Intitulé du document : UA 1- AFFECTATION DES SOLS ET DESTINATION DES CONSTRUCTIONS
1-1- Usages et affectations des sols, activités ou constructions
Sont listées dans le tableau suivant les occupations du sol et destinations des constructions : - Interdites : marquées par le symbole X - Autorisées sous condition : marquées par le symbole v+
Toutes les occupations du sol et destinations des constructions qui ne sont ni interdites, ni autorisées sous condition, sont autorisées (notamment celles marquées par le symbole V dans le tableau).
En outre, dans les zones concernées par le PPRi, se reporter au règlement du PPRi annexé au PLU.
UA
UAa
Exploitation agricole et forestière
Exploitation agricole
X
Exploitation forestière
X
Habitation
Logement
V
Hébergement
V
Commerce et activités de service
Artisanat et commerce de détail v+ Condition : être situé dans le secteur de centralité commerciale et n’entrainer aucune incommodité pour le voisinage
Restauration v+ Condition : être situé dans le secteur de centralité commerciale et n’entrainer aucune incommodité pour le voisinage
Commerce de gros v+ Condition : n’entrainer aucune incommodité pour le voisinage et notamment ne pas générer des flux de véhicules incompatibles avec les caractéristiques de la voie qui les dessert et/ou avec les capacités de stationnement
Condition : n’entrainer aucune incommodité pour le voisinage
Activités de services avec accueil d'une clientèle v+
Hôtels
V
Autres hébergements touristiques
V
Cinéma
V
Équipements d'intérêt collectif et services publics
Locaux et bureaux accueillant du public des administrations publiques et assimilés
V
Locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés
V
Établissements d'enseignement, de santé et d'action sociale
V
Salles d'art et de spectacles
V
Équipements sportifs
V
Lieux de culte
V
Autres équipements recevant du public
V
Autres activités des secteurs primaire, secondaire ou tertiaire
Industrie
X
Entrepôt v+
Condition : ’être liés ou nécessaires à une activité admise sur la zone, ou à un équipement de service public ou d’intérêt collectif et n’entrainer aucune incommodité pour le voisinage
Bureau
V
Centre de congrès et d'exposition
V
Cuisine dédiée à la vente en ville
V
Autres occupations du sol ou natures d’activités
Les installations classées v+ Condition : concourir au fonctionnement urbain et à des activités et services de proximité admis sur la zone et n’entrainer aucune incommodité pour le voisinage
Les dépôts de véhicules hors d’usage
X
Les dépôts et le stockage des déchets
X
Les parcs d’attractions, golfs, terrains pour la pratique des sports ou loisirs motorisés
X
Les terrains de camping, les habitations légères de loisirs, les résidences mobiles de loisirs, les parcs résidentiels de loisirs et villages de vacances et le stationnement isolé des caravanes et les garages collectifs de caravanes
X
Les affouillements et exhaussements de sols v+ Condition : être nécessaire à des aménagements ou constructions autorisées.
1-2- Règles favorisant la mixité fonctionnelle
Le long des voies et places identifiées au règlement graphique au titre de l’article R151-37-4° en vue de préserver ou développer la diversité commerciale, les dispositions suivantes s’imposent pour les locaux situés en rez-de-chaussée :
Axes commerciaux et artisanaux à protéger de l’habitation : - le changement de destination des surfaces en rez-de-chaussée de commerce et d’artisanat de détails pour une destination d’habitat est interdit ; - les locaux en rez-de-chaussée créés dans le cadre d’une construction nouvelle doivent être destinés au commerce et artisanat de détail, ou à la restauration, ou aux services où s’effectue l’accueil d’une clientèle.
Axes commerciaux et artisanaux à protéger de l’habitation et des services : - le changement de destination des surfaces en rez-de-chaussée de commerce et d’artisanat de détails en une autre sous-destination est interdit ; Toutefois, le changement de destination pour la sous-destination de service avec accueil d’une clientèle sera autorisé pour les locaux dont la surface de plancher ne dépasse pas 40 m². - les locaux en rez-de-chaussée créés dans le cadre d’une construction nouvelle doivent être destinés au commerce et artisanat de détail.
