Intitulé du document : 2.2. ASPECT EXTÉRIEUR DES CONSTRUCTIONS* ET DES CLÔTURES
2.2.1. Dispositions applicables aux constructions*#
1. L’autorisation d’urbanisme pourra être refusée ou n'être accordée que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions et installations, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. Elles doivent être conçues de manière à s’insérer dans leur environnement quel que soit le vocabulaire architectural utilisé.
2. L'aspect général des constructions, y compris les annexes et les clôtures, devra s’harmoniser, par les volumes et les proportions, par la composition générale des façades, par les matériaux et les couleurs, avec la typologie architecturale dominante des constructions les plus proches.
3. D'une manière générale, tout nouveau projet de construction à insérer dans du bâti existant n’exclut pas une présentation de facture contemporaine, mais nécessite que les projets justifient les dispositions prises pour assurer leur insertion dans le caractère du lieu dans lequel ils s’inscrivent.
4. Ainsi, des règles alternatives au présent chapitre seront appliquées pour :
- Les projets de construction, dont l’intégration paysagère est justifiée, et faisant preuve d’exemplarité énergétique ou environnementale ou qui sont à énergie positive, au sens de l’article L. 151-28 du Code de l’urbanisme et de l’article R.111-21 du Code de la construction et de l’habitation ;
- Les projets relevant d'une démarche de création architecturale ; Relèvent d'une démarche architecturale, les projets de construction faisant preuve d'une conception originale et pour lesquels le concepteur est en mesure de motiver et de justifier son insertion de façon harmonieuse dans le paysage environnant.
5. Dans les secteurs repérés aux documents graphiques par la mention site patrimonial remarquable (SPR), s’appliquent les dispositions du règlement du SPR (ZPPAUP figurant en annexe). Les autorisations d’urbanisme peuvent être refusées ou n’être accordées que sous réserve du respect des dispositions du cahier des prescriptions architecturales du SPR.
6. Dans les secteurs indicés "p" s'ajoutent les prescriptions figurant chapitre 2.4.2 (Prescriptions particulières en sous-secteur indexés « p »).
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2.2.1.1. Constructions nouvelles 1. Les constructions nouvelles sont celles indépendantes de tout bâtiment existant.
2. Les pastiches et imitations de styles architecturaux extérieurs au territoire sont interdits. Toute construction s’inspirant d’une architecture typique d’une autre région est interdite : mas provençal, maison alsacienne, constructions de type montagnard telles que chalets, bâtiments en rondins, fustes ou madriers …
Implantation
1. Le projet devra être réfléchi en fonction des contraintes du climat et de la topographie des lieux. Les constructions s’adapteront au terrain naturel et non l’inverse.
2. Les croupes sur façades ouest, exposées au vent et à la pluie, seront à privilégier.
3. En vue d’une optimisation du potentiel photovoltaïque, l’orientation sud d’un pan de toit devra être étudiée.
Ouverture au Sud : - Capter l’énergie solaire en hiver, - Mais se protéger de la surchauffe estivale.
Principe de débord de toit pour se protéger efficacement de la surchauffe estivale.
Volumétrie
1. Les bâtiments seront composés de volumes géométriques simples, hiérarchisés (habitations principales, annexes, etc.) et assemblés de manière orthogonale.
Un plan simple, compact pouvant être évidé
2. Si une construction comprend plusieurs faîtages, ceux-ci seront parallèles ou perpendiculaires entre eux (sauf exceptions liées à la forme parcellaire).
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3. Le nombre de pans de toit* sera limité#
O
Volume simple à angles droits Étage compris dans le même volume que l’ensemble de la construction.
Architecture extérieure au territoire Volume complexe plus coûteux à la construction et sur le plan thermique (déperditions énergétiques)
Illustration Extrait de CONSTRUIRE AUJOURD’HUI, CC Cœur Hautes Landes
Toiture
1. Les couvertures seront en tuiles : o La forme des tuiles sera choisie dans le type canal, romane (tuile ronde avec emboitement) ou en tuile mécanique de type Marseille ; o Les tuiles canal et romaine devront disposer d’un fort galbe pour constituer une ondulation marquée ; o Les pentes de toitures seront comprises entre 35 % à 45 % ; o Le nombre de pans de toit sera limité. De plus, pour les constructions d'une surface de plancher inférieure à 150 m², le nombre de pans de toit ne pourra excéder 6 pans ; o La coloration de la couverture sera dans des tons de terre cuite ocre, rouge à rouge-brun, panachés ou vieillis. Les tuiles de teinte foncée (noir, gris ou brun foncé) sont interdites ; o Les débords de toiture seront d'au moins 50 cm ; o Les couvertures des extensions et annexes devront être réalisées avec le même matériau, dans la même teinte et la même pente de toiture que ceux de la couverture du bâtiment principal.
