Par principe, les dispositions communes applicables à̀ toutes les zones s'appliquent sur tout le territoire communautaire de GTM sauf si les règles spécifiques d'une zone précisent ou remplacent une ou plusieurs dispositions communes.
Une propriété peut être classée dans deux zones différentes du PLUi, les constructions ou parties de construction situées dans chaque zone sont soumises aux règles propres à la zone où elles sont implantées.
Section 1 : destination des constructions, usages#
Des sols et natures d'activité#
DC1 - Utilisations et occupations du sol#
Ouvrages routiers
Les aménagements routiers et les ouvrages annexes sont autorisés sur l’ensemble du territoire de
Granville Terre et Mer.
Ouvrages électriques
Les ouvrages électriques d’intérêt général ne sont pas soumis à l’interdiction d’exhaussements et d’affouillements.
Servitude de mixité sociale
Au sein des zones dans les communes suivantes :
Communes Zones concernées
Granville Ua1, Ub1a, Ub1b, Uf, Ul, Up, 1AUh1
Donville-les-Bains Ua1, Ub1a et 1AUh1
Saint-Pair-sur-Mer Ub1a, Uhl, Up, 1AUh1
Un pourcentage du nombre de logements créés dans la zone, variable selon la taille et la nature de l'opération, devra être affecté à la réalisation de logements sociaux, aidés par l’Etat et dans le respect des objectifs de mixité sociale.
Pour les logements collectifs :
A Granville, Donville-les-Bains et Saint-Pair-sur-Mer :
Logements collectifs
Entre 10 et 14 logements 10% de logement social aidé (PSLA, PLS, PLUS, PLAI)
Entre 15 et 19 logements 15% de logement social aidé (PSLA, PLS, PLUS, PLAI)
Entre 20 et 29 logements 20% de logement social aidé (dont 30% minimum de PLUS ou PLAI)
Plus de 29 logements 20% de logement social aidé (dont 50% minimum de PLUS ou PLAI)
Pour les logements individuels dans les opérations groupées :
A Granville, Donville-les-Bains
Logements individuels
Entre 15 et 19 logements 10% de logement social aidé (PSLA, PLS, PLUS, PLAI)#
Entre 20 et 24 logements 15% de logement social aidé (PSLA, PLS, PLUS, PLAI)#
Plus de 24 logements 20% de logement social aidé (dont 30% minimum de PLUS ou PLAI)
A Saint-Pair-sur-Mer
Logements individuels
Entre 10 et 19 logements 10% de logement social aidé (PSLA, PLS, PLUS, PLAI)#
Entre 20 et 24 logements 15% de logement social aidé (PSLA, PLS, PLUS, PLAI)#
Plus de 24 logements 20% de logement social aidé (dont 30% minimum de PLUS ou PLAI)
Remarque :
Les chiffres obtenus à la suite de l’application des pourcentages fixés précédemment, seront arrondis de la manière suivante :
Si le chiffre obtenu comprend une première décimale inférieure à 5, le nombre de logements à réaliser sera arrondi au chiffre entier immédiatement inférieur ;
Si le chiffre obtenu comprend une première décimale supérieure ou égale à 5, le nombre de logements à réaliser sera arrondi au chiffre entier immédiatement supérieur.
Exemple :
Opération portant sur 23 logements individuels, l’application de 15% donne 3,45 donc le nombre de logements à réaliser sera arrondi à 3 logements.
SECTION 2: CARACTÉRISTIQUES URBAINE,
Architecturale, environnementale et paysagère#
DC2 - Principes généraux#
Tout projet pourra être refusé si, par l’implantation ou le volume de sa ou de ses constructions, il ne respecte pas le paysage urbain traditionnellement observé dans la zone où il s’implante, conformément à la section « Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère ».
Tout projet devra proposer un aménagement compatible avec les besoins d’accessibilité pour les services de secours.
