Dispositions générales
Programmation (OAP), accompagnés d es annexes et des servitudes d’utilité publique, annexées au PLUi -
H, constituent un ensemble cohérent de dispositions opposables à appréhender dans leur ensemble.
Toute autorisation d’urbanisme doit respecter le cadre législatif en vigueur au moment du dépôt de l’autorisation.
1.1. Champ d’application territorial du plan local d’urbanisme intercommunal
(PLUi )
Le présent règlement s’applique à l’ensemble des 42 communes de L’agglo Foix - Varilhes : Arabaux
Artix, Baulou, Bénac, Brassac, Burret, Calzan, Cazaux, Celles, Cos, Coussa, Crampagna, Dalou, Ferrières - sur -Ariège, Foix, Gagnac, Gudas, Le Bosc, L’Herm, Loubens, Loubières, Malléon, Montégut - Plantaurel,
Montgailhard, Montoulieu, Pradières, Prayo ls, Rieux -de-Pelleport, Saint -Bauzeil, Saint -Félix -de-Rieutord, Saint -Jean -de-Verges, Saint -Martin-de-Caralp, Saint -Paul -de-Jarrat, Saint -Pierre -de-Rivière,
Ségura, Serre s-sur -Arget, Soula, Varilhes, Ventenac, Vernajoul , Verniolle, Vira.
Il établit des règles communes à l’ensemble du territoire ainsi que des règles spécifiques pour toutes les zones définies dans le Plan Local d’Urbanisme intercommunal.
12 Plan Local d’Urbanisme intercommunalet d’Habitatde Foix-Varilhes
Principes generaux et rappels reglementaires
1.2. Comment lire le règlement ?
- ETAPE 1 : JE ME REPORTE AU PLAN DE ZONAGE POUR LOCALISER MA PARCELLE
Ma parcelle peut être concernée par deux types d’éléments graphiques :
Un aplat de couleur qui va indiquer à quelle(s) zone(s) la parcelle s’intègre (U, AU, A ou N). Le nom de la zone est indiqué sur le plan de zonage ainsi que dans la légende.
Des motifs qui se surajoutent à cet aplat de couleur. Il peut s’agir de motifs surfaciques (hachures, rayures, quadrillage), linéaires (pointillés, lignes pleines) ou ponctuels. Ces éléments indiquent des réglementations particulières liées à la nature des milieux ou des constructions. Si votre parcelle est concernée par un m otif de ce type, référez -vous à la légende pour en connaître la nature. La réglementation associée s’ajoute à celle de la zone et est consultable dans la rubrique associée du règlement.
- ETAPE 2 : JE ME RAPPORTE AUX DISPOSITIONS GENERALES ET COMMUNES DU DOCUMENT
Pour connaitre les attentes en matiere d’aspect et de performance du bati
Les dispositions contenues dans les chapitres 1 et 2 s’appliquent à l’ensemble des zones du territoire.
Elles traduisent une ambition générale du territoire en matière de qualité architecturale, énergétique et environnementale du bâti. Vous y trouverez les attentes en matière de :
- Aspect extérieur du bâtiment (qualité architecturale, toiture, clôtures)
- Connexion aux réseaux
- Stationnement
En fonction de la nature de votre projet, les Orientations d’Aménagement et de Programmation thématiques ou sectorielles pourront vous aider à comprendre de façon plus illustrée les intentions de la Communauté d’Agglomération. Elles sont également complémentaires vis -à-vis des servitudes d’utilité publique annexées au PLUi, et notamment des Plans de Prévention des Risques Naturels. Vous trouverez également d’autre information dans les annexes du PLUi.
- ETAPE 3 : JE ME RAPPORTE AUX DISPOSITIONS PARTICULIERES A LA ZONE CONCERNEE DU
Document pour connaitre les attentes en matiere de la construction dans la trame urbaine
Au-delà des qualités de la construction, le territoire est divisé en zones qui se différencient par leurs vocations et les caractéristiques de leur trame urbaine.
Les règles spécifiques à chaque zone traduisent donc les bonnes pratiques pour permettre la meilleure insertion de la nouvelle construction au sein de la trame existante. Elles concernent :
- Les usages des sols et les destinations et sous -destinations autorisées ou exclues ,
- Les règles d’implantation de la construction (recul par rapport à la voirie, par rapport aux limites séparatives…) ,
- Les règles de gabarit (hauteur de la construction, extensions autorisées…) , 13 Règlement écrit
Principes generaux et rappels reglementaires
- ETAPE 4 : SI JE SUIS CONCERNE(E), JE ME RAPPORTE AUX PRESCRIPTIONS PARTICULIERES
Indiquees sur le plan de zonage
Certains éléments (patrimoine bâti ou naturel, zones de risques…) nécessitent des réglementations spécifiques. Ils sont indiqués sur le plan de zonage et vous trouverez la réglementation spécifique, qui s’ajoute aux réglementations de chaque zone, dans le chapitre des « prescriptions particulières ».
Concernant les secteurs spécifiques concernés par des Orientations d’Aménagement et de
Programmation, nous vous invitons à consulter le document correspondant du dossier pour connaître les attentes correspondantes.
1.3. Division du territoire intercommunal en zones
Le règlement divise le territoire intercommunal en quatre grands types de zones et fixe les règles applicables à l’intérieur de chacune d’elles :
- LES ZONES URBAINES (U) correspondent à des « secteurs déjà urbanisés et les secteurs où les équipements publics existants ou en cours de réalisation ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter » (article R151-18 du code de l’urbanisme ).
Les secteurs constituant les zones urbaines sont les suivants :
- Secteurs urbains anciens : UAc, UAf , UAh1 et UAh0
- Secteurs d’extensions urbaines : UB 2, UB 1, UC1 et UC0
- Secteurs urbains d’équipements : UE
- Secteurs urbains à vocation économique et/ou commerciale : UX a, UXc, UXi et UXm
- Secteurs urbains à vocation d’accueil touristique : UT h, UTf et UTs
- LES ZONES A URBANISER (AU) correspondent à des « secteurs destinés à être ouverts à l'urbanisation ».
« Lorsque les voies ouvertes au public et les réseaux d'eau, d'électricité et, le cas échéant, d'assainissement existant à la périphérie immédiate d'une zone AU ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l'ensemble de cet te zone et que des orientations d'aménagement et de programmation et, le cas échéant, le règlement en ont défini les conditions d'aménagement et d'équipement, les constructions y sont autorisées soit lors de la réalisation d'une opération d'aménagement d'ensemble, soit au fur et à mesure de la réalisation des équipements internes à la zone prévus par les orientations d'aménagement et de programmation et, le cas échéant, le règlement.
Lorsque les voies ouvertes au public et les réseaux d'eau, d'électricité et, le cas échéant, d'assainissement existant à la périphérie immédiate d'une zone AU n'ont pas une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l'ensemble de cette zone, son ouverture à l'urbanisation est subordonnée à une modification ou à une révision du plan local d'urbanisme comportant notamment les orientations d'aménagement et de programmation de la zone » (article R151-20 du code de l’urbanisme ).
14 Plan Local d’Urbanisme intercommunalet d’Habitatde Foix-Varilhes
Principes generaux et rappels reglementaires
Les zones à urbaniser comprennent les secteurs suivants :
- : Secteurs ouverts à l’urbanisation, à vocation d’habitat : AUB1 et AUB2
- Secteurs ouverts à l’urbanisation à vocation é quipement : AUE
- Secteurs dédiés à l’hébergement touristique et aux activités associées : AUTh
- Secteurs ouverts à l’urbanisation pour de l’activité économique : AUXc et AUXi
- Secteurs fermés à l’urbanisation : AU0
- LES ZONES NATURELLES ET FORESTIERES (N) correspondent à des « secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison :
1° Soit de la qualité des sites, milieux et espaces naturels, des paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique ;
2° Soit de l'existence d'une exploitation forestière ;
3° Soit de leur caractère d'espaces naturels ;
4° Soit de la nécessité de préserver ou restaurer les ressources naturelles ;
5° Soit de la nécessité de prévenir les risques notamment d'expansion des crues » (article R151-24 du code de l’urbanisme ).
Au sein de la zone naturelle, se distinguent plusieurs sous -secteurs :
- Secteurs naturels comprenant des réservoirs de biodiversité secondaires : N1
- Secteurs naturels comprenant des réservoirs de biodiversité principaux : Ntvb
- Secteurs naturels comprenant les secteurs d’activité pastorale / d’estive : NE
- Secteurs naturels comprenant des aménagements légers à vocation de loisirs : NL
- Secteurs naturels dédiés à la pratique du jardinage des particuliers : NJ
- Secteurs d’exploitation des gravières et carrières : NC
- Secteur dédié aux zones d’accueil des Gens Du Voyage existantes : Ngdv
- Secteurs correspondant aux secteurs de taille et de capacité d’accueil limitées : Nstecal
- LES ZONES AGRICOLES (A) correspondent à des « secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles » (article
R151-22 du code de l’urbanisme ).
Au sein de la zone naturelle, se distinguent plusieurs sous -secteurs :
- Secteurs majoritairement dédiés à l’activité agricole : A1
- Secteurs dédiés à l’activité agricole, abritant également des réservoirs de biodiversité : Atvb
15 Règlement écrit
Principes generaux et rappels reglementaires
2. DISPOSITIONS APPLICABLES A CERTAINS TRAVAU X,
Amenagements et occupation s du sol
2.1. Les autorisations d’urbanisme portant sur des terrains faisant l’objet de division
En application du dispositif dérogatoire prévu à l’article R.151-21 du code de l’urbanisme, dans le cas d’un lotissement ou dans celui de la construction, sur une unité foncière ou sur plusieurs unités foncières contiguës, de plusieurs bâtiments dont le terrain d’assiette doit faire l’objet d’une division en propriété ou en jouis sance, les règles édictées par le présent règlement sont appréciées au regard de chaque lot issu d’un lotissement ou de chaque terrain d’assiette issu de la division en propriété ou en jouissance.
De même, pour assurer l’effet utile du présent règlement, l’autorité administrative compétence pourra s’opposer aux divisions foncières qui ont pour effet ou pour objet de rendre une parcelle ou construction existante non -conforme aux règles prescrites par le PLUi en vigueur au jour de la division .
2.2. Les travaux et aménagements soumis à déclarations préalables
Lorsqu'ils ne sont pas soumis à permis de construire en application des articles R.421 -14 à R.421-16 du code de l’urbanisme, les travaux de ravalement doivent être précédés d'une déclaration préalable dès lors qu'ils sont effectués sur tout ou partie d'une construction existante située :
- Dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable classé en application de l'article L.631 -1 du code du patrimoine ou dans les abords des monuments historiques définis à l'article L.621 -30 du code du patrimoine.
- Dans un site inscrit ou dans un site classé ou en instance de classement en application des articles L.341 -1, L.341-2 et L.341-7 du code de l'environnement.
