Article 11 - Aspect extérieur#
1. Introduction :
Rappels :
L'article R 111-21 du Code de l'Urbanisme demeure applicable : « Le permis de construire peut être refusé ou n'être accordé que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ».
Tout changement d’une construction ou d’un aménagement est soumis à une autorisation d’urbanisme (par exemple : modification de dimensions ou de teintes des ouvertures, des volets, etc.). La consultation de l’architecte-conseil (conseil gratuit – renseignements auprès de la commune) est vivement conseillée.
Patrimoine bâti et changement de destination identifié au règlement graphique (zone UA, bâtiments et éléments repérés et bâtiments situés en zone A pouvant changer de destination):
- la destruction du patrimoine bâti identifié sur le règlement graphique (ordinaire, remarquable et le petit patrimoine) est soumise au dépôt d’un permis de démolir.
- leurs modifications devront être réalisées dans le respect de leurs caractéristiques architecturales. Ces éléments sont dénommés ci-après : « patrimoine bâti ».
Les clôtures sont soumises à déclaration préalable en application de la délibération du Conseil Municipal de MASSIEU du 30 septembre 2016.
Objectifs de qualité environnementale (dispositions incitatives) :
Les projets participent dans leur aménagement et leur construction à la mise en œuvre des objectifs de qualité environnementale et de développement durable. Ces objectifs sont : l'économie de ressources (énergie, air, eau, sols…), la réduction des nuisances (bruit, déchets, pollution…), l'amélioration du confort et de la qualité de vie à l'intérieur du bâtiment, l'adaptation du bâtiment à son environnement extérieur (accessibilité/transports, préservation de la biodiversité et du paysage ...), l'intégration d'une réflexion sur les différentes phases de vie du bâtiment (conception, utilisation, réhabilitation, démolition). Sont notamment recommandés :
- des bâtiments répondant aux critères de qualité environnementale (compacité, forte isolation, logement traversant ...),
- la recherche d'une imperméabilisation minimale des sols,
- la protection contre les vents dominants (plantation de haies .. ),
- les dispositifs de récupération des eaux pluviales (citernes pour arrosage des jardins, bassins...) sous condition d'être intégrés à la construction et à l'aménagement de la parcelle les panneaux solaires thermiques et photovoltaïques.
2. Principes généraux#
Toute construction nouvelle et les éléments qui lui sont liés devront faire l'objet d’une recherche architecturale adaptée au site où elle s'intègre. Cette disposition s’applique aussi dans le cas de modifications de bâtiments existants. Tout élément architectural dans le style traditionnel d'une autre époque et/ou d’une autre région est interdit. Les imitations et/ou éléments pastiches sont interdits (toiture avec imitation de la tuile, murs en faux appareillages de pierre, colonnes, chapiteaux, etc.). Toutefois, les toitures aspect tuile sont autorisées en zone A.
De plus, pour les bâtiments existants :
On privilégiera des interventions contemporaines sobres et respectueuses des principales caractéristiques du bâtiment ou de la partie de bâtiment concernée, en excluant tout pastiche et toute adjonction de détails hors contexte local. Les adaptations doivent respecter le caractère propre de chaque bâtiment ou partie de bâtiment (architecture et destination d’origine) ; pour ce qui concerne les anciennes dépendances, la mémoire de leur destination d’origine devra demeurer clairement lisible après transformation. Les détails architecturaux caractéristiques et témoignant de l’histoire des édifices seront préservés : décors de toiture et de façade (notamment les encadrements et pierres d’angle saillantes ou dessinées), autres éléments de décors (décors de façades, charpente typique, etc.)…. Dans le cadre de la rénovation d’un bâtiment existant et pour assurer une cohérence architecturale à l’échelle communale, les aspects extérieurs des bâtiments devront être préservés.
Les extensions autorisées ne se feront pas au détriment de la façade principale. Elles seront réalisées du côté de la partie la moins visible depuis l’espace public et/ou dans la continuité du bâtiment existant (s’il s’agit d’un bâtiment en long, dans la longueur par exemple).
5. Façades#
Les couleurs de l'ensemble des éléments qui composent le bâtiment devront s'harmoniser.
Les couleurs de façade, y compris celles des bardages, seront dans des teintes ni lumineuses, ni vives, ni blanches. Elles devront être choisies de manière à assurer une intégration harmonieuse de la construction dans son voisinage.
L’aspect de surface des enduits sera « uniforme » avec un état de surface fin permettant de prolonger l'esthétique traditionnelle et favorisant une meilleure durabilité.
