L’implantation du bâtiment sur le terrain doit être prévue de façon à limiter son impact et libérer le plus possible d’espaces privatifs extérieurs.
La construction s’adaptera au terrain naturel et non l’inverse. Son implantation tiendra compte de la topographie et du niveau de la voie de desserte afin de ne pas nécessiter d’importants terrassements (affouillements et exhaussements) et la réalisation d’importantes plateformes artificielles tant pour la construction que pour les accès.
Les affouillements et exhaussements sont limités à 1 mètre. Les trémies d’accès aux garages enterrés ne sont pas soumises à cette limitation. Ces dispositions ne s’appliquent pas en cas d’études hydrauliques liées au PPRI préconisant des surélévations plus importantes.
Des terrassements pourront être autorisés s’ils sont rendus nécessaires dans les secteurs concernés par un risque d’inondation lié au débordement des fleuves et rivières et des ruisseaux torrentiels et dans la limite de la hauteur préconisée dans les documents afférents. La constitution des talus devra se rapprocher des formes naturelles de la pente. Ils devront être végétalisés. Lorsqu’ils sont nécessaires les murs de soutènement devront s’intégrer avec l’environnement naturel et urbain. Les voiries d’accès devront être aménagées de telle sorte que leur impact paysager et les contraintes qui leur sont liées soient limités : terrassement, entretien, déneigement. L’orientation des constructions doit être choisie de manière à maximiser les apports solaires en hiver, sans qu’ils soient trop gênants l’été. Par ailleurs, il convient de minimiser les ombres portées sur les bâtiments et de prendre en compte l’impact des vents dominants.
3. Architecture et volumes Les constructions doivent être traitées de façon simple et fonctionnelle ; sont notamment exclues les pastiches et les dispositions telles que frontons n'étant pas en cohérence avec le reste du bâtiment.
4. Aspect des façades Les matériaux utilisés en extérieur doivent présenter un aspect fini : l’emploi à nu, en parements extérieurs, de matériaux normalement conçus pour être recouverts d’un enduit ou d’un autre type de revêtement est interdit. Les murs séparatifs et les murs aveugles apparents d’un bâtiment doivent avoir un aspect qui s’harmonise avec celui de la façade principale. Tous les ouvrages techniques visibles doivent être traités architecturalement, en harmonie avec la volumétrie générale et les façades, et apparaître sur la demande de permis de construire.
Les dispositions ci-dessus pourront être adaptées pour favoriser et valoriser les réalisations bioclimatiques qui ne répondent pas aux mêmes contraintes. Les panneaux solaires et photovoltaïques, les façades végétalisées et les terrasses végétalisées sont autorisés. Ils devront être intégrés à la construction, afin de limiter leur impact visuel.
5. Toitures Les constructions autorisées, de par leur usage, l’importance de leurs programmes et de leurs surfaces, ainsi que leurs contraintes propres de fonctionnement et de structure, induisent des types de toitures spécifiques et adaptés. Une insertion dans le site doit être recherchée et argumentée, quant au choix des pentes de toitures, des matériaux employés et de leurs teintes. Les matériaux de couverture, en particulier, doivent être déterminés en tenant compte de leur environnement bâti, sans forcément le copier. Cette « 5ème façade » visible depuis les coteaux devra faire l’objet d’un traitement architectural soigné. Les ouvrages techniques disposés en toiture devront être traités de manière à atténuer leur impact du point de vue des perceptions proches ou lointaines de la construction. S’ils ne peuvent être regroupés dans un local technique intégré dans le volume global du bâtiment, il pourra être suggéré des effets architecturaux (déflecteurs, pergolas,...) ou une double toiture (de type pergola, auvent,...).
Les panneaux solaires : Principe (textes et illustrations extraits du « Guide capteurs solaires », département de l’Aude, STAP, CAPEB, CAUE, Pôle Energie 11, Espace info énergie) :
- Optimiser les toits et les sols pour équiper de panneaux solaires photovoltaïques toute surface consommée et bien définir le parti : la dissimulation des équipements ou la composition visible assumée dans l’architecture.