- Dans les réserves naturelles ou à l'intérieur du cœur des parcs nationaux délimités en application de l'article L.331-2 du même code.
- Sur un immeuble protégé en application de l'article L.151 -19 ou de l'article L.151 -23 du présent code de l’urbanisme.
- Dans une commune ou périmètre d'une commune où le conseil municipal ou l'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale compétent en matière de plan local d'urbanisme a décidé de soumettre, par délibération motivée, les travaux d e ravalement à autorisation.
16 Plan Local d’Urbanisme intercommunalet d’Habitatde Foix-Varilhes
Principes generaux et rappels reglementaires
Sont également soumis à déclaration préalable :
- L’édification de clôtures autres que celles à usage agricole ;
- L’installation, en dehors des terrains de camping et parcs résidentiels de loisirs, d’une caravane autre qu’une résidence mobile pour un délai supérieur à 3 mois ;
- Lorsqu’ils sont susceptibles de contenir de dix à quarante -neuf unités, les aires de stationnement ouvertes au public, les dépôts de véhicules et les garages collectifs de caravanes ;
- Les aires d’accueil des gens du voyage ;
- Les permis de démolir en zone urbaine ;
- Les travaux et aménagements sur les éléments repérés au titre des articles L151 -19 et L151-23.
Cependant :
- Par dérogation à l’article R421 -23, la Déclaration Préalable n’est pas requise, notamment
(R421-23-2 CU) :
- 1° Lorsque le propriétaire procède à l'enlèvement des arbres dangereux, des chablis et des bois morts
- […]
- 5° Lorsque les coupes et abattages sont nécessaires à la mise en œuvre d'une obligation légale de débroussaillement prévue par le titre III du livre Ier du code forestier
- Le SYMAR Val d’Ariège peut intervenir sur les boisements (ripisylves des cours d’eau) identifiés au titre de l’article L.151-23 grâce à la Déclaration d’Intérêt Général (DIG) validée par arrêté inter -Préfectoral. Ces travaux peuvent entraîner la coupe de c ertains arbres. Le
SYMAR, agissant dans le cadre d’une DIG, n’est pas soumis à déclaration en mairie. L’arrêté préfectoral du 4 juin 2019 portant prescriptions à l’entretien des cours d’eau et de leurs berges, des ravines et fossés précise que dans une ban de de 3 mètres à compter du haut des berges, les coupes à blanc sont interdites.
2.1. La règlementation relative à la gestion du bâti vétuste, détruit ou démoli
Le présent règlement autorise la restauration d’un bâtiment dont il reste l’essentiel des murs porteurs (articles L 111-23 et L 111-11 ducode de l’urbanisme ).
Le présent règlement autorise la reconstruction à l’identique et sous dix ans d’un bâtiment régulièrement édifié détruit ou démoli (Article L .111-15 du code de l’urbanisme ).
17 Règlement écrit
Principes generaux et rappels reglementaires
3. Dispositions applicables a certains perimetres
Ou localisation s
3.1. Les secteurs soumis à risque s
Dans les secteurs concernés par le risque, les occupations et utilisations du sol sont soumises aux prescriptions des PPR. Sont également soumis aux règles émises par les PPR la gestion des eaux, les exhaussements et affouillement des sols. Ces derniers peuvent en outre comprendre des mesures obligatoires de réduction de la vulnérabilité.
En l’absence de PPR approuvé, mais en présence de risque connu, toute opération pourra être refusée ou soumise à des prescriptions particulières relatives à la sécurité et salubrité publique en application des dispositions de l’article R111-2 du code de l’urbanisme. C’est à ce titre que, notamment l’étude relative à l’aléa inondation de l’Arget annexé au PLUi -H doit être pris en compte.
Par ailleurs, en lien avec le risque « feux de forêt », l’arrêté préfectoral figurant en annexe du PLUi - précise les secteurs faisant l’objet d’Obligation Légale de Débroussaillement.
3.2. Les aménagements et constructions dans le périmètre d’un monument historique
Les monuments historiques répertoriés sur le territoire de l’Agglo Foix -Varilhes et les périmètres de protection de ces derniers sont identifiés sur le plan des servitudes d’utilité publique annexé au PLUi .
Les projets prévus au cœur de ces périmètres devront répondre aux dispositions de l’article R 425 -1 du code de l’urbanisme .
3.3. Les aménagements et constructions au sein du périmètre d’un site classé
Les travaux en site classé sont soumis à autorisation spéciale au titre du code de l’environnement, sauf s’ils relèvent de l’exploitation courante des fonds ruraux ou de l’entretien des constructions. Cette autorisation est préfectorale ou ministérielle selon la nature et l’ampleur des travaux.
3.4. Les aménagements et constructions au sein du périmètre d’un site inscrit
Les travaux en site inscrit sont soumis à déclaration quatre mois avant le début de leur réalisation à l’exception des travaux d’exploitation courante des fonds ruraux et d’entretien des constructions ( code de l’environnement, articles L.341 -1 et R.341-9)
Les permis de démolir en site inscrit ne peuvent être délivrés qu’avec l’accord exprès de l’Architecte des
Bâtiments de France ( code de l’urbanisme , articles R.424 -2 et R.425 -18).
18 Plan Local d’Urbanisme intercommunalet d’Habitatde Foix-Varilhes
Principes generaux et rappels reglementaires
3.5. Les aménagements et constructions au regard de vestiges archéologiques
Un projet peut être refusé s’il porte atteinte à un site ou à des vestiges archéologiques connus (article
R.111-4 du code de l’urbanisme) .
3.6. Servitudes d’utilité publique
Dans tous les cas, les nouvelles occupations et utilisations du sol doivent respecter l’ensemble des
Servitudes d’Utilité Publique (SUP) , situées en annexe du PLUi - H.
3.7. Les routes et voiries
Le territoire de L’agglo Foix -Varilhes est concerné par la problématique du bruit des infrastructures de transport terrestres. L’urbanisation le long de cet itinéraire doit respecter les marges de recul suffisantes et les constructions doivent intégrer des protections adaptées pour ne pas engen drer des problèmes de nuisances sonores.
La RN20 est classée comme « route express » au sens de l’article L.111 -6 du code de l’urbanisme. Ainsi, en dehors des espaces urbanisés, aucune construction ou installation n’est permise dans une bande de 100 mètres de part et d’autre de la voie. D’autre part, aucun accès direct n’est autorisé sur les routes nationales classées en « route express » (article L.151 -3 du code de la voirie routière).
Pour les autres axes bruyants RD119, RD117 et RD117c identifiés dans le classement sonore, la distance inconstructible de part et d’autre de la voie est de 75 mètres en dehors des zones urbanisées.
Cette interdiction ne s’applique pas :
- Aux constructions ou installations liées ou nécessaires aux infrastructures routières,
- Aux services publics exigeant la proximité immédiate des infrastructures routières,
- Aux bâtiments d’exploitation agricole,
- Aux réseaux d’intérêt public,
- À l’adaptation, au changement de destination, à la réfection ou à l’extension des constructions existantes.
Concernant la voie ferrée traversant le territoire, la distance inconstructible de part et d’autre de la voie est de 50 mètres en dehors des espaces urbanisés et à urbanis er.
Au sein des secteurs impactés par des nuisances sonores, des prescriptions d'isolement acoustique minimum des bâtiments contre les bruits extérieurs sont édictées au sein de ces secteurs, et devront ainsi être respectées sur le territoire. Les secteurs impactés et les prescriptions constructives associées sont inscrits dans l’arrêté préfectoral figurant en annexe du présent PLUi -H
19 Règlement écrit
Principes generaux et rappels reglementaires
4. Adaptations et derogations aux dispositions
Reglementaires du PLUI
4.1. Les adaptations mineures
En application de l’article L.152 -3 du code de l’urbanisme, les règles et servitudes définies peuvent faire l'objet d'adaptations mineures rendues nécessaires par la nature du sol, la configuration des parcelles ou le caractère des constructions avoisinantes. Elles ne peuvent faire l'objet d'aucune autre dérogation.
Lorsqu’une construction existante ou une occupation du sol n’est pas conforme aux règles applicables à la zone, le permis de construire ne peut être accordé que pour des travaux qui n’ont pas pour effet d’aggraver la non -conformité de ces constructions à l ’égard de ces dites règles. Dans le cas de projet d’extension, celui -ci pourra présenter le même recul que la construction existante par rapport aux limites de l’unité foncière.
4.2. Les dérogations
En application de l’article L152-3 du code de l’urbanisme , les règles et servitudes définies au plan local d’urbanisme ne peuvent faire l’objet d’aucunes autres dérogation s que celles énoncées aux articles L152-
4 et suivants du code de l’urbanisme :
- L'autorité compétente pour délivrer le permis de construire peut, par décision motivée, accorder des dérogations à une ou plusieurs règles du plan local d'urbanisme pour permettre :
1 - La reconstruction de bâtiments détruits ou endommagés à la suite d'une catastrophe naturelle survenue depuis moins d'un an, lorsque les prescriptions imposées aux constructeurs en vue d'assurer la sécurité des biens et des personnes sont contraires à ces règles ;
2 - La restauration ou la reconstruction d'immeubles protégés au titre de la législation sur les monuments historiques, lorsque les contraintes architecturales propres à ces immeubles sont contraires à ces règle s
3 - Des travaux nécessaires à l'accessibilité des personnes handicapées a un logement existant.
L'autorité compétente recueille l'accord de l'autorité administrative compétente de l'Etat et du maire ou du président de l'établissement public de coopération intercommunale compétent en matière de plan local d'urbanisme, lorsqu'ils ne sont pas ceux qui délivrent le permis de construire. (L152-4 CU)
- L'autorité compétente pour délivrer le permis de construire ou le permis d'aménager et prendre la décision sur une déclaration préalable peut, par décision motivée, dans des limites fixées par un décret en Conseil d'Etat, déroger aux règles des plans locau x d'urbanisme relatives à l'emprise au sol, à la hauteur, à l'implantation et à l'aspect extérieur des constructions afin d'autoriser :
1 - La mise en œuvre d'une isolation en saillie des façades des constructions existantes ;
2 - La mise en œuvre d'une isolation par surélévation des toitures des constructions existantes ;
3 - La mise en œuvre de dispositifs de protection contre le rayonnement solaire en saillie des façades.
La décision motivée peut comporter des prescriptions destinées à assurer la bonne intégration architecturale du projet dans le bâti existant et dans le milieu environnant.
20 Plan Local d’Urbanisme intercommunalet d’Habitatde Foix-Varilhes
Principes generaux et rappels reglementaires
Le présent article n'est pas applicable :
a) Aux immeubles class és ou inscrits au titre des monuments historiques en application du titre
II du livre VI du code du patrimoine ;
b) Aux immeubles protégés au titre des abords en application de l'article L. 621 -30 du même code ;
c) Aux immeubles situés dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable mentionné à l'article
L. 631-1 dudit code ;
d) Aux immeubles protégés en application de l'article L.151 -19 du présent code. (L152-5 CU) .
