Intitulé du document : Conditions de desserte des terrains par les voies publiques ou privées et d’accès aux voies ouvertes au public
Les voies nouvelles, publiques ou privées, ainsi que les accès à une voie ouverte à la circulation publique doivent présenter des caractéristiques permettant de satisfaire aux exigences de la sécurité, de la défense contre l’incendie, de la protection civile et aux besoins des services publics et doivent répondre à l’importance et à la destination du projet.
Toute voirie nouvelle doit être adaptée à la morphologie du terrain d’implantation du projet, en cohérence avec le fonctionnement de la trame viaire environnante et en évitant la création d’impasses.
Les voies nouvelles doivent respecter les principes de voirie à réaliser et les principes de cheminements piétonniers et/ou cyclables à réaliser figurant dans les « Orientations d’Aménagement et de Programmation », du présent PLUiH.
ARTICLE 5 : Conditions de desserte des terrains par les réseaux
Eau potable
Toute construction susceptible de requérir une alimentation en eau potable doit être raccordée au réseau public de distribution d'eau potable dans les conditions et selon les modalités définies par le gestionnaire du réseau. En l’absence de distribution publique, l’utilisation d’un puits ou forage privé est admise sous réserve que l’eau soit potable conformément à la réglementation en vigueur.
Eaux usées
Toute construction susceptible de requérir un assainissement doit être raccordée au réseau public d'assainissement des eaux usées s’il existe, dans les conditions et selon les modalités définies par le gestionnaire du réseau. Dans le cas où le réseau public n’existe pas, toute construction doit être assainie par un dispositif d'assainissement autonome conforme à la législation en vigueur.
Eaux pluviales
Les eaux pluviales sont en règle générale conservées sur l’unité foncière. Les dispositifs d’infiltration doivent être conçus, dimensionnés et implantés pour éviter toute résurgence sur les fonds voisins.
Les eaux pluviales des parties communes des lotissements et des groupements d’habitations (voirie interne, aires de stationnement communes, aires de jeux, espaces verts, autres équipements) doivent être infiltrées sur ces emprises.
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Toutefois, si la nature des terrains, l'occupation, la configuration ou l'environnement de l’unité foncière ne le permettent pas, l’évacuation des eaux pluviales sera autorisée au caniveau de la rue ou dans le réseau public d'assainissement des eaux pluviales s’il existe. Un pré-traitement approprié et un volume de rétention permettant de limiter le rejet peuvent alors être imposés.
Il est interdit de rejeter des eaux autres que pluviales dans les dispositifs d’infiltration ou dans le réseau public d'assainissement des eaux pluviales, excepté les eaux de refroidissement non polluées et les eaux de vidange déchlorées des piscines. Tout rejet d’eaux pluviales dans un collecteur unitaire est interdit.
Électricité
Toute construction susceptible de requérir une alimentation en électricité doit être raccordée au réseau public de distribution d’électricité dans les conditions et selon les modalités définies par le gestionnaire du réseau.
Les lignes ou conduites de distribution ainsi que les branchements doivent être installés en souterrain.
S'il y a impossibilité d'alimentation souterraine, les câbles apposés en façade doivent être dissimulés ou encastrés.
Infrastructure et réseaux de télécommunications numériques
Les lignes ou conduites de distribution ainsi que les branchements doivent être prioritairement installés en souterrain, sauf impossibilité technique.
S'il y a impossibilité d'alimentation souterraine, les câbles apposés en façade doivent être dissimulés ou encastrés.
Pour toutes les nouvelles constructions ou logements crées, les réseaux de communications électroniques seront en priorité en distribution souterraine, sauf impossibilité technique. Même en cas d’absence de réseau de communication numérique, un fourreau sera créé par anticipation de l’arrivée d’un tel réseau.
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ARTICLE 6 : Clôtures
Généralités
L'emploi à nu de matériaux destinés à être recouverts (carreaux de plâtre, briques creuses, ou agglomérés de ciment par exemple …) est interdit.
Les enduits sur murs autres que moellons auront un aspect lisse, taloché ou gratté. Ils seront réalisés sur les deux faces.
Les clôtures seront restaurées ou construites en harmonie avec le bâti ancien existant sans porter atteinte au caractère patrimonial du secteur.
A proximité immédiate des carrefours, des modalités particulières de clôture peuvent être imposées pour des raisons de sécurité (interdiction de mur plein, réalisation de pan coupé, …).
Composition et hauteurs
La hauteur et la nature des matériaux de la clôture créée doivent être homogènes à celle des clôtures existantes et autorisées voisines ou mitoyennes.