O
Tuiles type canal en terre cuite, teinte rouge orangé Tuiles méridionales peu galbées, de teinte pastel
Illustration Extrait de CONSTRUIRE AUJOURD’HUI, CC Cœur Hautes Landes
2. Afin d’éviter la prolifération d’éléments hétérogènes en toiture, les décrochements de toiture sans lien avec la composition de la façade sont interdits.
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Seules les avancées de toit, permettant de protéger ou de marquer les entrées ou de couvrir les terrasses, et constituant des pans de toiture, peuvent être autorisées.
3. Les matériaux de couverture translucides sont admis, dans le cas de vérandas, verrières ou de fenêtres de toit.
4. Les constructions édifiées sur limites séparatives ne présenteront aucun débord de toit sur le fonds voisin (article 681 du Code civil). Le mur séparatif pourra être équipé d’un chéneau.
5. Les toitures ondulées, ou composées de matériaux d’aspect médiocre (tôle ondulée, bitumeux, tuile de béton, larges plaques uniformes d’aspect plastique, asphalté ou fibrociment, bac acier, etc.) sont interdites sur les toitures en pente (+ de 10 ° ou 17,6 %).
1. Les règles générales ne sont pas applicables aux :
- Constructions et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif ;
- Bâtiments agricoles ou forestiers, économiques (activités commerciales, industrielles, artisanales ou tertiaires) ou d'équipements dont les toitures sont entièrement ou à plus de 50 % recouvertes de panneaux photovoltaïques ;
- Constructions à usage d’élevage (type abri tunnel pour poulets, canards, …) nécessaires à l’activité agricole ;
- Serres ;
- Abris de jardin ou autres annexes présentant une emprise au sol inférieure à 15 m² et une hauteur inférieure à 2,50 m. Quel que soit le matériau employé, un soin particulier doit être porté au choix de la couleur utilisée pour assurer une bonne insertion dans le site. Les matériaux d'aspect brillant, réfléchissants et de couleurs vives sont proscrits. Les abris de jardins en maçonnerie traditionnelle sont recommandés.
2. Les toits en terrasse ou à très faible pente (inférieure à 10° ou 17,6 %) sont admis :
- Pour les bâtiments agricoles ou forestiers, économiques (activités commerciales, industrielles, artisanales ou tertiaires) ou d'équipements et les immeubles collectifs ;
- Dans le cas d'une toiture végétalisée ;
- Pour les vérandas, qui peuvent être couvertes de matériaux translucides ou isolants.
3. Ils peuvent également être autorisés, à condition qu'un dispositif architectural (acrotère,…) vienne masquer les matériaux de couverture, pour :
- Des volumes, développés en rez-de-chaussée, ne dépassant pas 30 % de l'emprise au sol totale (construction existante + extension) de la construction ;
- La construction d’annexes d'une surface maximale de 30 m² ;
- Des éléments de liaison entre volumes ;
- Dans ces 3 derniers cas, les matériaux de couverture (bac acier, revêtement de toiture en synthétique, bitume, …) ne devront pas être visibles depuis le domaine public.
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Façades
Composition des façades
Les façades doivent respecter des principes de symétrie et d’alignement des ouvertures :
O
Éléments de composition de façade :
À éviter : multiplication des modèles symétrie, alignement, répétition d’un de fenêtres, façade non structurée.
même élément (fenêtres,…)
Illustration Extrait de CONSTRUIRE AUJOURD’HUI, CC Cœur Hautes Landes
Ouvertures et percements
1. Il est recommandé de concevoir des percements plus hauts que larges et ordonnés dans les alignements verticaux et horizontaux.
2. Le dimensionnement et la situation des fenêtres de toit pourront s’inscrire dans la trame et le rythme des ouvertures de la façade.