- Éviter l’effet d’accessoirisation anarchique des toits des bâtiments.
- Le panneau solaire thermique est envisageable sur le toit sous réserve qu’il soit d’une surface réduite et qu’il soit le moins visible possible depuis le domaine public.
- Faire correspondre l’emplacement du panneau solaire avec la composition de façade.
6. Clôtures Les clôtures ne sont pas obligatoires. Toutefois, pour les pétitionnaires qui souhaitent clore leur propriété, il conviendra d’aborder la clôture en fonction de sa localisation et sa situation dans le quartier. Elle ne sera pas traitée de la même manière en bordure du domaine public (rue, espace public, circulation), sur les limites de propriétés, ou en bordure d’espaces naturels ou agricoles. Les clôtures en bordure des voies ou sur limites séparatives doivent être constituées soit par des haies vives, éventuellement complétées par des grillages ou tout autre dispositif à claire voie, comportant ou non un mur bahut. La hauteur totale des clôtures ne doit pas dépasser 1,80 mètres. Les parties pleines (mur, mur bahut) des clôtures ne doivent pas dépasser 1,50 mètre de haut. Des clôtures différentes ne sont autorisées que lorsqu'elles répondent à des nécessités ou à une utilisation tenant à la nature de l'occupation ou au caractère des constructions édifiées sur la parcelle intéressée (gardiennage, sécurité). Lorsqu’un terrain est situé en contrebas d’une voie publique, la hauteur maximum de la clôture par rapport à ladite voie sera limitée à 1,80 mètre. Les clôtures à proximité des accès automobiles et des carrefours des voies ouvertes à la circulation publique ne devront pas créer de gêne pour la circulation (visibilité). En dehors des espaces construits en continu, ou lorsqu’elles bordent des espaces agricoles ou naturels, ou sur limites de propriété, la clôture devra être la plus discrète possible. Il sera privilégié la haie végétale constituée par des essences locales variées (Cf plaquette du Conseil Général de l’Isère : Planter des haies champêtres en Isère). Les haies constituées d’une seule espèce sont interdites. Les trois strates végétales doivent être représentées : arborée, arbustive (moins de 8m de haut) et herbacée. La pose d’un grillage est autorisée dans la limite d’une hauteur maximale de
1.60 m et sous réserve de permettre le passage de la petite faune. Un dégagement au niveau du sol est recommandé. NB : Une liste d’essences végétales locales est indiquée dans le glossaire. Dans les secteurs affectés par des risques d’inondations, de crues torrentielles, de ruissellement sur versant, les clôtures devront permettre la libre circulation des eaux de débordement ou de ruissellement. Aucun mur plein ne sera toléré. Pour des raisons de sécurité, inhérent à l’entreprise et justifiées, la hauteur du dispositif total de clôture peut monter jusqu’à 3,00 mètres.
7. Zones de stockage et / ou de traitement des déchets Elles feront l’objet d’une attention particulière en privilégiant une insertion paysagère la plus efficace possible. Elles devront être entourées d’un mur ou d’une haie d’une hauteur de 2 mètres maximum leur permettant d’être masquées en particulier le long des limites séparatives. Elles sont interdites en façade de l’espace public sans intégration architecturale et paysagère spécifique validée au permis de construire. Elles devront être localisées sur les permis de construire et accompagnées de leur projet paysager.
