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Edifiable

Zone UCPzone du centre pénitentiaire (UCP)

Zone urbaine mixte affectée à l'accueil d'un établissement pénitentiaire et des installations liées à son fonctionnement : hauteurs, emprise au sol et recul sur la voie non réglementés, implantation en limite séparative ou à 3 mètres au moins, et 20 % au minimum d'espaces de pleine terre végétalisés dans le périmètre de protection des champs captants.

  • Zone urbaine

Les règles de la zone UCP

  • Usage

    Interdit :

    • Sauf les types d'occupation prevus a l'article 2
    • Installations de géothermie profonde, dans le périmètre de l'AAC
    1 cas particulier
    2,5 m de profondeur maximumconstructions enterrées, dans le périmètre de l'AAC
    La phrase du règlement

    « - Les autres constructions et installations enterrées sur une profondeur maximum de 2,5 m par rapport au terrain naturel et sous réserve que les fondations n'atteignent pas le niveau haut des nappes d'eau sou- terraine pouvant être rencontrées, évitant ainsi les rabattements provisoires ou définitifs, la perturbation et l'obstacle aux écoulements souterrains ainsi que la modification de la structure de l'aquifère. »

    L'article 2 n'autorise que l'etablissement penitentiaire, ce qui s'y rattache, et les constructions liees au memorial du train de Loos. Le plafond de profondeur ne vaut que dans le perimetre de l'AAC du champ captant, et seulement pour les constructions enterrees autres que celles des missions de service public.

    Article UCP 1 « AFFECTATION DES SOLS ET DESTINATIONS DES CONSTRUCTIONS »

  • Hauteur

    Aucune limite fixée

    la hauteur à ne pas dépasser

    Précisions du règlement

    Les trois colonnes du tableau - hauteur absolue, hauteur de façade, hauteur relative - portent chacune « Non réglementée ».

    Article UCP 4 « Hauteur maximum »

  • Emprise au sol

    20 % minimum de pleine terre végétalisée

    dans le périmètre de l'AAC, pour toute destination

    la surface au sol que l'on peut bâtir

    Précisions du règlement

    L'emprise au sol maximum n'est pas réglementée : la seule valeur du tableau est le coefficient d'espaces de pleine terre végétalisés exigé dans l'aire d'alimentation des captages. Sur une construction existante qui ne le respecte pas, seuls sont autorisés les travaux sans effet sur les espaces de pleine terre, ou ceux qui en créent davantage par désimperméabilisation et renaturation.

    Article UCP 5 « Emprise au sol maximum »

  • Recul sur la rue

    Aucune limite fixée

    la distance à garder avec la rue

    Article UCP 4 « Hauteur maximum »

  • Limites

    En limite séparative

    la distance à garder avec les voisins

    1 cas particulier
    3 m minimumen retrait de la limite séparative
    La phrase du règlement

    « ... rapport aux autres sur une même propriété Non réglementée Les constructions doivent être implantées en limite séparative ou observer un retrait d'au moins à 3 mètres par rapport à la limite séparative. »

    Le chapitre n'a pas de rubrique d'implantation dans le texte servi : les trois cellules - voies et emprises publiques, limites séparatives, constructions les unes par rapport aux autres - sont tombées dans la rubrique de la hauteur. La première et la troisième sont non réglementées.

    Article UCP 4 « Hauteur maximum »

  • Stationnement

    Aucune limite fixée

    les places de voiture à prévoir

    Précisions du règlement

    La cellule « Non réglementé » du stationnement est tombée dans la rubrique de l'emprise au sol, mêlée au pied de page et au texte de la section III sur les eaux pluviales.

    Article UCP 5 « Emprise au sol maximum »

  • Espaces verts

    Aucune limite fixée

    le terrain à laisser en pleine terre

    Article UCP 5 « Emprise au sol maximum »

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Et quand le règlement ne dit rien ?

Une case vide ne veut pas dire « tout est permis », et ne veut pas dire non plus que la loi prend le relais. Cela veut dire que ce plan-là ne réglemente pas ce point. D'autres textes s'appliquent quand même, et il faut satisfaire tous ceux qui portent sur le même objet, donc en pratique le plus contraignant.

1. La loi ne vient pas combler le silence du plan

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, là où un plan local existe, l'article R.111-1 du code de l'urbanisme écarte les articles R.111-3, R.111-5 à R.111-19 et R.111-28 à R.111-30, c'est-à-dire ceux qui donneraient un chiffre :

  • R.111-16 le recul par rapport à la voie ;
  • R.111-17 3 mètres, ou la moitié du dénivelé, aux limites séparatives ;
  • R.111-18 le gabarit des constructions.

Si le plan ne fixe pas de hauteur, aucune règle nationale ne la fixe à sa place : le plan a choisi de ne pas réglementer ce point. Une commune sans plan local applique au contraire ces articles en entier, et sa page les cite.