- L'autorité compétente pour délivrer le permis de construire et prendre la décision sur une déclaration préalable peut, par décision motivée, dans des limites fixées par un décret en Conseil d'Etat, déroger aux règles des plans locaux d'urbanisme relatives à la hauteur et à l'aspect extérieur des constructions afin d'autoriser l'installation de dispositifs de végétalisation des façades et des toitures en zones urbaines et à urbaniser. (L152-5-1 CU)
- En tenant compte de la nature du projet et de la zone d'implantation, l'autorité compétente pour délivrer le permis de construire ou prendre la décision sur une déclaration préalable peut autoriser les constructions faisant preuve d'exemplarité environneme ntale à déroger aux règles des plans locaux d'urbanisme relatives à la hauteur, afin d'éviter d'introduire une limitation du nombre d'étages par rapport à un autre type de construction. Un décret en Conseil d'Etat définit les exigences auxquelles doit sati sfaire une telle construction. (L152-5-2 CU)
- En tenant compte de la nature du projet et de la zone d'implantation, l'autorité compétente pour délivrer le permis de construire peut, par décision motivée, lorsque le règlement du plan local d'urbanisme ou du document en tenant lieu impose la réalisation d'aires de stationnement pour les véhicules motorisés, réduire cette obligation à raison d'une aire de stationnement pour véhicule motorisé en contrepartie de la création d'infrastructures ou de l'aménagement d'espaces permettant le stationnement sécurisé d'au moins six vélos par aire de stationnement. (L152- 6-1
CU)
- Les projets de construction ou de travaux réalisés sur une friche au sens de l'article L. 111-
26 peuvent être autorisés, par décision motivée de l'autorité compétente pour délivrer l'autorisation d'urbanisme, à déroger aux règles relatives au gabarit, dans la limite d'une majoration de 30 % de ces règles, et aux obligations en matière de stationnemen t, lorsque ces constructions ou travaux visent à permettre le réemploi de ladite friche. (L152-6-2 CU)
- Dans le périmètre d'une grande opération d'urbanisme mentionnée à l'article L. 312 -3 du présent code ou des secteurs d'intervention des opérations de revitalisation de territoire, délimités en application de l'article L. 303 -2 du code de la construction et de l'habitation, des dérogations au règlement du plan local d'urbanisme ou du document en tenant lieu peuvent être autorisées, dans les conditions et selon les modalités définies au présent article, pour contribuer au développement ou à la revitalisation du territoire et pour faciliter le renouvellement urbain et la maîtrise de l'étalement urbain.
En tenant compte de la nature du projet, de la zone d'implantation, de son intégration harmonieuse dans le tissu urbain existant, de la contribution au développement, à la transformation ou à la revitalisation de la zone concernée et à la lutte contre la c onsommation des espaces naturels agricoles et forestiers et dans le respect des objectifs de mixité sociale et fonctionnelle, l'autorité compétente pour délivrer le permis de construire peut, dans les zones urbaines, par décision motivée :
21 Règlement écrit
Principes generaux et rappels reglementaires
1° Déroger aux règles de retrait fixant une distance minimale par rapport aux limites séparatives ;
2° Déroger aux règles relatives au gabarit et à la densité, dans la limite d'une majoration de 30
% du gabarit et de la densité prévus dans le document d'urbanisme ;
3° Déroger aux obligations en matière de stationnement, en tenant compte de la qualité et des modes de desserte, de la densité urbaine ou des besoins propres du projet au regard des capacités de stationnement existantes à proximité ;
4° Autoriser une destination non autorisée par le document d'urbanisme, dès lors qu'elle contribue à la diversification des fonctions urbaines du secteur concerné ;
5° Autoriser une dérogation supplémentaire de 15 % des règles relatives au gabarit pour les constructions contribuant à la qualité du cadre de vie, par la création d'espaces extérieurs en continuité des habitations, assurant un équilibre entre les espaces construits et les espaces libres. Cette dérogation supplémentaire ne peut concourir à excéder 50 % de dépassement au total.
Les dispositions du présent article ne sont pas cumulables avec celles prévues aux articles L.
152-6 et L. 152-6-2 du présent code. (L152-6-4 CU)
- I. - En tenant compte de la nature et de la zone d'implantation du projet, l'autorité compétente pour délivrer l'autorisation d'urbanisme peut, à l'occasion de la délivrance d'une telle autorisation, autoriser le changement de destination d'un bâtiment ayant une destination autre que d'habitation en bâtiment à destination principale d'habitation, en dérogeant aux règles relatives aux destinations fixées par le plan local d'urbanisme ou le document en tenant lieu. La dérogation s'applique également aux travaux ou aux constructions d'extension ou de surélévation faisant l'objet de l'autorisation d'urbanisme.
La dérogation peut être refusée au regard des risques de nuisances pour les futurs occupants, de l'insuffisante accessibilité du bâtiment par des transports alternatifs à l'usage individuel de l'automobile et des conséquences du projet sur la démographie scolaire au regard des écoles existantes ou en construction ou sur les objectifs de mixité sociale et fonctionnelle. Le refus est motivé.
II. - Lorsqu'elle souhaite accorder la dérogation mentionnée au I, l'autorité compétente pour délivrer l'autorisation d'urbanisme recueille l'avis conforme de l'autorité compétente en matière de plan local d'urbanisme ou de document en tenant lieu. Un avis défavorable ne peut être rendu qu'au regard des critères mentionnés au même I. (L152-6-5 CU)
4.3. Les ouvrages d’intérêt collectif et les équipements publics
Le code de l’urbanisme relatif au règlement du plan local d’urbanisme précise que des règles particulières peuvent être applicables aux « équipements d’intérêt collectif et services publics ». Cela recouvre les sous -destinations suivantes :
- Locaux et bureaux accueillant du public des administrations publiques et assimilés,
- Locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés,
- Etablissement d’enseignement, de santé et d’action sociale,
- Salles d’art ou de spectacle,
- Équipements sportifs,
- Autre équipement recevant du public.
22 Plan Local d’Urbanisme intercommunalet d’Habitatde Foix-Varilhes
Principes generaux et rappels reglementaires
Les dispositions réglementaires particulières peuvent être adaptées pour les « équipements d’intérêt collectif et services publics » en fonction des nécessités techniques des constructions et aménagements.
Les ouvrages techniques sont autorisés sur la totalité du territoire intercommunal sans tenir compte des dispositions des articles réglementaires de chaque zone à condition de faire l’objet de dérogations justifiées et de ne pas être incompatible avec l’ex ercice d’une activité agricole, pastorale ou forestière.
Dans tous les cas, les constructions, installations et aménagements relevant de la sous - destination
« ouvrages d’intérêt collectifs et équipements publics » doivent faire l’objet d’une recherche d’insertion paysagère afin d’en diminuer l’impact dans l’envi ronnement immédiat et dans le grand paysage.
Les affouillements et exhaussement liés à des aménagements d’intérêt général sont autorisés sur l’ensemble du territoire intercommunal.
4.4. Les dispositions complémentaires en faveur de la performance environnementale et énergétique retenues par le PLUI
En plus des dérogations prévues en faveur de la performance environnementale et énoncées au paragraphe 4.2 ci -dessus , le règlement du PLU -I autorise :
- Dans les zones urbaines ou à urbaniser, un dépassement des règles relatives au gabarit qui peut être modulé mais ne peut excéder 30 %, pour les constructions faisant preuve d'exemplarité énergétique ou environnementale ou qui intègrent des procédés de prod uction d'énergies renouvelables. (L.151-28-3° CU)
Ce dépassement ne peut excéder 20 % sur un immeuble classé ou inscrit au titre des monuments historiques ou protégé au titre des abords, dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable classé dans un site inscrit ou classé, à l'intérieur du cœur d'un p arc national ou sur un immeuble protégé en application de l'article L. 151-19 du présent code. Il ne peut permettre de déroger aux servitudes d'utilité publique . (L151-29 CU) .
Les projets bénéficiant d e ce dépassement et dont la réalisation présente un intérêt public du point de vue de la qualité ainsi que de l'innovation ou de la création architecturales peuvent obtenir une dérogation supplémentaire, selon le cas, soit du volume constructible, soit des règles relatives au gabarit, dans la limite de 5% . (L151-29-1 CU).
- Nonobstant les règles du PLU, l ’autorisati on du droit des sols ne peut s'opposer à l'utilisation de matériaux renouvelables ou de matériaux ou procédés de construction permettant d'éviter l'émission de gaz à effet de serre, à l'installation de dispositifs favorisant la retenue des eaux pluviales o u la production d'énergie renouvelable, y compris lorsque ces dispositifs sont installés sur les ombrières des aires de stationnement. L’autorisation peut néanmoins comporter des prescriptions destinées à assurer l a bonne intégration architecturale du projet dans le bâti existant et dans le milieu environnant. (L111-16 CU)
23 Règlement écrit
Principes generaux et rappels reglementaires
La liste des dispositifs, procédés de construction et matériaux concernés est :
1. Les bois, végétaux et matériaux biosourcés utilisés en façade ou en toiture ;
2. Les systèmes de production d'énergie à partir de sources renouvelables, lorsqu'ils correspondent aux besoins de la consommation domestique des occupants de l'immeuble ou de la partie d'immeuble concernée. Un arrêté du ministre chargé de l'urbanisme précise les critères d'appréciation des besoins de consommation précités ;
3. Les équipements de récupération des eaux de pluie, lorsqu'ils correspondent aux besoins de la consommation domestique des occupants de l'immeuble ou de la partie d'immeuble concernée ;
4. Les pompes à chaleur ;
5. Les brise -soleils
5. Le s ursis a statuer
Sont et demeurent en vigueur les dispositions relatives au sursis à statuer visées par l’article L.424 ‐1 du code de l’urbanisme.
6. Les dispositions contenues dans les autres
Code s, lois et reglements
Indépendamment des règles du PLU i qui s’appliquent en matière d’occupation et d ’utilisation des sols, s’ajoutent les prescriptions prises au titre d ’autres législations et de règlementations. On peut citer à titre d’illustration et de manière non exhaustive :
Le code civil
Une autorisation d ’urbanisme est toujours délivrée sous réserve du respect des droits des tiers. Cela signifie qu ’un permis de construire ou d ’aménager, ou une déclaration préalable, n'est délivr é qu'au regard des règles d'urbanisme a l'exception des autres règles de droits priv és .
Le code de la construction et de l’habitation
L’instruction d ’un permis de construire n ’est pas opérée au regard de ce code et la délivrance d ’un permis de construire ne préjuge donc pas du respect des règles de constructions qui doivent être respectées par ailleurs.
Autres codes et réglementations :
S’appliquent également les prescriptions issues notamment : du c ode de l’environnement, du code de l’énergie, du code de la sant é publique, du code des transports, des réglementations relatives à la protection du patrimoine, à la défense incendie, etc...