6.II.3. Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis et abords des constructions
1. Généralités Les plantations d’arbres et d’arbustes devront favoriser une meilleure intégration des installations. Les caractéristiques du paysage local (haies champêtres, bocagères, bosquets, arbres isolés,…) devront être prises en compte dans le choix des essences, du mode de gestion et de leur taille. Toute plantation (haies de clôtures, arbres de hautes tiges, arbres d’ornements…) devra être réalisée avec des essences locales variées (les thuyas, cyprès et lauriers sont notamment interdits). Une brochure d’information sur la plantation des haies, éditée par le Conseil général en octobre 2004 est disponible en mairie. Les trois strates végétales doivent être représentées : arborée, arbustive (moins de 8m de haut) et herbacée. NB : Une liste d’essences végétales locales est indiquée dans le glossaire. Il est rappelé qu’un plan masse précisant les aménagements extérieurs montrant les circulations, parkings, réseaux et plantations doit être annexé à toute demande d’autorisation d’occupation des sols. Le permis de construire ou d’aménager sera subordonné au maintien ou à la création d'espaces verts correspondant à l'importance de la construction ou de l’opération d’aménagement. Ces dispositions ne s’appliquent pas en cas de réhabilitation des constructions existantes dans la limite de leur volume. En cas de légère extension (inférieure à 50m2 d’emprise au sol) ou de construction annexe, ces dispositions s’appliquent avec une tolérance de 5% par rapport à la règle. La qualité des aménagements paysagers ne résulte pas de dispositions réglementaires mais pour tout aménagement, la simplicité de réalisation et le choix d'essences locales sont recommandés. Les citernes et dépôts de matériaux de toute nature devront être enterrés ou dissimulés aux vues des tiers, par des aménagements adéquats.
2 .Quantités requises#
- 20% du tènement foncier support du projet sera réservé aux espaces verts comprenant au minimum 10% de pleine terre. Ces espaces de pleine terre ne seront pas uniquement des espaces résiduels ou périphériques mais devront être plantés en prairies naturelles, gazon, arbres d’ornement, arbustes. Le nombre d'arbres minimum à planter sera d'un arbre par 50 m² de surface de pleine terre, déduction faite des arbres existants qui seront conservés dans la mesure du possible, compte tenu de l'implantation des bâtiments industriels.
- Tout espace destiné aux stationnements doit être planté à raison d'un arbre de haute tige pour 5 places de stationnement extérieures créées. Les plantations peuvent être regroupées, en bosquets.
- Les ombrières photovoltaïques sont autorisées. Dans le cas de leur implantation, les exigecences en arbre de haute tige liées aux espaces de stationnement n’existent plus.
3. Modalités de réalisation#
- Les espaces de pleine terre comprennent : les surfaces non imperméabilisées c'està-dire les surfaces perméables non bâties et sans sous-sols qui ne sont pas destinées à la circulation automobile ni aux stationnements et qui peuvent être traitées en plantations ou pelouse.
- Les espaces verts comprennent les espaces de pleine terre mais également :
- Les aires en stabilisé telles que les cheminements piétons, - les bassins de rétention des eaux pluviales, - Les noues paysagères créées pour gérer les eaux pluviales seront comprises dans la part d’espaces verts à aménager sur la parcelle, - Les facades et les toitures végétalisées, - Les aires de stationnement à condition que la végétation soit majoritaire (>50%).
L'implantation, le volume et les proportions des constructions dans tous leurs éléments doivent être déterminés en tenant compte de l'environnement et en s'y intégrant le mieux possible, en particulier par leur adaptation au terrain et par leurs aménagements extérieurs, et notamment du point de vue des perceptions lointaines et dominantes de ladite construction.
L’implantation du bâtiment sur le terrain doit être prévue de façon à limiter son impact et libérer le plus possible d’espaces privatifs extérieurs. L’orientation des constructions doit être choisie de manière à maximiser les apports solaires en hiver. Par ailleurs, il convient de minimiser les ombres portées sur les bâtiments et de prendre en compte l’impact des vents dominants.
La construction s’adaptera au terrain naturel et non l’inverse. Son implantation tiendra compte de la topographie et du niveau de la voie de desserte afin de ne pas nécessiter d’importants terrassements (affouillements et exhaussements) et la réalisation d’importantes plateformes artificielles tant pour la construction que pour les accès.
Les affouillements et exhaussements sont limités à 1 mètre. Les trémies d’accès aux garages enterrés ne sont pas soumises à cette limitation (sauf prescriptions du PPR). Des terrassements pourront être autorisés s’ils sont rendus nécessaires dans les secteurs concernés par un risque d’inondation lié au débordement des fleuves et rivières et des ruisseaux torrentiels et dans la limite de la hauteur préconisée dans les documents afférents.
La constitution des talus devra se rapprocher des formes naturelles de la pente. Ils devront être végétalisés. Lorsqu’ils sont nécessaires les murs de soutènement devront s’intégrer avec l’environnement naturel et urbain.