2. Les règles nationales qui restent sont des motifs de refus

Les autres articles du règlement national continuent, eux, de s'appliquer. Ils ne donnent pas de valeur à respecter : ils permettent de refuser le permis, ou de l'assortir de prescriptions.

  • R.111-2 atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique ;
  • R.111-4 atteinte à un site ou à des vestiges archéologiques ;
  • R.111-26 non-respect des préoccupations d'environnement ;
  • R.111-27 atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites et aux paysages ;
  • R.111-25 des places de stationnement hors voie publique peuvent être imposées, en rapport avec le projet.

3. Le chapitre de la zone n'est pas tout le règlement

Un règlement s'ouvre le plus souvent sur des dispositions générales, valables dans toutes les zones. Quand le chapitre d'une zone écrit « non réglementé », il dit que ce chapitre n'ajoute rien ; une règle commune peut s'appliquer quand même. La disposition commune s'affiche alors, signalée comme telle.

4. Les servitudes s'ajoutent au plan, elles ne le remplacent pas

Plan de prévention des risques, abords d'un monument historique, protection d'un captage d'eau : ces servitudes d'utilité publique sont annexées au PLU et s'appliquent en plus de lui. Quand le plan autorise et que la servitude interdit, la servitude l'emporte. Un plan de prévention approuvé vaut servitude (L.562-4 du code de l'environnement) ; un plan seulement prescrit ne s'impose pas encore, sauf les dispositions que le préfet rend opposables par anticipation (L.562-2).

5. Sur le littoral et en montagne, la loi s'applique directement

Dans une commune littorale, l'urbanisation s'étend en continuité des agglomérations et villages existants (L.121-8), et rien ne se construit dans la bande des 100 mètres hors des espaces urbanisés (L.121-16). En zone de montagne, l'urbanisation se fait en continuité des bourgs, villages et hameaux (L.122-5). Ces règles s'imposent au permis quoi que le plan de zonage classe ; la page de la commune dit si elle est littorale ou classée en zone de montagne, d'après les listes nationales.

6. En zone protégée, le document du site règle le bâti

Dans un site patrimonial remarquable, le plan de sauvegarde et de mise en valeur ou le plan de valorisation de l'architecture et du patrimoine tient lieu de règlement sur son périmètre, et l'accord de l'architecte des Bâtiments de France est requis. La fiche de la parcelle signale la servitude quand elle la touche, mais ne lit pas ce document, qui est distinct du PLU. De même, un cœur de parc national, une réserve naturelle, un site classé ou un site Natura 2000 ajoutent leur autorisation ou leur évaluation au permis, et le plan d'exposition au bruit d'un aérodrome limite le logement neuf dans ses zones A, B et C : la fiche de la parcelle et la page de la voie les relèvent au point.

7. Le seul document qui engage la mairie

Le certificat d'urbanisme, délivré gratuitement par la mairie, dit ce qui s'applique à une parcelle précise. Les pages citent le règlement ; elles ne délivrent aucune autorisation et ne remplacent pas ce certificat.

Le texte du règlement de la zone UCP, 3 rubriques
Sommaire

Le règlement de la zone UCP, rubrique par rubrique

Le règlement entier, 1306 rubriques

Rubrique UCP 1Usages et affectations des sols interdits ou soumis à conditions

Intitulé du document : AFFECTATION DES SOLS ET DESTINATIONS DES CONSTRUCTIONS

  • ARTICLE 1. INTERDICTION DE CERTAINS USAGES ET AFFECTATIONS DES SOLS,

Constructions et activités

Sont interdits tous les types d'occupation ou d'utilisation du sol à l’exception de ceux prévus à l’article 2.

Dans le périmètre de l’AAC, sont interdits en plus des dispositions du paragraphe précédent :

  • les forages et puits, sauf ceux nécessaires à l’extension ou l’optimisation du champ captant ou aux études relatives à celui-ci et à la surveillance de la qualité de l'eau ainsi qu’à la défense incendie,
  • les installations de géothermie profonde,
  • les constructions souterraines, bassins, installations souterraines autres que ceux autorisés par l’article 2.
  • ARTICLE 2. AUTORISATION DE CERTAINS USAGES ET AFFECTATIONS DES SOLS,

Constructions et activités sous conditions

Sont seules autorisées :

  • La construction d’un établissement pénitentiaire et les constructions, équipements et installations en lien avec cet établissement,
  • les constructions en lien avec le mémorial du train de Loos.

Concernant les constructions et installations souterraines, dans le périmètre de l’AAC sont autorisés :

  • Les constructions et installations liées à l’exercice des missions de services publics (type canalisation, bassin ou station de refoulement par exemple) issues des compétences eau, assainissement, gestion des milieux aquatiques et préventions des inondations ou relatifs à la sécurité des biens et des per-sonnes.
  • Les autres constructions et installations enterrées sur une profondeur maximum de 2,5 m par rapport au terrain naturel et sous réserve que les fondations n’atteignent pas le niveau haut des nappes d’eau sou-terraine pouvant être rencontrées, évitant ainsi les rabattements provisoires ou définitifs, la perturbation et l’obstacle aux écoulements souterrains ainsi que la modification de la structure de l’aquifère.

