Intitulé du document : Les éléments de patrimoine bâti et paysager identifiés et protégés L.151- 19 et L .151- 23 du code de l’urbanisme
au titre des articles
Le règlement graphique a identifié et localisé les éléments à protéger pour des motifs d’ordre patrimonial.
Selon l’article L .151-19 du code de l’urbanisme « Le règlement peut identifier et localiser les éléments de paysage et identifier, localiser et délimiter les quartiers, îlots, immeubles bâtis ou non bâtis, espaces publics, monuments, sites et secteurs à protéger, à conserve r, à mettre en valeur ou à requalifier pour des motifs d'ordre culturel, historique ou architectural et définir, le cas échéant, l es prescriptions de nature à assurer leur préservation leur conservation ou leur restauration. Lorsqu'il s'agit d'espaces boisés, il est fait application du régime d'exception prévu à l'article L.421-4 du Code de l’Urbanisme pour les coupes et abattages d'arbres. »
L’objectif est de conserver le patrimoine communal. Les dispositions portées aux documents graphiques sont encadrées soit par des dispositions du règlement soit directement par le code de l’urbanisme.
Les dispositions ci -dessous s’appliquent en complément du règlement de la zone dans laquelle l’élément de patrimoine se situe.
Ces règles s’appliquent à l’ensemble des bâtiments recensés. Il n’y a pas de règle particulière propre à chaque bâtiment.
Les travaux ayant pour effet de modifier ou de supprimer un élémen t que le PLU IH a identifié doivent être précédés d’une déclaration préalable de travaux conformément aux articles R
.421-17 et R .421-23 du Code de l’Urbanisme.
Sont soumis à déclaration préalable (DP) :
- les travaux modifiant ou supprimant un ou plusieurs éléments ou espaces à préserver ou valoriser pour des motifs d’ordre culturel, historique ou architectural ;
- les travaux non soumis à permis de construire (PC) et qui, à la fois, sont exécutés sur des constructions existantes (sauf travaux d'entretien ou de réparations ordinaires) et ont pour effet de modifier ou supprimer un de ces éléments et espaces à préserve r ou valoriser ;
- les travaux de ravalement non soumis à PC et qui sont effectués sur tout ou partie d'une construction existante située sur un immeuble ainsi protégé par le PLU(i) ; - l'édification de clôtures dans ces secteurs.
L’article R.421 -28 du code de l’urbanisme ajoute que les travaux ayant pour objet de démolir ou de rendre inutilisable tout ou partie d'une construction classée au titre de l’article L. 151
- 19 du code de l'urbanisme devront être précédés d’un permis de dém olir.
Les éléments identifiés par un numéro sont décrits en précisées pour certains.
annexe du présent règlement et les prescriptions#
Elément bâti et petit patrimoine
La démolition totale d’un élément bâti identifié est interdite et tous les travaux effectués doivent être conçus pour contribuer à la préservation de ses caractéristiques culturelles, historiques et architecturales et à sa mise en valeur.
La restauration et la réhabilitation des constructions classées au L.151
-19 du code de l ’urbanisme se ront conduites dans le respect de l’architecture de ces constructions, les extensions en harmonie de couleur s et matériaux avec l’architecture existante, sans exclure les architectures contemporaines de qualité.
Leur modénature devra être préservée dans la mesure du possible.
L'isolation rapportée par l'extérieur est autorisée, sous réserve d'être adaptée aux caractéristiques techniques et architecturales de la façade, de ne pas porter atteinte à la qualité architecturale du bâtiment, à son insertion dans le cadre bâti environn ant ni à sa bonne conservation. Elle doit notamment permettre de respecter les modénatures et reliefs présents sur la façade. L’isolation par l’extérieur est interdite lorsqu’elle est incompatible avec la sauvegarde des éléments d’architecture.
Les bandeaux, les corniches, les souches de cheminées, les appareillages de briques ou de pierres seront, dans la mesure du possible, conservés dans leur état primitif ou restaurés avec des matériaux d’aspect similaire.
Les éléments de décor constitutifs de la façade : volets, garde
-corps, ferronneries, lambrequins, zingueries, appuis de baies, encadrements, bandeaux, oriels, marquises…, doivent être conservés, restaurés et, en cas d’impossibilité, refaits à l’identique.
La composition générale des façades et l'ordonnancement des ouvertures sont à conserver.
