Intitulé du document : 2.2. Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère
2.2.1. Insertion des constructions dans leur environnement FORME ET VOLUME DES CONSTRUCTIONS#
Les volumes doivent être simples, s’accorder avec les volumes environnants et s’insérer dans l’ensemble existant, en s’inscrivant dans le mouvement général des groupements anciens. Les volumes doivent s’adapter au relief du terrain et non l’inverse. Les mouvements de terre créant un relief artificiel en surélévation apparente par rapport au sol naturel sont interdits. L’exhaussement des sous-sols enterrés ne peut dépasser 0,60 mètre de hauteur.
2.2.2. Caractéristiques architecturales de façades et des toitures TRAITEMENT DES FAÇADES#
a) En cas de restauration d’une construction existante :
La restauration d’un bâtiment ancien doit tenir compte des éléments constructifs initiaux : emplacements des percements, proportion des ouvertures, modénatures existantes traditionnelles, etc.
Les modénatures existantes traditionnelles en pierre (et moellons) ou en briques seront conservées au moins pour les façades donnant sur l’espace public.
Les façades en pierres appareillées resteront apparentes lorsqu’elles sont visibles depuis les voies publiques. Lorsque les façades sont faites de pierres ou de moellons, les joints doivent être de mortier de chaux grasse de même teinte que la pierre, à l’exception des murs de pignons anciens montés à pierre sèche (sans
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Sur les constructions identifiées comme bâti remarquable et repérées au document graphique réglementaire, la modification des proportions et du rythme des percements traditionnels ainsi que le redimensionnement des fenêtres, lucarnes et portes d’accès seront interdits si ces derniers ne respectent pas les proportions et la composition architecturale.
b) En cas d’extension d’une construction existante :
Les mêmes dispositions que celles définies dans le point précédent (en cas de restauration) pourront s’appliquer.
Il est également autorisé le choix de techniques et matériaux différents uniquement s’ils sont mis en œuvre simplement avec le souci d’harmoniser la partie nouvelle de la construction avec la partie existante. Ainsi, le recours à des matériaux destinés à être recouverts (brique creuse, parpaing, etc.) reposera sur un enduit lisse ou taloché de teinte ton pierre ancienne observé sur le bâti ancien du village, rappelant les enduits anciens au mortier bâtard ou à la chaux.
c) Sur les constructions neuves :
La forme des constructions principales doit respecter les formes et proportions du bâti ancien du village. Le seuil des constructions est limité à une hauteur de 0,35 mètre par rapport au terrain naturel.
Le corps de façade affirmera plutôt des éléments de composition verticale et une écriture simple : les percements seront toujours verticaux et reprendront le même rythme de travée que celui des constructions existantes. Pour des raisons techniques et uniquement sur les façades non visibles depuis l’espace public, d’autres formes de percement pourront être autorisées.
Lorsque les façades sont faites de pierres ou de moellons, les joints doivent être de mortier de chaux de teinte similaire à celle de la pierre. Dans le cas d’une façade enduite, des éléments de modénature (soubassement, corniche, bandeau, encadrement des ouvertures, pierre d’angle, etc.) en pierres de taille ou en moellons seront nécessairement réalisés. Un enduit gratté de teinte ton pierre ancienne de pays pourra être réalisé dans la mesure où il permet de donner un léger effet de relief à une façade enduite (lisse ou talochée) de même teinte.
Le bois et les bardages métalliques sont interdits sur les façades de la construction principale, excepté sur le bâti agricole. Sur la façade côté rue, les frontons et pilastres ou colonnes sont interdits.
Toiture de la construction#
a) Forme des toitures :
Les combles et toitures devront présenter une simplicité de volume et une unité de conception.
La pente des toitures des bâtiments sera à 45° sur l’horizontale, sauf pour les équipements publics ou installations publiques. Dans un souci d’harmonisation avec la pente de la toiture d’un bâtiment voisin contre lequel une construction viendrait s’accoler, la pente de la toiture peut alors être comprise entre 40° et 50° sur l’horizontale.
En cas de restauration, les toitures doivent conserver leurs caractéristiques architecturales et typologiques (forme, pente, matériaux, dispositions) dès lors qu’elles respectent les principes observés sur le village.
b) La couverture :
Les toitures seront uniquement en tuile plate de 75/m2 dans la gamme de brun ou en ardoise naturelle.
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En cas de restauration de la toiture, qui ne serait ni en ardoise, ni en petite tuile plate, il pourra être toléré la pose de tuile plate dans un rapport inférieur à 75/m2, ou encore en restauration partielle en utilisant les mêmes teintes que l’existant.