Le bardage est autorisé, sa pose sera horizontale ou verticale. Les poses mixtes (plusieurs orientations) sont interdites. Les décors peints existants seront préservés ou restaurés. Tous les joints de façades réalisés dans le cadre de la réfection des bâtiments doivent être effectués avec des matériaux reprenant les codes de l’architecture locale et dans le but d’assurer la respirabilité des murs en pierre et pisé. Dans le cadre de la réfection d’un bâtiment existant, les éléments architecturaux suivants devront être conservés à l’identique :
- Les arcs - Les linteaux en pierre en bois ou en briques Dans le cadre des nouvelles constructions et des projets de réfections de bâtiments existants les couleurs suivantes sont interdites pour les façades : - Le blanc pur - Les couleurs vives
Dans le cas de parements en pierres de taille appareillées, les joints seront refaits au mortier (préconisé en chaux naturelle) en prenant soin de ne pas abîmer l’arête des pierres. Dans le cas de pierres de chaînes d’angle et d’encadrement d’ouvertures, l’enduit doit venir mourir sur la pierre (pas de retrait, de détourage de pierre, de surépaisseur). Les joints traités en creux et les enduits saillants par rapport aux encadrements de portes et fenêtres sont interdits.
Illustrations de ce qui n’est pas souhaité
De plus, pour le patrimoine bâti repéré sur le document graphique et pour les zones UA et AUa : Les couleurs des façades se rapprocheront des couleurs utilisées traditionnellement, dans les nuances de :
- gris-beige ou de beige,
- de pisé, de pierre ou de sable du lieu de construction.
6. Ouvertures, Menuiseries et huisseries (volets, fenêtres, etc.)
L’aspect des bâtiments existants est à préserver autant que possible : dimensions et organisation/ordonnancement des ouvertures qui rythment la façade, la toiture, etc. Les formes et styles de menuiseries des anciennes ouvertures caractéristiques sont à préserver. Les ouvertures en façade doivent faire l’objet d’une composition d’ensemble, par exemple: superposition des ouvertures, format d’ouverture similaire, alignement des linteaux, etc.
Illustrations (dessin Laurent Le Corroller)
Oui
Non :
Tout rétrécissement des ouvertures en maçonnerie est interdit. Si elles ont été transformées elles pourront retrouver leur forme initiale à déterminer selon la composition de la façade. Pour les bâtiments existants, les arcs, linteaux, jambages en pierre, en bois ou en briques doivent être conservés autant que possible à l’identique.
Commune de Massieu Illustration : encadrement en bois peints à préserver
Règlement écrit
S’il y a plusieurs ouvertures sur un même pan de toit, elles seront de pr éf ér ence alignées horizontalement. Les portes, fenêtres, baies et portes de garages doivent être installées dans l’épaisseur du mur, ni trop en retrait, ni trop en façade.
Illustration d’une fenêtre trop en retrait
Non :
Le blanc pur est vivement déconseillé. Les couleurs vives ou fluo sont interdites. Les menuiseries en bois seront de préférence peinte (meilleure durabilité). Les huisseries et les menuiseries devront être traitées de manière uniforme sur l’ensemble du bâtiment (aspect, teinte, type, etc.). Les volets seront de préférence battants ou coulissants. En cas de volets roulants, l’ensemble des éléments les composant (volets, caisson, rails, etc.) doivent être uniformes (aspect, couleur, etc.). Les caissons doivent être intégrés à la façade. Dans le cadre des nouvelles constructions et des projets de réfections de bâtiments existants les éléments suivants devront être utilisés :
- Volets battants et/ou coulissants Dans le cas ou des caissons seraient nécessaires, ces derniers devront être intégrés aux façades et ne devront pas être de couleur blanche ou de couleurs vives. La mise en œuvre d’une menuiserie dans une baie existante (par exemple une fenêtre) doit s’adapter à la forme de la baie (elle doit occuper la totalité du percement ancien) et permettre la lisibilité de sa fonction originelle.
De plus:
- Pour les zones UA et AUa : Les volets seront de type Dauphinois ou persiennes (pour prolonger l'architecture traditionnelle). Les portes d’entrée, à l’exception des portes de garage, seront des modèles de porte classiques, traditionnels, pleins ou vitrés en partie supérieure. Les portes de garage devront s’intégrer harmonieusement dans la composition de la façade.
- Pour le patrimoine bâti repéré sur le document graphique : Les volets roulants sont interdits. Les volets seront de type Dauphinois ou persiennés (pour prolonger l'architecture traditionnelle). Les portes d’entrée, à l’exception des portes de garage, seront des modèles de porte classiques, traditionnels, pleins ou vitrés en partie supérieure. Les portes de garage devront s’intégrer harmonieusement dans la composition de la façade.