24 Plan Local d’Urbanisme intercommunalet d’Habitatde Foix-Varilhes
DISPOSITIONS COMMUNES
Chapitre 2
DISPOSITIONS COMMUNES À L’ENSEMBLE
Des zones
25 Règlement écrit
DISPOSITIONS COMMUNES
1. Les secteurs portant des prescriptions
Graphiques particulieres
1.1. Les prescriptions relatives à des projets d’aménagement
Des emplacements réservés aux voies et aux ouvrages publics, aux installations d’intérêt général et aux espaces verts au titre de l’article L 151 -41 du code de l’urbanisme sont identifiés sur le document graphique.
Dans le cadre de la création de lotissement, l’emprise de l’emplacement réservé devra être détachée du périmètre du lotissement.
➔ La liste des emplacements réservés figure au règlement graphique .
Les orientations d’ aménagement et de programmation
Au titre des articles L151 -6 et suivants, et R151 -6 et suivants du code de l’ urbanisme le document graphique comporte des orientations d’ aménagement et de programmation (OAP) avec lesquelles les projets ont un rapport de compatibilité.
➔ Dans les secteurs concernés par une orientation d’aménagement et de programmation, se référer à la pièce 5 du PLUi -H (OAP) . Le règlement graphique identifie les secteurs soumis à des OAP sectorielles et au besoin à des OAP thématiques.
Les constructions pouvant changer de destination
Les constructions repérées en zone agricole ou naturelle sur le règlement graphique peuvent faire l’objet d’un changement de destination. Les destinations et activités autorisées sont les suivantes :
- Logement et hébergement ainsi que leurs annexes ,
- Restauration,
- Activités de service où s’effectue l’accueil d’une clientèle,
- Hôtel et Autres hébergement touristiques,
- Bureaux
- Artisanat et commerce de détail
- Industrie
Quel que soit la destination des bâtiments, leur s aménagements et leur s usage s ne doivent pas porter atteinte au caractère agricole ou naturel des espaces ni aux activités agricoles, pastorales ou forestières.
Les éléments architecturaux singuliers et de qualité (génoises, colombages, encadrements…) lorsqu’ils existent doivent être conservés. Les matériaux et modes constructifs traditionnels doivent être valorisés.
Les règles qui sont applicables aux travaux, constructions sur ces bâtiments sont décrites dans les dispositions spécifiques des Zones Agricoles et des Zones Naturelles .
➔ Les bâtiments concernés par un changement de destination autorisé sont repérés dans le règlement graphique.
26 Plan Local d’Urbanisme intercommunalet d’Habitatde Foix-Varilhes
Dispositions communes
1.2. L es prescriptions relatives à la protection d es patrimoine s
Les éléments de paysage et les quartiers, îlots, immeubles bâtis ou non bâtis, espaces publics, monuments, sites et secteurs à protéger, à conserver, à mettre en valeur ou à requalifier pour des motifs d'ordre culturel, historique ou architectural (L151-19)
- Le « patrimoine à protéger pur des motifs d’ordre culturel, historique, architectural (L151-19)
» sont identifiés ponctuellement au règlement graphique, et listés et décrits en annexe du présent règlement écrit, sous l’une de ces catégories :
- Eléments végétaux : arbre isolé, arbres en alignement, arbres en groupements ;
- Éléments bâtis : bâtiments, ensemble de bâtiments, croix, façade, muret, ruine, autres constructions ;
- Espaces publics et sites paysagers : chemin, place, jardin, source.
- Point de vue ;
A ce titre, les éléments végétaux repérés doivent être maintenus, leur abatage est interdit sauf pour motifs d’ordre sanitaires ou sécuritaires, les espaces qu’ils recouvrent sont inconstructibles. Seul un accès à la parcelle pourra être ouvert.
L es éléments bâtis doivent être conservés, mis en valeurs, voire restaurés, sauf à démontrer d’une impossibilité technique ou d’un impératif de sécurité. Tous les travaux effectués doivent être conçus pour contribuer à la préservation de leurs caractéristiques culturelles, historiques et architecturales. Les murets en appareillage de pierre ou de galet repérés ne peuvent l’objet d’une modification que sur une part limitée correspondant à la création d’un accès sur la parcelle ou l’implantation d’une constru ction en limite séparative.
Les espaces publics et les sites paysagers doivent être conservés, mis en valeurs, voire restaurés, sauf à démontrer d’une impossibilité technique ou d’un impératif de sécurité.
Les nouvelles installations, constructions, extensions, annexes, visibles depuis un point de vue , doivent s’intégrer architecturalement dans leur environnement grâce à leur implantation, leur volume, leur aspect, au choix de végétaux locaux permettant leur intégration. La hauteur des nouvelles installations et constructions ne pourra dépasser la hauteur des constructions situées sur les parcelles contigües. Les nouvelles installations et constructions devront s’implanter en cohérence avec l’horizon des lign es de crêtes .
- Les « lignes de crête à protéger pour des motifs d'ordre culturel, historique, architectural (L151-19) » sont identifiés de manière linéaire au règlement graphique. Les nouvelles installations, constructions, extensions, annexes, visibles depuis ces lignes de crête, doivent s’intégrer architecturalement dans leur environnement grâce à leur implantation, leur volume, leur aspect, au choix de végétaux locaux permettant leur intégration. La hauteur des nouvelles constructions ne pourra dépasser la hauteur des constructions situées sur les parcelles contigües. Les nouvelles constructions devront s’implanter en cohérence avec l’horizon des lignes de crêtes .
27 Règlement écrit
L es éléments de paysage , les sites et secteurs à protéger pour des motifs d'ordre écologique
(L151- 23)
- Les « élément du paysage en zone urbaine à préserver pour des motifs d'ordre écologique (L151-23) » et les « alignements de haies à préserver pour des motifs d'ordre écologique
(L151-23) » sont identifiés de manière surfacique au règlement graphique. Ils doivent être maintenus. Les espaces qu’ils recouvrent sont inconstructibles. Des exceptions peuvent être admises pour des motifs :
- sanitaires (maladie, fin de vie de l’arbre),
- relatifs à la sécurité routière (visibilité aux abords des axes routiers, par exemple),
- techniques (passage de réseaux, de voirie, etc…) notamment lorsqu’ils sont nécessaires à l’activité agricole. Seul un accès à la parcelle pourra être ouvert, de même seul un accès entre deux parcelles pourras être ouvert.
- relatifs aux opérations nécessaires à la restauration et à l’entretien des milieux naturels
Toute intervention portant sur les haies, arbres, alignements d’arbres ou vergers identifiés au règlement graphique, ainsi que tout aménagement, modification du sol ou construction à moins de 5 mètres des éléments repérés sont soumis à déclaration préalabl e.
En fonction de la configuration de la parcelle, un recul d’au moins 10 mètres doit être respecté entre toute nouvelle construction et les éléments repérés au règlement graphique afin d’assurer la préservation de leur fonctionnalité écologique. Lorsque la c onfiguration de la parcelle ne permet pas un recul de 10 mètres, ce dernier peut être réduit ; il ne peut cependant pas être inférieur à 5 mètres.
En cas de défrichement accordé d’une portion de haie, un linéaire d’essences adaptées au changement climatique et non allergisantes, et d’une longueur égale doit être replanté en prolongement de la haie altérée ou à proximité immédiate. Les nouvelles plantations résultant de l’application de cette règle doivent permettre de restaurer la continuité écologique altérée.
- Les « abords des cours d'eau à préserver pour des motifs d'ordre écologique (L151 -23) » sont identifiés, de manière surfacique, dans le règlement graphique. Les ripisylves présentes dans ces espaces doivent être maintenues, les coupes et abatages sont interdits sauf dans le cadre de l’entretien des abords des cours d’eau. Toutes les occupatio ns et utilisations du sol sont interdites, excepté :
- Les équipements liés à la gestion de l’eau ou à la production d’énergie hydroélectrique, les opérations de restauration et d’entretien des cours d’eau ou de milieux liés à l’eau et le drainage et les ouvrages existants ou futurs nécessaires au pompage, à l ’irrigation et à l’entretien des ouvrages existants liés à l’activité agricole, sont autorisés à condition d’être compatibles avec la qualité des corridors écologiques concernés.
- Les constructions, installations et aménagements répondant à un motif d’intérêt général, s’ils ne sont pas incompatibles avec l’exercice d’une activité agricole, pastorale ou forestière du terrain sur lequel ils sont implantés et qu’ils ne portent pas atte inte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages .
- Les opérations nécessaires à la restauration et à l’entretien des milieux naturels .
28 Plan Local d’Urbanisme intercommunalet d’Habitatde Foix-Varilhes
- Les clôtures, sous réserves de respecter une marge de recul de 6m par rapport au haut des berges, d’être transparentes aux crues et d’aménager, lorsque c’est possible, un système d’ouverture permettant le passage d’engins en lien avec l’entretien des cours d’eau.
- Les « zones humides à préserver pour des motifs d'ordre écologique (L151 - 23) » sont identifiées, de manière surfacique, dans le règlement graphique. Dans ces secteurs :
- Toute construction, extension des constructions existantes ou aménagement sont interdits à l’exception des installations et des ouvrages strictement nécessaires :
- À la défense nationale ou à la sécurité civile ;
- À la salubrité (eaux usées et publiques), les canalisations liées à l’alimentation en eau potable, uniquement lorsque leur localisation correspond à une nécessité technique impérative à démontrer.
- Les aménagements légers suivants sont autorisés, à conditions que leur localisation et leur aspect ne portent pas atteinte à la préservation des milieux et à condition de permettre un retour du site à l’état initial, lorsqu’ils sont nécessaires :
- À la gestion et à l’ouverture au public de ces espaces ou milieux humides, les cheminements piétonniers et cyclables et les sentiers équestres (réalisés en matériaux perméables et non polluants), les objets mobiliers destinés à l’accueil ou à l’information du public, les postes d’observation de la faune ;
- À la conservation ou à la protection de ces milieux humides sous réserve de nécessité technique et de mise en œuvre adaptée à l’état des lieux.
➔ Se reporter à l’OAP Trame Verte Bleue en complément des prescriptions prises au titre de l’article
L151-23.
Les Espaces Boisés Classés
Les Espaces Boisés Classés sont identifiées dans le règlement graphique au titre de l’article L.1 13-1 du code de l’urbanisme. Tout changement d’occupation du sol compromettant les espaces boisés est interdit. Les coupes ou abattages d’arbres sont soumis à autorisation. Le défrichement y est interdit.
L’enlèvement de bois morts et d’arbres déracinés n’est pas soumis à déclaration préalable de coupe.
