Le long des routes départementales n° 115 et n° 106 2 la création et la modification des accès seront soumises à une permission de voirie instruite au nom du Département par le service gestionnaire au titre du code de la voirie routière. Cette disposition concerne l'ensemble des sections des routes départementales qu'elles soient en rase campagne ou en agglomération.
Au-delà des portes d'agglomération, les nouveaux accès seront limités et devront être regroupés. Les accès sur la route départementale seront interdits lorsqu'ils sont possibles sur une autre voie ouverte au public.
La permission de voirie prescrira notamment les conditions de sécurité routière à respecter :
- Regroupement des accès hors agglomération tous les 400 à 800 m - Distances de visibilité des accès : l'usager de l'accès doit disposer du temps nécessaire pour s'informer de la présence d'un autre usager sur la route prioritaire, décider de se manœuvre, démarrer et réaliser sa manœuvre de traversée, avant qu'un véhicule prioritaire initialement masqué ne survienne.
Toutefois, la création d'accès ne sera accordée que de façon restrictive, après étude de variantes envisageant la desserte des propriétés riveraines sur une autre voie ouverte au public ou sur une voie parallèle ou adjacente.
Dans les zones AU à urbaniser et dans les zones constructibles liées à l'extension de l'agglomération, s'il n'existe pas d'autre accès satisfaisant, le branchement d'une voie nouvelle de desserte d'une zone ne sera autorisé que sous réserve de l'aménagement de l'intersection avec la voie départementale dans de bonnes conditions de sécurité.
Marges de recul, recul des obstacles latéraux et des extensions da bâtiments existants (généralement applicables au-delà des portes d'agglomération)
Les mesures suivantes sont à traduire dans le règlement :
Les valeurs des marges de recul sont un minimum à respecter et s'appliquent de part et d'autre de l'axe des routes existantes ou à créer. Elles sont également à prendre en compte dans les zones constructibles et les zones à urbaniser situées au-delà des portes d'agglomération et en bordure d'une route départementale,
Recul des constructions en fonction du relief, en bordure d'un projet d'aménagement d'une route existante. Les marges de recul devront d'une part respecter tes valeurs indiquées sur les plans de zonage et d'autre part tenir compte de la dénivellation du terrain. Elles seront égales, par rapport à l'axe de la voie existante, à une distance égale à la somme des dimensions suivantes - la demi-assiette de la route projetée, - une fois et demi la dénivelée entre le niveau de la route existante et le seuil de la construction projetée, - une marge de 5 m au-delà de la limite d'emprise future du domaine public.
Recul des obstacles latéraux
Le recul à observer est de 7 m du bord de chaussée ou de 4 m minimum derrière un dispositif de protection non agressif (glissière, fossé, banquette,) ou, en cas de talus amont en pente raide (1 pour 9 ou plus), le pied de l'obstacle devra être incrusté dans le talus à au moins 1,30 m au-dessus de l'accotement. Cette disposition s'applique notamment aux poteaux de clôture non fusibles (béton armé).
Le recul du portail est quant à lui de 5 m par rapport au bord de chaussée pour permettre le stationnement des véhicules hors chaussée.
Recul des extensions de bâtiments existants
Les extensions de bâtiments existants devront en priorité, respecter les marges de recul énoncées pour les constructions nouvelles. En cas de difficulté motivée, le recul minimum sera celui énoncé pour les obstacles latéraux (7 m du bord de chaussée, 4 m minimum derrière un dispositif non agressif tel que glissière ou fossé). Le projet d'extension ne devra pas en outre réduire les distances de visibilité des usagers de la route, notamment en intérieur des courbes, et les possibilités d'aménagements futurs des routes départementales,
Mesures concernent la sécurité des constructions situées en contrebas de la route :
Les nouvelles constructions et les extensions de bâtiments existants devront se prémunir de tout risque de chute de véhicule depuis la route (glissière de sécurité, merlon de terre,..). Les dispositifs mis en place devront être agréés par le Conseil général (Délégation eux infrastructures).
Mesures concernant l'écoulement des eaux pluviales :
Les nouvelles constructions et les extensions de bâtiments existants devront également tenir compte des eaux de ruissellement de la chaussée et devront permettre :
- le maintien des servitudes existantes en portent une attention toute particulière aux passages anciens des rejets d'eau pluviale ; - la création de nouvelles servitudes, qui seront négociées par les services du Département avec les propriétaires riverains, lors de travaux d'aménagement des routes départementales.
Mesures concernant le stationnement :
Une largeur de chaussée de 6,10 m pour les chaussées à deux voies et de 3,05 m pour les chaussées à sens unique doit être maintenue hors stationnement en agglomération. La chaussée ne doit pas supporter de stationnement lorsque sa largeur résiduelle serait localement inférieure à 6,10 m pour les doubles sens et à 3,05 m pour les sens uniques,
Distances à respecter : Les voiries doivent être adaptées à l'opération et aménagées pour permettre l'accès des véhicules de secours et de la collecte des ordures ménagères. Les nouvelles constructions devront s'implanter au moins : - à 75 mètres de l'axe de la route départementale RD 1082 pour tous les bâtiments dans les secteurs concernés par l'article L111.1.4 du Code de l'Urbanisme. - à 35 mètres de l'axe de la route départementale RD 1082 pour tous les bâtiments dans les secteurs concernés par la zone UF à condition de respecter l'aménagement paysager prescrit. - à 15 mètres de l'axe de la route départementale RD 115 pour tous les bâtiments en dehors de l’agglomération. - à 7 mètres de l'axe des voies communales.
Les voies publiques en impasse doivent être aménagées de telle sorte que les véhicules puissent faire demi-tour.