Les procédures administratives et financières en matière d’archéologie préventive sont régies par les dispositions du Livre V du code du patrimoine, partie législative et partie réglementaire.
Champ d’application des opérations
Conformément à l’article R.523-1 du code du patrimoine, les opérations d'aménagement, de construction d'ouvrages ou de travaux qui, en raison de leur localisation, de leur nature ou de leur importance, affectent ou sont susceptibles d'affecter des éléments du patrimoine archéologique ne peuvent être entreprises que dans le respect des mesures de détection et, le cas échéant, de conservation et de sauvegarde par l'étude scientifique ainsi que des demandes de modification de la consistance des opérations d'aménagement.
Entre dans le champ de cet article, les opérations et travaux suivants énumérés par l’article R.523-4 du code du patrimoine, et notamment :
- La réalisation de zones d'aménagement concerté créées conformément à l'article L.311-1 du code de l'urbanisme et affectant une superficie supérieure ou égale à 3 hectares ;
- Les opérations de lotissement régies par les articles R.442-1 et suivants du code de l'urbanisme, affectant une superficie supérieure ou égale à 3 hectares ;
- Les travaux soumis à déclaration préalable en application de l'article R.523-5 ;
- Les aménagements et ouvrages dispensés d'autorisation d'urbanisme, soumis ou non à une autre autorisation administrative, qui doivent être précédés d'une étude d'impact en application de l'article
L.122-1 du code de l'environnement ;
- Les travaux sur les immeubles classés au titre des monuments historiques qui sont dispensés d'autorisation d'urbanisme mais sont soumis à autorisation en application de l'article L.621-9.
Entrent également dans le champ de l'article R.523-1 les opérations mentionnées aux articles R.523-7 et R.5238.
Lorsqu’une commune est concernée par un arrêté dit « de zonage » émis par le préfet de région et porte, le cas échéant, sur des emprises au sol supérieures à un seuil défini par l'arrêté de zonage, les travaux donnent lieu à une saisine du préfet de région et sont subordonnés à :
- un permis de construire en application de l'article L.421-1 du code de l'urbanisme ;
- un permis d'aménager en application de l'article L.421-2 du même code ;
- un permis de démolir en application de l'article L.421-3 du même code ;
- une décision de réalisation de zone d'aménagement concerté en application des articles R.311-7 et suivants du même code.
À ce jour, la commune d’Eguenigue ne fait pas l’objet d’un tel arrêté.
Par ailleurs, dans le but d’optimiser la prise en compte du patrimoine archéologique et la mise en œuvre des éventuelles opérations archéologiques dans les programmes de travaux, il est conseillé de consulter la DRAC par anticipation, avant le dépôt des demandes d’autorisation d’urbanisme (article L.522-4 du code du patrimoine).
En application du code du patrimoine, articles L.521-14 à 16 et R.531-8 à 10 réglementant les découvertes fortuites, toute découverte archéologique de quelque nature qu’elle soit, doit être signalée immédiatement à la
Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) – service régional de l’archéologie, tél : 03 81 65 72 00), soit directement, soit par l’intermédiaire de la mairie. Les vestiges découverts ne doivent en aucun cas être détruits avant examen et avis d’un archéologue habilité. Tout contrevenant serait passible des peines prévues aux articles L.544-1 à L.544-13 du code du patrimoine, livre V archéologie, chapitre 4, dispositions pénales.
- Bâtiments agricoles et principe de réciprocité
Les installations agricoles et leurs annexes doivent respecter des distances d'éloignement vis à vis des habitations et immeubles habituellement occupés par des tiers lors de leur implantation ou de leur extension.
Ces distances varient suivant la destination du bâtiment et la catégorie de l'exploitation : installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE) ou relevant du règlement sanitaire départemental (RSD).
Par ailleurs, et par application du principe de réciprocité énoncé à l'article L111-3 du code rural et de la pêche maritime, la même exigence d'éloignement est imposée à toute nouvelle construction vis à vis des bâtiments agricoles.