29 Règlement écrit
1.3. L es dispositions relatives à l’ animation commerciale
Les secteurs ciblés « cœurs commerciaux » et « Protection du linéaire commercial » (L151-
16)
Dans les communes de Foix, Varilhes, Verniolle, Saint -Jean -de-Verges, Saint -Pierre -de-Rivière, Saint -
Paul -de-Jarrat, Ferrières et Montgaillard, les outils graphique s « cœur commercial » et « protection du linéaire commercial » se substitue nt aux dispositions relatives à l’animation commerciale dans l es sous - secteurs UAc, UAf, UB2 et UB1 , et ils viennent compléter les dispositions du sous -secteur UXm .
- Les sous -destinations « artisanat et commerce de détail » et « restauration » sont autorisées sans restriction de surface dans les secteurs repérés au document graphique comme « cœur commercial ».
- Le changement de destination des constructions appartenant à la sous -destination « artisanat et commerce de détail » et « restauration » en « Logement » :
- est interdit dans les secteurs repérés au document graphique comme cœur commercial
- dans le centre historique de Foix cette restriction aux changements de destination s’applique uniquement sur les secteurs repérés au document graphique au titre de la « protection du linéaire commercial »
Cette disposition s'applique au rez -de-chaussée des constructions ayant une façade sur les voies concernées par l es délimitations.
Elle ne s'applique pas pour les parties communes des constructions nécessaires à leur fonctionnement telles que les halls d'entrée, les locaux techniques, etc., pour une mise aux normes ou la création d'un accès pour l'étage, pour une surface à l'arrière d e la construction.
Dans le « cœur commercial », les constructions, ouvrages ou travaux autorisés, doivent être compatibles avec le caractère à dominante résidentiel de la zone. La réalisation de dispositifs permettant de réduire les nuisances ou risques, pouvant en découler pour le voisinage (nuisances sonores ou olfactives, circulation des poids lourds, risque d’incendie…) seront exigés.
Périmètres de sauvegarde du commerce et de l’artisanat de proximité (L214 -1)
Certaines communes de L’agglo ont délimité un périmètre de sauvegarde du commerce et de l’artisanat de proximité à l’intérieur duquel un droit de préemption sur les fonds artisanaux, les fonds de commerce et les baux commerciaux est instauré au profit des dites communes.
Les délibérations instaurant ces périmètres ainsi que leurs délimitations sont annexées au PLUi - H.
30 Plan Local d’Urbanisme intercommunalet d’Habitatde Foix-Varilhes
1.4. Les prescriptions relatives à la richesse du sol et du sous - sol
Les secteurs à protéger en raison de la richesse du sol et du sous -sol, au titre de l’article R151 -34-2°, sont identifiés de manière surfacique au règlement graphique. Ils correspondent aux carrières du territoire.
Dans ces secteurs, sont autorisés les constructions et installations nécessaires à la mise en valeur de ces ressources naturelles et dans le cadre des arrêtés préfectoraux correspondants.
2. Destination des constructions, usages des
Sols et natures d'activite
2.1. Interdiction et limitation d e certains usages , affectations des sols et activités
Les usages, affectations des sols et types d’activités suivants sont interdits :
- Les terrains de camping, de caravaning, les parcs résidentiels de loisirs, et les habitations légères de loisirs, les mobil -homes, en dehors des espaces qui leur sont dédié s.
- Les parcs d’attractions et les terrains de sports motorisés,
- Les garages collectifs de caravane s et le stationnement des caravanes isolées, non lié à une habitation (dans ce cas l’entreposage d’une caravane est autorisé et ne doit pas nuire à l’esthétique de la propriété ni au voisinage),
- Les dépôts de véhicules ainsi que les dépôts de ferrailles ou de matériaux, non liés à une activité professionnelle existante,
- Les affouillements et exhaussements du sol à l’exception de ceux directement liés ou nécessaires liés à l’exécution d’une autorisation d’urbanisme.
Les usages, affectations des sols et types d’activités suivants s ont autorisés ou autorisés sous - conditions :
- Les nouvelles installations classées pour la protection de l’environnement à condition que soient mises en œuvre toutes dispositions pour qu’il n’en résulte pas pour le voisinage des nuisances ou des risques (bruit, circulation, etc .) et que toutes dispositions utiles soient mises en œuvre pour l’intégration dans le milieu environnant .
- L’extension ou la transformation des installations classées pour la protection de l’environnement, à condition qu’il n’en résulte pas pour le voisinage une aggravation des risques et nuisances liés au classement et que toutes dispositions utiles soient mis es en œuvre pour l’intégration dans le milieu environnant.
- Les exhaussements et affouillements de sols liés à des aménagements d’intérêt général ainsi que ceux nécessaires à la vocation de la zone à condition de ne pas compromettre le caractère de la zone et que les talus soient paysagés .
31 Règlement écrit
- Les remblais et exhaussement du sol en zone inondable et à proximité des cours d’eau à condition de faire l’objet d’une autorisation au titre de la Loi sur l’Eau et les Milieux Aquatiques
- Les aménagements, infrastructures, opérations et mouvements de sol nécessaires aux opérations de restauration des continuités écologiques ou à l’information des usagers sur la biodiversité sont autorisés.
- En dehors des installations de production d’énergie renouvelable relevant de la sous - destination
« exploitation agricole » et des installations de panneaux photovoltaïques sur toiture, les installations de production d’énergie renouvelable ne sont autorisé es que dans les secteurs identifiés dans les documents cadres prévus aux articles L111 -29 du code de l’urbanisme et L141-
5-3 du code de l’énergie .
- Les constructions et installations nécessaires au transport d’énergie sont autorisées. Les travaux de maintenance ou de modification de ces ouvrages sont également autorisés pour des exigences fonctionnelles et/ou techniques.
- En bordure de cours d’eau, les occupations et utilisations du sol autorisées devront assurer le passage et les manœuvres des engins mécaniques nécessaires à l'entretien de ces cours d'eau.
- Les aménagements nécessaires aux voies cyclables.
- Les aires de stationnement nécessaire à la zone, réalisées de manière perméables ou semi - perméables, et aisément réversibles , sauf à justifier d'une contrainte technique
32 Plan Local d’Urbanisme intercommunalet d’Habitatde Foix-Varilhes
2.1. Destinations et sous - destinations des constructions
Le code de l’urbanisme donne au PLUi les moyens d’encadrer les « destinations et sous -destinations des constructions » qui sont interdites, autorisées ou autorisées sous conditions dans chaque sous - secteur du PLUi.
Exemples :
- Il est possible d’interdire toute construction relevant de la destination « cinéma » dans tous les sous -secteurs qui ne sont pas des centres - villes.
- Il est possible d’autoriser des logements dans des zones économiques, uniquement pour des logements de gardiennage.
- Il est possible d’autoriser des extensions d’habitation dans des zones agricoles uniquement pour les logements existants et sous un certain seuil chiffré et à condition que cela ne crée pas de nouveau logement.
Les destinations et sous -destinations sont strictement encadrées par le code de l’urbanisme et détaillées en annexes (5 destinations et 23 sous - destinations).
Ces destinations / sous - destinations ne sont utilisées que pour réglementer les constructions (nouvelles constructions, extensions, annexes, piscines).
Ainsi, par exemple : l’interdiction d’activités « d’artisanat et de commerce de détail » dans un sous - secteur ne permet pas à un commerce (qui serait présent à la date d’approbation du PLUi) dans le sous - secteur en question de faire une extension mais il peut mener des travaux sur sa toiture, édifier des clôtures, … en respectant les règles du PLUi qui portent sur les toitures et les clôtures.
En effet, d’ autres règles permettent au PLUi d’encadrer d’autres interventions sur le bâti existant et sur l’unité foncière comme les travaux sur toiture, l’édification de clôtures, les plantations, …. Puisque le
PLUi est habilité à réglementer « l’exécution par toute personne publique ou privée de tous travaux, constructions, aménagements, plantations, affouillements ou exhaussements des sols, et ouverture d’installations classées appartenant aux catégories déterminées dans le plan » (article L152 -1 du Code de l’urbanisme).
Dans tous les cas, les constructions relevant de sous -destinations autorisées ou autorisées sous - conditions ne doivent pas générer de nuisances pour les habitants de ladite zone.
➔ Se reporter aux dispositions spécifiques à chaque sous -secteur en matière de destinations et sous - destinations des constructions.
2.2. Mixité fonctionnelle et sociale
Mixité fonctionnelle
Les secteurs de mixité fonctionnelle sont repérés au document graphique par : la prescription « Cœur commercial »
Mixité sociale
Dans les secteurs concernés par une Orientation d’Aménagement et de Programmation , les dispositions de la pièce 5 du PLUi -H (OAP) doivent être respectées.
33 Règlement écrit
3. CARACTÉRISTIQUES URBAINES, ARCHITECTURALES,
Environnementales et paysagères
3.1. Volumétrie et implantation des constructions
Implantation depuis les voies et emprises publiques
Calcul des reculs et alignements
Alignement : Il est calculé à partir des murs de la façade en tout point, à l’exclusion des éléments de modénatures et débord de toiture jusqu’à 40cm. Les éléments techniques entrent dans le calcul.
Recul : Il est calculé à partir des murs de la façade en tout point, à l’exclusion des éléments de modénatures et débord de toiture jusqu’à 40cm. Dans la marge de recul peuvent être admis des débord s de toiture, balcon, auvent et les éléments techniques pour une largeur maximale de 1m
Règles alternatives aux dispositions spécifiques à chaque zone
Règles alternatives en matière d’implantation depuis les voies et emprises publiques au regard de catégorie s de construction
- Les constructions et installations liées et nécessaires aux services publics et équipements d’intérêt collectif peuvent s’implanter en suivant des règles différentes par rapport aux voies et emprises publiques en fonction des nécessité s techniques des constructions et aménagement s, sous réserve d’une recherche d’insertion dans l’environnement immédiat.
- Les dispositions ne s’appliquent pas en cas d’agrandissement ou de modification de bâtiments agricoles liés à une mise aux normes.
- Les constructions peuvent s’implanter en suivant des règles différentes par rapport aux voies et emprises publiques si le bâti existant ou le projet, notamment du fait des caractéristiques architecturales, pour les constructions faisant preuve d'exemplarité environnementale telle que définie au R. 171-3 du code de la construction et de l’habitation, le justifient et conformément aux dispositions de l’article L 151 -28-3° du code de l’urbanisme.
➔ Se report er au chapitre sur les pri ncipes généraux et rappel règlementaires en complément.
Règles alternatives au regard de conditions locales particulières
Dans toutes les zones, des alternatives aux implantations demandées peuvent être autorisées ou imposées :
- Afin d’ assurer la préservation des conditions de visibilité ́maximale dans les croisements et carrefours routiers, et ce dans toutes situations et vis -à-vis de toutes les voies publiques. Des reculs diff érents de ceux pr évus dans la zone , et/ou la réalisation d’un pan coupé , peuvent être impos és.