L’implantation des garages et des aires de stationnement doivent être prévues le plus proche de l’accès au terrain. Les voiries d’accès devront être aménagées de telle sorte que leur impact paysager et les contraintes qui leur sont liées soient limités : terrassement, entretien, déneigement.
Les dépôts de déchets sont interdits à ciel ouvert. Le stockage des déchets doit s’effectuer à l’intérieur des constructions autorisées.
Pour la collecte des déchets, il doit être aménagé un local extérieur pour les opérations collectives et groupées. Il devra être intégré harmonieusement à l’environnement bâti et naturel, dans le respect des normes du service gestionnaire.
3. Architecture / volume:
Les constructions dans le style traditionnel d’une autre région (inspirations méditerranéennes, bretonnes, normandes, franciliennes…) sont interdites, de même que les imitations d’architecture d’une autre époque.
Antennes de télévision
Les antennes seront placées sous les combles sauf impossibilité technique. Dans ce cas, elles seront situées sur la façade la moins impactante. En cas d’opération groupée, les antennes devront être collectives.
4. Aspect des façades#
Les matériaux utilisés en extérieur doivent présenter un aspect fini. Tous les murs apparents autres que les façades doivent, lorsqu'ils ne sont pas construits avec les mêmes matériaux que ceux des façades, avoir un aspect s'harmonisant avec ces dernières.
Le noir, le blanc pur et les couleurs vives sont interdites. Ces couleurs ne pourront être utilisées que ponctuellement (par exemple pour les menuiseries). Les couleurs aux tons naturels seront privilégiées (brun, marron, gris, beige,…).
Les finitions des enduits des façades et des murs seront réalisées de préférence grattées, finement frottées ou lissées.
Pour les annexes, les matériaux extérieurs (enduits, menuiseries, couverture) pourront être différents de ceux utilisés pour le bâtiment principal, sachant que l’usage de la tôle est interdit.
En cas de fermeture de loggias, le changement de menuiseries (fenêtres et châssis) ou de volets, devra faire l'objet d'un projet permettant de conserver l'unité d'aspect du bâtiment.
Les ouvrages techniques disposés en façade devront être traités de manière à atténuer leur impact du point de vue des perceptions proches ou lointaines de la construction. Ils devront faire l’objet d’un traitement architectural soigné et d’une intégration à la composition globale de la construction.
Les dispositions ci-dessus pourront être adaptées pour favoriser et valoriser les réalisations bioclimatiques qui ne répondent pas aux mêmes contraintes. Les panneaux solaires et photovoltaïques, les façades végétalisées et les terrasses végétalisées sont autorisés. Ils devront être intégrés à la construction, afin de limiter leur impact visuel.
5. Toitures#
Les toitures des constructions devront s’intégrer harmonieusement dans l’environnement bâti et naturel. Pour les équipements publics et constructions d’intérêt collectif, les toitures ne sont pas réglementées compte tenu de leur usage, de l’importance de leurs programmes et de leurs surfaces, ainsi que de leurs contraintes propres de fonctionnement et de structure, qui induisent des types de toitures spécifiques et adaptés. Cependant, une insertion dans le site doit être recherchée et argumentée, quant au choix des pentes de toitures, des matériaux employés et de leurs teintes. Les toitures plates ou à faible pente peuvent être admises si elles sont d'aspect compatible avec l'environnement bâti ou végétalisées et si elles sont destinées à la rétention des eaux pluviales.
Au même titre que les autres, cette « 5ème façade » devra faire l’objet d’un traitement architectural soigné. Les ouvrages techniques disposés en toiture devront être traités de manière à atténuer leur impact du point de vue des perceptions proches ou lointaines de la construction. S’ils ne peuvent être regroupés dans un local technique intégré dans le volume global du bâtiment, il pourra être suggéré des effets architecturaux (déflecteurs, pergolas,...) ou une double toiture (de type pergola, auvent,...). Les fenêtres de toit doivent être intégrées de façon harmonieuse et d’une superficie adaptée à la dimension de la toiture. Les pentes de toitures doivent être comprises entre 50 et 100 %. Pour les annexes indépendantes, les pentes de toitures peuvent être inférieures à 50 %. La ligne de faîtage sera disposée dans le sens de la longueur du bâtiment. Les couvertures de piscine ne sont pas concernées par ces règles de forme et volume des toitures.
