écologiques" ou "naturels", qui consomment peu d’énergie pour leur fabrication, leur transport et leur mise en œuvre ; de favoriser le recours aux énergies renouvelables…
À travers son règlement et le présent cahier des prescriptions architecturales, la commune laisse à chaque citoyen la possibilité de construire en tenant compte du climat, en respectant l’environnement et celui des générations futures et en développant de nouvelles technologies.
I — INTÉGRATION DES CONSTRUCTIONS DANS L'ENVIRONNEMENT ET LE PAYSAGE
1. — Protection des paysages et de l'environnement
• Isolé de la partie fortement urbanisée de l’agglomération urbaine, le village de Dorans offre un paysage rural aux portes de la ville. Il se caractérise par un environnement végétal de qualité que toute urbanisation doit respecter et que chaque opération d'aménagement doit prendre en compte. L’implantation des constructions doit s’adapter au terrain naturel (topographie, hydrographie, végétation) et ne pas le bouleverser. Toute nouvelle construction venant s’inscrire dans le paysage naturel ou urbain doit s’intégrer en évitant toute agressivité et respectant les spécificités du site, bâti ou non, et la végétation existante.
• Le permis de construire peut être refusé ou n'être accordé que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l’aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte :
- au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, - aux sites, - aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales (article R.111-21 du code de l'Urbanisme).
• Les terrains non bâtis et les constructions de toute nature doivent être aménagés et entretenus de façon à ne porter atteinte ni à l’hygiène, ni à la bonne tenue de la commune, ni à l’harmonie des paysages.
2. — Insertion des équipements dans le paysage
• Les fils aériens et les poteaux dégradent le paysage. Les réseaux (sauf tension supérieure à 63 KV) ainsi que les raccordements aux constructions autorisées seront obligatoirement réalisés en souterrain.
• En matière de publicité, les prescriptions applicables sont celles édictées par les articles L.581-1 à L.581-45 du code de l’environnement. En effet, depuis l’ordonnance n° 2000-914 du 18 septembre 2000, la loi n° 79-1150 du 29 décembre 1979 relative à la publicité, aux enseignes et aux préenseignes, élaborée dans un souci de protection du cadre de vie, a été intégrée à la partie législative du code de l’environnement. Aucune zone de publicité autorisée, restreinte ou élargie, n’a été instituée à Dorans (voir annexe en fin de règlement).
• Les cabines téléphoniques, stations de relevage des eaux, transformateurs, boîtes aux lettres... seront, chaque fois que cela sera techniquement possible, intégrés à des bâtiments existants ou à créer. Dans le cas où ils seront traités isolément, leur intégration dans le paysage sera assurée par la création d'écrans de plantations.
• Les antennes paraboliques individuelles seront implantées de préférence sur la petite façade et dans des teintes en harmonie avec le bâtiment principal.
D'une manière générale, les petits équipements seront réalisés en harmonie avec : - la construction principale ; - le milieu environnant, pour l'utilisation des matériaux et des couleurs.
II — IMPLANTATIONS — TERRASSEMENTS
1. — Implantations
• D’une manière générale, les volumes seront simples et pourront s’inspirer de l’architecture bioclimatique. Le bâtiment sera orienté de manière à maximiser les apports solaires en hiver sans qu’ils soient trop gênants en été. Son implantation permettra également de se protéger un maximum des principaux vents froids
• Les constructions édifiées sur les pentes tiendront compte des courbes de niveau.
2. — Terrassements
•L’implantation des constructions respecte le terrain naturel et s’adapte aux lignes de force du paysage. La surface du terrain, sa forme, son relief, son exposition aux vents et au soleil, sa végétation et ses dessertes doivent servir de guide pour déterminer l’implantation et l’orientation de la maison. Lors de l’aménagement de plusieurs parcelles, il conviendra de prendre en compte ces paramètres le plus en amont possible, dès le stade des études préalables.
• Si le terrain est en pente, il faut adapter la maison au terrain et non pas le bouleverser afin d’y déposer un modèle de maison « banalisé ».
Les constructions donneront lieu à un traitement architectural et paysager qui devra s’intégrer dans l’ensemble du site. Elles devront épouser la pente naturelle du terrain.
III — VOLUMÉTRIES
Les constructions doivent avoir une forme générale rectangulaire suffisamment marquée, régulière ou non.
Dans le cas d'aménagement des combles, le jour sera pris en pignon, le complément étant assuré par des lucarnes ou des châssis inclinés de toitures de dimensions modestes et aux proportions en harmonie avec les autres ouvertures.