- Pour préserver les arbres et les murets en appareillage de pierre ou de galet existants et les éléments repérés au règlement graphique au titre de l’article L151 -19 et de l’article L151-23. Dans le cas où la limite est formée par un muret en appareillage de pierre ou de galet, la distance est comptée à partir de l’alignement du muret (et non de son axe).
34 Plan Local d’Urbanisme intercommunalet d’Habitatde Foix-Varilhes
- Dans le cas où sur une parcelle ne devant pas faire l’objet d’une division en propriété ou en jouissance, l’implantation demandée par le règlement de chaque sous -secteur n’est pas possible du fait de constructions préexistantes sur la parcelle.
Implantation depuis les limites séparatives
Calcul des reculs et alignements
Alignement : Il est calculé à partir des murs de la façade en tout point, sans aucun dé bord. Les éléments techniques entrent dans le calcul.
Recul : Il est calculé à partir des murs de la façade en tout point, à l’exclusion des éléments de modénatures et débord de toiture jusqu’à 40cm. Dans la marge de recul peuvent être admis des débords de toiture, auvent et les éléments techniques pour une largeur maximale de 1m.
Règles alternatives au regard de catégories de construction
- Les constructions et installations liées et nécessaires aux services publics et équipements d’intérêt collectif peuvent s’implanter en suivant des règles différentes par rapport aux limites séparatives en fonction des nécessités techniques des constructions et aménagements, sous réserve d’une recherche d’insertion dans l’environnement immédiat.
- Les dispositions ne s’appliquent pas en cas d’agrandissement ou de modification de bâtiments agricoles liés à une mise aux normes.
- Les constructions peuvent s’implanter en suivant des règles différentes par rapport aux limites séparatives si le bâti existant ou le projet, du fait des caractéristiques architecturales, notamment pour les constructions faisant preuve d'exemplarité environnementale telle que définie au R. 171 -
3 du code de la construction et de l’habitation, le justifient et conformément aux dispositions de l’article L 151-28-3° du code de l’urbanisme.
➔ Se report er au chapitre sur les pri ncipes généraux et rappel règlementaires en complément.
Règles alternatives au regard de conditions locales particulières
- En limite de zone A et N un recul particulier pourra être proposé ou imposé pour assurer le traitement d’une zone tampon devant faire l’objet d’un traitement paysager qualitatif.
- Des implantations différentes à celles demandées peuvent être autorisées ou imposées pour préserver les arbres et les murets en appareillage de pierre ou de galet existants et les éléments repérés au règlement graphique au titre de l’article L151 -19 et de l’article L151 -23 du code de l’urbanisme . Dans le cas où la limite est formée par un muret en pierre en appareillage de pierre ou de galet, la distance est comptée à partir de l’alignement du muret (et non de son axe).
Emprise au sol
Les constructions et installations liées et nécessaires aux services publics et équipements d’intérêt collectif peuvent être autorisés à avoir une emprise au sol supérieur à celle fixé par le règlement en fonction des nécessités techniques des constructions et aménagements, sous réserve d’une recherche d’insertion dans l’environnement immédiat.
35 Règlement écrit
Hauteur
Calcul de la hauteur
La hauteur d’une construction, d’une façade, ou d’une installation correspond à la différence de niveau entre le point le plus haut de l’ouvrage et le point le plus bas de l’ouvrage, situé à sa verticale. Le point le plus haut à prendre comme référence correspond soit à l'égout du toit soit au bas de l’acrotère dans le cas d’une toiture terrasse .
Le point le plus bas correspond au point médian de chaque façade (par référence au terrain naturel). En cas de terrain en pente, la différence entre la plus petite et la plus haute façade, ne peut excéder plus de 3 mètres à l’égout du toit.
Les éléments de superstructure (cheminée, éléments techniques, …) ne sont pas compris dans le calcul de la hauteur. Source : AUAT
Règles alternatives
Règles alternatives au regard de catégorie de construction
Des règles alternatives aux règles de hauteur présentées dans les dispositions des zones sont permises :
- Les constructions et installations liées et nécessaires aux services publics et équipements d’intérêt collectif peuvent être autorisés à avoir une hauteur supérieure à celle prévue dans la zone en fonction des nécessités techniques des constructions et aménagements, sous réserve d’une recherche d’insertion dans l’environnement immédiat.
- Pour des constructions faisant preuve d’une recherche architecturale significative sous réserve d’une recherche d’insertion dans l’environnement immédiat.
- Pour répondre à des besoins techniques et/ou fonctionnel s du bâtiment.
Règles alternatives au regard de conditions locales particulières
Des règles alternatives aux règles de hauteur présentées dans les dispositions des zones sont permises afin de garantir une coh érence fonctionnelle et/ou architecturale du b âtiment dans son environnement :
- Pour l’extension d’un bâtiment existant ayant une hauteur supérieure à celle autorisée : la même hauteur peut être conservée pour des raisons architecturales .
- Pour une construction contigüe à un bâtiment existant ayant une hauteur supérieure à celle autorisée : la hauteur de la construction à édifier peut reprendre la hauteur de la construction limitrophe existante .
36 Plan Local d’Urbanisme intercommunalet d’Habitatde Foix-Varilhes
Adaptation à la topographie du terrain et aux courbes de niveau
Les constructio ns devront être adaptées à la topographie du terrain initial. Les modifications de la topographie du terrain seront limitées autant que possible et les mouvements de terres susceptibles de porter atteinte au caractère d’un site bâti ou naturel seront interdit s.
Les terrassements ne seront admis que lorsque le projet de construction est correctement adapté au terrain.
Les remblais ne pourront dépasser une hauteur supérieure à 1 mètre et devront être limités à la stricte nécessité de l’aménagement.
Pour les terrains présentant une pente supérieure à 10 % (pente calculée sur l’emprise au sol de la construction) : le sens du faîtage des constructions doit être parallèle ou perpendiculaire aux courbes de niveaux afin d’obtenir une implantation cohérente.
3.2. Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère
Conditions générales d’insertion
Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales (article R111-27 du code de l’urbanisme ).
Les constructions et installations, par leur situation, leur volume, leurs dimensions ou leur aspect extérieur, ne devront pas porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu’à la cons ervation des perspectives monumentales. Elles doivent être conçues de manière à s’insérer dans leur environnement quel que soit le vocabulaire architectural utilisé. Les annexes et les extensions des habitations doivent être composées en harmonie avec le bâtiment principal.
Des adaptations sont possibles notamment pour les constructions présentant une recherche architecturale significative et pour les projets d'ensemble à condition de s'intégrer dans le paysage urbain environnant.
Les annexes, aménagements, et extensions devront s’harmoniser tant dans les matériaux qu’en volume, avec le bâtiment existant.
Les travaux de rénovation du bâti ancien ne doivent porter atteinte ni aux dimensions patrimoniales et architecturales, ni à la qualité de son usage.
37 Règlement écrit
F açades
Les différents murs d' une construction , qu'ils soient aveugles ou non, en retrait ou non par rapport à la voie publique, doivent présenter un aspect fini. L’emploi à nu de matériaux destinés à être recouverts (briques creuses, parpaings…) ainsi que l’emploi en façade de matériaux hétéroclites ou disparates ainsi que l’imitation de matériaux sont interdits.
Les bardages et autres revêtements doivent être de coloris neutre et non brillant.
Les éléments techniques sur façades (réseau électrique, téléphone, câbles, capteurs…) doivent être dissimulés .
Sur les constructions existantes, les éléments architecturaux singuliers et de qualité ( lambrequins , encadrements, etc…) lorsqu'ils existent, seront conservés.
Règles alternatives au regard de catégorie de construction
Des aspects de matériaux différents pourront être autorisés pour des projets de construction présentant une recherche architecturale significative ou s’inscrivant dans une démarche de développement durable, sous réserve d’une bonne intégration dans leur en vironnement.
Notamment, et conformément à l’article L111-16 du code de l’urbanisme certains matériaux et procédés sont autorisé s de fait.
➔ Se report er au chapitre sur les pri ncipes généraux et rappel s règlementaires en complément.
Règles alternatives au regard de conditions locales particulières
Les constructions situées dans les abords des monuments historiques peuvent présenter des teintes différentes à la suite de prescription de l’ Architecte des Bâtiments de France (ABF) .
Eléments techniques
Les systèmes de refroidissement, rejets de bouches de chaudière et de ventilation, chauffe -eaux solaires, paraboles, pompes à chaleurs, ne doivent pas porter atteinte à l’esthétique de la propriété ni au voisinage .
Une insertion paysagère et architecturale doit être recherchée. Une localisation non visible depuis l’espace public doit être envisagée en premier lieu. L’insertion des éléments peut notamment se faire avec des matériaux et des couleurs identiques à la construction principale ou avec un habillage de qualité qui ne dénotera pas de la construction.
Les panneaux photovoltaïques sur toiture ne sont pas concernés par la règle ci -dessus.
38 Plan Local d’Urbanisme intercommunalet d’Habitatde Foix-Varilhes
Toitures
- Toutes les destinations
Des matériaux semblables à la majorité des constructions existantes dans le voisinage immédiat du projet doivent être utilisés.
Les matériaux tels que le fibrociment (hors annexes), bardeaux d’asphalte et assimilables sont interdits.
Pour les es souches de cheminée l’emploi à nu de matériaux destinés à être enduits ou recouverts est interdit, le même soin que pour le reste de la construction doit être apporté
Règles alternatives au regard de catégorie s de construction
- Des toitures différentes que celles prévues au règlement peuvent être autorisées pour l es constructions et installations liées et nécessaires aux services publics et équipements d’intérêt collectif en fonction des nécessités techniques des constructions et aménagements, sous réserve d’une recherche d’insertion dans l’environnement immédiat.
- Des formes de toiture et des aspects de matériaux différents que ceux demandés par le règlement pourront être autorisés pour des projets de construction présentant une recherche architecturale significative ou s’inscrivant dans une démarche de développement durable, sous réserve d’une bonne intégration dans leur environnement .
Notamment, et conformément à l’article L111 -16 du code de l’urbanisme certains matériaux et procédés sont autorisé de fait.
➔ Se report er au chapitre sur les pri ncipes généraux et rappel règlementaires en complément.
Règles alternatives au regard de conditions locales particulières
- Dans le cas de réfection ou extension de toiture existante qui ne sont pas similaires à celles de leur environnement, l’utilisation des matériaux d’origine est autorisée.
- Dans les secteurs compris dans le périmètre de protection des Monuments Historiques, les toitures terrasses sont soumises à l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France (ABF).
C lôtures
Eléments de rappel
Les clôtures ne sont pas obligatoires.
Dans les secteurs concernés par le risque, l’édification des clôtures est soumise aux prescriptions des
PPR.
Les règles en matière de clôture dans le présent règlement ne s’appliquent pas aux clôtures en bordure du domaine ferroviaire.