3. De manière générale, les linteaux seront horizontaux.
4. Afin de respecter la lecture des vides et les pleins, l’occultation des surfaces vitrées ne peut excéder 15 % (surface cumulée des enseignes appliquées sur les surfaces vitrées ou immédiatement derrière) de la surface totale de ces surfaces vitrées.
Colorations des façades
1. Toutes les façades (y compris les murs aveugles) des constructions doivent être traitées avec le même soin et en harmonie entre elles.
2. Les matériaux destinés à être recouverts (parpaing, brique creuse, béton cellulaire, …) seront obligatoirement enduits. Les couleurs d’enduits respecteront les colorations traditionnelles locales. Les tonalités exogènes à celles du terroir ne sont pas autorisées. La teinte des façades (enduits et peinture) sera définie sur la base du nuancier ci-dessous.
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Nuancier enduits et peinture :
3. Jusqu’à deux couleurs différentes de façade sont admises à condition que la seconde couleur serve :
- À différencier différents volumes d’une même construction ;
- À souligner les encadrements des fenêtres, porche en renfoncement, … dans la limite de 20 % de la surface totale enduite.
4. Les gouttières et descentes d’eaux pluviales seront soit en zinc, soit d’un autre matériau de couleur zinc ou de la même teinte que l’enduit de façade. Le matériau « zinc » est à privilégier.
5. Les façades pourront également être en bois ou à pans de bois et devront respecter l'aspect des constructions bois traditionnelles de la région. La pose des bardages bois de manière verticale doit être privilégiée :
- Selon les principes mis en œuvre dans l’habitat traditionnel ;
- Afin d’assurer un vieillissement homogène de la façade.
6. Dans le cas de bardage bois, les teintes naturelles seront privilégiées. Les bardages pourront être traités par imprégnation (huile de lin, brou de noix …). Les teintes du nuancier façade ci-dessus pourront être autorisées.
7. Pour les bâtiments agricoles ou d’activité, le revêtement des façades pourra être réalisé avec d’autres matériaux (béton, métal, polycarbonate, etc.). Dans ce cas, il est recommandé de privilégier les couleurs sourdes ou naturelles. La couleur de façade sera définie sur la base du nuancier suivant : Nuancier bardages :
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8. Les matériaux de couleur vive ou d’aspect brillant sont interdits. L’emploi de couleurs vives liées aux couleurs de l’entreprise pourra être admis sur la ou les façades accessibles au public, sur des éléments architecturaux accessoires et de petites surfaces (stores, menuiseries, enseignes, auvents …).
1. Les règles générales ne sont pas applicables aux :
- Constructions et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif ;
- Serres ;
- Abris de jardin et autres annexes présentant une emprise au sol inférieure à 15 m² et une hauteur inférieure 2,50 m. Quel que soit le matériau employé, un soin particulier doit être porté au choix de la couleur utilisée pour assurer une bonne insertion dans le site. Les matériaux d'aspect brillant, réfléchissants et de couleurs vives sont proscrits. Les abris de jardins en maçonnerie traditionnelle sont recommandés.
2. D’autres matériaux de façade peuvent être admis dans la mesure où ils ne portent pas atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites ou aux paysages naturels ou urbains et n’altèrent pas la continuité urbaine formée par les constructions existantes.
Menuiseries
1. L'harmonie des couleurs des menuiseries entre elles et avec les façades sera recherchée.
2. Les boiseries, menuiseries ou autres éléments extérieurs seront dans une teinte en harmonie avec la teinte de la façade. La couleur des menuiseries sera définie sur la base du nuancier suivant :
Nuancier des menuiseries, ferronneries et faux pans de bois :
Éléments techniques
1. Les descentes d’eaux pluviales doivent être intégrées dans la composition architecturale de la façade. Les rejets d’eaux pluviales des balcons, loggias et terrasses devront être canalisés de façon à éviter les salissures des façades. Les rejets directs sur le domaine public sont interdits.
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2. Les gouttières et descentes d’eaux pluviales seront soit en zinc, soit d’un autre matériau de couleur zinc ou de la même teinte que l’enduit de façade. Le matériau « zinc » est à privilégier.
Par exception, les gouttières et descentes d'eaux pluviales des annexes nouvelles pourront être de même facture que les éléments composant le bâtiment principal (coloris et matériaux).