Il est recommandé de réaliser une étude de sol ou géotechnique et un suivi piézométrique longue durée afin de s’assurer le cas échéant du respect de cette condition.

  • Les réseaux nécessaires au raccordement des constructions ou installations.
  • Les dispositifs de récupération des eaux de pluie enterrés sur une profondeur maximum de 2,5m par rapport au terrain naturel.

Rubrique UCP 4Hauteur et volumétrie des constructions

Intitulé du document : Hauteur maximum

Hauteur absolue Hauteur façade Hauteur relative

Non réglementée

Non réglementée

Non réglementée

Implantation des constructions par rapport aux voies et emprises publiques Implantation des constructions par rapport aux limites séparatives Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même propriété

Non réglementée

Les constructions doivent être implantées en limite séparative ou observer un retrait d’au moins à 3 mètres par rapport à la limite séparative.

Non réglementée

Rubrique UCP 5Emprise au sol et pleine terre

Intitulé du document : Emprise au sol maximum

Non réglementée

Non réglementés

Dans le périmètre de l’AAC, pour toute destination = 20% minimum

En cas de travaux sur une construction existante ne respectant pas le coefficient d’espaces de pleine terre végétalisés, l’autorisation d’urbanisme ne peut être accordée que :

  • Pour les travaux sans effet sur les espaces de pleine terre existants.
  • Pour les travaux créant d’avantage d’espaces de pleine terre que l’existant (par des actions de désimperméabilisation et de renaturation

Stationnement ■ SECTION III. ÉQUIPE Le titre 3 du livre I et s’ajoute aux dispos □ ARTICLE 9. I. TRAITEMEN L’objectif poursuivi d générées par un projet privilégier la recharg Pour garantir la péren pluviales générées par zones imperméabilisées zones soumises au pass dispositifs filtrants fonction de la contrai Pour les projets et op du système d’assainiss Aussi les espaces de p ainsi la gestion des e et alternatives au sys tamment de création d’ permises. PLU

MENTS ET RÉSEAUX relatif aux dispositions gén itions ci-dessous : DESSERTE PAR LES RÉSEAUX T DES EAUX PLUVIALES ET DES oit être la contribution à l sur l’unité foncière. Il s’ e des nappes souterraines. nité de la ressource souterr les toitures et terrasses p (telles que notamment les z age de poids lourds et trans et/ou de rétention de pollut nte de sensibilité du secteu érations sur l’existant, il ement pour en réaliser l’inf leine terre réalisés et main aux pluviales et l’introduct tème d’assainissement tradit ilots de biodiversité types 3 approuvé par le conseil mé des sols)

Non réglementé érales applicables à toutes les zones s’applique à la présente section

Eaux de ruisselement

a transparence hydraulique, en infiltrant 100% des eaux pluviales agit de viser le « zéro rejet » vers le système public de collecte pour aine, l’infiltration doit porter sur une eau de qualité. Ainsi, les eaux euvent être infiltrées directement. Les eaux pluviales issues des ones de stockages, les quais de déchargement, les voies et port de matières dangereuses…) pourront se voir imposer des ions potentiellement associées au parcours des eaux pluviales en r et de l’intensité d’usage en surface.

doit être recherché au maximum la déconnexion des eaux pluviales iltration selon les principes exposés ci-dessus.

tenus sur l’unité foncière, peuvent être multi-usages et permettre ion d’une biodiversité. En ce sens, les solutions fondées sur la nature ionnel, appelées également techniques « vertes » (il s’agit nomares ou zones humides, noues plantées multi-espèces…), y sont

Les techniques « grises » de gestion (telles que notamment les revêtements poreux, structures réservoir, tranchées d’infiltration…) envisagées en second lieu, ne peuvent prendre place sur les espaces verts de pleine terre.

II. Cas particulier

Par exception, lorsque l’unité foncière est concernée par le Plan d’Exposition aux Risques « mouvement de terrain » repris aux Servitudes d’Utilité Publique :

En zones dites bleues du PER, l’infiltration des eaux pluviales en provenance des surfaces bâties est interdite.

Pour satisfaire à la nécessité de recharge des nappes d’eau souterraine, les eaux pluviales générées sur les zones bleues doivent, en priorité, être renvoyées vers les zones blanches pour infiltration et à distance des cavités con-nues dans ce secteur. En cas d’impossibilité technique ou administrative dûment justifiée, les eaux pluviales sont rejetées dans le réseau public de collecte.

Les dispositions générales, qui valent dans toutes les zones

Les 210 autres zones d'Herlies

Fichiers à télécharger et sources

PLUi d'Herlies, approuvé le 20/05/2026, 3 rubriques pour la zone UCP.

Texte reproduit du règlement publié par la collectivité sur diffuweb.lillemetropole.fr. Seul le certificat d'urbanisme délivré par la mairie engage la commune sur ces règles.