6. Les panneaux solaires Les panneaux solaires (thermiques ou photovoltaïques) sont tolérés à condition qu’ils s’intègrent harmonieusement à la toiture en proportion et en hauteur notamment. Ils doivent être intégrés à la toiture de la construction afin de minimiser l’impact visuel de cet élément sans qu’il y ait d’impact sur l’équilibre du bâti et sur le paysage. Ainsi, l’implantation des panneaux devra respecter les principes de composition architecturale suivants (liste non exhaustive) :
- Regrouper les panneaux solaires pour leur implantation,
- Tenir compte de l’ordonnancement des façades : aligner les capteurs avec les ouvertures existantes en privilégiant une certaine symétrie,
- Éviter la pose sur une façade où l’on retrouve de nombreux éléments architecturaux différents
- Privilégier les implantations en bandeau, en crête ou en bas de toiture selon les cas
- Adapter forme, proportion et position des capteurs
Commune de PONTCHARRA – PLU – MODIFICATION 1 - REGLEMENT
- Respecter l’orientation et la pente de la toiture
- Eviter d’isoler un ensemble solaire : essayer dans la mesure du possible de l’adosser à un élément bâti ou non bâti
- En cas d’implantation hors bâti (au sol), l’importance devra être proportionnée au site d’implantation et sera comptabilisée dans le CES.
- Accepter une perte de rendement pour réaliser une bonne intégration : positionnement vertical, façade moins bien orientée, utilisation de matériaux semi transparents…Et cela surtout en secteur protégé.
- Privilégier les toitures secondaires pour l’implantation
- Privilégier une double fonction pour les capteurs (solaire actif et solaire passif) : l’intégration en brise soleil diminue les apports solaires par les espaces vitrés
- Intégrer le capteur dans le plan de la toiture, c’est-à-dire qu’il devra être non saillant par rapport au niveau des tuiles, plutôt qu’en surimposition, particulièrement en secteur protégé
- Choisir le matériel en fonction du mode de pose choisi : coloris et textures doivent être en accord avec la toiture
- Utiliser les panneaux comme élément « constructif » dans les constructions neuves
- Éviter la pose sur les toitures 4 pans de petites surfaces Exemple d’implantations de panneaux :
7. Clôtures#
Les clôtures ne sont pas obligatoires.
Toutefois, pour les pétitionnaires qui souhaitent clore leur propriété, les clôtures doivent être d'aspect sobre, en concordance avec le paysage environnant et les usages locaux quant à leurs hauteurs, leurs couleurs et leurs matériaux. L’implantation des clôtures ne doit pas créer une gêne pour la circulation publique notamment en diminuant la visibilité de la circulation sur les voies.
Il conviendra d’aborder la clôture en fonction de sa localisation et sa situation dans le quartier. Elle ne sera pas traitée de la même manière en bordure du domaine public (rue, espace public, circulation), sur les limites de propriétés, ou en bordure d’espaces naturels ou agricoles.
Dans les espaces construits en continu, ou en bordure d’espaces de circulation ou des espaces publics (rue, place, parking,…), les clôtures devront contribuer à assurer la continuité du bâti ou des espaces équipés.
Les clôtures en bordure des voies ou sur limites séparatives doivent être constituées soit par des haies vives, soit par des grillages ou tous autres dispositifs à claire voie, comportant ou non un mur bahut, soit par un mur plein maçonné en pierre apparente ou enduit. La hauteur totale des clôtures ne doit pas dépasser 1,80 mètres.
Lorsqu’un terrain est situé en contrebas d’une voie publique, la hauteur maximum de la clôture par rapport à ladite voie sera limitée à 1,80 mètres.