Dans les cas où les nécessités fonctionnelles imposent la création ou la modification d'ouvertures (réduction, transformation, suppression…) ces dernières doivent :
- Respecter la composition d’ensemble de la construction et son caractère architectural
: proportions des ouvertures, maintien des rythmes de façade, positionnement, alignement, matériaux en rapport avec la construction existante, …
- Respecter la profondeur des tableaux et des dispositifs d’appui des baies existantes,
Les volets battants doivent être conservées ou réalisés en bois peint. Les teintes doivent être neutres et adaptées au contexte. Les volets roulants et coffrets extérieurs sont interdits.
Les toitures sont maintenues à l’identique, sauf impossibilité technique. Les éventuelles adaptations de toiture doivent être limitées et s'accorder avec l'architecture de chaque édifice ou partie d'édifice, en référence à sa destination d'origine. Les zin gueries (chenaux et descentes d’eaux pluviales) sont en zinc ou en cuivre ou selon les dispositions d’origine.
Les toitures terrasses existantes peuvent être végétalisées. Les barrières de sécurité en bordure de toiture terrasse doivent recevoir un traitement de qualité et être intégrées à l'architecture du bâtiment.
Les volumes, pentes et matériaux des toitures sont conservés ou reconstitués.
Les modifications liées à la réglementation des établissements recevant du public (création de rampes d'accès, …) doivent recevoir un traitement paysager de qualité et s'intégrant à l'architecture du bâtiment.
Arbre isolé ou petit ensemble boisé
Les arbres et les haies repérés ne doivent pas être abattus sauf pour des raisons sanitaires ou de sécurité.
Linéaire paysager
Les arbres composant les alignements repérés ne doivent pas être abattus sauf pour des raisons sanitaires ou de sécurité. Dans le cas où un ou plusieurs arbres devaient être abattus, ils doivent être remplacés par d’autre arbres, de la même espèce ou d’esp èce(s) différente(s). Dans le cas d’espèce(s) différente(s), elle(s) doit (doivent) être adaptée(s) aux caractéristiques locales du sol et du climat, et présenter un intérêt paysager et écologique. Notamment, les espèces végétales envahissantes sont proscr ites (Voir liste des essences locale s dans OAP Trame Verte et Bleue )
Jardin
Les jardins repérés doivent être préservés. Ils peuvent évoluer mais doivent conserver leur vocation de jardin. En outre, ils ne peuvent pas accueillir de constructions, hormis :
- Des cabanons de jardins, dans la limite de 20 m² maximum - Des ouvrages ou constructions d’intérêt général ; - Des ouvrages motivés par des raisons écologiques.
d’emprise au sol par jardin ;
Site historique ou paysager
Toutes constructions, travaux, installations ou aménagements dans les sites repérés doivent être conçus pour contribuer à la préservation de leurs caractéristiques culturelles, historiques et architecturales et à leur mise en valeur.
Point de vue
Les points de vue repérés doivent être pris en compte dans les projets d’aménagement et de construction de manière à assurer :
- Le maintien de l’ouverture du point de vue ; - La préservation de la qualité de la vue .
1.4.2. Les bâtiments repérés comme pouvant changer de destination au titre de l’article L.151#
-
11 du Code de l’urbanisme#
L’article L.151- 11 du Code de l’urbanisme : « Dans les zones agricoles, naturelles ou forestières, le règlement peut […] désigner, en dehors des secteurs mentionnés à l'article
L. 151-13, les bâtiments qui peuvent faire l'objet d'un changement de destination, dès lors que ce changement de destination ne compromet pas l'activité agricole ou la qualité paysagère du site. Le changement de destination est soumis, en zone agricole, à l'avis co nforme de la commission départementale de la préservation des espaces agricoles, naturels et forestiers prévu s à l' article L. 112 -1- 1 du code rural et de la pêche maritime
et, en zone naturelle, à l'avis conforme de la commission départementale de la nature, des paysages et des sites.
»
Le règlement graphique du PLUiH désigne en zones agricoles ou en zones naturelles ou forestières les bâtiments pouvant faire l'objet d'un changement de destination.
Les bâtiments désignés sont listés en annexe du présent règlement.
Les conditions qui s'appliquent dans le cas de projets de changement de destination sont précisées dans les règles relatives aux zones A et N. Le changement de destination ne doit pas compromettre l’activité agricole.
2.3.1. Principe général#
Il pourra être fait de l’application de l’article R111 -27 du code de l’urbanisme qui indique : « Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur archit ecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. »
Les constructions doivent s’adapter au profil du terrain naturel ; ainsi, les mouvements de terrain (remblais, affouillements et exhaussement de sol) nécessaires à l’implantation des constructions sont réservés aux stricts besoins techniques et doivent êtr e limités dans leur amplitude.