À Eguenigue, le service de la protection animale de la direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) recense une exploitation relevant du règlement sanitaire départemental.
- Voies bruyantes (secteurs affectés par le bruit)
En toutes zones, dans les secteurs affectés par le bruit des infrastructures de transports terrestres (voies bruyantes classées par l’arrêté préfectoral n°2017-05-16-001 du 16 mai 2017), s’appliquent des prescriptions renforcées d’isolement acoustique aux futurs bâtiments.
Ces secteurs sont déterminés de part et d’autre des voies classées (depuis le bord de l’infrastructure).
Sur 5 catégories, la n°1 est la plus bruyante.
Ce classement détermine l’isolement acoustique des bâtiments à construire dans ces secteurs.
Cette obligation (considérée comme une norme de construction) est reportée au plan "Périmètres et contraintes d’urbanisme".
À Eguenigue, la D 83 est classée en catégorie 3 (100m). Cette voie se situe bien à l’écart du village bâti.
- Atlas des zones inondables du bassin de la Bourbeuse
La commune d’Eguenigue est concernée par l’atlas des zones inondables du bassin de la Bourbeuse, qui identifie un secteur inondable lié au ruisseau de l’Ermite.
Élaboré par les services de l'État, l’atlas des zones inondables (AZI) est un outil de connaissance de l’aléa inondation. Il a pour objectif de rappeler l’existence et les conséquences des inondations historiques. Il montre également les caractéristiques de l’aléa pour des crues que l’on qualifiera de rares (c’est-à-dire avec une période de retour supérieure à 100 ans).
Juridiquement, ce document n’est pas opposable aux tiers mais constitue un élément de référence pour l'élaboration des plans de prévention des risques naturels.
Néanmoins, ce périmètre inondable est reporté au plan de zonage au titre de l’article R.151-34, 1° du code de l’urbanisme, et s’accompagne d’un règlement écrit comportant des dispositions qui lui sont spécifiques.
Le PPRi du bassin de la Bourbeuse et ses affluents a été approuvé par l’arrêté préfectoral n° 1870 du 13 septembre 2002. La révision et l’extension de celui-ci ont été prescrites par le préfet du Territoire de Belfort par arrêté en date du 20 décembre 2012. Il est actuellement en cours de révision, sur un périmètre étendu qui concerne le territoire d’Eguenigue.
- Périmètre de protection des eaux potables et minérales
Eguenigue est concernée par un forage destiné à utiliser l’eau en vue de la consommation humaine pour la production et la distribution par un réseau public.
Le puits se situe sur la parcelle communale n°315, à environ 300 mètres au sud du village, dans une zone de prairie, en bordure d’une ancienne ligne de tramway. Il se positionne également à une trentaine de mètres du ruisseau du lavoir (La saule), affluent du ruisseau de l’Ermite.
L’arrêté préfectoral n°2014007-0001 en date du 7 janvier 2014 autorise :
- l’utilisation de ce forage, en instaurant des périmètres de protection,
- Et les travaux de prélèvement et de dérivation des eaux souterraines
Les périmètres de protection immédiate, rapprochée et éloignée du forage figurent au plan des servitudes d’utilité publique (SUP).
La présence du puits est également signalée sur les plans de zonage (zone A), au titre de l’article R.151-34,1° du code de l’urbanisme.
Le zonage sismique, applicable en France depuis le 1er mai 2011, est issu du décret 2010-1254 du 22 octobre
2010 relatif à la prévention du risque sismique et du décret 2010-1255 du 22 octobre 2010 portant délimitation des zones de sismicité du territoire national.
D’après ce zonage, la commune d’Eguenigue est soumise à un risque sismique modéré (zone de sismicité 3 sur 5).
Une plaquette relative à la réglementation sismique est annexée au PLU.
