Rubrique AUT 1Usages et affectations des sols interdits ou soumis à conditions
Intitulé du document : QUE PUIS-JE CONSTRUIRE ? AFFECTATION DES SOLS ET DESTINATION DES CONSTRUCTIONS
Voir également les dispositions générales et les règles applicables à toutes les zones.
Article 1 – occupations et utilisations du sol interdites
Toute construction, occupation, utilisation, affectation qui n’est pas autorisée à l’article suivant est interdite.
Dans les secteurs identifiés au plan de zonage au titre de l’article R.151-43 du Code de l’urbanisme – zones humides
Toute occupation et utilisation du sol est interdite, et notamment :
- Les travaux de drainage - Toute construction ou installation permanente ou non, à l’exception des aménagements permettant la découverte et l’entretien du milieu (chemin piéton, panneaux d’information, balises…) - Les occupations ou utilisations du sol néfastes au caractère et à l’équilibre des zones humides, en particulier la mise en culture ou en boisement, ainsi que les interventions de toute nature contribuant à l’assèchement (drainage, exhaussements, affouillements, forages), à la mise en eau, au remblai (dépôt de matériaux) ou à l’imperméabilisation, – excepté lorsqu’ils sont menés dans le cadre d’une gestion écologique justifiée
Article 2 – occupations et utilisations du sol soumises a des conditions particulieres
Dans tous les secteurs de la zone agricole, soit Aa, Ab1, Ab2 et Arh
Les constructions et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif sous réserve :
- qu’elles ne soient pas incompatibles avec l’exercice d’une activité agricole ou forestière dans l’unité foncière où elles sont implantées
- qu’elles ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages,
- de la prise en compte des risques naturels, le cas échéant.
Les affouillements et les exhaussements du sol à condition qu’ils soient liés strictement à une opération autorisée dans la zone ou aux travaux publics.
L’entretien du bâti existant, sans changement de destination, ni de volume, ni création de nouvelle surface de plancher.
En secteur Ab1 (village)
Les constructions à destination d’exploitation agricole, y compris les Installations Classées pour l’Environnement, sont autorisées, sous réserve de la prise en compte des risques naturels dans les secteurs concernés.
Les constructions à usage de locaux de surveillance sont autorisées, sous réserve :
- de la nécessité justifiée de résider sur le site principal de l’activité de l’exploitation, appréciée en fonction de la nature de l’activité et de l’importance de celle-ci,
- que la construction soit intégrée dans le bâtiment d’exploitation ou accolée à celui-ci,
- qu’il ne soit édifié qu’un seul local de surveillance par exploitation et que sa surface de plancher n’excède pas 40 m².
En secteurs Ab2 (alpages)
Les équipements et constructions liés au pastoralisme (ex. salle de fabrication, étable pour la traite,…) sont autorisés sous réserve de la prise en compte des risques naturels, des zones humides, de la compatibilité avec le fonctionnement du domaine skiable et de leur nécessité justifiée dans les alpages, appréciée en fonction de la nature de l’activité et de l’importance de celle-ci.
En secteurs Ab2 et Aa
Les constructions à usage de surveillance et gardiennage des troupeaux dans les alpages sont autorisées, sous réserve :
- de la nécessité justifiée de résider dans les alpages, appréciée en fonction de la nature de l’activité et de l’importance de celle-ci,
- qu’il ne soit édifié qu’un seul local de surveillance par unité d’alpage et que son emprise au sol n’excède pas 30 m² ; la nécessité de plusieurs locaux de surveillance pour une même exploitation devra être justifiée par les conditions de pâture des alpages et le temps de parcours,
- de la prise en compte des risques naturels, des zones humides, de la compatibilité avec le fonctionnement du domaine skiable.
