Intitulé du document : La nouvelle bretelle d’accès au niveau de la passerelle Arthur Musmeaux
Le nouveau giratoire au carrefour de la rue Yves Leleu et de la rue du 19 mars 1962 4
Le nouveau giratoire au carrefour de la rue Yves Leleu et de la rue du 19 mars 1962 et nouveaux aménagements de la passerelle 5
Perception des espaces cultivés depuis la rue du 19 mars 1962 6
Perception de l’A23 depuis la rue du 19 mars 1962
Perception du site d’extension depuis la rue Yves Leleu 8
Perception vers le sud du site d’extension depuis le carrefour entre la rue Evariste Galois et la rue Yves Leleu (Futur giratoire) Grande culture et autoroute en arrière-plan
Perception vers l’ouest du site d’extension depuis le carrefour entre la rue Evariste Galois et la rue Yves Leleu (Futur giratoire) Grande culture et autoroute en arrière-plan
Enjeux :
- De nombreuses perspectives lointaines à maintenir.
Le paysage depuis l’autoroute A23#
Perception depuis l’autoroute A23, découverte d’une ouverture visuelle (respiration agricole) qui correspond au site du projet d’extension de la zone d’activité
Perception depuis l’autoroute A23 de la nouvelle bretelle de sortie et du nouveau giratoire (carrefour de la rue Yves Leleu et de la rue du 19 mars 1962)
Le projet de réaménagement et d’extension de la zone commerciale jouxte l’A23 sur l’ensemble de sa frange Nord qui sur cette section est en surplomb par rapport au site. Les contacts visuels directs sont nombreux depuis l’arasement des talus plantés en lien avec la refonte de l’échangeur. Aujourd’hui, l’implantation hétérogène des bâtiments, et les traitements de façades disparates renvoient une image peu qualitative d’entrée d’agglomération.
Enjeux :
- Aménager une transition paysagère de qualité depuis l’A23. - Maintenir les ouvertures visuelles et les perspectives lointaines grâce à un traitement paysager adapté. - Conforter l’écrin végétal encerclant la zone.
3. Milieu naturel#
a) ZONE NATURA 2000
Le projet n’est pas situé directement sur un site Natura 2000. Le site le plus proche est situé à 1,5 km au nord de la zone de projet. Il s’agit du site FR3112005 « Vallée de la Scarpe et de l’Escaut ».
b) CONTINUITES ECOLOGIQUES
Projet
Source : DOO du SCoT du Valenciennois, page 521 Le SCoT du Valenciennois identifie des continuités écologiques sur l’ensemble du territoire, le long des vallées et au cœur des espaces boisés principalement. De nombreux corridors permettent de connecter les différents espaces entre eux. Au vu de la localisation du projet et des éléments fournis par les documents de Trame Verte et Bleue, la zone de projet n’intercepte pas de continuités écologiques.
Enjeux :
- Un contexte très anthropisé (axes de circulation, zones d’activités, zones résidentielles, …) amenant à réfléchir à des aménagements paysagers renforcés.
- Des sites Natura 2000 à proximité du projet.
- Un site à l’écart des continuités écologiques définies par le DOO.
4. Reseau et desserte routiere#
a) LE RESEAU DE VOIRIES EXISTANT
Le projet de restructuration et d’extension du centre commercial Auchan Petite-Forêt s’installe en bordure de l’autoroute A23 et de la RD70, au sud de l’intersection entre ces deux axes. Il bénéficie depuis peu d’une sortie directe depuis l’autoroute via la sortie « Petite-Forêt/Raismescentre/Beuvrages/Wallers » mais également de deux accès sur la RD70 via les rues Boussingault et Evariste Gallois.
Le site est accessible en plusieurs points principaux : Depuis l’A23 grâce à l’échangeur n°7, dont les travaux de modification viennent d’être finalisés (dédoublement des voies pour réduire les congestionnements). Par la RD 70 reliant Aubry du Hainaut à Raismes. Depuis la rue du 19 mars 1962.
La rue Evariste Galois et la rue Yves Leleu permettent une desserte secondaire du site.
L’accès au site est cependant difficile pour l’ensemble des moyens de transports notamment aux heures de pointes, par des réseaux routiers congestionnés et saturés.
b) TRANSPORTS COLLECTIFS
Le
L’accès au site en transport en commun est aujourd’hui compliqué, dans le sens où la desserte est insuffisante au regard de l’attractivité du site (parcours des lignes et cadencement). Petite-Forêt fait partie du réseau Transvilles, la zone de projet est aujourd’hui desservie par plusieurs lignes :
- la ligne 1 : Petite Forêt Centre commercial – Saultain gare dessert directement la zone d’étude via l’arrêt centre commercial.
- la ligne 2 : Petite-Forêt Centre commercial – La Sentinelle Eglise.