Le faîtage des toitures en tuiles (y compris les lucarnes) formeront des crêtes et embarrures. Le faîtage des toitures en ardoises sera en zinc ou en tuiles vernissées noires.
Les souches des cheminées doivent être entretenues et auront le même matériau que celui de la façade (en pierre ou matériau enduit ton pierre) ou seront en briques rouges vieillies.
c) Les ouvertures dans la toiture :
Sur les constructions neuves, les ouvertures autorisées dans la toiture ne doivent pas occuper plus de 30% du pan de la toiture. Les châssis de toiture (ou fenêtre de toit) sont limités à un par tranche de 3 mètres de linéaire de façade.
La superposition des fenêtres de toiture est interdite. La suppression et la modification de proportion des lucarnes sur les bâtis remarquables repérés au plan sont interdites.
Les toitures terrasses sont interdites sauf pour un élément de liaison entre bâtiments, limité à un niveau de la construction, si elles établissent une continuité architecturale avec les bâtiments.
Les lucarnes :
Les ouvertures dans la toiture seront plus hautes que larges et ordonnancées par rapport aux ouvertures de la façade, sauf impossibilité technique. Les types de lucarnes préconisés sont : lucarne à deux pans dite «jacobine», en bâtière ou à chevalet, lucarne à la capucine. Les dimensions de la lucarne devront être compatibles avec le volume de la toiture. Si la toiture est en ardoise, alors la lucarne sera en ardoise et la jouée sera en ardoise ou en bois. Si la toiture est en tuile plate ou tuile mécanique, alors la couverture de la lucarne sera en petites tuiles plates de même teinte et la jouée traitée avec une teinte similaire à celle de la façade.
L’usage du PVC est interdit.
Sur les constructions existantes, les lucarnes correspondant à l’architecture locale doivent être conservées et restaurées. Les lucarnes à frontons en bois devront être conservées.
Les châssis de toiture :
Les nouveaux châssis auront des dimensions modestes : 0,80 mètre de largeur maximale d’ouvrant ; ils seront alignés les uns par rapport aux autres, à l’horizontale et seront plus hauts que larges ; ils seront intégrés au versant de la toiture par une pose encastrée. L’utilisation de châssis de toiture de style patrimoine est préconisée.
Les châssis de toiture existants anciens (tabatière, etc...) doivent être préservés dans leurs dimensions d’origine.
La réalisation de cheminées dont le conduit (tubage apparent nouvellement installé) se trouve à l’extérieur de la construction est interdite. Les souches de cheminées d’origine ne peuvent pas être supprimées.
d) Les antennes :
Les antennes paraboliques ne doivent pas être visibles depuis la rue, et dans tous les cas doivent être inférieures à 0,80 mètre.
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Les menuiseries et serrureries#
Les menuiseries seront en bois ou aluminium à profilé fin (teinté dans la masse). Les menuiseries recevront un traitement de finition par peinture, dans des tonalités douces, en adéquation avec les couleurs existantes des façades et en harmonie avec les teintes et les couleurs des constructions voisines. Il n’est admis qu’une teinte pour l’ensemble des menuiseries, en tolérant une teinte différente sur les volets par rapport à la teinte de la menuiserie si cette dernière est claire, en veillant à harmonie d’ensemble.
Les fenêtres seront en bois ou aluminium à profilé fin (teinté dans la masse). Les fenêtres auront 3 carreaux par vantail (les nouvelles fenêtres venant en complément de celles existantes pourront avoir le même nombre de carreaux par vantail dès lors qu’il est au moins égal à 3), la séparation des carreaux sera réalisée avec le même matériau que celui de la menuiserie.
Les volets seront en bois peint. Les volets seront à deux battants ouvrant à la française, sans écharpe.
Les volets anciens ouvrant à la française seront conservés et entretenus. Il sera autorisé le maintien et la réfection des persiennes métalliques quand elles existent. Les volets roulants occultant les portes d’entrée ou les portes de garages sont interdits. Les coffres de volets roulants posés à l’extérieur sont interdits.
Les portes d’entrée seront pleines ou avec une partie vitrée qui ne dépassera pas la moitié supérieure de la porte. Les portes de garage donnant directement sur l’espace public, seront pleines et en bois (ou métallique de même teinte que les autres menuiseries).
Toutes menuiseries extérieures anciennes (portes cochères, portes d’entrée et fenêtres) si leur état le permet seront conservées ou restaurées à l’identique. En cas de remplacement, les éléments répondront aux mêmes caractéristiques que les éléments originaux en termes de matériaux, nombre de vantaux, partition, proportion, hauteur et épaisseur des profils.