1. — Toitures
Types de toitures autorisés
• Elles seront de préférence à deux pans pour les constructions à usage d'habitation et leurs dépendances isolées. La pente des toitures sera comprise entre 30 et 45° ; une pente différente pourra être admise pour les dépendances accolées au bâtiment principal ; dans ce cas, la pente minimale sera de 25°.
Toutefois, les éléments de toitures couvrant des parties de bâtiment (dépendances ou autres), accolées au bâtiment principal, pourront être à un pan, si la ligne du faîtage est appuyée au mur. En cas d’appui sur le pignon, celle-ci ne dépassera pas le niveau de l’égout de façade.
• Les dépendances isolées auront une pente de toit de minimum 20° ou une toiture végétalisée.
• Afin de protéger le bâtiment contre la pluie, les débords de toiture auront 40cm minimum.
• Dans le cas de garages groupés, la toiture terrasse est autorisée seulement si elle est végétalisée.
• Pour les abris de jardin, les bâtiments d’intérêt collectif de grande portée et les toitures translucides (piscines, serres, vérandas vitrées…), la pente de toiture n'est pas réglementée.
• L’installation de nouvelles technologies comme les capteurs solaires est encouragée. Dans tous les cas, l’orientation des toitures au sud pour l’implantation de capteurs solaires doit être prioritaire. La végétalisation des toitures est autorisée permettant de limiter l’imperméabilisation des sols.
• Les croupes en pignon sont autorisées sur 1/3 maximum de la hauteur du faîtage.
Cheminées Elles doivent être simples, et bien proportionnées, de conception traditionnelle locale. Dans la mesure du possible, les conduits doivent être regroupés et se situer le plus près possible du faîtage.
2. — Ouvertures
Les ouvertures et prises de jour sur les toitures se feront par châssis rampants, lucarnes ou chiens assis et d’une superficie maximale d’un m2 par ouverture. Les ouvertures des dépendances de l'habitation seront identiques aux autres ouvertures sur une même façade.
IV — MATÉRIAUX ET COULEURS
1. — Matériaux
• Sont autorisés : les matériaux locaux et industrialisés dont l'aspect, la couleur et la matière finale, respectent le caractère de l'habitat ou de l'environnement.
• Sont interdits : • Tout élément qui participe à créer une expression architecturale étrangère au lieu. • Tous les matériaux qui ne s’intègrent pas au site. • Tous les matériaux et tous les éléments d’imitation qui participent à créer un pastiche architectural.
Les murs bahuts des clôtures, les murs de constructions annexes et des garages, les murs aveugles apparents, même à titre provisoire, doivent, lorsqu'ils ne sont pas construits avec les mêmes matériaux que les murs de façade, avoir un aspect qui s'harmonise avec ceux-ci.
• Pour les toitures, on utilisera la tuile, pour toute construction à usage d'habitation et de dépendance. Toutefois, l’installation de nouvelles technologies comme les capteurs solaires ou l’emploi de végétaux est autorisée.
• Les abris de jardins seront traités dans un matériau unique (ex : tout bois ou bois + tuiles ou moellons + tuiles).
• Les dépendances à structure translucide, comme les serres, les vérandas ou couvertures de piscines, pourront être construites dans des matériaux différents.
2. — Couleurs
Pour les façades :
• D'une manière générale, l'emploi des couleurs sur les façades devra mettre en valeur les modénatures (encadrements de baies, corniches).
En tout état de cause, seront proscrits les éléments d'architecture et de décoration, qui pourraient être perçus comme une agression dans le paysage.
• Les constructions appelées à s'intégrer au paysage naturel (dépendances isolées, abris de jardin) pourront recevoir des teintes comme le vert, le brun, ...
• Pour toutes les constructions, l’utilisation du « blanc » en grande surface est interdite. Les couleurs ne doivent pas présenter de teinte agressive ; un ton « pastel » est exigé. Les couleurs retenues pourront être celles du nuancier départemental, réalisé par le Service Départemental de l’Architecture et du Paysage, disponible en mairie2.
Il est recommandé d’utiliser plusieurs teintes en harmonie suivant le type d’architecture (architecture contemporaine avec rupture(s) dans la façade permettant une mise en valeur des divers éléments de façade). Les soubassements apparents, mettant en valeur l’architecture de la construction, comporteront une teinte différente de celle utilisée pour la façade.
• Les constructions en bois resteront couleur bois.
Pour les toitures :
• Pour les bâtiments à usage d’habitation, dépendances accolées, isolées (à l’exception des abris de jardin, des dépendances isolées avec une pente inférieure à 30° et des toituresterrasses), on utilisera la tuile à dominante brun-rouge (selon le nuancier de couleurs). Toutefois, dans le cadre du développement durable, la pose de panneaux solaires ou photovoltaïques imposant une autre teinte est autorisée.