DC3 - Volumétrie et implantation des constructions#
Implantation des constructions
Règles générales :
Les nouvelles constructions principales, annexes et extensions devront respecter :
Un recul de toute construction par rapport aux cours d’eau identifiés, calculé à partir du haut de berge :
En zone A, N et AU (sous-secteurs compris) : 10 m.
En zone U (sous-secteurs compris) : 5 m.
Un retrait de 10 m par rapport aux Espaces Boisés Classés (EBC) identifiés au plan de zonage
n°1.
Les ouvrages électriques d’intérêt général ne sont pas soumis aux règles d’implantation.
Par rapport aux voies et emprises publiques
Les marges de recul par rapport aux routes départementales du réseau principal et structurant sont reportées au plan de zonage n°1.
.
En cas d'extension de constructions existantes ne respectant pas le recul minimum exigé, l’extension est autorisée sous condition de ne pas réduire le recul initial.
Par rapport aux limites séparatives
En cas d'extension de constructions existantes ne respectant pas le recul minimum exigé, l’extension est autorisée sous condition de ne pas réduire le recul initial.
Emprise au sol et espace libre de pleine terre
Granville : Se référer au plan des densités
Autres communes : se référer aux articles correspondants, dans le présent document.
Le traitement paysager des espaces libres de pleine terre doit servir à enrichir le cadre de vie, à améliorer la gestion des eaux pluviales, ou encore à maintenir une certaine biodiversité en milieu urbanisé.
En cas de secteur paysager ou écologique à préserver au titre de l’article L.151-23 du Code de l’urbanisme, le projet devra respecter les dispositions de l’article 6 - Dispositions générales liées à des représentations graphiques au règlement graphique, paragraphe éléments de patrimoine végétal identifiés.
En cas de plantations végétales, celles-ci devront être composées d’essences locales (se reporter à l’annexe 3 du présent règlement).
Hauteur
La hauteur de la construction est mesurée par rapport au terrain naturel (à l’aplomb de l’acrotère ou du faîtage).
Schéma explicatif : Hauteur par rapport au terrain naturel
La hauteur est mesurée en tout point de la construction (sauf exception).
En cas de toiture monopente, la hauteur maximale correspond à la hauteur au faîtage.
En cas d’extension ou de travaux apportés à une construction existante à la date d’approbation du PLUi, la hauteur de l’extension ne peut être supérieure à la construction principale (sauf si surélévation de la construction existante).
Granville : Se référer au plan de hauteurs pour les zones U et AU (hors 1AUhClem). Pour les zones A et N (et sous-secteurs), se référer aux articles correspondants dans le présent document.
Autres communes : se référer aux articles correspondants, dans le présent document.
Pour les constructions sous-destination de logement
Pour les constructions à vocation de logement, le niveau du rez-de-chaussée ne devra pas être situé à plus de 0,60 mètre, au-dessus du niveau du terrain naturel avant travaux. Par dérogation, lorsque la construction est implantée sur un terrain en pente, un dépassement de la hauteur maximale du niveau de rez-de-chaussée est admis afin de permettre l’adaptation au terrain naturel. Ce dépassement est autorisé uniquement sur la façade située au point bas du terrain, dans la limite d’un étage droit, et à l’intérieur de l’emprise de la construction.
Par dérogation aux dispositions relatives à la hauteur maximale des constructions, un dépassement de hauteur est autorisé pour les constructions comportant des attiques, à condition que ce dépassement n’excède pas un niveau.
DC4 - Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère#
Généralités
Les constructions doivent s'intégrer harmonieusement à leur environnement. Les extensions des constructions existantes et les annexes ne doivent pas être en dysharmonie avec l’existant.
En vertu de l’article R.111-27 du CU :
« Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. »
L'aspect extérieur des constructions, les installations et ouvrages, les aménagements de leurs abords et les clôtures éventuelles ne doivent pas être de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, du site et des paysages notamment dans les secteurs à protéger.