Ces dispositions s'appliquent au rez-de-chaussée des constructions ayant une façade sur la voie concernée. Toutefois ne sont pas comprises les parties communes des constructions nécessaires à leur fonctionnement tels que halls d’entrée, accès au stationnement, locaux techniques.
Ces dispositions ne s’appliquent pas aux constructions et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif, ni aux immeubles sans vitrine commerciale.
UA 2- CARACTERISTIQUES URBAINES, ARCHITECTURALES, ENVIRONNEMENTALES ET PAYSAGERES
2.1- Volumétrie et implantation des constructions
2-1-1- hauteur des constructions La hauteur est mesurée à l’égout du toit à partir du terrain naturel avant travaux. La hauteur des constructions est limitée à 13 m à l’égout du toit, sauf en secteur UAa, où elle ne peut excéder 7 m à l’égout du toit. Des hauteurs supérieures sont admises :
si elles sont justifiées par le caractère architectural du quartier, sans pouvoir dépasser la plus haute cote d’altitude des immeubles avoisinants ;
lorsque le projet concerne la totalité d’un ilot ou un ensemble d’ilots, sans pouvoir dépasser la plus haute cote d’altitude des immeubles avoisinants ;
en cas de reconstruction d’une construction existante dépassant la hauteur maximale définie ci-dessus, dans la limite de la hauteur du bâtiment existant ou détruit.
en cas d’extension d’un immeuble dépassant la hauteur maximale autorisée, sous réserve de respecter ses principales caractéristiques architecturales.
2-1-2 – implantation par rapport aux voies et emprises publiques La règle commune est l’alignement des constructions aux voies et emprises publiques existantes, modifiées ou à créer. En cas de terrain profond permettant l’implantation en arrière d’une deuxième construction ou rangée de constructions, cette règle ne concerne que la première construction ou rangée de construction.
Dispositions particulières Dans certains cas, des implantations en recul pourront être imposées ou admises : lorsque la construction ou l’extension s’insère dans le prolongement de bâtiments implantés en recul de la voie ou de l’emprise publique et constituant un front continu ou semi-continu sur la voie. lorsque le projet concerne une parcelle ayant au moins 20 m de front sur rue, une partie du bâti pourra être implantée en retrait. lorsque le projet concerne la totalité d’un ilot ou un ensemble d’ilots. pour des motifs de sécurité lorsque le projet s’implante au débouché des voies, aux carrefours ou dans les courbes, en cas de reconstruction d’un bâtiment.
Pour les piscines il est exigé un retrait minimal de 4 m mesuré à partir du bord du bassin.
Par rapport aux berges des cours d’eau : toute construction ou installation nouvelle sera implantée avec un retrait minimum de 10 m du bord de la berge. L’extension de constructions existantes ne respectant pas ce recul, pourra être autorisée sous réserve que l’extension ne conduise pas à une réduction du recul existant et qu’elle ne soit pas de nature à augmenter la vulnérabilité de la construction à l’inondation.
2-1-3– implantation par rapport aux limites séparatives Pour les constructions en bordure de voie : Toute construction nouvelle sera édifiée en ordre continu, d’une limite latérale à l’autre. Des implantations en retrait de l’une des limites séparatives latérales (ordre semi-continu) pourront toutefois être admises ou imposées sous réserve que la distance comptée horizontalement de tout point du bâtiment au point de la limite parcellaire qui est le plus rapproché soit au moins égale à la moitié de la différence d'altitude entre ces deux points, sans pouvoir être inférieure à 3 mètres (L = H/2 ≥ 3 m) : - lorsque le projet concerne la totalité d’un îlot ou un ensemble d’îlots, - lorsque le projet intéresse une parcelle ayant au moins 20 mètres de front sur rue, sous réserve d’une implantation semi-continue sur au moins une limite latérale, - pour des motifs de sécurité lorsque le projet s’implante au débouché des voies, aux carrefours et dans les courbes, - lorsque l’immeuble voisin implanté en limite séparative est un équipement public ou d’intérêt collectif ou un édifice cultuel, - en cas de reconstruction.
