1. Adduction en eau potable
Toute construction ou installation nouvelle qui requiert une alimentation en eau doit être desservie par une conduite de distribution de caractéristiques suffisantes et raccordée au réseau collectif d'adduction d'eau sous pression.
2. Eaux pluviales
Toutes les opérations d’urbanisme et tous les aménagements devront se conformer aux exigences du Schéma Directeur d’Assainissement Pluvial.
Les eaux pluviales ne doivent en aucun cas être déversées dans le réseau d’eaux usées.
En l’absence de réseau ou en cas d’insuffisance, la délivrance de l’autorisation de construire ou du permis d’aménager peut être subordonnée à des aménagements rendus nécessaires pour assurer le libre écoulement des eaux pluviales ou pour limiter les débits. Ceux-ci sont à la charge exclusive du propriétaire du terrain.
Sauf raison technique contraire et autorisation expresse de l’autorité compétente, les eaux de pluie ne devront pas ruisseler sur le domaine public en l’absence de réseau d’eau pluviale.
Si le propriétaire du réseau ou de l’exutoire où se rejettent les eaux pluviales du projet est la commune, l’autorisation accordée au titre du code de l’urbanisme vaudra autorisation de rejet. Et à ce titre, toute disposition concernant le rejet, la régulation et le débit de fuite, pourra être intégrée à l’arrêté autorisant l’aménagement ou la construction.
Pour toute opération d’urbanisation le long d’une route départementale, il doit être indiqué s’il est envisagé que le réseau routier départemental constitue l’exutoire des eaux pluviales. Tout rejet d’eaux pluviales dans le réseau routier départemental doit être limité en quantité.
Règlement écrit du PLU de La Bouillie 3. Eaux usées Les eaux usées doivent être évacuées par le réseau d'assainissement collectif s’il existe. En l’attente de la desserte par le réseau collectif et dans les zones où le réseau collectif n’est pas prévu ne pourront être autorisées les constructions que dans la mesure où les eaux usées qui en sont issues pourront être épurées et éliminées par un dispositif d’assainissement individuel conforme et conçu en fonction des caractéristiques du terrain. Ce dispositif fera l’objet d’un contrôle par l'autorité compétente. Les immeubles ou installations destinées à un autre usage que l’habitat, autorisés ou non dans la zone, doivent être dotés d’un dispositif de traitement des effluents autres que domestiques, adapté à l’importance et à la nature de l’activité et assurant une protection satisfaisante du milieu naturel au regard de la réglementation en vigueur. Les eaux usées ne doivent en aucun cas être déversées dans le réseau d’eaux pluviales. Pour toute opération d’urbanisation le long d’une route départementale, dans le cas d’un système d’assainissement autonome, il doit être indiqué s’il est envisagé que le réseau routier départemental constitue l’exutoire des eaux usées épurées. L’avis du gestionnaire de voirie doit être sollicité.
Annexes
Annexe 1 : Risques technologiques
PORTER A CONNAISSANCE – RISQUES TECHNOLOGIQUES Dispositions relatives à la maîtrise de l'urbanisation LA PAYSANNE D'ERQUY à HENANSAL ---------------------
L'établissement La Paysanne d'Erquy à Hénansal est une installation classée soumise à autorisation dont l'activité principale est le stockage de céréales. La société a été autorisée à exploiter une installation de stockage de céréales et d'engrais sur la commune d'Hénansal par arrêté préfectoral du 29 janvier 1991 modifié par l'arrêté du 4 juillet 1994. Le site comprend plusieurs silos : 5A, 5B, 6, 11A, 11b, et projetés : SC111 et SC112.
L'arrêté ministériel du 29 mars 2004 relatif à la prévention des risques présentés par les silos de céréales, de grains, de produits alimentaires ou de tous autres produits organiques dégageant des poussières inflammables s'applique à l'établissement notamment l'article 6 qui conditionne la délivrance de l'autorisation d'exploiter à une distance d'éloignement des capacités de stockage et des tours de manutention. Par réciprocité, toute nouvelle construction autre que l'établissement générateur du risque technologique est subordonnée au respect d'une distance d'éloignement forfaitaire.