- la ligne 102 : Thiant Collège J.J. Rousseau – Petite Forêt Centre commercial.
- la ligne S2 : Bruay place – Anzin hôtel de ville.
Petite-Forêt n’est pas directement desservie par le tramway qui passe sur les communes voisines d’Anzin et Valenciennes. L’arrêt le plus proche est celui d’Anzin Hôtel de Ville au sud-est de la zone de projet, situé sur la ligne T1 FAMARS Université – DENAIN Espace Villars. Depuis cet arrêt part la ligne de bus S2 qui dessert la zone commerciale Auchan Petite-Forêt.
Une réflexion en profondeur de l’accès en transport collectif de la zone commerciale et de son extension est en réflexion avec le SIMOUV avec l’objectif d’améliorer la qualité et les conditions de desserte.
c) MODES ACTIFS
L’accès piéton au site est aujourd’hui fortement morcelé. Il est aujourd’hui possible en certains endroits de la zone grâce :
- A la présence de trottoirs sur certaines voies jouxtant le site (cf. la carte). - A la réhabilitation de la passerelle surplombant l’A23 reliant la zone commerciale aux lotissements au sud de l’axe routier.
Nouvelle passerelle piétonne traversant l’A23
A l’heure actuelle, le site est difficilement accessible pour les cyclistes, puisqu’il n’existe pas d’aménagements sécurisés de type bande ou piste cyclable continus.
Enjeux :
- Des axes routiers en cours de restructuration pour limiter les congestions en heure de pointe.
- Une faible accessibilité au site par les transports en commun avec des aménagements proposés dans le cadre de la restructuration qui devraient améliorer la desserte.
- Des accès modes doux peu nombreux à ce jour mais au cœur des réflexions d’aménagement.
5. Gestion des risques et des nuisances#
a) RISQUES NATURELS
Plusieurs risques sont recensés sur la commune (données issues de www.georisques.gouv.fr) :
Le risque sismique : Il est considéré comme modéré (niveau 3).
Le risque minier
Le risque de cavités souterraines identifié et présent sur certains secteurs de la commune (site non concerné)
Le risque lié aux inondations : Le secteur est concerné par un risque d’inondation par crue à débordement lent de cours d’eau (TRI Valenciennes).
Le risque lié aux mouvements de terrain : Un Plan de Prévention des Risques Naturels mouvement de terrain a été prescrit le 26 mars 1996. Au niveau de l’aléa retrait gonflement des argiles, celui-ci est faible sur la commune. Le site n’est donc à priori pas concerné par des risques liés aux mouvements de terrains.
b) NUISANCES LIEES AUX INFRASTRUCTURES ROUTIERES
La loi sur le bruit du 31 décembre 1992 a fixé les bases d’une nouvelle politique pour se protéger contre le bruit des transports. Les constructeurs de bâtiments ont l’obligation de prendre en compte le bruit engendré par les voies bruyantes existantes ou en projet, en dotant leur construction d’un isolement acoustique adapté par rapport aux bruits de l’espace extérieur. A noter qu’une actualisation du classement sonore du réseau routier du département du Nord a été validé par arrêté préfectoral en date du 26 février 2016.
Plusieurs axes dans le secteur du projet sont concernés :
Infrastructures · Catégorie Type de tissu · A23 ouvert · RD70 ouvert · Rue du 19 mars 1962 ouvert · Rue Evariste Galois ouvert
Largeurs affectées par le bruit au sens des arrêtés préfectoraux. 300 mètres 100 mètres 100 mètres 100 mètres
Enjeux : - Des risques naturels peu contraignants pour le projet. - Des nuisances liées aux axes routiers à intégrer au projet.
Description du projet#
Dossier loi Barnier
1. Objectifs du projet#
Le centre commercial ouvert en 1972 est aujourd’hui devenu vétuste et obsolète. Il fait face à de nombreux concurrents de la métropole Lilloise ou de Belgique, plus récents ou rénovés récemment. Ainsi, la fréquentation du centre commercial de Petite-Forêt connait une baisse constante depuis quelles années, avec 1 million de visiteurs en moins.
Il est donc impératif pour la pérennité de la zone de repenser son aménagement, et de réfléchir à son extension pour limiter l’évasion commerciale territoriale.
Plusieurs facteurs peuvent expliquer la baisse de fréquentation et le problème d’image lié au site : une absence de lien entre les différentes activités présentes, une accessibilité difficile sur la partie nord du site, un espace commercial peu lisible, une absence de maillage piéton, des constructions hétérogènes et des bâtiments parfois vétustes, …
Ainsi, le développement commercial doit se faire en proposant une offre nouvelle aux usagers, et en réorganisant les espaces pour davantage de praticité et de lisibilité.