En dehors des espaces construits en continu, ou lorsqu’elles bordent des espaces agricoles ou naturels, ou sur limites de propriété, la clôture devra être la plus discrète possible. Il sera privilégié la haie végétale constituée par des essences locales variées (Cf. plaquette du Conseil Général de l’Isère : Planter des haies champêtres en Isère). Les haies constituées d’une seule espèce sont interdites. Les trois strates végétales doivent être représentées : arborée, arbustive (moins de 8m de haut) et herbacée. La pose d’un grillage est autorisée dans la limite d’une hauteur maximale de 1.60 m et sous réserve de permettre le passage de la petite faune. Un dégagement au niveau du sol est recommandé.
NB : Une liste d’essences végétales locales est indiquée dans le glossaire.
Dans les secteurs affectés par des risques d’inondations, de crues torrentielles, de ruissellement sur versant, les clôtures devront permettre la libre circulation des eaux de débordement ou de ruissellement. Aucun mur plein ne sera toléré.
Les portails seront les plus simples possibles et devront s’intégrer à la construction (matériaux, couleurs, traitement des piliers). Les portails métalliques d’aspect traditionnel seront privilégiés.
7.II.3. Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis et abords des constructions
1. Généralités#
La qualité des aménagements paysagers ne résulte pas de dispositions réglementaires mais pour tout aménagement, la simplicité de réalisation et le choix d'essences locales sont recommandés.
2. Quantités requises#
- Tout espace destiné aux stationnements doit être planté à raison d'un arbre de haute tige pour 3 places de stationnement extérieures créées. Les plantations devront être regroupées, de préférence, en bosquets.
- Les espaces de pleine terre ne seront pas uniquement des espaces résiduels ou périphériques mais devront être aménagés de manière qualitative.
- Dans la zone AUb, 30% du tènement foncier support du projet sera réservé aux espaces verts comprenant au minimum 20% de pleine terre.
PLU DE PONTCHARRA – REGLEMENT – TITRE 3 – Chapitre 7 zone à urbaniser mixte 51
- Dans la zone AUC, 40% du tènement foncier support du projet sera réservé aux espaces verts comprenant au minimum 30% de pleine terre.
- Il n’est pas fixé de surface minimum d’espaces verts pour les constructions et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif.
3. Modalités de réalisation#
- Les espaces de pleine terre comprennent : les surfaces non imperméabilisées c'està-dire les surfaces perméables non bâties et sans sous-sols qui ne sont pas destinées à la circulation automobile ni aux stationnements et qui peuvent être traitées en plantations ou pelouse.
- Les espaces verts comprennent les espaces de pleine terre mais également :
- Les aires en stabilisé telles que les cheminements piétons, - les bassins de rétention des eaux pluviales, - Les noues paysagères créées pour gérer les eaux pluviales seront comprises dans la part d’espaces verts à aménager sur la parcelle, - Les facades et les toitures végétalisées, - Les aires de stationnement à condition que la végétation soit majoritaire (>50%).
L’implantation du bâtiment sur le terrain doit être prévue de façon à limiter son impact et libérer le plus possible d’espaces privatifs extérieurs.
La construction s’adaptera au terrain naturel et non l’inverse. Son implantation tiendra compte de la topographie et du niveau de la voie de desserte afin de ne pas nécessiter d’importants terrassements (affouillements et exhaussements) et la réalisation d’importantes plateformes artificielles tant pour la construction que pour les accès.
Les affouillements et exhaussements sont limités à 1 mètre. Les trémies d’accès aux garages enterrés ne sont pas soumises à cette limitation (sauf prescriptions du PPRI et N).
Des terrassements pourront être autorisés s’ils sont rendus nécessaires dans les secteurs concernés par un risque d’inondation lié au débordement des fleuves et rivières et des ruisseaux torrentiels et dans la limite de la hauteur préconisée dans les documents afférents. La constitution des talus devra se rapprocher des formes naturelles de la pente. Ils devront être végétalisés. Lorsqu’ils sont nécessaires les murs de soutènement devront s’intégrer avec l’environnement naturel et urbain. L’implantation des garages et des aires de stationnement doivent être prévues le plus proche de l’accès au terrain et en quantité suffisante par rapport à l’activité. Les voiries d’accès devront être aménagées de telle sorte que leur impact paysager et les contraintes qui leur sont liées soient limités : terrassement, entretien, déneigement. L’orientation des constructions doit être choisie de manière à maximiser les apports solaires en hiver, sans qu’ils soient trop gênants l’été. Par ailleurs, il convient de minimiser les ombres portées sur les bâtiments et de prendre en compte l’impact des vents dominants.