Tout pastiche d’une architecture archaïque ou étrangère à la région est interdit, et notamment les références aux villas romaines ou aux chalets montagnards.
Tous les éléments réalisés avec des matériaux d’imitation grossiers (faux parements de pierre fausses briques, faux bois par exemple) sont à proscrire.
faux moellons,
2.3.2. Choix des matériaux et traitement des façades#
Les constructions (clôtures comprises) devront présenter un aspect fini
: l'emploi à nu des matériaux destinés à être recouverts d’un enduit ou d’un autre type de revêtement, est interdit (exemple
: carreaux de plâtre, briques, agglomérés, briques creuses, parpaings, etc...) .
Dans le cas où le bâtiment projeté présente une façade d'une longueur notablement supérieure à celle des façades avoisinantes, le traitement architectural de la façade doit s'harmoniser au rythme des bâtiments bordant la voie. Les transformations de façade s doivent respecter dans toute la mesure du possible les caractéristiques urbaines de la rue concernée, en particulier les rythmes verticaux, les hauteurs des percements, les modénatures et décors, les volumes et les hauteurs, les pentes de toiture.
Les "opérations groupées" doivent se caractériser par une unité de composition
.
Chaque zone règlemente plus précisément l’aspect extérieur des façades et se conforme aux nuanciers en annexe du présent règlement. Les façades pourront aussi être végétalisées.
2.3.3. Traitement des éléments techniques et des constructions annexes#
Les bâtiments annexes et les ajouts doivent être traités en harmonie avec la construction principale édifiée
.
Les ouvrages techniques des pompes à chaleur, des ventilations mécaniques contrôlées, des climatiseurs et de toute autre installation similaire ne doivent pas être visibles depuis le domaine public bordant le projet.
L’emplacement le plus discret possible pour ces équipements sera recherch é. En cas d’impossibilité technique dûment justifiée, ils peuvent être admis en façade à condition d’être rendus invisibles depuis la voie publique par un dispositif décoratif ( habillage obligatoire : grille, persienne, caillebotis, …).
Les antennes paraboliques doivent être aussi peu visibles que possible de la voie publique. Elles doivent, en outre, par leur couleur ou leur transparence, s’intégrer à la construction principale. Elles ne doivent pas porter atteinte à la qualité du site o u du paysage, ainsi qu’ à l’intérêt des lieux avoisinants .
2.4. Performance énergétique et environnementale des constructions#
2.4.1. L’isolation par l’extérieur#
L’isolation par l’extérieur d’un bâtiment implanté en limite du domaine public est autorisée sous conditions
:
- De ne pas contraindre les circulations notamment les modes doux, sur le domaine public, - De signer une convention avec le gestionnaire de la voie concernée.
Le pro jet p eut être refusé pour des raisons de respect des normes d’accessibilité.
2.4.2. Les dispositifs photovoltaïques et solaires#
Sur toiture :
Les panneaux solaires et photovoltaïques sont fortement recommandés. Ils doivent être dans un pan parallèle à la pente du toit lorsque la toiture est en pente. Pour les toitures plates, toiture
- terrasse la pose sur châssis est autorisée. Leur hauteur est l imitée à 1m au -dessus du niveau fini de la dalle de couverture du toit plat.
Sur façade et les éléments composants la façade : L’installation ne devra pas être visible depuis le domaine public (au droit de la parcelle).
Sur la c ommune de Boffres en zone UV , l’installation de panneaux thermiques solaires et photovoltaïques est interdite sur façade .
Sur le sol : L’installation de panneaux thermiques solaires et photovoltaïques est autorisée au sol hauteur maximale de 1 ,80m , d’une emprise au sol maximale de 20 m² par habitation l’activité agricole .
sous condition d’une et de ne pas nuire à
2.4.3. Les éoliennes#
Les éoliennes domestiques sont autorisées sauf dans toutes les zones UC, UV et UR, dans la limite des conditions posées par le code de l’urbanisme. Ces dispositifs devront garantir une intégration architecturale et paysagère dans le bâti existant et dans le milieu environnant.
En toiture, l’implantation des éoliennes est autorisée sous réserve d’une bonne intégration architecturale et paysagère.
L’implantation des éoliennes est autorisée sous réserve d séparatives et par rapport aux voies et emprises publiques de 3 m .
e respecter une distance par rapport aux limites égale à la moitié de sa hauteur avec un minimum
Leur hauteur est limitée à 12m en tout point par rapport au niveau du terrain naturel.
2.4.4. Les cuves de récupération d’eaux de pluie#
Elles seront installées de la manière la plus discrète possible.