Pour les constructions situées à l’arrière des constructions implantées en bordure de voie Toute construction nouvelle sera édifiée en retrait des limites séparatives latérales et de fond de parcelle de telle façon que la distance comptée horizontalement de tout point du bâtiment au point de la limite parcellaire qui est le plus rapproché soit au moins égale à la moitié de la différence d'altitude entre ces deux points, sans pouvoir être inférieure à 3 mètres (L = H/2 ≥ 3 m). Des implantations en limite séparative pourront être admises : - lorsque la construction jouxte un bâtiment voisin implanté en limite séparative à condition que la nouvelle construction soit de gabarit identique afin de garder une unité de volume - pour les volumes remplissant l’ensemble des conditions suivantes :
- une hauteur sur limite inférieure ou égale à 3,50 mètres - une longueur en limite séparative inférieure ou égale à 8 mètres linéaire.
Dispositions particulières Pour les piscines, l’implantation des margelles est autorisée en limite séparative.
2.2- Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère
Aspect général : L'aspect général des constructions, y compris les annexes et les clôtures, ne devra pas porter atteinte, par les volumes et les proportions, par la composition générale des façades, par les matériaux et les couleurs, au respect des perspectives, du paysage et de l’environnement en général. Est interdit tout pastiche d’une architecture archaïque ou étrangère à la région. L’aménagement, l’extension et la surélévation des constructions existantes doivent avoir pour effet de conserver, d’améliorer ou de rendre à chaque bâtiment son caractère d’origine. Les bâtiments et éléments de bâtiments (encadrement de porte ou de fenêtre, décor architectural, porte, garde-corps,…) présentant un intérêt architectural ou patrimonial caractéristique du site seront conservés, sauf en cas d’impossibilité technique. A toutes fins utiles, on se référera au cahier de recommandations architecturales du Parc Naturel Régional des Monts d’Ardèche.
Adaptation au terrain : La hauteur des remblais ne pourra excéder 1,5 mètre et la profondeur des déblais ne pourra excéder 4 m. En cas de terrain en pente, les niveaux de la construction devront se décaler suivant la pente. Dans les secteurs de pente, les murets de pierres traditionnels (faïsses) si leur état le permet doivent être préservés et/ou restaurés. En aucun cas ils ne seront supprimés pour être remplacés par des talus ou des murs en béton ou parpaings.
Toitures : Pour les constructions neuves, on retiendra de préférence une solution de toiture à 1 ou 2 pentes, la pente des toitures étant au minimum de 30 %. Les toitures à 4 pans pourront être autorisées à condition de ne pas porter atteinte au caractère des lieux avoisinants. Les toitures plates sont interdites en partie supérieure du bâtiment, sauf extension de bâtiments existants supportant une toiture plate ou lorsqu’elles permettent une meilleure liaison entre deux bâtiments et sauf terrasse tropézienne. Les tuiles utilisées doivent être en cohérence avec l’existant et avec l’environnement bâti. Les toitures seront de préférence terminées au droit du pignon par des tuiles de rives et à l’égout du toit au moyen de rangées de génoises. Les panneaux solaires doivent s’intégrer au mieux dans l’environnement existant. Ils seront de préférence non visibles depuis l’espace public. Sur un même pan de toiture, ils seront regroupés en une seule nappe rectangulaire, ou une seule bande horizontale ou verticale de manière adaptée à l’architecture du toit et superposés selon la même pente que le toit.
