Les projets ne doivent pas porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. Pour les secteurs d’intérêt patrimonial identifiés au zonage se référer à l’OAP thématique patrimonial.
1/ Découpage parcellaire
Non réglementé.
2/ Adaptation au terrain naturell
Les constructionsl doivent s’adapter au profil du terrain naturell. Les mouvements de terres (déblaisl, remblaisl) nécessaires à l’implantation de la constructionl doivent être limités aux stricts besoins techniques et ne doivent pas conduire à une émergence de la constructionl dans le paysage. L’ensemble des murs, dont murs de remblail et murs de soutènementl, devront faire l'objet d'un traitement qualitatif (végétalisation, enduits, traitement en pierre...). Les remblaisl sont interdits à moins de 2 m des voies et emprises publiques, sauf s'ils permettent l'accèsl à la constructionl ou à un espace de stationnementl. Les remblaisl sont interdits à moins de 2 m des limites séparativesl. Les déblaisl d’une hauteur de plus de 0,5m sont interdits à moins de 2 m des limites séparativesl, sauf pour l’aménagement d’accèsl. Au-delà, la hauteur des remblaisl et déblaisl ne doit pas excéder les valeurs suivantes :
- 1,50 mètre pour les terrains dont la pente naturelle est inférieure ou égale à 15% ; - 2 mètres pour les terrains dont la pente naturelle est supérieure à 15%. Les terrassements seront réduits au strict minimum et les restanques ou murs de soutènementl devront s’intégrer dans le paysage.
Cette règle ne s’applique pas pour les déblaisl rendus nécessaire pour la réalisation de stationnementsl souterrains ou l’aménagement de rampes d’accèsl.
3/ Aspects des constructionsl
D’une manière générale, les constructionsl de type traditionnel doivent respecter les caractéristiques de l’architecture locale (voir par exemple les fiches conseil du CAUE de l’Ain). Elles devront faire un rappel du bâti existant. Les constructionsl dans le style traditionnel des autres régions, sont interdites (Chaumière bretonne, maison à colonnade…). Volumes
Les constructionsl projetées doivent présenter une simplicité de volumesl. L’utilisation du pan coupé (sur un ou plusieurs angles) doit répondre uniquement à un parti pris architectural. Les gabaritsl doivent être adaptés à l’échelle générale des constructionsl avoisinantes, à l’exception des équipements d’intérêt collectif et des services publics. En cas de grande longueur (plus de 15 mètres), le bâtimentl doit faire l’objet d’un traitement architectural qualitatif évitant l’effet « barres » et assurant un rythme de façadel adapté au contexte urbain environnant.
Façadesl
La composition des façadesl doit prendre en compte le rythme des façadesl des constructionsl avoisinantes à l’échelle de la rue ou à l’échelle du projet.
Ouvertures et systèmes d’occultation
Les ouvertures en façadesl doivent présenter une harmonie quant à leur ordonnancement et leurs dimensions. En cas de réhabilitationl, il est obligatoire de maintenir dans leur disposition d’origine les percements existants et de ne pas modifier leur rythme. Les systèmes d’occultation doivent s’harmoniser à l’époque et au style du bâtimentl. Ils doivent présenter une unité de traitement au niveau du bâtimentl et s’intégrer dans le bâti environnant.
Les volets roulants et leurs dispositifs ne doivent pas être en sailliel.
Matériaux et couleurs
Les matériaux et les couleurs employés doivent s’intégrer en harmonie avec le style architectural du bâtimentl, conformément à l’étude chromatique annexée. Les éléments brillants et/ou réfléchissants sont interdits.
L’emploi à nu des éléments destinés à être enduits ou protégés est interdit. L’emploi de matériaux bruts est autorisé à condition que leur mise en œuvre concoure à la qualité architecturale de la constructionl et que cela ne soit pas de nature à compromettre l’insertion du projet dans le site.