Incontestable vitrine visible depuis l’A23 et le RD70, le projet participe au confortement du développement du Valenciennois. De plus, plusieurs opportunités permettent d’envisager la durabilité du projet et son succès : le projet de contournement nord de Valenciennes et la requalification de la RD70, le bassin d’usagers que représente la population, la volonté de l’Agglomération de renforcer le poids commercial de Petite-Forêt (inscrit au PADD du PLUi), la compétitivité du territoire grâce à l’implantation de grandes entreprises (Alstom, Bombardier, Toyota, …) et le pôle numérique (les rives créatives, …).
La réflexion de la réorganisation de la zone commerciale et de son extension prend place dans le cadre d’une stratégie globale du pôle économique et commercial Nord Est de Valenciennes. Elle vise à répondre à plusieurs objectifs :
- Poursuivre le développement d’un secteur économique stratégique pour le Valenciennois. - Assurer la réalisation d’infrastructures en renforçant la cohérence entre les aménagements commerciaux et tous les types de transports. - Concilier les objectifs portés par les collectivités et les fondamentaux du grand commerce. - Organiser la temporalité du projet et assurer l’acceptabilité des développements commerciaux à court terme.
D’un point de vue paysager, les transformations de ces espaces tendent vers une intégration urbaine et paysagère qualitative, apportant une réelle plus-value au territoire en tant que porte d’entrée. Plusieurs objectifs sont en ce sens visés :
- Apporter une valorisation de l’entrée d’agglomération. - Porter une attention particulière au traitement des espaces en lisière avec les espaces agricoles, résidentiels mais aussi avec l’A23. - Développer des espaces plus lisibles.
2. Le parti urbain#
a) HISTORIQUE ET CONTEXTE DU PROJET
Dans le cadre des réflexions sur le devenir du site, un premier projet a été porté devant la Commission Nationale d’Aménagement Commercial (CNAC). L’essentiel du programme de commerces projetés, divisé en trois PAC, était orienté principalement sur l’équipement de la personne et de la maison. Un pôle restauration venait compléter l’offre commerciale.
Plan des aménagements, Wilmotte & Associés
Ce dernier ayant fait l’objet d’un avis défavorable de la CNAC en date du 27 Sept 2018, le projet tel qu’il a été présenté a été abandonné et de nouvelles réflexions sont en cours.
b) LA RECHERCHE D’UN NOUVEL EQUILIBRE
Suite à l’avis de la CNAC, de nouvelles études pluridisciplinaires (urbaines, architecturales, paysagères et économiques) vont être menées afin de proposer en collaboration avec le territoire et les acteurs locaux :
- Un projet économiquement fiable et viable pour le territoire en proposant une offre complémentaire aux différents centres villes à proximité du site dont celui de Valenciennes ainsi qu’une diversification des activités (bureau, hôtellerie, artisanat, commerce, etc.) sur le site.
- Un projet proposant une meilleure fluidité des déplacements et de nouvelles connexions sur le secteur en mettant l’accent sur le désenclavement en transport en commun.
- Un projet à Haute valeur ajoutée en termes d’aménagement et de traitement architectural et paysager.
L’ambition du porteur de projet est également de s’inscrire dans un nouveau processus qui se veut davantage participatif afin d’aboutir à un projet partagé et validé par les différents acteurs du territoire.
3. Le parti paysager et architectural#
Le projet est situé en façade de plusieurs axes, notamment l’A23 et la rue 19 Mars 1962. Il constitue à ce titre une co-visibilité importante.
Le traitement paysager représente l’un des principaux enjeux qu’il convient de prendre en compte au sein du futur projet. Pour cela une bande paysagère de 10 mètres par rapport à la limite parcellaire devra être maintenue.
A’ A
Néanmoins, les réflexions sur le projet étant à un stade précoce lors de l’élaboration du présent dossier, deux possibilités de traitements paysagers sont proposées.
a) 1ER SCENARIO D’AMENAGEMENT : LA VALORISATION DE L’EFFET VITRINE
Le traitement paysager de la bande des 10 mètres :
Le passage des axes routiers constitue une véritable vitrine. La localisation géographique du site en fait une porte d’entrée sur le Valenciennois, empruntée par de nombreux automobilistes.
Afin de valoriser la zone commerciale, il s’agira de créer un traitement végétal sur l’ensemble de la bande de 10 mètres guidant les perceptions et mettant en valeur les façades des bâtiments. Ce scénario est à valoriser dans le cas du concept de grande emprise.
Le traitement paysager favorisera une insertion maîtrisée des nouvelles constructions sur le territoire, depuis l’ensemble des espaces adjacents identifiés et notamment depuis l’A23.
Le traitement de la bande d’inconstructibilité consistera en l’aménagement d’espaces plantés par des arbustes persistants, alternant avec des espaces de prairies et d’arbustes caducs. Des arbres remarquables et fastigiés pourront être utilisés comme le chêne commun, le copalme d’Amérique ou ginkgo biloba qui doivent être des marqueurs forts du projet et des essences locales implantées aux franges du site.