En application des articles L.1333-22 du code de la santé publique et L.125-5 du code de l'environnement, les communes sont réparties entre les trois zones à potentiel radon définies à l'article R.1333-29 du code de la santé publique, issu du décret n°2018-434 du 4 avril 2018.
Le radon est un gaz radioactif naturel inodore, incolore et inerte, présent partout dans les sols mais plus fortement dans les sous-sols granitiques et volcaniques. Ce gaz s’accumule dans les espaces clos, notamment dans les bâtiments. Il constitue un facteur de risque de cancer du poumon et peut s’accumuler dans les bâtiments.
Le territoire national est ainsi divisé en trois zones à potentiel radon définies en fonction des flux d’exhalation du radon des sols :
- Zone 1 : zones à potentiel radon faible ;
- Zone 2 : zones à potentiel radon faible mais sur lesquelles des facteurs géologiques particuliers peuvent faciliter le transfert du radon vers les bâtiments ;
- Zone 3 : zones à potentiel radon significatif.
Ces réglementations mettent en place les actions suivantes :
- l’obligation de dépistage du radon dans certains établissements recevant du public (ERP) ;
- la prise en compte des expositions au radon dans les lieux de travail ;
- l’obligation d’information des acquéreurs et des locataires dans le cadre de transactions immobilières.
Ces mesures s’appliquent de façon différente selon le type de zone concernée. En application du code de la santé publique, le dépistage du radon dans certains ERP était obligatoire depuis 2004 dans les communes situées dans 31 départements dits prioritaires. Le Territoire de Belfort est un département prioritaire pour la mesure du radon. De fortes concentrations sont observées dans le nord du département, attribuables notamment à la présence de granite. Le socle vosgien, constitué de granit, peut concentrer des noyaux granifères précurseurs du radon. C’est pourquoi le nord du département est classé en zone à potentiel radon significatif.
Cette obligation de mesures est désormais applicable :
- dans tous les ERP situés dans les communes situées en zone 3,
- dans les ERP situés dans les communes des zones 1 et 2, lorsque les résultats de mesurage existants dépassaient 300 becquerels par m3 (Bq/m3).
Le dépistage obligatoire dans ces ERP doit être renouvelé au moins tous les dix ans, sauf si la concentration en radon reste inférieure à 100 Bq/m3 lors de deux dépistages consécutifs.
Une attention particulière doit être portée aux dispositifs de ventilation des bâtiments, à l’aération des soubassements et leur étanchéité avec les sols. Cette vigilance doit être proportionnée et équilibrée par rapport à l’exigence affichée d’efficacité énergétique.
La commune d’Eguenigue est classée en zone 3 (risque significatif) vis-à-vis du radon par l’arrêté du 27 juin 2018 portant délimitation des zones à potentiel radon du territoire français.
Une plaquette d’information figure en annexe du PLU.
Comment connaître l’exposition dans son habitation
Le seul moyen de connaître son niveau d’exposition au radon est de le mesurer grâce à des détecteurs (dosimètres radon) pendant au moins de 2 mois en période de chauffe (mi-septembre à fin avril) dans les pièces aux niveaux les plus bas occupés (séjour et chambre de préférence). En effet, le radon provenant principalement des sols sous les bâtiments, les expositions les plus élevées se situent généralement dans les lieux de vie les plus proches du sol.
Les détecteurs sont commercialisés et analysés par des laboratoires spécialisés (renseignements disponibles sur les sites internet mentionnés dans les contacts utiles ci-dessous). Des détecteurs peuvent également être mis à disposition ponctuellement lors de campagnes de prévention (renseignements auprès de sa commune, de l’Agence Régionale de Santé (ARS) ou de la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du
Logement (DREAL)).
Il est recommandé d’avoir un niveau de radon dans son logement inférieur au niveau de référence fixé à 300
Bq/m3, et plus généralement, le plus bas raisonnablement possible.