Les éléments bâtis repérés au titre du patrimoine d’intérêt local (en application de l’article L.151‐19 du CU) sont repérés sur les documents graphiques et sont soumis aux prescriptions réglementaires définies à l’article 6 : Dispositions générales liées à des représentations graphiques au règlement graphique.
Il est possible de déroger aux règles définies de la section en cas d’exemplarité énergétique / développement durable (en vertu des articles L.111-16 et R.111-23 CU).
Toiture
La toiture est considérée comme la cinquième façade de la construction. Elle doit faire l’objet d’un traitement architectural soigné, au même titre que les autres façades. Le choix des matériaux ainsi que l’intégration des éléments techniques (ventilation, système de production d’énergie, garde-corps, antennes) et architecturaux (ouvertures, lucarnes, …) seront donc étudiés pour répondre à cet objectif.
Construction à destination de logement
Les proportions des ouvertures des fenêtres de toits ne sont pas réglementées.
Toutefois, elles devront être axées sur des pleins et des vides, en prolongement de la façade.
La pose de panneaux solaires doit être particulièrement étudiée pour une bonne intégration dans le plan de la toiture (proportion et dimensions limitées). Le système de fixation des panneaux solaires doit être au plus proche de la toiture, en limitant la saillie ou la surélévation et le plus proche possible de l’égout du toit. Une teinte sombre est exigée pour les panneaux solaires.
Lorsque les panneaux solaires ou photovoltaïques ne recouvrent pas l’entièreté de la toiture, les panneaux solaires et photovoltaïques seront installés dans le prolongement des rythmes verticaux de la façade, ou implantés sur le corps de bâtiments secondaires.
Façade
De manière générale, les teintes des façades et des menuiseries doivent être en harmonie avec couleurs générales environnantes.
L’emploi à nu en parement extérieur de matériaux de remplissage ou fabriqués en vue d’être recouverts d’un enduit est proscrit.
Les éléments techniques tels que les pompes à chaleur ou les climatiseurs doivent être regroupés en un seul lieu, et non visibles depuis l’espace public. En cas d’impossibilité technique, il est attendu que les éléments soient masqués ou coffrés.
Clôture
Des dispositions particulières pourront être imposées pour des raisons de sécurité notamment routière.
Hauteur des clôtures (tous types de clôture)
Les règles de hauteur des clôtures fixées à l’article 4 des chapitres suivants peuvent faire l’objet d’une dérogation pour les projets de service public, lorsque celle-ci est nécessaire au respect des normes de sécurité ou répond à des besoins de sécurité spécifiques, dans la limite d’une hauteur maximale de 2 mètre.
Lorsqu’un mur traditionnel existant présente une hauteur supérieure à celle autorisée fixée à l’article 4 des chapitres suivants, le prolongement de ce mur est admis à hauteur identique à celle de la clôture existante.
Composition des clôtures
Les clôtures (végétales ou non) de qualité, telles que les murs de pierres, doivent être conservées et entretenues.
Les haies végétales doivent être constituées d’essences locales conformément à la liste annexée au présent document (annexe 3 ). La haie devra être implantée à une distance minimale de 50 cm par rapport au domaine public.
Lorsque la haie est doublée d’un grillage, ce dernier est à implanter en retrait de la limite de propriété, la haie est plantée côté rue.
Les plantes exotiques envahissantes sont strictement interdites conformément à la liste annexée à ce document (annexe 2).
Les clôtures en plaques de béton préfabriquées sont interdites.
Les matériaux destinés à être revêtus d’un parement, d’un enduit ou d’une peinture (carreaux de plâtre, parpaings, briques creuses) ne doivent pas rester apparents.
Locaux et équipements techniques
Les coffrets, compteurs, boîtes aux lettres doivent être intégrés dans les constructions ou les clôtures de façon à réduire leur impact visuel.