Les outils de maîtrise de l'urbanisation à la disposition de : 1) l'Etat sont :
➢ le « porter à connaissance » (PAC) correspondant à l'article L 121-2 du code de l'urbanisme qui précise que l'Etat a l'obligation de porter à la connaissance de la collectivité les informations nécessaires à l'élaboration ou la révision d'un document d'urbanisme (SCOT ou PLU) ➢ le « porter à connaissance » (PAC) élargi dans le cas d'un document d'urbanisme déjà approuvé, en présence d'une carte communale ou en l'absence de tout document d'urbanisme lorsque que le préfet informe officiellement la collectivité 2) l a collectivité sont : ➢ la gestion du territoire par la planification : SCOT, PLU, carte communale ➢ la gestion individuelle des demandes d'autorisation de construire (article R 111-2 du code de l'urbanisme)
Dès que le « porter à connaissance » est réalisé, le service instructeur des autorisations de construire ou d'aménager peut directement prendre en compte le risque technologique sur la base des règles édictées dans le présent document sans ajouter à la procédure une consultation de l'inspection des installations classées.
Les risques technologiques générés par l'établissement intéressent les territoires des communes d'HENANSAL et de LA BOUILLIE.
I – CONNAISSANCE DE L'ALEA TECHNOLOGIQUE
Le rapport de l'Inspection des Installations Classées du 15 janvier 2008, partie une du présent document, présente les scénarios des phénomènes dangereux à prendre en compte dans la maîtrise de l'urbanisation à l'extérieur de l'établissement générateur du risque industriel.
Le type d'effet retenu est celui de la surpression correspondant à quatre zones selon le niveau d'intensité de l'effet sur l'homme : - Effets létaux significatifs (dangers très graves) : surpression > 200 mbar - Effets létaux (dangers graves) : surpression de 140 à 200 mbar ou ensevelissement - Effets irréversibles (dangers significatifs) : surpression de 50 à 140 mbar - Effets indirects (bris de vitres) : surpression de 20 à 50 mbar Les préconisations en matière d'urbanisme correspondant à chaque type d'effet, sont gradués en fonction du niveau d'intensité et de la probabilité d'occurrence la plus défavorable du phénomène dangereux.
Les distances d'éloignement forfaitaire dans la maîtrise de l'urbanisation sont à prendre en compte en complément des distances des zones d'effets sur l'homme, à savoir 50 m pour l'ensemble des silos et tours de manutention du site (incluant la zone d'éloignement forfaitaire de 57 m pour la tour de manutention du silo 11A).
Cette zone est la plus contraignante concernant la maîtrise de l'urbanisation par rapport aux zones d'effets.
L'analyse de l'ensemble des zones d'effets montre que les périmètres des zones de maîtrise de l'urbanisation à retenir sont les suivantes :
Types d'effets et seuils
Niveau d'intensité de Origine du phénomène Distance
l'effet
zone d'effet
Zone d'éloignement Incluant :
Silos et tours de
forfaitaire
-Effets
Létaux manutention du site
Significatifs (ELS)
- Effets Létaux (EL)
50 m
140
mbar Effets Irréversibles (EI) Cellule 950 t béton silo
135
>Surpression
>
11A
50mbar
Cellule 1050 t silo 11 A
147
50 mbar >Surpression Effets indirects (Ei)
Cellule 1050 t silo 11 A
295
> 20mbar
En conclusion, pour les recommandations sur la maîtrise de l'urbanisation, il est retenu trois zones : Zone T1 : Cette zone correspond à la zone d'éloignement forfaitaire incluant les zones d'effets létaux significatifs et létaux. La règle est l'interdiction totale de construire.
Zone T2 : Cette zone correspond à la zone d'effets irréversibles. La règle est la possibilité de construire sous réserve de ne pas augmenter la population exposée. Zone T3 : Cette zone correspond à une zone d'effets indirects. La principale prescription est d'introduire des dispositions spécifiques imposant à la construction d'être adaptée à l'effet de surpression généré.
II – PRECONISATIONS EN MATIERE D'URBANISME II.1 – Préconisations pour la zone T1 Il s'agit d'une zone d'interdiction totale de construire.