Façades L’emploi des matériaux d’imitation (tels que fausses pierres, fausses briques, ...) est interdit ainsi que l’emploi à nu en parements extérieurs de matériaux préfabriqués en vue d’être recouverts d’un parement ou d’un enduit (tels que carreaux de plâtre, briques creuses, parpaings, agglomérés, ...). Les pierres ne doivent pas être peintes. Les façades des constructions seront de préférence enduites ou crépies d’un ton monochrome inspiré des couleurs pratiquées traditionnellement dans la commune. Les enduits seront de type enduit frotté ou gratté (les enduits écrasé ou « tyrolienne » sont interdits). Les soubassements, les encadrements d’ouvertures, les huisseries et menuiseries extérieures pourront présenter une couleur différente de celle de la façade. En toute hypothèse, les couleurs vives et criardes sont interdites. Les menuiseries d’une même façade doivent être de même couleur. Le blanc pur est interdit pour les menuiseries, sauf en cas de rénovation si le reste des menuiseries de la façade sont déjà blanches. Pour les bâtiments en pierres appareillées, la couleur des joints devra s’harmoniser avec le traitement de la façade, la même coloration que les pierres sera privilégiée. En cas de rénovation de façade, la conservation des volets bois extérieurs existants sera privilégiée. En cas de pose de volets roulants, une attention particulière sera portée à leur intégration dans le bâti environnant. Les coffres des volets roulants devront de préférence être dissimulés par un cache. En tout état de cause, ils ne devront pas créer de saillie par rapport à la façade. Les réseaux extérieurs et les équipements techniques (tels que climatiseurs, paraboles, machineries d’aération ou de réfrigération, ...) doivent être implantés dans des endroits peu visibles ou présenter un traitement soigné et intégrés à l’aspect général de la façade. L’installation des canalisations d’eaux usées en façade est interdite. L’installation de panneaux solaires en façade est interdite sur les façades visibles depuis la voie publique lorsqu’ils sont de nature à compromettre la bonne intégration du bâtiment dans le paysage urbain ou naturel.
Devantures commerciales Les devantures commerciales doivent être sobres et en harmonie avec les façades des immeubles qui les contiennent (teintes, matériaux, signalétique, …) et ne doivent pas altérer l’équilibre général de la façade. Elles ne doivent pas déborder sur la voie publique. Les anciennes devantures et vitrines ainsi que leurs systèmes de fermeture (ex : volets pleins à panneaux) présentant un intérêt architectural seront dans la mesure du possible conservées et réhabilitées.
Annexes et clôtures : Les constructions annexes au bâtiment principal et, le cas échéant, les clôtures sur rue ne doivent pas être constituées d’assemblage de matériaux hétéroclites. Pour les clôtures adjacentes à des prairies, des haies, des bosquets, des boisements ou des cours d’eau, les barrières végétales seront préférées. Si des clôtures non végétales sont mises en place, elles devront permettre le passage de la petite faune soit par l’utilisation de grillage avec des mailles de dimension supérieure à 10x10 cm, soit par le maintien ou la création d’ouvertures à hauteur de sol de dimension minimale de 15x15cm tous les 5 mètres Les murets de clôture sur rue devront être enduits ou crépis sur les deux faces. Ils ne pourront excéder une hauteur de 0,80 mètre (sauf pour les emprises militaires) et pourront être surmontés d’une clôture ajourée (telle que grille, grillage, palissade), l’ensemble ne pouvant excéder une hauteur de 1,80 mètre.
Adaptations et dérogations : Pour les constructions présentant une architecture de facture contemporaine de qualité ainsi que pour les constructions privilégiant les installations de production d’énergies renouvelables et les constructions remplissant des critères de performance énergétique, des dérogations aux dispositions définies au présent article pourront être accordées de manière à proposer les solutions architecturales les plus appropriées, notamment au niveau du traitement des façades et des caractéristiques des toitures (nombre de pans, matériaux de couverture, toitures plates ou végétalisées, ...).
2.3- Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis et abords des constructions
Dans la mesure du possible, les espaces libres des parcelles privatives seront plantés d’essences végétales adaptées au climat local. A minima, un arbre de haute tige doit être prévu (existant ou à planter) pour 200m² d’espace vert de pleine terre. Les aires de stationnement doivent être plantées à raison d’au moins un arbre de haute tige pour 4 emplacements et seront réalisées avec un revêtement perméable. Les haies et plantations devront être composées d’essences locales uniquement. Les plantes exogènes au caractère envahissant (liste noire du CBNA) sont interdites à la plantation. Les clôtures végétalisées seront constituées d’essences variées composées préférentiellement d’au moins deux tiers d’espèces caduques adaptées au climat local excluant les conifères.