39 Règlement écrit
Principe s pour la conception et la réalisation de clôtures
Une attention particulière doit être apportée dans la conception et la réalisation des clôtures :
- Traiter l es murs et murs -bahut avec le même soin que la construction principale, afin de s’harmoniser avec elle en termes de coloris et d’aspect
- Tenir compte du bâti et du site environnant ainsi que des clôtures adjacentes,
- Enduire le matériau sur toutes les faces lorsqu’il est destiné à être enduit.
- Eviter la multiplicité des matériaux . Les clôtures en type plaques lisses de béton moulé, en brande, en bâches de type « brise -vent », en végétaux artificiels, en tôle ondulée sont interdites .
- Rechercher la simplicité des formes et structures,
- Les murs de clôture en appareillage de pierre ou de galet doivent, soit être préservés, soit être remis en état. Seul un accès à la parcelle peut être aménagé.
- Rechercher des espaces de transparence pour favoriser le déplacement de la petite faune.
- Les coffrets de réseaux de communication (téléphone, câble…) et d’énergie (gaz, électricité…), ainsi que les boîtes aux lettres, commandes d’accès…doivent être intégrés au dispositif de clôture et ne doivent pas déborder sur le domaine public.
- Les murets techniques (coffret de branchement, boîtes aux lettres) d’une hauteur maximale de 1,8m et d’une largeur maximale de 60cm sont autorisés.
- Les dispositifs d’ouverture (portail, portillon…) doivent s’ouvrir vers l’intérieur de la parcelle, en aucun cas sur le domaine public.
➔ Se reporter aux dispositions spécifiques à chaque zone et à l’OAP Trame Verte et Bleue en complément.
Règles alternatives au regard de catégorie de construction
Les constructions et installations liées et nécessaires aux services publics et équipements d’intérêt collectif peuvent être autorisés à mettre en œuvre des modalités de clôtures différentes en fonction des nécessités techniques des constructions et aménagements, sous réserve d’une recherche d’insertion dans l’environnement immédiat.
Règles alternatives au regard de conditions locales particulières
- Pour les clôtures à l’alignement des voies et emprises publiques, dans le cas où le terrain sur lequel est édifié la clôture est sensiblement moins élevé que l’emprise publique ou la voie qui le borde, la hauteur de la clôture se calcule à partir du trotto ir, et en l’absence de trottoir du terrain naturel côté voie ou emprise publique.
- Une hauteur plus importante que celle fixée dans chaque sous -secteur peut être autorisée :
- Lorsque la clôture prolonge en continuité directe une clôture régulièrement édifiée et déjà existante le long des voies et emprises publiques et se trouve dans l’axe de celle -ci. La hauteur maximale est alors la hauteur de la clôture prolongée.
- Lors de la rénovation de murs traditionnels en appareillage de pierre ou de galet , à condition d’employer les mêmes matériaux.
40 Plan Local d’Urbanisme intercommunalet d’Habitatde Foix-Varilhes
- A proximité immédiate des carrefours routiers , des modalités particulières de clôture peuvent être imposées pour des raisons de sécurité (interdiction de mur plein, réalisation de pan coupé, …).
- A proximité et le long des cours d’eau, les clôtures doivent respecter une marge de recul de 6m par rapport au haut des berges, être transparentes aux crues et aménager, lorsque c’est possible, un système d’ouverture permettant le passage d’engins en lien avec l’entretien des cours d’eau.
Installations de p erformances énergétiques
Les installations utiles à la production ou à la gestion d’énergie accessoires à une construction (panneaux photovoltaïques, éoliennes, pompes à chaleur, climatiseurs, etc.), par leur situation, leur volume, leurs dimensions ou leur aspect extérieur, ne de vront pas porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu’à la conservation des perspectives monumentales. Elles doivent être conçues de manière à s’insérer dans leur environnement imm édiat quel que soit le vocabulaire architectural utilisé. Cet objectif d'insertion ne doit pas aboutir à strictement interdire le développement de panneaux photovoltaïque sur toiture quel que soit leur revêtement.
3.3. Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis et abords des constructions
Obligations en matière d’espaces libres et de plantations
➔ Se reporter aux dispositions spécifiques à chaque zone en complément.
Espaces libres
Pour les espaces devant faire l’objet d’un revêtement (allées de circulation, stationnement, parvis, etc.). , il sera imposé l’utilisation de matériaux drainants ou perméables , sauf dispositions règlementaires contraires et contraintes techniques justifiées .
Les places de stationnements en surface doivent être réalisées en revêtement perméable et réduites à deux bandes de roulement dans la mesure du possible. Cette disposition ne s’applique pas aux aires de stationnement destinées aux véhicules poids lourds et aux stationnement PMR .
Maintien des arbres
Les arbres existants sur la parcelle doivent faire l’objet d’une attention particulière en faveur de leur maintien.
Des règles alternatives en matière d’implantation des constructions notamment sont prévues pour favoriser leur maintien .
Des limitations ou des prescriptions particulières relatives aux plantations pourront être émises pour des raisons de sécurité publiques, et notamment la sécurité de la navigation aérienne.
➔ Se reporter à l’OAP Trame Verte et Bleue en complément.
41 Règlement écrit
Plantation d’arbres
Il est recommandé de rechercher un traitement arbustif ou arboré des espaces de la parcelle laissés libres de construction et d’aménagement.
Afin de préserver la biodiversité et les écosystèmes locaux la plantation d'espèces invasives ou potentiellement invasives est proscrite.
Les plantations devront privilégier les essences locales, indigènes ou naturalisées tout en permettant l'adaptation au changement climatique en favorisant des espèces résistant à la sécheresse, aux fortes chaleurs et aux précipitations irrégulières.
Des limitations ou des prescriptions particulières relatives aux plantations pourront être émises pour des raisons de sécurité publiques, et notamment la sécurité de la navigation aérienne.
➔ Se reporter à l’OAP Trame Verte et Bleue en complément.
Maintien des muret s en galets ou moraines
Le maintien et l’intégration des murets en appareillage de pierre ou de galet à l’aménagement paysager des espaces libres doit être recherché qu’ils se situent en bordure de parcelle ou non.
Plantations des a ires de stationnement
Les aires de stationnement comportant plus de 4 emplacements doivent être plantées à raison d’un arbre
(> 3 mètres de hauteur) au moins pour 100 m² de terrain affecté au stationnement (le calcul de la surface comprend la surface dédiée aux accès). Les déla issés doivent être engazonnés et/ou plantés. Cette obligation de plantation ne s’applique pas aux espaces de stationnement sous ombrière.
Espaces en retrait des axes départementaux et nationaux
Afin de réduire les risques et nuisances causés par la circulation routière, les périmètres de retrait séparant les constructions des axes de circulation départementaux et nationaux doivent être végétalisés. Il est imposé d’implanter : soit une bande d’arbustes persistants d’une hauteur minimale de 1,5 mètre, soit de disposer de végétaux d’une épaisseur minimale de 40 centimètres en quinconce. Source : UFA revue
Des limitations ou des prescriptions particulières relatives aux plantations pourront être émises pour des raisons de sécurité publiques, et notamment la sécurité de la navigation aérienne.
Renaturation des berges des cours d’eau
Les berges de cours d’eau situées dans le périmètre de projet doivent être protégées. Pour cela, le projet ne devra dégrader ni la diversification des habitats et ni la fonctionnalité du cours d’eau. Les végétaux et roches présents, les ripisylves et l’esp ace de connexion entre le lit mineur et lit majeur doivent être maintenus.
42 Plan Local d’Urbanisme intercommunalet d’Habitatde Foix-Varilhes
Maîtrise des végétations aux abords de la voie ferrée
Sur les zones de voies de chemin de fer , il s'agit de garantir une absence de végétation pour assurer la sécurité des circulations.
Sur les bandes de proximité , il doit être maintenu une végétation de type herbacé afin de préserver la stabilité des talus, assurer un dégagement du gabarit ferroviaire et assurer une bonne visibilité (risque de collision avec la faune sauvage ou avec les agents présents sur les voi es).
Sur les abords , il peut être retrouvé une végétation mixte, prairial et arbustive, en évitant la présence d'arbres susceptibles de poser des problèmes de sécurité ou d'entretien sur les abords (risque de chute d'arbre, de branche ou feu de broussailles).
Stockage et dépôt sur le territoire intercommunal
Pour les espaces de stockage et/ou de dépôt prévus sur des zones visibles depuis l'espace public ou en limite des secteurs d'habitat, un traitement doit être mis en place en limite de propriété, par le biais d’aménagement paysager avec plantation d'arbustes ou de haies vives de manière à créer un écran de verdure dense.
3.4. Stationnement
Nombre de places de stationnement exigibles pour les véhicules motorisés et les vélo s
Normes de stationnement
Les normes de stationnement s’appliquent aux constructions neuves, à la création de logements, et à l’extension de locaux commerciaux et d’activités.
Les normes sont définies en fonction de la nature de la construction. Le nombre total de places de stationnement est arrondi au chiffre entier supérieur.
Dans le cadre d’opération d’aménagement d’ensemble, la réalisation des places de stationnement pourra être mutualisée sous forme de parking collectif au sein ou à proximité du projet d’ensemble qui se substituerait aux stationnements sur les parcelles des constructions .
Nombre de places à réaliser
Le nombre de stationnement doitsatisfaire aux besoins des constructions et installations doit être assuré en dehors des voies publiques. Ils doivent être déterminés en fonction du type de construction et d’activité et de leurs fréquentations.
Le nombre de places exigées après travaux doit respecter à minima les dispositions ci - dessous pour toutes les zones, hormis pour la zone UA (➔ se reporter aux dispositions spécifiques à la zone) .
Cependant, dans le cas où l'application de ces seuils engendrerait une disproportion entre les exigences de stationnement et les besoins réels de la construction au regard de son occupation, de sa fréquentation ou de son contexte territorial (notamment la desserte en tran sport en commun), un nombre de stationnement inférieur pourra être autorisé"
43 Règlement écrit
Destinations Sous -destinations Nombre de places véhicule Nombre de place vélo à motorisé à réaliser réaliser
Logement 2 places par logement Dès 2 logements dans un 1 place par hébergement même bâtiment :
0,5 place par hébergement 1 emplacement par
Habitation d'un établissement logement jusqu’à 2 pièces
Hébergement d'hébergement pour personnes principales âgées dépendantes 2 emplacements par logements à partir de 3
pièces principales
Artisanat et 1 place de stationnement par 10% du total du nombre de commerce de tranche de 25 m² de surface places de statio nnement détail de vente pour véhicule motorisé
1 place de stationnement par 10% du total du nombre des
Restauration tranche de 10 m² de salle places de stationnement affectée à la restauration pour véhicule motorisé
1 place de stationnement par Non réglementé
Commerce de gros tranche de 25 m² de surface de vente
Activités de Le nombre de places de 10% du total du nombre des services où stationnement doit être places de stationnement
Commerce et s’effectue l’accueil déterminé en fonction du type pour véhicule motorisé activités de d’une clientèle de constructions et de leur service fréquentation.
