Il est rappelé que l’autorisation de construire ou de lotir peut être refusée ou n'être accordée que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales (article R 111-21 de Code de l'Urbanisme).
Dispositions générales :
Une construction neuve est par définition contemporaine, elle devra savoir se réapproprier les caractéristiques des proportions rencontrées dans le bâti ancien pour les traduire dans un langage contemporain. Le pétitionnaire pourra utilement se référer à la brochure « construire en Queyras » consultable en mairie, pour élaborer son projet de construction dans le respect des caractéristiques locales : implantation, insertion et architecture traditionnelle…
L’implantation des bâtiments doit rechercher l’adaptation la meilleure au terrain naturel, et réduire au maximum les terrassements cisaillant la pente. Tout terrassement doit faire l’objet de mesures de réhabilitation par apport de terre végétale et re-végétalisation.
L’implantation, les hauteurs, devront être soigneusement étudiées en fonction du voisinage existant. De ce fait, il sera nécessaire de présenter, lors de la demande d’urbanisme, l’aspect topographique des lieux, le sens du faîtage, et la hauteur des bâtiments existants voisins, afin de rester dans le contexte et ne pas créer de rupture d’échelle.
Implantation et forme
Les constructions présenteront des volumes toujours plus longs que larges. Le faîtage sera parallèle aux courbes de niveau et correspondra à la plus grande longueur du bâtiment.
Les extensions et constructions neuves peuvent être mitoyennes, organisées pour générer une qualité d’espaces extérieurs, publics ou privés, respectant l’identité du bâti ancien du hameau.
Les extensions ou volumes bâtis rajoutés devront conserver l’esprit initial de la maison. Les surélévations devront être mesurées et rester dans des hauteurs proches de celles environnantes.
Les réhabilitations devront assurer un aspect similaire aux matériaux et techniques anciens.
Toitures
Elles auront au moins 2 versants de pente, de même inclinaison, supérieure à 60%. Les toitures à versant unique peuvent être admises pour les bâtiments accolés d’une construction.
Les toitures terrasses sont interdites. Elles pourront, à titre exceptionnel, être autorisées pour des projets d'intérêt général si elles permettent d'améliorer sa qualité architecturale ou son insertion paysagère, dans la limite de 20 % de la surface de la toiture.
Elles seront de teinte grise, gris lauze ou en bardeaux de mélèzes.
Les toitures seront équipées d’un système de récupération des eaux pluviales et d’un système de lutte contre les chutes de neige de toiture, à minima pour les toitures déversant sur les voies de circulations. Le maintien de la neige sur les toits sera assuré par des barres à neige en tronc de Mélèze ou des crochets arrêt de neige pré-laqué. Les rives de toitures seront fines et de facture simple. Les fioritures et découpes (types rives savoyardes et suisses) seront proscrites. Façades On veillera à la cohérence (des matériaux et des couleurs) avec le bâti existant : § Les enduits doivent rester en harmonie avec le bâti traditionnel en proscrivant les teintes trop vives et respecter des teintes naturelles et pastel d’autrefois. § Le bois et la pierre sont admis. Le bois est à travailler toujours en alliance avec la maçonnerie ou la pierre. L’aspect tout bois est autorisé uniquement pour les bâtiments annexes et techniques. Menuiseries et volets Les menuiseries et volets seront d’aspect et de couleur bois, y compris pour les portes de garages. Les volets seront à battants, les volets de type « Z » sont interdits. En cas de recours à des volets roulants, le caisson sera alors intégré. Clôtures et Portails Les clôtures sont facultatives. Si elles doivent être elles seront d’aspect bois à lisses verticales ou horizontales, inférieure à 1,5 m et devront rester perméables à la vue ainsi qu’à la circulation de la petite faune. Les soutènements seront maçonnés, d’aspect pierres sèches ou pierres vues. Panneaux solaires, Superstructures Les panneaux solaires et les parties de constructions édifiées en superstructure, telles que cheminée, éolienne, ventilation, réfrigération, sortie de secours, etc. doivent s’intégrer dans la composition architecturale de la construction et ne pas porter préjudice à l’harmonie et au caractère environnant. Les structures de séparation devront être de la même couleur que les panneaux solaires afin d’éviter le carroyage. En vue d’une meilleure intégration du solaire dans la construction, le pétitionnaire pourra utilement se référer aux « Guide Solaire et Habitat, L’intégration des équipements dans les Hautes Alpes » et « Habitat du Queyras et énergie – recommandation pour l’amélioration énergétique des bâtiments » consultables en mairie ou téléchargeables sur le site internet du Parc Naturel Régional du Queyras.
Dispositions particulières : En raison de spécificités techniques, les ouvrages techniques nécessaires au fonctionnement, à l’exploitation des réseaux divers (eau potable, assainissement, gaz, électricité, télécommunications…) peuvent déroger aux prescriptions architecturales prédéfinies.