Type d'effet
Niveau d'intensité de l'effet
Prescriptions (article 6 de l'arrêté du 29 mars 2004)
Surpression
Effets létaux significatifs Effets létaux
Sont interdits : - habitations - immeubles occupés par des tiers - immeubles de grande hauteur - établissements recevant du public - voies de communication, trafic > 2 000 véhicules / jour - voies ferrées, trafic > 30 trains / jour -zone d'urbanisation future inscrite dans un document d'urbanisme approuvé
Ces prescriptions peuvent se traduire en terme de projet de règlement comme ci-après:
Article 1 – Occupations et utilisations du sol interdites
Sont interdits tous les modes d'occupation et d'utilisation du sol à l'exception de ceux mentionnés à l'article 2 ainsi que les constructions, installations ou infrastructures nécessaires au fonctionnement des services publics ou d'intérêt collectif dès lors qu'ils ne peuvent pas être implantés en d'autres lieux et sous réserve que des dispositions appropriées soient mises en oeuvreoeuvre afin de préserver la solidité, la sécurité et le fonctionnement de ces ouvrages et qu'elles ne nécessitent pas de présence humaine permanente.
Article 2 – Occupations et utilisations du sol soumises à des conditions particulières
- les constructions ou aménagements techniques visant à améliorer la sécurité des installations existantes - les aménagements des constructions à usage d'habitation existantes sans création de surface et n'entraînant pas de changement de destination (restauration et réhabilitation sans création de surface supplémentaire) ainsi que leurs annexes et annexes
- les constructions annexes tels que abris, garages, hangars, etc...ou extensions de constructions existantes liées à l'installation à l'origine du risque, sous réserve que celui ne soit pas aggravé et que les constructions soient adaptées à l'effet de surpression engendré par celui-ci à savoir prévoir sur ces constructions des actions de renforcement sur le bâti dimensionnées en fonction de l'intensité des effets.
II.2 – Préconisations pour la zone T2 Il s'agit d'une zone où l'autorisation de construire est possible sous réserve de ne pas augmenter la population exposée au risque industriel dans la zone.
Type d'effet Surpression
Niveau d'intensité de l'effet
Effets irréversibles
Recommandations (circulaire du 4 mai 2007)
Autorisation pour : - Aménagements ou extensions des constructions existantes - Constructions nouvelles sous réserve de ne pas augmenter la population totale exposée à ces effets - Changements de destination réglementés dans le même cadre
Ces recommandations peuvent se traduire en terme de projet de règlement comme ciaprès:
Article 1 – Occupations et utilisations du sol interdites
-Sont interdits tous les modes d'occupation et d'utilisation du sol à l'exception de ceux mentionnés à l'article 2 ainsi que les constructions, installations ou infrastructures nécessaires au fonctionnement des services publics ou d'intérêt collectif dès lors qu'ils ne peuvent pas être implantés en d'autres lieux et sous réserve que des dispositions appropriées soient mises en oeuvreoeuvre afin de préserver la solidité, la sécurité et le fonctionnement de ces ouvrages et qu'elles ne nécessitent pas de présence humaine permanente.
Article 2 – Occupations et utilisations du sol soumises à des conditions particulières
- les constructions ou aménagements techniques visant à améliorer la sécurité des installations existantes - la reconstruction, les aménagements et les extensions des constructions existantes sous réserve de ne pas créer de logements supplémentaires, ni d'Etablissement Recevant du Public (ERP), de ne pas augmenter le nombre de la population totale exposée au risque industriel et sous réserve qu'elles soient adaptées pour résister à l'effet de surpression engendré par le risque industriel à savoir prévoir sur ces constructions des actions de renforcement sur le bâti dimensionnées en fonction de l'intensité des effets.
- les constructions annexes tels que vérandas, abris, garages, hangars, etc...sous réserve que celles-ci soient adaptées à l'effet de surpression engendré par le risque industriel à savoir prévoir sur ces constructions des actions de renforcement sur le bâti dimensionnées en fonction de l'intensité des effets.
II.3 – Préconisations pour la zone T3
Il s'agit d'une zone où l'autorisation de construire est la règle, sous réserve de règles particulières sur le bâti.