Toitures
Toiture à pente :
Nombre de pans :
La toiture des constructionsl principales (hors annexesl) doit comporter 2 à 4 pans. Les toits à pans donnant sur le domaine publicl doivent comprendre des arrêts de neiges Les constructionsl à pans devront comprendre un débord de toiturel de 40cm minimum. Cette règle ne concerne pas les annexesl.
Le faîtage doit s’orienter en fonction de la voie sauf justification liée à la configuration des lieux et notamment à la topographie ou au bioclimatismel.
La toiture des volumes secondairesl et des constructionsl annexesl peut être constituée d’un seul pan.
Pente :
La pente des toitures doit être comprise entre 40% et 60%.
La pente des toitures des volumes secondairesl et des constructionsl annexesl doit être comprise entre 20% et 60%. En cas de toiture en pente, la pente des toitures des extensionsl doit être similaire à celle de la constructionl principale.
Matériaux :
Les toitures doivent être recouvertes de tuiles dont l’aspect est proche de celui des tuiles locales.
Ces dispositions ne s’appliquent pas : - s’il s’agit de la toiture d’une constructionl située dans un ensemble cohérent de constructionsl présentant des tuiles autres que celles imposées par le présent règlement, - aux vérandas et aux marquises - en cas de restauration et d’extension mesuréel. Dans ce cas, la nouvelle toiture doit être réalisée conformément à l’ancienne. - si le projet architectural justifie l’utilisation d’autres matériaux (Zinc, cuivre…)
Les éléments de surface posés en toiture (type dispositifs solaires, fenêtres de toit…) peuvent être affleurant au pan du toit ou intégrés à la toiture.
Toiture terrassel : Les toitures terrassesl sont interdites.
Autres éléments
Les installations techniquesl (antennes, paraboles, climatiseurs, ascenseur...) doivent être peu visibles du domaine publicl et seront positionnées de façon discrète sur les toitures ou sur le sol de manière à ne pas porter atteinte à la qualité architecturale de la constructionl et à la perception du paysage.
Pour tout nouveau programmel, les boîtes aux lettres doivent être regroupées, intégrées au sein de la constructionl et accessibles depuis le domaine publicl. A défaut, elles pourront être intégrées à un dispositif de clôture. Cette dernière règle ne s’applique pas au sein des communes de Mijoux, Lélex et Chézery-Forens.
4/ Clôtures
- Sur voie (publique ou privée) ou emprise publiquel : Les nouvelles clôtures, hors portail et portillon, doivent être composées : - d’un mur plein en pierre sèche d’une hauteur de 1,8m maximum ; d’un mur bahut sur lequel est fixée uniquement une grille/grillage de couleur sombre d’une hauteur totalel (mur bahut et dispositif de clôture) de 1,8m maximum. La hauteur du mur bahut ne peut être supérieure à 1m.
Tout système occultant (bâches plastiques, panneaux pleins…) est interdit.
La hauteur des clôtures est calculée à partir de la voie ou de l’emprise publiquel.
En présence d’un mur de soutènementl d’une hauteur inférieure ou égale à 1,8m, la hauteur cumulée du mur de soutènementl et de la partie maçonnée de la clôture ne doit pas être supérieure à 1,8m.
En présence d’un mur de soutènementl d’une hauteur supérieure à 1,8m, la clôture doit uniquement être composée d’une grille d’une hauteur de 1,5m maximum surmontant le mur de soutènementl et devant jouer le rôle de garde-corps.
La hauteur du portail ou du portillon ne doit également pas dépasser 1,8 m.
Peuvent déroger aux règles de hauteur les clôtures des équipements d’intérêt collectif et des services publics, si leur nature ou fonction le nécessite.
Les murs de soutènementl doivent faire l’objet d’un traitement qualitatif (végétalisation, enduits, traitement en pierre…).
Les coffrets de réseaux de communication (téléphone, câble…), d’énergie (gaz, électricité…), ainsi que les commandes d’accèsl… doivent être encastrés au dispositif de clôture et ne doivent pas déborder sur le domaine publicl.