Recommandations pour réduire l’exposition au radon dans son habitation
Des solutions techniques existent pour réduire la concentration en radon dans son habitation :
Aérer quotidiennement son domicile par l’ouverture des fenêtres au moins 10 minutes par jour ;
Ne pas obstruer les entrées et les sorties d’air, quand elles existent, et les nettoyer régulièrement ;
Veiller à l’entretien régulier du système de ventilation, quand il existe, et à changer les filtres régulièrement.
Les travaux d’aménagement suivants permettent également de réduire la concentration en radon dans son habitation :
Assurer l’étanchéité de l’interface entre le bâtiment et le sol vis-à-vis du passage du radon (fissures, joints sol/mur, passages des réseaux) ;
Améliorer, rétablir ou mettre en œuvre une ventilation naturelle ou mécanique dans le soubassement de son domicile.
Les solutions techniques sont à choisir et à adapter à son bâtiment. Aussi, il est conseillé de faire appel à des professionnels du bâtiment qui pourront réaliser un diagnostic de la situation et aider à choisir les solutions les plus adaptées. Une fois ces solutions mises en œuvre, il est recommandé de vérifier leur efficacité en réalisant de nouvelles mesures de radon.
- Retrait-gonflement des argiles
Afin de mieux appréhender le phénomène de retrait-gonflement des sols argileux, le bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) a mené une étude et a établi une cartographie départementale de l’aléa retraitgonflement des argiles.
Cette étude laisse apparaître que :
- 28 % de la superficie du Territoire de Belfort est soumis à un aléa moyen,
- 34 % de la superficie du département est soumis à un aléa faible,
- 38 % de la superficie du département n’est a priori pas argileux.
Aucun aléa fort n’a donc été identifié dans le département.
L'inventaire national du retrait-gonflement des argiles (consultable à l'adresse suivante : www.argiles.fr) fait état de l'existence de sols argileux sur le territoire de la commune.
Ces sols argileux gonflent avec l'humidité et se rétractent avec la sécheresse et ces variations sont susceptibles de provoquer des désordres importants et coûteux sur les constructions.
Le classement se fait selon 4 niveaux d'aléas (a priori nul, faible, moyen et fort).
L'inventaire susvisé a permis d'identifier sur la commune d’Eguenigue des aléas faibles et moyens.
La plaquette relative au retrait-gonflement des sols argileux dans le département du Territoire de Belfort figure en annexe du PLU.
La loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (loi ELAN) introduit, au travers de son article 68, une nouvelle section du code de la construction et de l’habitation (CCH) relative à la prévention des risques de mouvement de terrain différentiel consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols.
Cette loi prescrit notamment, en vertu des articles L.112-20 à L.112-25 du CCH, en zones de moyenne et de forte susceptibilité au phénomène de retrait gonflement des argiles :
- lors de la vente d’un terrain non bâti constructible, la réalisation d’une étude géotechnique (fournie par le vendeur) en préalable de la construction de l’ouvrage,
- au constructeur de l’ouvrage, de suivre une étude de conception (fournie par la maître d’ouvrage ou réalisée par le constructeur en accord avec le maître d’ouvrage), ou de respecter des techniques de construction définies par voie réglementaire.
- Les mouvements de terrain
Le mouvement de terrain est un phénomène qui se caractérise par 4 types d’aléa :
- affaissement – effondrement,
- glissement de terrain,
- éboulement,
- érosion de berges.
En 2019, la DDT a chargé le CEREMA de mettre à jour l’atlas des mouvements de terrain du Territoire de Belfort de 2012. De nouvelles cartes d’aléas ont ainsi été produites en octobre 2020 à l’échelle du département, sur la base de visites de terrain, d’analyses des récentes cartes IGN et des bases de données du BRGM (BD cavité et
BD MVT).
Eguenigue est concernée :
- au Nord principalement, par des zones marneuses sur pente faible ;
- on y trouve également un élément ponctuel de type doline (aléa affaissement – effondrement).