1 place de stationnement pour 10% du total du nombre des
Cinéma 3 places spectateur places de stationnement pour véhicule motorisé
1 place de stationnement par 10% du total du nombre des
Hôtels chambre, places de stationnement pour véhicule motorisé
Le nombre de places de Non réglementé
Autres stationnement doit être hébergements déterminé en fonction du type touristiques de constructions et de leur fréquentation.
Équipements Le nombre de places de 10% du total du nombre des d’intérêt stationnement doit être places de stationnement collectif et déterminé en fonction du type pour véhicule motorisé services de constructions et de leur publics fréquentation.
Autres activités 1 place de stationnement par 10% du total du nombre des des secteurs Industrie tranche de 50 m² de Surface places de stationnement primaire, de Plancher pour véhicule motorisé secondaire ou 1 place de stationnement par Non réglementé tertiaire Entrepôt tranche de 150 m² de Surface de Plancher
44 Plan Local d’Urbanisme intercommunalet d’Habitatde Foix-Varilhes
Destinations Sous -destinations Nombre de places véhicule Nombre de place vélo à motorisé à réaliser réaliser
1 place de stationnement par 10% du total du nombre des
Bureau tranche de 25 m² de Surface places de stationnement de Plancher pour véhicule motorisé
Centre de congrès 1 place de stationnement par 10% du total du nombre des et d’exposition tranche de 50 m² de Surface places de stationnement de Plancher pour véhicule motorisé
Cuisine dédiée à la 1 place de stationnement par Non règlementé vente en ligne tranche de 25 m² de Surface de Plancher
Conformément à l’article L111-19 du code de l’urbanisme, l’emprise au sol des surfaces, bâties ou non, affectées aux aires de stationnement annexes d'un commerce soumis à l'autorisation d'exploitation commerciale et à l'autorisation d’exploitation cinématographique, ne peut dépasser 75 % de la surface de plancher des bâtiments affectés au commerce. Les espaces paysagers en pleine terre, les surfaces réservées à l'autopartage et les places de stationnement destinées à l'alimentation des véhicules électriques ou hybrides rechargeables sont déduits de l'emprise au sol des surfaces affectées au stationnement. La surface des places de stationnement non imperméabilisées compte pour la moitié de leur surface.
Conformément à l’article R111-25 du code de l’urbanisme, il ne sera pas exigé la réalisation de plus d’une aire de stationnement par logement lors de la construction de logements locatifs financés avec un prêt aidé par l'Etat. L'obligation de réaliser des aires de stationnement n'est pas applicable aux travaux de transformation ou d'amélioration de bâtiments affectés à des logements locatifs financés avec un prêt aidé par l'Etat, y compris dans le cas où ces travaux s'accompagne nt de la création de surface de plancher, dans la limite d'un plafond de 50 % de la surface de plancher existant avant le commencement des travaux.
Impossibilité de réaliser les places de stationnement sur le terrain de l’opération
En cas d’impossibilité architecturale ou technique d’aménager sur le terrain de l’opération le nombre d’emplacements nécessaires au stationnement, il est possible , au titre de l’article L.151 -33 du code de l’urbanisme , dans un rayon de 500 mètres autour du terrain :
- Soit d’acquérir sur un autre terrain ou dans un parc privé existant ou en cours de réalisation les emplacements de stationnement qui font défaut
- Soit d’obtenir une concession à long terme (minimum 10 ans) dans un parc public de stationnement existant ou en cours de réalisation.
45 Règlement écrit
Caractéristiques techniques des stationnements
Caractéristiques techniques des places de stationnement des véhicules motorisés
Le stationnement des véhicules correspondant aux besoins des constructions, incluant les besoins des visiteurs, doit être assuré en dehors des voies publiques et emprises publiques.
Chaque emplacement doit présenter une accessibilité satisfaisante et respecter les règlements et normes en vigueur, notamment :
- Longueur : 5 mètres minimum,
- Largeur : 2,50 mètres minimum,
- 5 mètres de dégagement.
Caractéristiques techniques des stationnements des vélos
Les espaces de stationnement des vélos doivent être équipés de dispositifs fixes permettant de stabiliser et d’accrocher les vélos par le cadre et au moins une roue. Des espaces couverts sont à privilégier.
4. Équipement s et réseaux
4.1. Desserte par les voies publiques ou privées
Accès
Pour être constructible, un terrain doit avoir accès à une voie publique ou privée .
Les caractéristiques des accès doivent répondre aux normes minimales en vigueur concernant l'approche des moyens de défense contre l'incendie et de protection civile ainsi que la circulation des véhicules des services publics.
Les accès d oivent être, dans la mesure du possible, implant és en limite séparative et jumelés afin de limiter le nombre d’accès sur les voies et d’améliorer la sécurité.
Le nombre des accès sur la voie publique peut être limité dans l'intérêt de la sécurité. En particulier lorsque le terrain est desservi par plusieurs voies, les constructions peuvent être autorisées sous réserve que l'accès soit établi sur la voie où la gê ne pour la circulation sera la moindre. Les accès sur la voie publique doivent être dimensionnées à l’échelle de l’opération.
Toute disposition permettant une bonne visibilité et assurant la sécurité des usagers des voies publiques et celle des personnes utilisant les accès créés doivent être prises en compte pour le débouché des véhicules sur voie publique ou privée : position, configuration, nombre, etc.
L’aménagement des accès doit permettre de ne pas générer d’écoulement d’eau pluviale ou de matériaux sur la voie sur laquelle il débouche.
46 Plan Local d’Urbanisme intercommunalet d’Habitatde Foix-Varilhes
Voiries
Dimensions, formes et caractéristiques techniques
➔ Se reporter aux dispositions spécifiques à chaque zone.
Pistes cyclables et cheminements piétonniers
L’ouverture de pistes cyclables et de chemins piétonniers peut être exigée, notamment pour assurer la desserte des quartiers ou celle des équipements publics.
La largeur minimale des pistes cyclables doit être de 1, 50 mètre pour les voies cyclables unidirectionnelles et de 3 mètres pour les voies cyclables bidirectionnelles.
La largeur minimale des chemins piétonniers doit être de 1, 40 mètre (au moins d’un côté de la voie) sauf dérogations ponctuelle liées à la topographie ou un contexte particulier.
Dans le cas de contraintes techniques rendant impossible le cumul des exigences en termes de voies dédiées aux piétions et celles aux cycles, une voie peut ponctuellement accueillir ces deux modes de déplacement. Sa largeur ne peut être inférieur à 3m. et un marquage spécifique doit indiquer la présence de ces deux types d’usagers.
4.2. Desserte par les réseaux
Alimentation en eau potable
Toute construction ou installation qui, par sa destination, nécessite une alimentation en eau potable, doit être raccordée au réseau collectif de distribution d'eau potable par une conduite de caractéristiques suffisantes. D’autres sources en eau potable sont autorisées mais uniquement dans le cas de projets précis justifiant d’une alimentation pérenne différente de celle apportée par le réseau collectif. Cette dernière ne doit pas remettre en cause l’état de la nappe phréat ique concernée.
Assainissement
Eaux usées
Toute construction ou installation admise qui le nécessite doit obligatoirement être raccordée au réseau public d'assainissement en respectant les caractéristiques de ce réseau , s’il existe .
En l'absence de réseau collectif, un système d’assainissement autonome est autorisé, à condition qu’il soit conforme à la réglementation en vigueur. Dans les zones prévues en assainissement collectif , ces dispositifs doivent être conçus de manière à pouvoir être raccordés au réseau lors de sa réalisation.
L'évacuation des eaux usées non traitées dans les rivières, fossés (ou égouts d'eaux pluviales) est interdite.
L'évacuation des eaux non domestiques dans le réseau public est subordonnée à un pré - traitement conformément à la réglementation en vigueur.
Le rejet des eaux usées ou insalubres, y compris les eaux usées traitées, est interdit dans les fossés routiers départementaux, et plus largement sur l’ensemble du domaine public routier départemental.
47 Règlement écrit
Eaux pluviales
Le principe de gestion de l’eau est l’infiltration à la parcelle, sauf impossibilité qui doit être justifiée , ou de contre-indications liées à la présence de risques de mouvements de terrain .
Toutes les solutions de récupération et de conservation des eaux pluviales doivent être recherchées sur la parcelle à construire.
Les constructions, installations et aménagements prennent en compte les recommandations du Schéma de Gestion des Eaux Pluviales et le zonage pluvial intercommunal en cours d’élaboratio n et annexé au présent PLUi .
Autres réseaux
Réseaux électriques
Pour toute nouvelle construction ou installation en zone urbaine et à urbaniser , les branchements aux lignes de distribution d'énergie électrique, d'éclairage public ainsi qu'aux câbles téléphoniques doivent être réalisés en souterrain sur les propriétés privées .
Les locaux et les installations techniques (boitiers, coffrets, armoires, regards…) nécessaires au fonctionnement des réseaux doivent être intégrés aux constructions (bâtiments, murs de clôtures…).
Lorsque le réseau de communication numérique à très haut débit dessert l’unité foncière, toute construction nouvelle à usage d’habitation, de bureaux, de commerce et d’héberge ment hôtelier doit y être raccordée. En l’absence de réseau, les dispositions doivent être prises pour que les constructions puissent être raccordées à la fibre optique lorsque celle -ci sera installée.
Ordures ménagères
Toute habitation, immeuble ou bâtiment d'activités doit être doté d'un local d'ordures ménagères capable de contenir une semaine de production de déchets de s usagers . Ce local permettra de stocker deux semaines de déchets recyclables. A défaut d'être construit dans le bâtiment, il pourra l'être sur la parcelle. De plus, une aire de présentation différenciée de l'aire de stockage peut être aménagée en limite du domaine public.
Dans le cadre de projet d’aménagement de logements collectifs, de lotissement et de toute activité de commerce avec un parking privé, 20 m² doivent être réservés pour l'implantation de containers de collecte sélective (verre, papier…).
Ces installations doivent être validées par les services du Syndicat Mixte d’Étude de Collecte et de
Traitement des Ordures Ménagères ( SMECTOM ).
48 Plan Local d’Urbanisme intercommunalet d’Habitatde Foix-Varilhes
E clairage public
En cas de création d’une nouvelle voie privée ou publique, un réseau d’éclairage public des circulations publiques doit être prévu. Le réseau d’alimentation des luminaires doit être souterrain. L’éclairage public doit être conçu pour offrir la meilleure ef ficacité énergétique et faire l’objet d’une approche globale et d’un traitement différencié selon son positionnement. Chaque projet d’éclairage public doit être validé par le SDE09 et la commune.
L’éclairage doit être économe en énergie, sous forme de luminaires réduisant la pollution lumineuse nocturne (variateurs de puissance et/ou lampes à basse consommation). Les luminaires diffusant de la lumière vers le haut sont interdits.