2 4- Stationnement
Le stationnement des véhicules correspondant aux besoins des constructions ou installations nouvelles, doit être assuré en dehors des voies publiques. Pour les constructions à usage d’habitation, il sera exigé une place de stationnement par tranche de 80m2 de surface de plancher créée avec un minimum d’une place de stationnement par logement. Pour les constructions n’étant pas affectées à l’habitation, il sera imposé la réalisation d’installations propres à assurer le stationnement hors des voies publiques des véhicules. Le nombre de places de stationnement à créer devra répondre aux caractéristiques particulières du projet. Ainsi, il sera exigé au minimum :
pour les constructions à destination d’hébergement hôtelier : 1 place pour 2 chambres pour le commerce et activités de service, les bureaux : 1 place par tranche de 50 m2 de la surface de plancher affectée à l’activité.
pour les constructions à destination d’équipement d’intérêt collectif, crèches, établissement de santé : 1 place par tranche de 100 m² de surface de plancher affectée à l’activité.
Chaque fois qu’une construction comporte plusieurs destinations, le nombre total des emplacements de stationnement exigibles sera déterminé en appliquant à chacune d’elle la norme qui lui est propre. La règle applicable aux constructions ou établissements non prévus ci-dessus est celle à laquelle ces établissements sont le plus directement assimilables. En cas d’impossibilité de satisfaire aux obligations en matière de réalisation de places de stationnement, il convient de se reporter aux dispositions légales rappelées dans les dispositions générales. Il n’est pas imposé de créer d’aires de stationnement :
lors de travaux portant sur un bâtiment existant lorsque la surface de plancher reste inchangée et, le cas échéant, que le nombre de logements n’augmente pas, toutefois les places de stationnement existantes doivent être conservées dans la limite du nombre de places qui serait exigé pour une construction nouvelle équivalente.
lors d’un changement de destination en habitation d’un bâtiment existant, toutefois les places de stationnement existantes doivent être conservées dans la limite du nombre de places qui serait exigé pour une construction nouvelle équivalente.
pour les logements locatifs financés avec un prêt aidé de l’État.
Le nombre de places exigées pourra exceptionnellement être adapté pour les projets présentant un intérêt local et en cas d’impossibilité technique avérée. Les nouveaux établissements recevant du public définis à l’article R. 123-2 du Code de la construction et de l’habitation devront prévoir une surface affectée au stationnement des véhicules deux roues au moins égale à 15 m2 et facilement accessible. Les opérations comprenant de l’habitat collectif devront prévoir au moins une place abritée et sécurisée pour les cycles par logement.
UA 3- ÉQUIPEMENTS ET RESEAUX
3.1- Desserte par les voies publiques ou privées
Accès : Tout terrain enclavé est inconstructible à moins que son propriétaire ne produise une servitude de passage suffisante, instituée par acte authentique ou par voie judiciaire, en application de l'article 682 du Code Civil. L’accès doit présenter les caractéristiques correspondant à la destination des constructions projetées et permettant de satisfaire aux exigences de la sécurité publique, de la défense contre l’incendie, de la protection civile et du ramassage des ordures ménagères. Le permis de construire ou d’aménager peut être refusé si les accès présentent un risque pour la sécurité des usagers des voies publiques ou pour celles des personnes utilisant ces accès. Cette sécurité doit être appréciée compte tenu, notamment, de la position des accès, de leur configuration ainsi que de l’intensité du trafic. La délivrance du permis de construire ou d’aménager peut être subordonnée à la réalisation de voies privées ou de tous autres aménagements particuliers nécessaires au respect des conditions de sécurité mentionnées ci-dessus. Lorsque le terrain est riverain de deux ou plusieurs voies publiques, l’accès sur celle des voies présentant une gêne ou un risque pour la circulation peut être interdit. Les groupes de garages individuels doivent être aménagés de façon à ne comporter qu’un seul accès sur la voie publique. Les accès ne doivent pas faire obstacle au libre écoulement des eaux de la voie publique et ceux sur les voies adjacentes.