7. Toitures#
Les couvertures des constructions nouvelles devront de par leur forme et leur aspect s'harmoniser avec celles des constructions dans leur environnement immédiat. Cette disposition s’applique aussi dans le cas de réfection de toitures existantes. Excepté dans la zone UI, les matériaux des toitures seront dans le ton « terre cuite vieillie » mat,
Excepté dans la zone UI, les nouvelles toitures présenteront les caractéristiques suivantes : - Les matériaux de toiture seront dans le ton « terre cuite vieillie » mat, - Toitures de type « toitures terrasses » : o Les toitures terrasses végétalisées devront l’être avec une végétation basse. o Un tiers maximum de l’emprise au sol de la construction pourra être en toiture-terrasse. - Toitures « classiques » : o minimum deux pans ; Les toitures à un pan sont autorisées pour les annexes accolées à un bâtiment ou à une clôture. o pentes supérieure ou égale à 50%, une pente inférieure pourra être admise pour les vérandas. o Le faîtage sera dans le sens de la plus grande longueur du bâtiment. o Les débords de toiture mesureront au minimum 50 cm, sauf impossibilité technique (construction sur limite parcellaire par exemple).
En cas de réfection ou de travaux sur une toiture d’un bâtiment à l’architecture traditionnelle, les pentes, l’orientation du faitage, les débords de toitures et l’aspect des matériaux de couverture (aspect tuiles écailles, tuiles canal, etc.) devront être conservés. Ces éléments peuvent être modifiés si la réfection a pour but de retrouver l’état originel du bâtiment (recréation d’avancées de toit, suppression d’extensions récentes, reconstruction d’un toit de type dauphinois, etc.). Les conduits de cheminée seront intégrés dans les volumes intérieurs et non positionnés sur les murs extérieurs. Les cheminées existantes, si elles sont traditionnelles, seront conservées ou refaites à l’identique. Les panneaux solaires thermiques et photovoltaïques sont autorisés dans la mesure où ils sont dans le même plan que le pan de la toiture (excepté pour les toitures terrasses). Les panneaux seront implantés en toiture de manière cohérente entre eux (alignés) et en cohérence avec la régularité de la façade. Leur teinte s’harmonisera autant que possible avec la couleur des matériaux de toiture.
De plus, pour le patrimoine bâti repéré sur le document graphique et pour les zones UA et AUa :
Les toitures existantes seront conservées dans leurs caractéristiques : pas de changement d’aspect ni de matériaux (ou bien réhabilitation du matériau d’origine), de forme, de pente, de nombre de pans, conservation des débords existants. En zone A, les réfections de toitures peuvent conduire à modifier l’aspect et les matériaux de couverture. Dans ce cas, les matériaux de couverture devront être dans le ton « terre cuite vieillie » mat, et ils ne devront pas avoir un aspect « tôle ondulée ».
8. Enseignes#
Les enseignes devront être sobres, de dimensions limitées et respecter le contexte urbain et patrimonial, l’architecture et la composition du bâtiment sur ou devant lequel elle vient s’implanter.
9. Clôtures#
La clôture du terrain n'est pas obligatoire. Les clôtures doivent être discrètes et composées en harmonie avec les constructions principales. Les clôtures devront permettre le passage de la petite faune (grenouilles, hérissons, etc.). Les clôtures ne pourront être constituées que d’un ou plusieurs des éléments suivants :
- Murs ou murets. Dans ce cas les matériaux destinés à être recouverts devront l’être en harmonie avec les façades des bâtiments présents sur le terrain clos ou avec les clôtures voisines.
- Grilles d’aspect simple ou fer forgé traditionnel, doublé ou non de panneaux pleins pouvant être peints de la même couleur que les grilles.
- Grillage simple.
- Palissades verticales d’aspect bois ajourées uniformément sur 15% minimum de leur surface.
- Barrières d’aspect bois ajourées uniformément sur 50% minimum de leur surface.
- Clôtures végétales composées au minimum de 3 essences variées, qui seront réparties uniformément, et dont 60% au minimum auront un feuillage caduc.
Les nouvelles clôtures devront respecter les hauteurs maximales suivantes :
- Le long de la route départementale n°82 : hauteur maximale de 1,7 m. Si la clôture comporte un mur de plus de 1m de haut, celui-ci devra obligatoirement avoir un accompagnement végétal (plantes grimpantes, buissons, etc.) du côté de la route départementale.
- Le long des autres voies et entre propriétés privées : hauteur maximale de 1,7 m. Si la clôture comporte un mur ou un muret, celui-ci devra mesurer au maximum 0,85 m de haut.