Pour les hauteurs mentionnées ci-après : - en cohérence avec la hauteur des murs mitoyens existants, des murs de hauteur différente peuvent être acceptés ou imposés sur un linéaire ponctuel. - des hauteurs et des types différents de clôtures seront éventuellement et ponctuellement admis lorsque les projets à vocation économiques, industriels ou agricoles le justifieront. - elles sont calculées à partir du sol naturel et doivent être considérées hors partie soutènement (schéma 1). - afin de limiter l’impact visuel sur une parcelle privée attenante ou sur l’espace public, les murs de clôture pleins ou mur bahut, en prolongement d’un mur de soutènement, sont interdits (schéma 2).
privé
public ou parcelle voisine
Partie clôture à prendre en
compte pour la règle de hauteur
Partie soutènement
public ou parcelle voisine
Partie clôture à prendre en compte pour la règle de hauteur, mur plein et mur bahut interdits dans
cette configuration
Partie soutènement
privé
Schéma 1
Illustration à valeur explicative mais non règlementaire
Schéma 2
Afin de limiter les murs de soutènement, les constructions nouvelles devront s’adapter à la topographie du site. Les affouillements et exhaussements du sol nécessaires aux constructions et travaux autorisés devront être limités et respecter la pente naturelle du terrain d’assiette.
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Cette intégration au site permet d’éviter des terrassements inutiles, en adoptant une position proche de la surface du terrain naturel, plus respectueuse de l’environnement du site :
Illustration sans portée règlementaire : Adaptation à la pente à privilégier
A l’alignement des voies et emprises publiques et en limites séparatives avec les voies privées ou avec les emprises privées ouvertes au public, les clôtures si elles existent doivent être constituées :
- d’un mur plein d’une hauteur maximale de 1,20 m, sous réserve qu’il soit enduit sur ses deux faces ( excepté en prolongement d’un mur de soutènement lorsqu’il surplombe une parcelle privée ou un espace public ) ;
- ou d’un mur-bahut d’une hauteur maximale de 1,20 m surmonté d’une grille ouvragée ou grillage de couleur foncée, d’un dispositif à claire-voie, l’ensemble ne dépassant pas 1,80 m (excepté en prolongement d’un mur de soutènement lorsqu’il surplombe une parcelle privée ou un espace public ) ;
- ou d’un grillage fin d’une hauteur maximale de 1.20m doublé de haies respectant les listes d’essences végétales préconisées et interdites, et les principes de plantation présents dans l’OAP « Bocage », ou de tout autre dispositif de qualité.
En limites séparatives, les clôtures doivent être constituées : - d’un grillage fin ou de tout autre dispositif de qualité d’une hauteur maximale de 1.80 m ; - ou d’un mur plein d’1,80 m maximum, sous réserve qu’il soit enduit sur ses deux faces (excepté en prolongement d’un mur de soutènement lorsqu’il surplombe une parcelle privée ou un espace public) ; - ou d’un mur-bahut d’une hauteur maximale de 1,20 m surmonté d’une grille ouvragée ou grillage de couleur foncée, d’un dispositif à claire-voie, l’ensemble ne dépassant pas 1,80 m (excepté en prolongement d’un mur de soutènement lorsqu’il surplombe une parcelle privée ou un espace public).
En limite avec les zones naturelle (N) ou agricole (A), les clôtures des zones urbaines ou à urbaniser doivent être composées d’un grillage doublé de haies respectant les listes d’essences végétales préconisées et interdites, et les principes de plantation présents dans l’OAP « Bocage ».
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Les murs en pierre existants
Les murs en pierre existants (moellons, …) doivent être conservés, sauf nécessité motivée d’accès. Les finitions du percement créé devront faire l’objet d’un traitement architectural de qualité (piliers en pierre, chainage en pierre …).
La surélévation des murs en pierre devra se faire en harmonie avec le mur existant (moellons, grilles en fer forgé, …) et devra respecter les hauteurs réglementées précédemment, si elle se réalise avec de la pierre, elle devra s’effectuer en continuité et en cohérence avec la typologie du mur concerné (finition pierre de la même facture que celle existante).
Les enduits sur murs en pierre seront d’une couleur ton pierre de pays, l’enduit sera affleurant et sans surépaisseur.
La modification des portails et portillons existants doit respecter les caractéristiques d’origine de ces éléments (matériaux, hauteur, piliers, …).
La reconstruction de murs de clôtures en pierre existants devra respecter les caractéristiques esthétiques du mur d’origine (hauteur, aspect, …). Un mur en parpaings ou équivalent doublé d’un parement en pierre pourra être autorisé si l’insertion dans le paysage environnant du mur reconstruit est identique à celui du mur en pierre antérieur.
En cohérence avec la hauteur des murs mitoyens existants en pierre, des murs de hauteur différente peuvent être acceptés ou imposés sur un linéaire ponctuel.