La DDT 90 a élaboré son « Guide départemental de recommandation pour la prise en compte des mouvements de terrain » (déclinaison d’un document régional), qui a été porté à la connaissance des communes en même temps que l’Atlas révisé des mouvements de terrain réalisé en 2022. Ce guide de recommandations a vocation d’être un outil d’aide à la décision pour les collectivités lors de l’élaboration de leur document d’urbanisme et lors de l’instruction des demandes d’autorisations d’urbanisme.
Ainsi, si la commune estime qu’il y a une atteinte à la sécurité des personnes et des biens, il pourra être fait usage de l’article R.111-2 du code de l’urbanisme pour interdire le projet ou émettre des prescriptions.
Le guide est intégré en annexes informatives du PLU.
Concernant l’aléa éboulis, on rappellera l’application de la loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (loi ELAN), qui introduit, au travers de son article
68, une nouvelle section du code de la construction et de l’habitation (CCH) relative à la prévention des risques de mouvement de terrain différentiel consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols.
(se reporter au paragraphe ci-dessus relatif au retrait gonflement des argiles, pour les prescriptions imposées par cet article).
Le déclin de l’activité minière a entraîné la fermeture de nombreuses mines. Cette fermeture soulève des problèmes techniques, environnementaux et juridiques d'importance. L'arrêt de l'exploitation dans les bassins miniers pose ainsi des problèmes de surveillance et de prévention des risques, en particulier celui de la gestion des eaux et des affaissements de terrains à l'aplomb de certaines anciennes mines souterraines.
Le risque minier est donc lié à l’évolution de ces cavités abandonnées et sans entretien du fait de l’arrêt de l’exploitation. Ces cavités peuvent induire des désordres en surface pouvant affecter la sécurité des personnes et des biens.
Les manifestations en surface du risque minier peuvent être de plusieurs ordres en fonction des matériaux exploités, des gisements et des modes d’exploitation (mouvements de terrain localisés ou généralisés, effondrements, etc...).
L'État a entamé une démarche visant à porter à la connaissance du public les risques relatifs à l'activité minière.
Dans ce contexte, une évaluation des aléas miniers a été conduite par Géodéris, expert technique de l’État en 2010, et a donné lieu à un rapport et des cartes d’aléas. Ces documents ont fait l’objet d’un porter à connaissance et transmis aux collectivités concernées.
De son côté, Géodéris a procédé à une révision de terrain sur le territoire d’Éguenigue en 2021, qui requalifie deux secteurs classés initialement en aléa « tassement » de niveau faible en « effondrement localisé » de niveau faible. Un de ces secteurs concerne la zone UE au nord de la commune
Sur les secteurs soumis à l’aléa minier, le principe d’évitement est la règle générale, et ces secteurs sont par principe non constructibles.
Une doctrine régionale issue de la circulaire du 6 janvier 2012 relative à la prévention des risques miniers précise la constructibilité dans les zones soumises à l’aléa minier.
Dans le cas d’Éguenigue, peuvent donc être concernés :
- les nouvelles constructions à usage d’activité artisanale, industrielle ou agricole (sans création de logement et hors établissement recevant du public) ;
- les changements de destination qui n’augmentent pas la vulnérabilité ;
- les projets routiers et de voirie s’ils ne peuvent être aménagés hors de la zone d’aléa minier (site de la centrale d’enrobé).
Une dérogation reste cependant possible sur les zones d’aléa d’effondrement localisé (ou de tassement) de niveau faible et si le projet est situé en dehors des zones d’ouvrage débouchant au jour (dont les puits). De plus, la pente naturelle ne doit pas dépasser 10%.
Partie II dispositions réglementaires par zone#
CHAMP D'APPLICATION TERRITORIAL DU P.L.U.
Le présent règlement s'applique au territoire de la commune d’Éguenigue.
Il est établi conformément aux articles R.151-9 à R.151-50 du code de l'urbanisme.