• Les bâtiments à usage d’activité auront les mêmes prescriptions que les constructions à usage d’habitation.
V — ESPACES VERTS ET CLÔTURES
1. — Espaces verts
• Les espaces libres sur les parcelles seront, dans la mesure du possible, plantés, engazonnés ou traités en jardin, verger... On utilisera les essences locales (chêne, hêtre, charmille, noisetier, bouleau, ...) et les arbres fruitiers, en s'efforçant de mixer les essences (hauteurs, couleurs, fleurissement, …). Les constitués de haies de thuyas ou laurierspalmes sont interdit afin de favoriser la biodiversité et l’intérêt paysager.
• On se référera au guide des plantations dans la Territoire de Belfort, réalisé par le Service Départemental de l'Architecture et du Paysage, disponible en mairie.
2. — Clôtures
• Les clôtures devront être simples, en harmonie avec les constructions et être constituées de préférence d'éléments végétaux, doublés ou non d'un grillage (la clôture végétale constitue un élément d'intégration au paysage).
2 Pour une bonne utilisation du nuancier, il est conseillé de prendre contact avec le Directeur du Service Départemental de l’Architecture et du Patrimoine.
- Les murs pleins (en maçonnerie, en pierre ou en bois) autorisés sont limités à 1 m de hauteur.
- En cas de clôture montée sur un mur bahut, la hauteur totale sera limitée à 1,50 m et le mur bahut à 0,60 m.
• Dans le cas de clôtures liées à une activité spécifique, les clôtures de type grillage simple fil en treillis soudé seront préférées ; leur hauteur maximale sera de 2 m (avec ou sans mur bahut), ou fixée en fonction de l’activité.
ANNEXE II
RÉGLEMENTATION APPLICABLE EN MATIÈRE DE PUBLICITÉ
● Aux termes de l’article L 581-3 du code de l’environnement : « 1º Constitue une publicité, à l'exclusion des enseignes et des préenseignes, toute inscription, forme ou image, destinée à informer le public ou à attirer son attention, les dispositifs dont le principal objet est de recevoir lesdites inscriptions, formes ou images étant assimilées à des publicités ;
2º Constitue une enseigne toute inscription, forme ou image apposée sur un immeuble et relative à une activité qui s'y exerce ;
3º Constitue une préenseigne toute inscription, forme ou image indiquant la proximité d'un immeuble où s'exerce une activité déterminée. »
« Toute publicité doit mentionner, selon le cas, le nom et l'adresse ou bien la dénomination ou la raison sociale, de la personne physique ou morale qui l'a apposée ou fait apposer » (article L 581-5).
« L'installation, le remplacement ou la modification des dispositifs ou matériels qui supportent de la publicité sont soumis à déclaration préalable auprès du maire et du préfet dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat » (article L 581-6).
● La réglementation nationale précise à l’article L 581-4 du code de l’environnement que : « Toute publicité est interdite : 1º Sur les immeubles classés parmi les monuments historiques ou inscrits à l'inventaire supplémentaire ;
2º Sur les monuments naturels et dans les sites classés ;
3º Dans les cœurs des parcs nationaux et les réserves naturelles ;
4º Sur les arbres […] » Par ailleurs, l’article L 581-7 du même code dispose que « En dehors des lieux qualifiés « agglomération » par les règlements relatifs à la circulation routière, toute publicité est interdite sauf dans des zones dénommées « zones de publicité autorisée » […].
« À l’intérieur des agglomérations, la publicité est interdite : […] 2ºA moins de 100 mètres et dans le champ de visibilité des immeubles classés parmi les monuments historiques ou inscrits à l'inventaire supplémentaire ou visés au II de l'article L. 581-4 ; […] »
● Le code de l’environnement et ses décrets autorisent les collectivités locales à instituer sur leur territoire une réglementation spécifique pour adapter le règlement national au contexte local et permettre l’élaboration de prescriptions particulières, dérogatoires au régime général. La commune a donc la possibilité d’établir un règlement de publicité dans lequel elle délimite des zones de publicité autorisée, restreinte ou élargie (L 581-9 et 10).
ANNEXE III EMPLACEMENTS RÉSERVÉS
Emplacements réservés aux voies et ouvrages publics, aux installations d'intérêt général et aux espaces verts
Références au plan de zonage 1
2
Intitulé Cheminement doux Liaison A36 - Delle
Bénéficiaire Commune
État
Superficie en m2 ou emprises 135 m x 3 m
56 342 m2