Des exceptions à ces dispositions peuvent être admises : - dans le cas du prolongement d’un mur ayant d’autres caractéristiques, et si cela participe à l’intégration du projet dans le paysage urbain ; - dans le cas de la constructionl d’un mur anti-bruit le long des axes concernés par l’arrêté préfectoral du classement sonore des infrastructures de transports terrestres ; - pour l’intégration des boites aux lettres dans la clôture. Pour tout nouveau programmel, les boîtes aux lettres doivent être regroupées, intégrées au sein de la constructionl et accessibles depuis le domaine publicl. A défaut, elles pourront être intégrées à un dispositif de clôture. Cette dernière règle ne s’applique pas au sein des communes de Mijoux, Lélex et Chézery-Forens.
- Sur limites séparativesl :
La hauteur des clôtures est limitée à 1,8m. Peuvent déroger aux règles de hauteur les clôtures des équipements d’intérêt collectif et des services publics, si leur nature ou fonction le nécessite.
En présence d’un mur de soutènementl d’une hauteur inférieure ou égale à 1,8m, la hauteur cumulée du mur de soutènementl et de la partie maçonnée de la clôture ne doit pas être supérieure à 1,8m.
En présence d’un mur de soutènementl d’une hauteur supérieure à 1,8m, la clôture ne doit pas excéder 1,5m maximum surmontant le mur de soutènementl et devant jouer le rôle de garde-corps.
Les clôtures doivent être perméables pour la petite faune.
La hauteur est calculée différemment en fonction des cas : - En cas de clôtures composées de panneaux pleins de plus de 0,80m de hauteur ou de la constructionl d’un mur, la hauteur est calculée à partir du fond voisin ; - En cas d’autres dispositifs de clôture non occultant, la hauteur est calculée à partir du fond le plus haut. Les systèmes occultants (à l’exception des bâches plastiques interdites) sont autorisés sur au maximum 1/3 du linéaire de clôture.
Au sein des communes de Mijoux, Lelex et Chézery-Forens : les clôtures sont interdites à l’exception des clôtures agricoles ou amovibles.
Une harmonie doit être recherchée avec la constructionl et avec les clôtures des unités foncièresl voisines en termes de hauteur et de type de dispositif.
Les murs en pierre sèche ne peuvent être démolis ou doivent être reconstruit à l’identique.
5/Patrimoine Bâti
Les éléments de patrimoine sont soumis à permis de démolir. L’ensemble des modifications sur ces éléments sont soumis à minima à déclaration préalable (L.151-19 du code de l’urbanisme). Les règles de l’OAP patrimoniale s’imposent aux bâtimentsl recensés.
6/Performance énergétique
Dans le cadre de projet de rénovation/réhabilitationl, les dérogations aux règles relatives à l’emprise au soll et à la hauteur du bâti sont autorisées. Dans ce cadre et à la condition que l’aspect extérieur du dispositif réponde aux objectifs de qualité fixés à l’alinéa 3 de l’article 5, les dispositifs nécessaires à l’isolation thermique des bâtimentsl pourront s’implanter :
- dans la limite de 30 cm, en sailliel de la façadel dans les marges de retraitl par rapport aux limites séparativesl ;
- via une surélévation du toit dans la limite de 35 cm de la hauteur maximale prévue à l’alinéa 5 de l’article 4.
Dans le cadre de nouvelles constructionsl, les projets doivent justifier qu’ils intègrent les principes architecturaux et urbanistiques de haute qualité environnementale et les principes du bioclimatismel. Les nouvelles constructionsl et l’ensemble des bâtimentsl existants situés dans le périmètre du réseau de chaleur classé devront s’y raccorder
Les affouillements et exhaussementsl de sol sont autorisés afin de favoriser l’implantation de dispositifs d’exploitation de la géothermie. Dans les périmètres de protection des captages et de ressources stratégiques, seule la géothermie de surface est autorisée (inférieure à 2m).