3. Les équipements techniques (boîtiers de raccordement, cheminées, machineries d'ascenseurs, d'aération ou de réfrigération, sorties de secours, postes électriques, citernes à gaz ou à mazout, installations sanitaires ou autres installations de service, etc.), devront être implantés dans des endroits peu visibles, intégrés aux volumes principaux ou inclus dans une construction annexe.
4. Les antennes paraboliques et autres dispositifs de réception des télécommunications, ainsi que les climatiseurs et installations du type pompe à chaleur devront être implantés de manière discrète. En outre, ces ouvrages ne devront ni masquer les fenêtres, ni être installés à l'aplomb du domaine public.
5. Les dispositifs solaires photovoltaïques et thermiques sont autorisés sous réserve de ne pas porter atteinte à la qualité architecturale, urbaine ou paysagère des lieux. Ils devront s'harmoniser avec l'esthétique de la construction.
Règles architecturales particulières
1. Le long des voies ou des limites de zone repérées aux documents graphiques par la mention « Règles architecturales particulières » (secteur de Laustes à Mées), les constructions et installations nouvelles devront respecter, en plus des règles édictées au présent chapitre (2.2 aspect extérieur des constructions et des clôtures), les dispositions suivantes :
- Le long de ces voies, emprises publiques ou limites, l’implantation de dépôts ou d’aires de stockage à ciel ouvert est interdite. Cette disposition ne concerne pas les dépôts de véhicules.
- Les façades des constructions donnant sur ces voies, emprises ou limites et ayant une longueur supérieure à 50 mètres doivent comporter des éléments de décor architectural ou de volumétrie destinés à rompre la linéarité du plan de façade.
- L’impact visuel des éléments techniques implantés en toiture devra être atténué (regroupement, traitement architectural)
- La hauteur des enseignes publicitaires ne devra pas dépasser l’acrotère ou l’égout de toiture du bâtiment.
- L’implantation d’objets de signalétique en façade des constructions ne devra pas excéder 1 objet pour 15 mètres linéaire de façade.
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2.2.1.2. Bâti existant#
1. En plus de toutes les dispositions relatives aux constructions neuves figurant au chapitre précédent, les prescriptions suivantes s’appliquent aux constructions existantes.
2. En raison de son intérêt patrimonial, le bâti existant peut faire l’objet de prescriptions particulières :
- Pour le patrimoine bâti inventorié identifié sur le plan de zonage, se reporter au chapitre 2.4.1 du présent règlement ;
- Si la construction est située en sous-secteur patrimonial indexé « p », se reporter aux prescriptions particulières du chapitre 2.4.2.
3. Toute intervention, traditionnelle ou contemporaine, s'attachera à prendre en compte et à respecter le caractère architectural de chaque immeuble concerné, les principes de composition de ses façades, les matériaux originels mis en œuvre et leurs colorations.
4. Lors de la réfection de toiture ou de façades d’une construction présentant un intérêt architectural au regard de son ancienneté, des matériaux employés, de sa composition ou encore de son ordonnancement, le réemploi des éléments existants (matériaux de couverture, couleurs et types d’enduits, etc.) pourra être autorisé ou imposé afin de conserver la typologie existante. Le choix de ces matériaux, utilisés dans les mêmes proportions, sera adapté aux contraintes techniques.
Volumétrie
1. Tout intervention sur du bâti existant n’exclut pas une présentation de facture contemporaine mais nécessite que les projets ne portent atteinte ni au caractère du lieu dans lesquels ils s’inscrivent, ni aux caractéristiques architecturales propres de la construction à modifier.
2. Les surélévations, les modifications et les extensions éventuelles devront être réalisées en harmonie avec la composition architecturale des parties existantes. La composition architecturale originelle des façades (proportions, percements…) doit être respectée.
3. Les extensions d’un bâtiment existant doivent être bâties sur le même principe que le bâtiment principal et doivent respecter leur volumétrie, afin de contribuer à établir l’harmonie et la cohésion entre les différents corps du bâtiment.
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4. Les extensions se feront de manière privilégiée par prolongement de la toiture latérale ou à l’arrière (croupe).
Toiture
Illustration Extrait de CONSTRUIRE AUJOURD’HUI, CC Cœur Hautes Landes
1. Le choix de la tuile se fera en fonction du modèle originel.
2. Dans le respect du style originel, les couvertures des constructions antérieures à 1900 seront réalisées avec des tuiles largement galbées (type tuile canal) sauf justifications particulières.