Les travaux sur une clôture existante à la date d’approbation du PLU pourront permettre le maintien de sa hauteur initiale (hauteur totale et hauteur de mur/muret).
De plus, dans les zones A et N : Les clôtures devront permettre, autant que possible, le passage de la faune sauvage.
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10. Bâtiments agricoles - extension des bâtiments agricoles existants - abris pour animaux#
La construction des nouveaux bâtiments d’exploitation ou l’extension de bâtiments existants devra se conformer aux prescriptions suivantes :
- L'implantation sera, dans la mesure du possible, située à l'abri d'un mouvement naturel du sol ou d'un bouquet d'arbres. Pas de mouvements de terrain visibles en phase finale (exemple : talus atténués, lissés, enherbés).
- Le volume sera étudié en fonction des courbes de niveau et pourra comporter un décrochement de façade de manière à apporter une meilleure intégration au site.
- La pente des toitures sera supérieure ou égale à 20% (pour les bâtiments agricoles et d’activités en général). Les toitures auront deux pans non inversés et un débord de toiture de 50 cm minimum sera réalisé pour apporter plus de légèreté au volume d'ensemble.
- Concernant les abris pour animaux dont la surface au sol est inférieure à 25 m², il sera toléré une toiture à un pan à condition que la construction s’insère bien dans l’ensemble des bâtiments environnants.
- Les matériaux de couverture seront dans le ton général des toitures environnantes, dans les tons soit de gris foncé soit de brun.
- Tous les matériaux destinés à être enduits doivent l’être avec des enduits dans les tons pierre et sable foncé.
- Le bardage est autorisé, sa pose sera verticale ou horizontale, avec un seul type de pose par façade. Il sera laissé de couleur naturelle.
- D’une manière générale, les façades, quels que soient les matériaux employés, feront l’objet d’une recherche d’intégration à l’environnement, architecturale et paysagère.
11. Conseils pour les travaux sur les bâtiments en pisé#
Extrait du site internet de la Maison du Parc naturel régional Livradois-Forez (63880 Saint-Gervais- sousMeymont - 04 73 95 57 57 - http://www.pise-livradois-forez.org/).
Préserver la structure des murs en pisé Comme la plupart des murs en terre, le pisé est capable de supporter d’importantes charges en compression, mais ne résiste pas aux efforts de traction ou de flexion. C’est ce qui explique les fréquentes fissures verticales, des ruptures liées au tassement différentiel des bâtiments. Pour empêcher l’apparition de ces fissures, il faut répartir les charges uniformément sur les murs, et drainer convenablement l’environnement du bâtiment, car le pisé perd sa résistance à la compression s’il est imbibé d’eau. Quelques règles pour éviter les désordres structurels :
- Éviter tous les problèmes liés à une présence d’eau trop abondante dans les sols, dans les murs ou à proximité
- Percer les nouvelles ouvertures loin des angles
- Ne pas faire de grandes ouvertures larges avec linteau béton entraînant un tassement des jambages
- Bien répartir les charges ponctuelles de poutres ou de fermes
- Ne pas affaiblir les murs en pisé en pratiquant des saignées trop profondes horizontalement ou verticalement
Réparer les murs De nombreuses techniques existent pour reprendre les différentes dégradations du pisé : cavités dans les murs, fissures, base érodée, angles et sommets de mur abimés ou défauts esthétiques de la surface des murs (non structurelles). Avant toute reprise de mur, il faut vérifier la stabilité de l’ouvrage et ne pas déséquilibrer la construction lors de l’intervention. Le pisé se répare avec de la terre : Le pisé ne se marie qu’avec les matériaux partageant les mêmes comportements aux variations d’humidité et de température. L’ajout de matériaux rigides tels que le parpaing de ciment ou le béton armé sur une structure en pisé est esthétiquement malheureux et structurellement risqué, car le mélange des matériaux engendre des comportements différentiels favorables aux déversements, poinçonnements, ruptures et écroulements.
Les reprises doivent se faire à la terre pour préserver à la fois l’intégrité physique de la structure et l’harmonie esthétique des murs. Quelle que soit la technique de mise en œuvre de la terre retenue, des essais préalables ou les conseils d’un professionnel spécialisé sont indispensables.
Créer des ouvertures La création d’ouvertures est une étape incontournable dans la réhabilitation de granges en pisé pour accueillir des logements. Les ouvertures vont apporter la lumière et la ventilation, et révéler un langage architectural contemporain qu’il faut soigner. Les proportions verticales des ouvertures traditionnelles doivent inspirer les nouveaux percements, qui peuvent être plus grands, mais qui doivent garder le même rapport hauteur/largeur. Les ouvertures doivent également s’aligner sur celles existantes et respecter la composition des façades. Il est préférable de composer verticalement plutôt qu’horizontalement pour la réalisation de grandes ouvertures, de préférence sur toute la hauteur du mur.