Type d'effet Surpression
Niveau d'intensité de l'effet
Effets indirects
Recommandations (circulaire du 4 mai 2007)
Autorisation pour : - Constructions nouvelles sous réserve d'être adaptées à l'effet de surpression lorsqu'un tel effet est généré
Ces recommandations peuvent se traduire en terme de projet de règlement comme ciaprès:
Article 1 – Occupations et utilisations du sol interdites
Sans objet
Article 2 – Occupations et utilisations du sol soumises à des conditions particulières
- les nouvelles constructions sous réserve qu'elles soient adaptées pour résister à l'effet de surpression engendré par le risque industriel à savoir prévoir sur ces constructions des actions de renforcement sur le bâti dimensionnées en fonction de l'intensité des effets.
II.4 – Recommandations sur les implantations en limite de zone
Afin de tenir compte de l'incertitude liée à l'évaluation théorique des risques, les phénomènes dangereux susceptibles de se produire et les distances d'effets associées n'ont pas de valeur absolue. Aussi les dommages aux biens et aux personnes ne peuvent être totalement exclus à l'extérieur des zones ainsi définies. Il convient d'être vigilant sur les projets en limites d'exposition aux risques en éloignant autant que possible les projets importants ou sensibles de ces zones.
Règlement écrit du PLU de La Bouillie 75
Règlement écrit du PLU de La Bouillie 76
Annexe 2 : Essences du bocage breton préconisées pour les haies
Essences principales : (3 essences maxima) Ce groupe comprend tes essences qui composent l'essentiel du couvert arborescent et arbustif du linéaire bocager costarmoricain. Pour cette raison, leur utilisation doit concerner au minimum 70 % des plants utilisés dans les projets de plantation.
- Aulne glutineux - Châtaignier - Chêne pédonculé - Frêne commun - Hêtre commun - Noisetier commun - Prunellier - Saule roux
Alnus gluinosa Castanea satina Quercus robur Fraxinus excelsior Falgus sylvatica Corylus avellana Prunus spinosa Salix atrocinerea
Essences secondaires : (5 plants minima, 3 essences maxima) Ce groupe comprend des essences indigènes ou naturalisées qui composent ponctuellement le couvert arborescent du linéaire bocager costarmoricain. Leur utilisation doit donc être limitée et nécessairement associée à une ou plusieurs essences principales. Dans des conditions stationnelles très particulières (sols hydromorphes, milieux fortement anthropisés, bord de rivière,,.), ces essences pourront être utilisées à titre principal.
-Ajonc d'Europe - Alisier torminal -Aubépine monogyne - Aulne glutineux - Bouleau pubescent -Bouleau verruqueux - Bourdaine - Charme commun -Châtaignier - Chêne pédonculé - Chêne sessile - Cornouiller sanguin - Eglantier - Erable champêtre - Erable sycomore - Frêne commun - Fusain d'Europe - Genêt à balai
Ulex europaus Sorbus torminalis Grataegus monogyna Alnus glutinosa Betula pubescens Betula verrucosa Rhamnus frangula Carpinus betulus Castanea sativa quercus robur Quercus petraea Cornus sanguinea Rosa canina Acer campestre Acer pseudoplatanus Fraxinius excelsior Evonymus europaeus Cytisus scoparius
Soumis à autorisation FEREDEC Utilisation à l'Est du département Utilisation à l'Est du département
- Hêtre commun - Houx commun - Merisier - Néflier - Noisetier commun - Orme champêtre - Pin laricio de Corse
- Pin maritime
- Pin sylvestre
- Poirie commun - Pommier sauvage - Prunellier - Saule roux - Sorbier des oiseleurs - Sureau noir - Viorne obier
Fagus sylvatica Ilex aquifolium Prunus, avium Mespilus germonica Corylus avellana Ulmus campesiris Pinus nigra corsicana
Pinus pinaster
Pinus sylvestris
Pryrus pyraster Malus sylvestris Prunus Spinosa Salix atrocinerea Sorbus aucuparia Sambuscus nigra Vibtirnum opulus
Règlement écrit du PLU de La Bouillie
Non résistant à la graphiose Utilisation sur le littoral d'Erquy sauf si présence locale constatée Utilisation en bordure du département 56 sauf si présence locale constatée Utilisation dans le Mené sauf si présence locale constatée
Règlement écrit du PLU de La Bouillie 79
Règlement écrit du PLU de La Bouillie 80
Règlement écrit du PLU de La Bouillie 81