Au moins sur la façade côté rue, les garde-corps et autres barreaudages de protections seront simples en fonte ou fer forgé et de teinte sombre. Quand ils existent, ils seront conservés et restaurés si besoin.
2.2.3. Caractéristiques des clôtures#
Les éléments de clôture d’origine repérés au plan réglementaire (voir pièce 3c du dossier AVAP) doivent être conservés et entretenus : murs, portail et haies remarquables. Les lacunes seront restituées selon le modèle d’origine dominant de la rue.
Un des principes majeurs de la composition de la rue est de donner aux clôtures une hauteur régulière et d’assurer à chacune un lien de parenté. Il convient de rechercher un principe d’équilibre des volumes définis entre la clôture, le portail et ses montants. La simplicité des lignes horizontales et verticales est souhaitée tout comme une harmonisation des couleurs de la clôture avec celle de la construction.
La hauteur des clôtures est mesurée à compter de la limite de propriété privée sur l’emprise publique. La hauteur des nouveaux murs pleins sera comprise entre 1,60 et 2,20 mètres.
Les murs ou murets de soubassement visant à préserver l’alignement du bâti sur la rue et les autres clôtures donnant sur les voies et emprises publiques seront réalisés en pierres ou moellons. La hauteur du soubassement sera d’au moins 0,80 mètre, surmonté ou non d’une grille en ferronnerie simple (y compris aluminium) à dominante verticale, doublée ou non d’une haie taillée. Le traitement des clôtures devra assurer la libre circulation de la biodiversité.
Pour les clôtures végétales, il convient de rechercher des essences locales mélangées de type troènes, buis, noisetiers ou encore charmilles, etc.
Les portails pourront être réalisés en bois peint ou métallique suivant une gamme de couleurs foncées dans les tons vert, gris ou brun et suivant la plaquette de recommandations architecturales.
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Les murs de clôture traditionnelle existant ou haie existante de qualité pourront être partiellement démolis dans la limite de la création d’une ouverture permettant l’accès en véhicule au terrain qu’ils bordent et d’un portillon permettant l’accès aux piétons.
2.2.4. Les annexes, garages, vérandas, abris et divers#
Les constructions annexes isolées seront situées :
. soit à l’arrière de la construction principale,
. soit au-devant de cette construction principale dès lors que leur aspect extérieur est traité selon les caractéristiques architecturales du village.
Les annexes isolées pourront s’implanter en limites séparatives, plus particulièrement en venant s’adosser sur un bâtiment existant déjà édifié en limite séparative lorsqu’il existe sur la propriété voisine. Dans ce cas et si elle est implantée parallèlement à la limite séparative, la hauteur de l’annexe réalisée est limitée à 3,50 mètres et elle devra comporter un toit à une seule pente. Les toitures des constructions annexes isolées pourront avoir une pente de toiture de 15° minimum.
Les façades et les couvertures des abris de jardin ou abris pour animaux doivent être réalisées avec des matériaux de couleurs foncées (verte, grise ou gamme de brun) ou en pierres ou moellons (pour la façade). Les matériaux de couverture autorisés sont les mêmes que pour la construction principale en y ajoutant le shingle et le bois. Les abris de jardin auront une surface maximale de 8m2.
Les vérandas, verrières, piscines et leur abri sont autorisés sur la façade côté jardin, et resteront non visibles depuis l’espace public. Sur les constructions existantes au moment de l’entrée en vigueur de l’AVAP, les vérandas restent tolérées sur la façade dès lors que la configuration de la parcelle ne permet de l’envisager en façade sur l’arrière. Dans ce cas, la véranda ne couvrira pas la totalité de la façade de la construction et les matériaux autorisés (en particulier le soubassement) seront réalisés en fonction du matériau de la façade du bâtiment principal.
Dans tous les cas, les vérandas auront une profondeur maximum de 4 mètres et leur largeur n’excédera les 2/3 de la façade occupée, sauf pour une implantation en pignon. Elles respecteront les éléments architecturaux du bâtiment d’origine : gabarit et teintes. Les profils utilisés seront en acier, aluminium ou bois peint en n’utilisant qu’un seul matériau pour la construction. La pente de leur toiture sera de 10° au minimum.
Les citernes de gaz liquéfié ou de mazout, ainsi que les installations similaires, seront enterrées (en cas d’impossibilité technique, elles seront masquées par un écran végétal persistant d’essences locales mélangées afin de les rendre non visibles de la voie publique).