DC5 - Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis et abords des constructions#
Les plantations existantes et talus doivent être conservés. En cas d’impossibilité, ils seront remplacés par des plantations de même essence, et le cas échéant, complétés en favorisant des mesures de protection pour assurer leur conservation. (Plantation attendue sur l’assiette du projet).
Les plantations nouvelles devront préserver les caractéristiques paysagères et bocagères des secteurs.
Les aires de stationnement font l’objet d’un traitement paysager.
DC6 - Stationnement#
Généralités
Le stationnement des véhicules correspondant aux besoins des constructions ou installations devra être assuré en dehors des voies publiques et des emprises publiques et sur le terrain d’assiette ou dans une unité foncière privée située dans l’environnement immédiat du projet.
Ces emplacements sont couverts ou non.
Se référer au décret n° 2022-930 du 25 juin 2022 relatif aux infrastructures permettant le stationnement sécurisé des vélos et à l’arrêté du 30 juin 2022 pris en application des articles L.113-18 à L.113-20 du Code de la construction et de l'habitation (CCH).
Modalités d'application
Les dimensions d’une place de stationnement véhicule sont, au minimum 2,4 m x 5 m.
Les normes de stationnement définies sont à arrondir à l’entier supérieur.
Sont comptabilisées les places bâties (exemple : garage) et non bâties (exemple : allée de garage, à matérialiser sur le(s) plan(s) du projet).
Les normes s’appliquent également en cas de changement de destination, sauf dérogations stipulée dans le règlement de chaque zone.
Section 3 : equipements et réseaux#
DC7 - Desserte par les voies publiques ou privées#
Principes généraux
Les terrains doivent être desservis par des voies publiques ou privées, dans des conditions répondant à l’importance et à la destination du projet d’aménagement, notamment en ce qui concerne la commodité, la sécurité de la circulation des accès, ainsi que les moyens d’approche permettant une lutte efficace contre l’incendie.
Sauf impossibilité technique liée au bâti existant, les voies nouvelles, publiques ou privées, se terminant en impasse et desservant plusieurs parcelles doivent être aménagées de telle sorte que les véhicules puissent opérer un demi-tour.
Lorsque des aménagements sont réalisés sur des itinéraires piétons – cycles (exemple : voie verte), ils doivent être réalisés en assurant la continuité de cet itinéraire.
Les ouvrages électriques d’intérêt général ne sont pas soumis aux règles de desserte.
Accès
Tout terrain enclavé est inconstructible, à moins que son propriétaire ne produise une servitude de passage suffisante instituée par acte authentique ou par voie judiciaire conformément au Code Civil.
Les accès sur les voies publiques doivent être adaptés à l’opération et aménagés en fonction de l’importance du trafic desdites voies, de façon à apporter la moindre gêne à la circulation publique.
Un accès peut être refusé s’il constitue une gêne ou un risque pour la circulation des piétons et des véhicules motorisés.
Le projet peut être refusé ou subordonné au respect de prescriptions spéciales, si les accès présentent un risque pour la sécurité des usagers des voies publiques ou pour les utilisateurs des accès. Il peut être notamment subordonné à la limitation du nombre d'accès lorsque le terrain est desservi par plusieurs voies.
Les accès sur les routes départementales nécessitent une demande d’autorisation auprès du
Département. Les accès sur les routes départementales du réseau structurant (RD971, 924 et 673) ne sont pas autorisés. Enfin, tout changement d’usage vaut création d'accès.
Les caractéristiques des accès doivent permettre de satisfaire aux règles minimales de desserte notamment la défense contre l'incendie, la protection civile, le ramassage des ordures ménagères et les transports publics.
Les accès mutualisés ou jumelés sont à privilégier.
En cas d’accès au garage en sous-sol, la pente doit être inférieure ou égale à 15%.
