1. Tout projet de construction devra présenter un volume, une implantation et un aspect satisfaisants, permettant une bonne intégration dans l’environnement tout en tenant compte du site général dans lequel il s’inscrit et notamment la végétation existante, et les constructions voisines qui y sont implantées.
La qualité recherchée vise aussi bien les volumes, y compris la forme de la toiture, que les percements, les couleurs, la nature des matériaux apparents et les détails architecturaux .
Les constructions devront être adaptées au terrain, de manière générale. Le rythme des façades doit s’harmoniser avec celui des constructions contiguës.
2. Les concepteurs devront porter une attention particulière à l'adaptation des constructions au terrain naturel, notamment lorsque le terrain d'assiette du projet est en pente. Ainsi, les constructions devront être conçues de manière à s'adapter au relief existant en générant le moins possible de remblais ou de déblais.
3. En cas de rénovation, extension, surélévation ou aménagement d'une construction existante, les projets devront être particulièrement soignés en ce qui concerne les proportions (volumes, ouvertures…) et les matériaux employés afin de permettre la meilleure insertion possible dans leur environnement bâti.
4. Volumétrie#
Les gabarits des constructions nouvelles devront respecter l’aspect général des gabarits existants. Elles seront composées d’une construction principale présente et lisible, et éventuellement de constructions secondaires plus basses.
Sauf impossibilité technique, la toiture des constructions sera de préférence composée de 2 pans appuyés sur le même faîtage. Toutefois, si le projet présente une architecture contemporaine de qualité, ou s’il est situé dans un environnement particulier (typologie du quartier compatible avec une architecture contemporaine), la toiture terrasse et/ou le monopente pourront être autorisés, avec la rèserve stricte d’une bonne intégration architecturale et urbaine par rapport aux constructions à caractère patrimonial avoisinantes.
Dans tous les cas, les toitures à quatre pans ou en « pointe de diamant » sont interdites.
5. Ouvertures et ouvrages en saillie#
Les ouvrages en saillie devront être intégrés à la construction, en harmonie avec celle-ci.
De manière générale, à l’exception des constructions à vocation « artisanat et commerce de détail » qui peuvent être différentes, le rythme des pleins et des vides dans les façades devra être cohérent avec le rythme des façades avoisinantes.
6. Matériaux apparents et couleurs#
6.1 Toitures#
Les toitures en pente seront réalisées en ardoise naturelle ou en matériaux en présentant l’aspect ou bien en zinc ou en bac acier laqué (se rapprochant de la couleur ardoise naturelle). Dans le cas d’une construction à caractère patrimonial repérée au Plan de zonage, l’usage du zinc ou du bac acier laqué ne sera autorisé que sur des extensions.
6.2 Façades* et murs-pignons*#
L’aspect des matériaux ou revêtements employés devra être choisi en harmonie avec le site et les constructions avoisinantes.
Les maçonneries apparentes seront réalisées soit en respectant la mise en œuvre traditionnelle, soit en enduit de ton neutre en harmonie avec les constructions traditionnelles ou en tout autre matériau lié à une architecture contemporaine de qualité.
7. Extension* de constructions*, constructions secondaires* et annexes*#
Les extensions, constructions secondaires et les annexes devront être réalisées en harmonie avec les constructions principales, ainsi que l’environnement.
8. Dans le secteur UCa, ensemble urbain patrimonial#
Le secteur UCa est un ensemble urbain qui offre une cohérence patrimoniale urbaine qu’il convient de sauvegarder. Tout projet devra concourir à la préservation de ses qualités ou à leur mise en valeur. Les nouvelles constructions devront poursuivre la cohérence urbaine existante. Les projets de requalification urbaine devront privilégier la conservation de ce patrimoine et son réaménagement.
9. Constructions à caractère patrimonial*#
Les travaux à réaliser sur une construction à caractère patrimonial devront reprendre, sauf impossibilité justifiée, les données d’origine en matière d’architecture, de matériaux et de mise en œuvre.
10. Réhabilitation#
Les projets de réhabilitation devront être réalisés dans le respect de la qualité architecturale de la construction existante, lorsque celle-ci peut être considérée comme un témoin à préserver de l’architecture locale. Il est recommandé d’utiliser de préférence les matériaux traditionnels.
11. Locaux et équipements techniques#
Les coffrets, compteurs, boites aux lettres devront, chaque fois que c’est possible, être intégrés dans la construction ou les clôtures, en s’implantant selon une logique de dissimulation qui tienne compte des modénatures et matériaux constitutifs.
12. Antennes#
Les antennes, y compris les paraboles et relais téléphoniques, doivent être intégrées de façon à en réduire l’impact visuel, notamment lorsqu’elles sont vues depuis les voies ou les espaces publics.
13. Clôtures#
Pour rappel, l’application de ce chapitre est soumise à l’article 28 « Traitement des limites parcellaires » des Dispositions générales du présent Règlement.
Elles seront d’un style simple et constituées de matériaux de bonne qualité.
La hauteur des clôtures de toute nature ne devra pas être excéder 2 mètres.
13.1 En limite avec le domaine public donnant sur les voies, places, ruelles#
La clôture devra assurer la continuité urbaine des façades des constructions donnant sur les voies, places et ruelles.
Les clôtures devront être constituées :
- D'un mur.
- D’un muret dont la hauteur sera comprise entre 50 et 80 centimètres, surmonté ou non d’une grille ou d'un dispositif en bois ajouré. Il pourra être accompagné de plantes grimpantes ou de plantations arbustives.
Les murs et les murets devront être réalisés soit par une mise en œuvre traditionnelle de pierres du pays ou bien maçonnés et enduits par des revêtements de couleurs et de teintes respectant les données du bâti traditionnel de caractère.
En tout état de cause, l’aspect des clôtures, leurs dimensions et leurs matériaux tiendront compte de l’aspect et des dimensions des clôtures traditionnelles de qualité, avoisinantes, afin de s’harmoniser avec celles-ci.
Dans l'emplacement réservé n°1 et sur les zones non-ædificandi figurant au Plan de zonage, toute clôture est interdite sauf en continuité et dans le prolongement de la façade côté voie de la construction principale. Ces clôtures seront traitées avec la même qualité architecturale que la construction.
Dans le secteur UCb, il sera également autorisé une haie taillée de charmes. Elle pourra être doublée, à l’intérieur de la parcelle, d’un grillage.
13.2 Autres limites publiques (squares, parcs, liaisons douces...)
Il sera autorisé en plus des dispositifs précités, la réalisation d'une haie taillée (charme, troën, érable champêtre...), éventuellement doublée d'un grillage.
13.3 En limites séparatives*#
En limite séparative la présence de clôture n'est pas une obligation.
Lorsqu'une clôture est mise en œuvre, elle pourra correspondre aux dispositifs ci-dessous :
- Un grillage.
- Une haie éventuellement doublée d'un grillage.
- Un dispositif ajouré. Il sera composé d’une grille, d’un grillage ou de lisses en bois/bois composite. Il pourra être accompagné de plantations arbustives.
- Un muret, d’une hauteur comprise entre 50 et 80 centimètres, surmonté ou non d’une grille ou d'un dispositif en bois ajouré. Il pourra être accompagné de plantes grimpantes ou de plantations arbustives.
- Un mur, pour les constructions implantées en limite séparative, d’une longueur maximale de 4 mètres, dans le prolongement du mur de la construction qui est en limite, vers le fond de lot. Le mur sera maçonné, enduit de la teinte de la construction principale. Il pourra être remplacé par un dispositif brise vue en bois/bois composite dans les tons naturels du bois ou de teintes sombres.