L’utilisation de ces essences permettra de valoriser le site grâce à des arbres majestueux, et de développer un parti pris paysager qualitatif.
Les types d’essences d’arbres utilisés sur l’ensemble du site et notamment au contact de l’A23 :
La plantation de ces arbres permettra de rythmer le paysage, et d’apporter de nouvelles perspectives vers la zone commerciale depuis l’A23.
Les types de plantations au sol et d’arbustes (strate basse) sur l’ensemble du site et notamment au contact de l’A23 : Références arbustives présentes au niveau des différentes strates dans la bande de 10 mètres depuis la limite parcellaire.
Références herbacées en fonction des différentes strates dans la bande des 10 mètres depuis la limite parcellaire.
L’alternance entre plusieurs types de strates basses aura pour objectif de rythmer le paysage, en utilisant des essences qualitatives. Cela permet aussi d’assurer les continuités écologiques des espèces faunistiques et floristiques. L’ensemble des éléments végétaux et les plantations réalisées sur site permettront de prendre en compte les questions de covisibilité.
8. Coupe a a’#
Vue sur le secteur faisant l’objet de l’extension commerciale.
Source : réalisation Verdi Conseil Nord de France sur la base des plans projet
Dossier loi Barnier
Vue d’ensemble de l’espace agricole
Le traitement du bâti : Ce scénario a pour objectif de valoriser les façades des bâtis visibles depuis les axes de communication. A ce titre deux principes essentiels guideront l’aménagement.
- Afin de garantir l’insertion du projet dans son environnement un gradient de hauteur devra être observé. il conviendra de limiter la hauteur des bâtiments à l’approche du giratoire existant afin de contenir l’impact dans le paysage. L’ensemble des bâtiments devra présenter une hauteur comprise entre 7 et 15 mètres par rapport au TN.
- Compte tenu de la distance importante du front à bâtir en limite de bande d’inconstructibilité, une réflexion sera à mener sur l’architecture et la conception du bâtiment afin d’éviter un aspect trop linéaire, monotone. Une linéarité monotone pourrait donc apparaitre sur cet espace. C’est pourquoi il sera recherche une animation de la façade, point essentiel du projet architectural. Une implantation non régulière sur la rue permettra d’avoir un front bâti varié et aéré. Cette dernière pourra s’effectuer par un jeu sur les formes (cassures, réalisation en block, etc.), les couleurs et les matériaux permettant de séquencer la trame bâtie. Les zones de stockage, bennes, cuves… seront implantées préférentiellement à l’arrière des constructions, de façon à ce qu’elles ne soient pas visibles depuis l’A23. Les constructions devront être implantées à une distance minimale de 10 m par rapport aux limites d’emprise existantes et 5 mètres par rapport aux limites d’emprises des voies à créer. Ces 10 mètres permettront le traitement végétalisé des franges.
9. Representation schematique du site#
Réalisation VCNDF <a href="https://fr.freepik.com/photos-vecteurs-libre/fond">Fonds vecteur utilisés : vectorpocket et macrovector - fr.freepik.com</a>
b) 2EME SCENARIO D’AMENAGEMENT : L’AMENAGEMENT D’UN ECRIN DE
Verdure#
Ce deuxième scénario propose un traitement de la bande de 10 mètres permettant de réaliser un merlon paysager inscrivant le futur projet dans un écrin de verdure.
L’ensemble sera planté d’une végétation forestière composée des espèces communes de la région. Les strates se succèderont depuis les végétaux herbacés, les arbustes de sous-étage et de lisières, puis les arbres de première grandeur.
Cette structure de l’alignement comprenant arbres et arbustes présentera plusieurs avantages :
- Cette strate végétale intermédiaire renforce l’effet brise-vent de l’alignement, surtout si les arbres de haut jet sont dégarnis à la base. - Elle créera aussi une diversité plus accueillante pour la faune. - Cette protection visuelle permettra également d'atténuer les éventuelles nuisances sonores liées à la circulation des véhicules au bénéfice des usagers. - Un environnement de qualité sera un atout supplémentaire pour l’attractivité des futures activités.
Liste des principales essences utilisables sur les talus de la bande de 10 mètres depuis la limite parcellaire. (Source : PNR Scarpe-Escaut)
Croissance modérée
Essences d’arbres de Haut jet Nom commune/ nom latin Hêtre (Fagus sulvatica)
Chêne pédonculé (Quercus robur) Chêne sessile (Quercus petraea)
Charme (Carpinus betulus)
Tilleul à petites feuilles (Tilia cordata) Erable sycomore (Acer pseudoplatanus)
Frêne commun (Fraxinus excelsior) Merisier (Prunus avium)