Voirie à créer
Les voies publiques ou privées à créer doivent avoir des caractéristiques qui sont déterminées par leur fonction, l’importance du trafic, la nature et les conditions de circulation
Dans tous les cas, la dimension d’une voirie nouvellement créée doit avoir au minimum une largeur de
:
- 3 m pour une chaussée en sens unique de circulation ;
- 5 m pour une chaussée en double sens de circulation ;
- 6 m pour une chaussée en double sens de circulation et concernée par le passage de véhicules de transport en commun.
La largeur d’un espace réservé à la circulation piétonne (trottoirs, bande piétonne, etc.) ne pourra être inférieure à 1,40 mètres. En cas de trottoir, celui-ci devra être minéralisé et respecter les normes en vigueur concernant les Personnes à Mobilité Réduite (PMR).
Les voies publiques ou privées ouvertes à la circulation publique, doivent avoir des caractéristiques adaptées à l’approche des véhicules de lutte contre l’incendie et d’enlèvement des ordures ménagères.
En cas de voie en impasse, il devra être prévu un espace de retournement suffisant pour permettre le passage des bennes à ordures ménagères (BOM).
DC8 - Desserte par les réseaux#
Les ouvrages électriques d’intérêt général ne sont pas soumis aux règles de desserte par les réseaux.
Eau potable
Le branchement sur l'eau potable est obligatoire pour toute nouvelle construction ou installation nécessitant une alimentation en eau. Leur mise en œuvre devra être autorisée préalablement par les services compétents. Si le réseau existant a une capacité insuffisante ou est trop éloigné de la construction prévue pour répondre aux besoins du projet, I’édification de cette construction sera subordonnée aux aménagements nécessaires du réseau, dont les règles (respect de Ie la qualité d’eau, délais de réalisation, conditions de financement ...) sont définies par Ia collectivité compétente dans le domaine de gestion de l’eau.
Périmètre de captage
Les captages destinés à la production d’eau potable sont assortis de périmètres de protection institués par arrêtés préfectoraux, constituant des servitudes d’utilité publique au PLUi. Dans ces périmètres, les occupations et utilisations du sol sont réglementées par les arrêtés préfectoraux en vigueur, lesquels peuvent notamment interdire le déboisement, la suppression de talus et de haies, le drainage agricole, la création de puits et forages, les dépôts sauvages, l’ouverture de carrières, les opérations de comblement ou de remblai, ainsi que la création de campings, de cimetières et de bâtiments.
Avant tout projet, travaux ou aménagement, il est impératif de consulter les arrêtés préfectoraux applicables afin de vérifier les prescriptions en vigueur. Le respect du règlement du PLUi ne dispense pas du respect de ces servitudes, qui sont opposable.
Assainissement
Eaux usées
Le rejet des eaux usées non traitées dans le milieu naturel est interdit.
Toute construction ou installation engendrant des eaux usées domestiques doit être raccordée au réseau public d’assainissement par un branchement particulier, en respectant les dispositions énoncées dans le règlement d’assainissement en vigueur.
A titre indicatif, tout déversement d’eaux usées autres que domestiques dans le réseau public de collecte est soumis à l’autorisation des services gestionnaires.
En l’absence de réseau ou en cas d’impossibilité technique de raccordement, l’assainissement autonome des constructions devra être en conformité avec la réglementation existante. Les installations devront être prévues pour être facilement raccordables au réseau public s’il est réalisé.
Eaux pluviales et eaux de ruissellement
Afin d’économiser les ressources en eau et hors secteur où le raccordement est obligatoire pour des raisons de sécurité, il est préconisé de récupérer et de stocker les eaux pluviales en vue d’une réutilisation pour des usages domestiques. Sont ainsi autorisés et encouragés :
- Les installations permettant la récupération et l’utilisation des eaux pluviales ;
- Les aménagements de gestion alternative des eaux pluviales (rétention, infiltration, traitement naturel sur la parcelle) visant à limiter les rejets vers les réseaux.
