Eau potable
Toute construction à usage d’habitation ou qui requiert une alimentation en eau potable doit être raccordée au réseau public de distribution d’eau potable par une conduite ayant des caractéristiques suffisantes, conformément aux dispositions réglementaires en vigueur, lorsqu’il existe. Ainsi, en zones U et AU, l’alimentation potable par une ressource privée est strictement interdite.
Toute communication entre des installations privées (alimentées par des puits, forages ou réutilisation des eaux de pluie) et les canalisations de distribution publique est formellement interdite.
Rappel : l’utilisation d’une ressource en eau privée à usage unifamiliale est soumise à déclaration auprès du Maire de la commune. L’utilisation d’une ressource en eau privée pour l’alimentation en eau potable de plus d’une famille, des établissements recevant du public (ERP) et des ateliers de transformation alimentaire (salles de traite, laiteries, fromageries...) est soumise à autorisation préfectorale et contrôle analytique. La potabilité des ressources, leur protection effective vis à vis des pollutions accidentelles et chroniques et la disponibilité des ressources, qui doivent pouvoir alimenter les bâtiments desservis en période d’étiage, doivent être assurées.
Assainissement
Le réseau d’assainissement devra se situer sous la voirie, et chaque immeuble devra posséder un branchement individuel en limite de propriété.
Mesures communes à l’ensemble des zones : Tout déversement d’eaux usées non domestiques au réseau public de collecte des eaux usées doit faire l’objet d’une demande d’autorisation de rejets auprès de la structure compétente en la matière. Cette disposition concerne les rejets d’activités commerciales, artisanales, industrielles, agricoles, touristiques mais aussi les rejets d’eaux pluviales ou d’eaux de vidange de piscines privées.
En cas d’évolution de l’activité entraînant une modification de la nature ou du volume des rejets, l’autorisation de déversement doit faire l’objet d’une mise à jour.
Il est imposé aux pétitionnaires :
- Une séparation de la collecte des eaux usées et des eaux pluviales sur l’emprise du projet ;
- Zone d’infiltration prioritaire : Une recherche systématique de la gestion des eaux pluviales à la parcelle, par infiltration, et quelle que soit la taille du projet, à minima pour les pluies courantes (période de retour inférieure à 1 an) et si possible pour les évènements pluvieux exceptionnels (période de retour jusqu’à 30 ans). Pour les projets d’une surface construite ou imperméabilisée supérieure ou égale à 40 m², à minima, un dispositif d’infiltration des eaux de pluie de 1,5 m³ par tranche de 100 m² de surface construite, sera mis en œuvre. Ce dispositif d’infiltration minimal permettra la gestion des évènements pluvieux courants. Ce dispositif minimal sera, si possible et en fonction de la nature des sols et la situation du projet, augmenté pour être adapté à la gestion d’événements pluvieux exceptionnels.
- Zone d’infiltration prioritaire et zone d’infiltration interdite : En cas d’impossibilité de gestion des eaux pluviales par infiltration ou d’insuffisance de gestion des évènements pluvieux exceptionnels par infiltration, un rejet dans le milieu naturel ou une infrastructure d’eaux pluviales, après mise en œuvre d’un dispositif de rétention :
- Pour les projets d’une surface construite > 40 m² mais inférieure à 300 m² : -Zone d’infiltration prioritaire : ouvrage de 2 m³ par tranche de 100 m² de surface construite avec un orifice de régulation d’un diamètre de 25 mm. -Zone d’infiltration interdite : ouvrage étanche de 3 m3 par tranche de 100 m² de surface construite avec un orifice de régulation d’un diamètre de 25 mm.
- Pour les projets d’une surface construite > 300 m² : Dimensionnement du dispositif pour une pluie de période de retour 30 ans Débit de fuite maximal de 5 l/s.ha (valeur minimale de 2 l/s).
Ces prescriptions sont cumulatives.
En plus des obligations formulées ci-dessus, il est recommandé :
- La création d’ouvrage de rétention non étanche (jardins de pluie, massifs drainant, etc.) et l’exclusion des solutions étanches de type cuve (sauf dans les secteurs où l’infiltration est interdite et où il conviendra de mettre en oeuvre des dispositifs étanches).
- La mise en oeuvre d’un dispositif de récupération des eaux de pluie de 2 m³ par tranche de 100 m² de surface construite et dans la limite de 10 m³ ;
- La mise en oeuvre d’un dispositif de traitement des eaux pluviales par des techniques extensives ;
- La réduction de l’imperméabilisation des projets par l’emploi de matériaux alternatifs ;
- La préservation des zones humides, des axes et corridors d’écoulement, des haies et des plans d’eau.
Réseaux secs
En zones U et AU, pour toute construction ou installation nouvelle sur une propriété privée, les branchements au réseau public de distribution, d’électricité doivent être réalisés en souterrain.
Tout nouveau projet d’aménagement et toute nouvelle extension de réseau devra en outre obligatoirement prévoir le passage des fourreaux nécessaires au raccordement futur à la fibre optique.