Voirie : Les dimensions, formes et caractéristiques techniques des voies doivent être adaptées aux usages qu'elles supportent ou aux opérations qu'elles doivent desservir et permettre l'approche des véhicules de lutte contre l'incendie, de protection civile, de brancardage. Les voies en impasse doivent être aménagées dans leur partie terminale afin de permettre à tous véhicules de faire aisément demi-tour.
3.2- Desserte par les réseaux
Eau potable : Toute construction ou installation nouvelle nécessitant une alimentation en eau potable doit être raccordée au réseau public par une conduite de distribution souterraine de caractéristiques suffisantes.
Eaux usées : Toute construction ou installation nouvelle nécessitant un équipement sanitaire doit être raccordée au réseau public de collecte des eaux usées par une canalisation souterraine de caractéristiques suffisantes. En l’absence de réseau de collecte des eaux usées, toute construction ou installation nouvelle nécessitant un équipement sanitaire doit être équipée d’un dispositif autonome de traitement et d’évacuation des eaux usées conforme à la réglementation en vigueur. L’évacuation sans traitement préalable des effluents domestiques et non domestiques dans le milieu naturel, notamment dans les cours d’eau et les fossés, est formellement interdite.
Eaux pluviales : Les eaux pluviales issues de l’ensemble des surfaces imperméabilisées doivent être gérées sur l’emprise du projet :
> par infiltration dans le sol, qui est prioritaire quand la nature du terrain le permet, > par un dispositif de stockage avec rejet calibré. Dans ce cas, le rejet calibré est effectué :
- au milieu naturel chaque fois que possible, -sinon, dans le réseau collectif d’eaux pluviales, s’il existe. Le service gestionnaire des réseaux d’assainissement fixera les conditions de rejet tant en terme quantitatif que qualitatif. Les systèmes de stockage et d’infiltration doivent être adaptés à la nature du sous-sol, aux contraintes locales et à la réglementation en vigueur. Les eaux pluviales susceptibles d’être polluées (parking, surfaces étanches polluées par les activités des entreprises, …) doivent être traitées avant infiltration ou rejet. Les constructions ou aménagements ne doivent en aucun cas aggraver la servitude d’écoulement naturel des eaux pour les fonds inférieurs.
Électricité, gaz et télécommunications : Lorsque les lignes de distribution d’énergie électrique, les câbles téléphoniques et les canalisations de gaz sont enfouies, les branchements seront réalisés en souterrain sur le domaine public comme sur les propriétés privées. L’alimentation électrique et téléphonique pourra être faite par des câbles posés sur la façade qui devront emprunter un tracé unique les insérant au mieux dans l’architecture des bâtiments supports.
PLU PRIVAS – RÈGLEMENT ZONE UB
1-1- Usages et affectations des sols, activités ou constructions
Sont listées dans le tableau suivant les occupations du sol et destinations des constructions : - Interdites : marquées par le symbole X - Autorisées sous condition : marquées par le symbole v+
Toutes les occupations du sol et destinations des constructions qui ne sont ni interdites, ni autorisées sous condition, sont autorisées (notamment celles marquées par le symbole V dans le tableau).
En outre, dans les zones concernées par le PPRm, se reporter au règlement du PPRm annexé au PLU.
Dans la zone de constructibilité limitée liée au risque feu de forêt repérée aux documents graphiques, seules peuvent être admises les annexes fonctionnelles aux établissements et aux activités de santé existantes.
PLU PRIVAS – RÈGLEMENT ZONE UB
UB
Exploitation agricole et forestière
Exploitation agricole X
Exploitation forestière X
Habitation
Logement V
Hébergement V
Commerce et activités de service
Artisanat et commerce de détail v+ Condition : être situé dans le secteur de centralité commerciale et n’entrainer aucune incommodité pour le voisinage et en dehors du secteur de centralité commerciale : l’extension des commerces existants, dans la limite de plus 10% de la surface de plancher.