Valoriser l’histoire des murs Les murs en pisé sont souvent constellés de percements racontant des histoires, comme les « trous de boulins » qui révèlent la technique de mise en œuvre de la terre. Certaines cavités indiquent l’emplacement d’un élément démonté et nous renseignent sur des usages disparus. Boucher ces trous pour lisser les murs reviendrait à effacer toutes les histoires qu’expriment les façades.
Mettre en œuvre un enduit sur du pisé ou des murs en pierre : Il est préférable de laisser le pisé apparent, sans le recouvrir d’un enduit. En cas de mise en œuvre d’un enduit sur du pisé ou des murs en pierre, il est très fortement recommandé d’utiliser de la chaux (uniquement) pour laisser les murs respirer. Des enduits au ciment peuvent dégrader très fortement voire définitivement (à court ou long terme) les murs en maintenant l’humidité dans le pisé ou les joints des pierres.
Réaliser des sols intérieurs En rénovation, la principale exigence des sols est de laisser passer l’humidité pour éviter de concentrer l’humidité par remontées capillaires dans les murs. L’idéal est de pouvoir créer une dalle perspirante sur hérisson ventilé. Cette dalle peut intégrer des couches isolantes (chaux-pouzzolane ou chaux-chanvre par exemple) mais elle doit permettre les échanges d’humidité. Il faut absolument éviter l’usage de matériaux étanches tels que les carrelages, les chapes de ciment, etc. L’insertion d’un film plastique sous la dalle est à proscrire.
Créer un plancher L’intégration de nouveaux planchers en bois est courante et tout à fait adaptée aux structures en pisé.
Plusieurs possibilités existent : poutres maîtresses intégrées dans le mur, plancher sur muraillères fixées le long des murs ou plancher sur poteaux constituant une structure indépendante. Dans tous les cas, les éléments porteurs intégrés dans le pisé doivent reposer sur une large semelle de répartition pour éviter les efforts de poinçonnement. Les planchers béton sont à éviter car ils engendrent une surcharge importante du pisé. Leur mise en œuvre requiert des tailles importantes dans les murs ce qui fragilise la structure.
12. Que planter dans son jardin ?
Un arbre : Devant les fermes traditionnelles on rencontre souvent un frêne un tilleul, jamais de conifères ou d’essences persistantes... L’arbre tempère : il apporte ombrage et fraîcheur en été et laisse passer la lumière et la chaleur du soleil en hiver quand ses feuilles sont tombées. Ce qui relevait du bon sens autrefois est toujours valable aujourd'hui.
Espèces conseillées :
Alisier blanc Sorbus aria, Charme commun Carpinus betulus, Erable sycomore Acer pseudoplatanus, Frêne commun Fraxinus excelsior, Fruitiers : Pommier, Poirier, Prunier, merisier, Hêtre Fagus sylvatica, Orme Ulmus resista qui résiste à la graphiose, Sorbier Sorbus aucuparia, Tilleul Tilia…
Une haie Les haies dans la campagne sont composées de saules, noisetiers, petits fruits, sorbiers, viornes, aubépine entrent dans leur composition. Ainsi procurent abri et nourriture pour les oiseaux, et hébergent des insectes utiles. Elles changent de teintes au cours des saisons. On peut retrouver l’esprit des haies de campagne dans son jardin en mélangeant les espèces locales aux espèces ornementales.
Espèces conseillées :
Alisier blanc Sorbus aria (C), Buis à feuilles rondes Buxus rotondifolia (P), Charmille Carpinus betulus, Noisetier à fruit Corylus avellana (C), Cornouiller Cornus sanguinea ou C. mas (C), Coronille Coronillia (C), Deutzia Deutzia (C), Forsythias Forsythias (C), Fusain d’Europe Euonimus Europaeus (C), Houx commun Ilex aquifolium (P), Lilas Syringa (C), Nerprun alaterne Rhamus alaternus (P), Rosiers arbustifs rosa rugosa et hybrides de rugosa (C), Petits fruits (groseilliers, ribes, cassis, framboisiers), Saule pourpre nain Salix purpurea (C), Seringas Philadelphus (C), Sorbier Sorbus aucuparia (C), Spirée Spiraea (C), Sureau rouge Sambucus racemosa(C), Viorne obier Viburnum opulus (C), Viorne lantane Viburnum lantanae (C), potentille (C)…