Division du territoire en zones#
Le territoire couvert par le Plan Local d’Urbanisme comprend :
- La zone urbaine (U), zone mixte à dominante résidentielle, à laquelle s’appliquent les dispositions du titre I.
Celle-ci se compose de trois secteurs :
- le secteur UA, qui rassemble la majeure partie des constructions d’Eguenigue. Dominé par une occupation résidentielle, il accueille aussi des bâtiments publics ou d’intérêt collectif.
- Le secteur UB, qui accueille le foyer Pierre Grison.
- Le secteur UE a une vocation d’activité économique. Défini au Nord de la RD 83, il se situe en grande partie dans le site inscrit des anciennes mines de fer, bien en retrait de la zone agglomérée du village.
Il comporte un sous-secteur UEa, dans lequel seules sont autorisées les activités artisanales et un sous-secteur UEs utilisé comme espace de stockage pour l’activité.
- La zone à urbaniser (1AU), à laquelle s’appliquent les dispositions du titre II.
- La zone agricole (A) à laquelle s’appliquent les dispositions du titre III.
Elle regroupe les exploitations et les terres agricoles.
- La zone naturelle et forestière (N), à laquelle s’appliquent les dispositions du titre IV.
Il s’agit d’une zone de protection :
- du paysage (haies, bosquets, vergers…),
- des espaces boisés,
- et des espaces naturels à protéger (prairies humides…).
Elle comprend :
- un secteur Ne, à forte valeur écologique, qui recouvre le ruisseau de l’Ermite et ses prairies inondables,
- un secteur Nf, couvrant l’espace forestier et autorisant les exploitations forestières.
Éléments figurant sur le zonage#
- Des éléments du paysage et du patrimoine, à protéger sont identifiés au titre de l’article L.151-19 du code de l’urbanisme, qui dispose que "le règlement PLU peut identifier et localiser les éléments de paysage et identifier, localiser et délimiter les quartiers, îlots, immeubles bâtis ou non bâtis, espaces publics, monuments, sites et secteurs à protéger, à conserver, à mettre en valeur ou à requalifier pour des motifs d'ordre culturel, historique ou architectural et définir, le cas échéant, les prescriptions de nature à assurer leur préservation leur conservation ou leur restauration.[…]."
- Corridors écologiques
Conformément à l’article L.151-23 du code de l’urbanisme, "le règlement peut identifier et localiser les éléments de paysage et délimiter les sites et secteurs à protéger pour des motifs d'ordre écologique, notamment pour la préservation, le maintien ou la remise en état des continuités écologiques et définir, le cas échéant, les prescriptions de nature à assurer leur préservation […]."
- Périmètre d’inconstructibilité et de conditions spéciales
En application des articles R.151-31, 2° et R.151-34,1° du code de l’urbanisme, sont identifiés des risques liés à des mouvements de terrain, caractérisés par la présence d’une doline.
Liste des destinations et sous-destinations du reglement destinations sous-destinations#
Exploitation agricole et#
Exploitation agricole
Forestiere#
Exploitation forestière
Habitation#
Logement
COMMERCE ET ACTIVITES DE Hébergement
Artisanat et commerce de détail
SERVICE Restauration
Commerce de gros
Équipements d’interet#
Activités de services où s'effectue l'accueil d'une clientèle
Collectif et services publics#
Hôtel
AUTRES ACTIVITES DES SECTEURS Autres hébergements touristiques
Cinéma
PRIMAIRE SECONDAIRE OU Locaux et bureaux accueillant du public des administrations
TERTIAIRE publiques et assimilés
Locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés
Établissements d'enseignement, de santé et d'action sociale
Salles d'art et de spectacles
Lieux de cultes
Équipements sportifs
Autres équipements recevant du public
Industrie
Entrepôt
Bureau
Centre de congrès et d’exposition
Cuisine dédiée à la vente en ligne