Restauration v+ Condition : être situé dans le secteur de centralité commerciale et n’entrainer aucune incommodité pour le voisinage et en dehors du secteur de centralité commerciale : l’extension des constructions à destination de restauration, dans la limite de plus 10% de la surface de plancher.
Commerce de gros v+ Condition : n’entrainer aucune incommodité pour le voisinage et notamment ne pas générer des flux de véhicules incompatibles avec les caractéristiques de la voie qui les dessert et/ou avec les capacités de stationnement
Activités de services avec accueil d'une clientèle v+ Condition : n’entrainer aucune incommodité pour le voisinage
Hôtels V
Autres hébergements touristiques V
Cinéma V
Équipements d'intérêt collectif et services publics
Locaux et bureaux accueillant du public des administrations publiques et assimilés V
Locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés V
Établissements d'enseignement, de santé et d'action sociale V
Salles d'art et de spectacles V
Équipements sportifs V
Lieux de culte V
Autres équipements recevant du public V
Autres activités des secteurs primaire, secondaire ou tertiaire
Industrie X
Entrepôt v+
Condition : ’être liés ou nécessaires à une activité admise sur la zone, ou à un équipement de service public ou d’intérêt collectif et n’entrainer aucune incommodité pour le voisinage
Bureau V
Centre de congrès et d'exposition V
Cuisine dédiée à la vente en ville V
Autres occupations du sol ou natures d’activités
Les installations classées v+ Condition : concourir au fonctionnement urbain et à des activités et services de proximité admis sur la zone et n’entrainer aucune incommodité pour le voisinage
Les dépôts de véhicules hors d’usage X
Les dépôts et le stockage des déchets X
Les parcs d’attractions, golfs, terrains pour la pratique des sports ou loisirs motorisés X
Les terrains de camping, les habitations légères de loisirs, les résidences mobiles de loisirs, les parcs résidentiels de loisirs et villages de vacances et le stationnement isolé des caravanes et les garages collectifs de caravanes
X
Les affouillements et exhaussements de sols v+
Condition : être nécessaire à des aménagements ou constructions autorisées.
PLU PRIVAS – RÈGLEMENT ZONE UB
1-2- Règles favorisant la mixité fonctionnelle et sociale
Dans le secteur de mixité sociale identifié aux documents graphiques au titre de l’article L151-15 du Code de l’Urbanisme, tout programme de construction ou d’aménagement à destination d’habitation devra prévoir un minimum de 25% du nombre total de logements projetés affectés à des logements locatifs financés avec un prêt aidé par l’État (PLAI, PLUS, PLI ou autres).
UB 2- CARACTERISTIQUES URBAINES, ARCHITECTURALES, ENVIRONNEMENTALES ET PAYSAGERES
2.1- Volumétrie et implantation des constructions
2-1-1- hauteur des constructions
a) Définition de la hauteur : - la hauteur au point haut ne prend pas en compte les ouvrages techniques, cheminées et autres superstructures de la toiture, - le point bas de référence est le terrain existant avant tous travaux d’exhaussement et de terrassement nécessaires à la réalisation du projet faisant l’objet de la demande d’autorisation d’urbanisme, - en cas de terrain en pente, la hauteur sera calculée à partir du point le plus bas de l’implantation de la construction.
b) La hauteur devra respecter l’épannelage des bâtiments voisins ainsi que les perspectives, le paysage et l’environnement en général.
2-1-2 – implantation par rapport aux voies et emprises publiques
Les constructions nouvelles seront implantées de telle sorte que la distance comptée horizontalement de tout point du bâtiment au point de la limite de voie ou d’emprise publique existante, à modifier ou à créer qui est le plus rapproché soit au moins égale à la moitié de la différence d'altitude entre ces deux points, sans pouvoir être inférieure à 3 mètres de la limite d’emprise (L = H/2 ≥ 3 m).
Dispositions particulières Des implantations différentes pourront être admises ou imposées : p