Un dépassement de 10% des règles relatives au gabarit peut être autorisé pour les constructionsl neuves ou extensionl faisant preuve d’exemplarité énergétique de type BEPOSL, sous réserve d’intégration paysagère et patrimoniale et que le bâtimentl remplisse les conditions de l’article R11121 du code de la constructionl et de l’habitation. Ainsi, la constructionl doit remplir l’une des conditions suivantes :
- Faire preuve d’exemplarité énergétique : sa consommation conventionnelle d'énergie est inférieure au moins de 20 % à la consommation conventionnelle d'énergie définie au 1° du I de l'article R. 111-20 ;
OU
- Faire preuve d’exemplarité environnementale : d’une part, la quantité des émissions de gaz à effet de serre au cours de l'ensemble du cycle de vie de la constructionl est inférieure à un seuil exprimé en kilogrammes d'équivalent dioxyde de carbone par mètre carré et d’autre part, la constructionl remplit deux des critères de performances suivants :
- La quantité de déchets de chantier valorisés pour la constructionl du bâtimentl est supérieure à un seuil fixé par arrêté ;
- Le bâtimentl comporte une part minimale de matériaux faiblement émetteurs en composés organiques volatils et les installations de ventilation font l'objet d'une démarche qualité prévue par arrêté ;
- Le bâtimentl comprend le taux minimal de matériaux biosourcés mentionné à l'article D. 111-22-3.
OU
- Être considéré à énergie positive : la constructionl vise l'atteinte d'un équilibre entre sa consommation d'énergie non renouvelable et sa production d'énergie renouvelable injectée dans le réseau, dont le bilan énergétique est inférieur à un seuil défini par arrêté, qui peut être modulé en fonction de la localisation, des caractéristiques et de l'usage de la constructionl.
Cette exemplarité énergétique doit être justifiée par une attestation signée d’un organisme certificateur conformément à l’article R 431-18 du Code de l’Urbanisme.
Dans certains cas, justifiés pour raisons patrimoniales ou architecturales, dans le but de préserver la composition et les détails de la façadel originelle, l’isolation par l’extérieur peut ne pas être possible ; dans ce cas, une isolation des fenêtres, de la toiture et du plancher bas sera préconisée pour atteindre les performances énergétiques envisagées.
Aucun élément technique extérieur lié à un système de pompe à chaleur ne devra porter atteinte à la qualité architecturale des constructionsl. En façadel ou en toiture, ils devront être disposés sur les toitures ou façadesl les moins visibles de l’espace public. Dans les cours et les jardins, ils devront faire l’objet d’un aménagement paysager permettant de les dissimuler et de les intégrer à la composition architecturale et paysagère d’ensemble.
Les sorties murales liées aux dispositifs de chauffage au bois ne devront pas porter atteinte à la qualité architecturale des constructionsl et devront être disposées sur les façadesl les moins visibles de l’espace public. Les sorties en toiture devront soit réutiliser les conduits et souches de cheminée existantes lorsque cela est possible, soit être maçonnées et enduites s’il est nécessaire d’en créer une nouvelle.
La pose de capteurs solaires thermiques et/ou photovoltaïques sur les bâtimentsl à caractère patrimoniaux doit privilégier la non perceptibilité des panneaux depuis l’espace public et les points de vue remarquables. En cas d’impossibilité pour des raisons techniques, le projet doit justifier d’une intégration paysagère optimale.
Les panneaux photovoltaïques solaires et/ou thermiques en toiture doivent être installés près de l’égout, en un seul tenant et sans découpe.
Sur les toitures principales, ils ne pourront excéder 25% de la surface de la pente du toit concernée sauf pour les constructionsl nouvelles où ils pourront représenter jusqu’à 100% du pan de toit à condition que leur intégration fasse l’objet d’un projet d’ensemble cohérent.
Sur les toitures des bâtis secondaires de petit gabarit, des abris de jardin, des annexesl, des verrières, des vérandas et des hangars agricoles, ils pourront représenter 100% de la surface du versant concerné.