3. Architecture et volumes Les constructions doivent être traitées de façon simple et fonctionnelle ; sont notamment exclues les imitations de matériaux et les dispositions telles que frontons ne s'étendant pas à l'ensemble de la façade.
4. Aspect des façades Les matériaux utilisés en extérieur doivent présenter un aspect fini : l’emploi à nu, en parements extérieurs, de matériaux normalement conçus pour être recouverts d’un enduit ou d’un autre type de revêtement est interdit. Les murs séparatifs et les murs aveugles apparents d’un bâtiment doivent avoir un aspect qui s’harmonise avec celui de la façade principale. Tous les ouvrages techniques visibles doivent être traités architecturalement, en harmonie avec la volumétrie générale et les façades, et apparaître sur la demande de permis de construire.
Les dispositions ci-dessus pourront être adaptées pour favoriser et valoriser les réalisations bioclimatiques qui ne répondent pas aux mêmes contraintes. Les panneaux solaires et photovoltaïques, les façades végétalisées et les terrasses végétalisées sont autorisés. Ils devront être intégrés à la construction, afin de limiter leur impact visuel.
5. Toitures Les constructions autorisées, de par leur usage, l’importance de leurs programmes et de leurs surfaces, ainsi que leurs contraintes propres de fonctionnement et de structure, induisent des types de toitures spécifiques et adaptés. Une insertion dans le site doit être recherchée et argumentée, quant au choix des pentes de toitures, des matériaux employés et de leurs teintes. Les matériaux de couverture, en particulier, doivent être déterminés en tenant compte de leur environnement bâti, sans forcément le copier. Cette « 5ème façade » visible depuis les coteaux devra faire l’objet d’un traitement architectural soigné. Les ouvrages techniques disposés en toiture devront être traités de manière à atténuer leur impact du point de vue des perceptions proches ou lointaines de la construction. S’ils ne peuvent être regroupés dans un local technique intégré dans le volume global du bâtiment, il pourra être suggéré des effets architecturaux (déflecteurs, pergolas,...) ou une double toiture (de type pergola, auvent,...).
Les panneaux solaires : Principe (textes et illustrations extraits du « Guide capteurs solaires », département de l’Aude, STAP, CAPEB, CAUE, Pôle Energie 11, Espace info énergie) :
- Optimiser les toits et les sols pour équiper de panneaux solaires photovoltaïques toute surface consommée et bien définir le parti : la dissimulation des équipements ou la composition visible assumée dans l’architecture.
- Éviter l’effet d’accessoirisation anarchique des toits des bâtiments.
- Le panneau solaire thermique est envisageable sur le toit sous réserve qu’il soit d’une surface réduite et qu’il soit le moins visible possible depuis le domaine public.
- Faire correspondre l’emplacement du panneau solaire avec la composition de façade.
6. Clôtures Les clôtures ne sont pas obligatoires. Toutefois, pour les pétitionnaires qui souhaitent clore leur propriété, il conviendra d’aborder la clôture en fonction de sa localisation et sa situation dans le quartier. Elle ne sera pas traitée de la même manière en bordure du domaine public (rue, espace public, circulation), sur les limites de propriétés, ou en bordure d’espaces naturels ou agricoles. Les clôtures en bordure des voies ou sur limites séparatives doivent être constituées par des haies vives, éventuellement complétées par des grillages ou tous autres dispositifs à claire voie, comportant ou non un mur bahut. La hauteur totale des clôtures ne doit pas dépasser 1,80 mètres. Les parties pleines (mur, mur-bahut) des clôtures ne doivent pas dépasser 1,50 mètres. Des clôtures différentes ne sont autorisées que lorsqu'el