Tout projet générant une augmentation des surfaces imperméabilisées doit intégrer un dispositif de gestion des eaux pluviales. La gestion à la source est prioritaire, notamment par l’infiltration dans le sol au moyen d’aménagements adaptés (noues, tranchées d’infiltration, chaussées perméables, etc.).
Les systèmes de récupération d’eaux de pluie sont obligatoires pour les bâtiments agricoles, publics et industriels.
Les opérations d’aménagement susceptibles d’aggraver significativement les risques d’inondation en aval ou en amont de l’unité de projet – par imperméabilisation excessive, par insuffisance des ouvrages de régulation des eaux ou par mise en œuvre d’obstacles à l’écoulement naturel - sont interdites.
Les eaux pluviales doivent être régulées, collectées et traitées dans le respect de la réglementation en vigueur.
Dans une logique de développement durable, les eaux pluviales relatives à tout projet seront prioritairement gérées, par des dispositifs de traitement et d'infiltration sur l'emprise foncière du projet.
Des ouvrages de gestion des eaux pluviales (bassin, noue, …) pourront être exigés pour tenir compte de contraintes particulières, notamment la gestion des eaux de voirie. Aucun rejet sur le domaine public n’est autorisé.
Dans le cas d’une collecte directe des eaux par un réseau de canalisations, les eaux recueillies transitent obligatoirement par un ouvrage de traitement dimensionné pour un orage centennal, avant rejet dans le réseau public.
Afin de limiter l’impact de l’imperméabilisation des sols et de préserver le fonctionnement naturel des cycles de l’eau, tout projet générant une augmentation des surfaces imperméabilisées doit intégrer un dispositif de gestion des eaux pluviales.
La priorité est donnée à la gestion des eaux à la source, notamment par l’infiltration dans le sol via des aménagements adaptés (noues, tranchées d’infiltration, chaussées perméables, etc...). Lorsque l’infiltration est techniquement possible, elle doit être mise en œuvre prioritairement, de manière à absorber l’intégralité du volume issu d’une pluie de période de retour de 30 ans.
En cas d’infiltration partielle ou techniquement insuffisante, l’ouvrage devra être dimensionné pour stocker le volume précité et permettre une vidange gravitaire complète en 24 heures maximum. Le débit de fuite à la sortie de l’ouvrage est limité comme suit :
3 litres par seconde et par hectare de surface imperméabilisée sur l’ensemble du territoire ;
1,2 litre par seconde et par hectare de surface imperméabilisée sur le bassin versant du ruisseau du Boscq.
Tout rejet vers un réseau d’assainissement pluvial ou un fossé devra faire l’objet d’une autorisation explicite du gestionnaire concerné.
Le rejet dans les fossés relevant du domaine public routier départemental n’est pas autorisé pour les constructions neuves en extension de l’urbanisation.
Lorsque les conditions locales rendent impossible ou non pertinente la mise en œuvre de l’infiltration (nappe affleurante, sol imperméable, forte pente…), le pétitionnaire devra en justifier dans son dossier et proposer des solutions alternatives compatibles avec les objectifs de maîtrise des volumes et des débits.
Réseaux divers
De manière générale, les coffrets ou autres éléments techniques doivent être intégrés dans la clôture ou autre éléments bâtis.
Réseaux électriques
Les lignes de distribution d’énergie électrique et les câbles téléphoniques doivent être réalisés en souterrain.
Réseaux numériques
Il conviendra de prévoir la mise en place jusqu’au domaine public des infrastructures (fourreaux, chambres, …) nécessaires au cheminement des réseaux de télécommunication, de télédistribution et numériques de manière à pouvoir être raccordés au réseau de l’opérateur au moment de son installation.
La réalisation de voies nouvelles, en zone urbaine ou destinées à desservir des opérations d’aménagement futures, devra s’accompagner de l’installation systématique de gaines et conduites souterraines pour tous types de réseaux, notamment ceux de la télécommunication et de la télédistribution numérique.