3. Dans le cas d'extension d'inspiration traditionnelle, une harmonie des matériaux, proportions et colorations est à rechercher.
Façades
1. La création de nouveaux percements devra s’intégrer dans la composition des façades (reprises des proportions, du rythme et éléments de modénature).
2. À l'occasion de la réhabilitation ou du ravalement d'une façade d'un immeuble ancien, les éléments décoratifs (moulures, corniches, bandeaux, pilastres ...) seront, dans la mesure du possible, conservés ou restaurés.
3. Les ornements, les enduits et les teintes des façades doivent être conformes à l’état d’origine. Les enduits en place seront au maximum conservés. Ils seront réparés plutôt que piqués.
Menuiseries
1. Les menuiseries anciennes et de qualité seront dans la mesure du possible conservées et restaurées. Une solution de double menuiserie peut répondre aux exigences thermique ou acoustique.
2. Pour des constructions d’architectures traditionnelles, les volets devront être conservés ou remplacés à l'identique ou restitués.
3. Les coffrets de volets roulants ne doivent pas être visibles en façade.
Éléments techniques
Les gouttières et descentes d’eaux pluviales pourront être de la même facture que les éléments existants (coloris et matériaux). Pour les autres éléments techniques, les mêmes prescriptions que pour les constructions nouvelles s’appliquent (voir page 67).
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2.2.2. Dispositions applicables aux clotures#
Généralités
1. Les clôtures ne sont pas obligatoires.
2. Les clôtures (et les éléments entrant dans leur composition, tels que murs, portes, portails, grilles ou balustrades) doivent tenir compte des typologies fonctionnelles préexistantes et s’harmoniser avec le bâti et l’environnement végétal. Elles doivent présenter une cohérence d’aspect avec la construction principale et être conçues avec simplicité, en évitant la multiplicité des matériaux et en favorisant l’emploi de matériaux de qualité (fer forgé, pierre, bois, …).
3. Les parties maçonnées des clôtures seront enduites à l'identique de la construction principale ou des clôtures voisines respectant la réglementation. Les murs seront obligatoirement enduits sur les 2 faces (voir nuancier façade page 65).
4. Lors de l’édification de clôtures, il est recommandé de favoriser :
- La continuité biologique avec les espaces libres voisins et avec l’espace public ;
- L’accompagnement des dispositifs par le végétal, afin d’apporter un aspect vivant à la clôture et de favoriser la biodiversité ;
- La perméabilité des dispositifs permettant le passage de la petite faune ;
- Les surfaces naturelles favorisant l’infiltration et l’autoépuration des eaux de ruissellement.
5. Clôtures en zone inondable#
Lorsque le terrain est exposé à un risque d’inondation, les clôtures doivent être réalisées de manière perméable sur toute leur hauteur, afin de ne pas entraver la libre circulation des eaux.
En zone inondable, une clôture perméable répond aux trois critères suivants :
- Ne pas constituer un obstacle au passage des eaux de la rivière en crue ;
- Ne pas créer un frein à l’évacuation des eaux de la rivière en décrue ;
- Ne pas présenter, sous la cote de référence, une surface pleine représentant plus d’un tiers de la surface de clôture.
Une clôture ajourée peut être matérialisée, par exemple, par un grillage ou une grille à barreaux. Les portails et portillons, s’ils sont pleins, ne sont pas considérés comme surface de clôture ajourée.
De plus pour la partie émergée de clôture, c’est-à-dire située au-dessus de la cote de référence, il convient d’appliquer les règles propres aux clôtures perméables de chaque zone (hauteur, aspect…) - voir chapitres 2.2.2.1 – clôtures en bordure des voies et des emprises publiques et 2.2.2.2 – clôture implantée en limite séparative.
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2.2.2.1. Clôture implantée en bordure des voies et des emprises publiques*#
L’autorisation de clôture peut être assortie de prescriptions particulières si la clôture est située à l’intersection de voies ou dans une courbe, pour des motifs de sécurité routière (hauteur limitée, pans coupés, …).
En bordure des voies (publiques ou privées) et des emprises publiques, les clôtures devront respecter les types et hauteurs autorisés par commune, répertoriés dans le tableau suivant :
Les clôtures seront composées :