Peuvent être autorisées, par arrêté préfectoral, après avis des commissions compétentes, dans un objectif de protection et de mise en valeur du patrimoine montagnard,
- la restauration ou la reconstruction des anciens chalets d'alpage ou bâtiments d'estive désignés par un « C » ; à noter que les travaux sur les bâtiments à l’état de ruine ou en très mauvais état ne seront possibles que si des documents permettent d’en reconstituer la volumétrie et l’agencement des façades d’origine et s’il est démontré que le bâtiment avait un usage pastoral ;
- les extensions limitées à 30% de l’emprise au sol existante lors de l’approbation du PLU des chalets d'alpage ou des bâtiments d'estive existants (indice C) lorsque la destination est liée à une activité professionnelle saisonnière, sous réserve
- que ces travaux et/ou extensions ne compromettent pas les activités agricoles et soient compatibles avec le fonctionnement du domaine skiable,
- de l’application de la servitude administrative prévue par l’article L.122-11,
- et de la prise en compte des risques naturels.
Refuge, indice Re
Les constructions à destination de refuge identifiées par un indice Re peuvent faire l’objet d’une extension limitée à 100 m² de surface de plancher.
Dans les zones Agricoles identifiées comme pouvant être aménagées en vue de la pratique du ski alpin
Sont autorisés :
- les travaux, terrassements, constructions et équipements de toute nature liés à l’exploitation du domaine skiable,
- les aménagements liés aux activités de loisirs d’été, lorsqu’ils sont compatibles avec l’exploitation du domaine skiable, à condition qu’ils ne soient pas incompatibles avec l’exercice d’une activité agricole ou pastorale dans l’unité foncière où ils sont implantées et que des mesures soient mises en œuvre pour participer à la sauvegarde des espaces agricoles et naturels et des paysages et notamment que les sites remaniés soient réensemencés avec des essences locales et adaptées au site et, autant que possible, en favorisant les espèces fourragères. Les travaux relatifs aux UTN structurantes sont autorisés sous réserve de leur indication au SCOT.
En secteur Arh du domaine skiable alpin est de surplus autorisé :
L’aménagement, la réhabilitation et l’extension des restaurants d’altitude et hébergements hôteliers, sans changement de destination. Leur extension limitée à 50 m² d’emprise au sol est autorisée, à condition que ces aménagements
- ne compromettent pas les activités agricoles et soient compatibles avec le fonctionnement du domaine skiable,
- et sous réserve de la prise en compte des risques naturels. Dans le cas de plusieurs extensions, les 50 m² correspondent au cumul de chacune à partir de l’approbation du PLU.
Le changement de destination des locaux non affectés au restaurant d’altitude ou à l’hébergement hôtelier vers ces destinations est possible.
Restaurant d’altitude, indice RA
Les constructions des secteurs ayant un indice « RA » peuvent avoir une destination de restaurant d’altitude, en lien avec le fonctionnement du domaine skiable. Leur extension limitée à 50 m² d’emprise au sol est autorisée, à condition que ces aménagements
- ne compromettent pas les activités agricoles et soient compatibles avec le fonctionnement du domaine skiable
- et sous réserve de la prise en compte des risques naturels. Dans le cas de plusieurs extensions, les 50 m² correspondent au cumul de chacune à partir de l’approbation du PLU.
Dans les zones Agricoles identifiées comme pouvant être aménagées en vue de la pratique du ski nordique
Sont autorisés :
- les travaux, terrassements, constructions et équipements de toute nature liés à l’exploitation du domaine skiable nordique,
- les aménagements liés aux activités de loisirs d’été, lorsqu’ils sont compatibles avec l’exploitation du domaine skiable nordique, à condition qu’ils ne soient pas incompatibles avec l’exercice d’une activité agricole ou pastorale dans l’unité foncière où ils sont implantées et que des mesures soient mises en œuvre pour participer à la sauvegarde des espaces agricoles et naturels et des paysages et notamment que les sites remaniés soient réensemencés avec des essences locales et adaptées au site et, autant que possible, en favorisant les espèces fourragères.
Dans les zones Agricoles identifiées comme pouvant être aménagées en vue de la pratique de loisirs hivernaux
Sont autorisés :
- les travaux, terrassements et équipements de toute nature liés aux activités hivernales sportives et de loisirs,
- les aménagements liés aux activités de loisirs d’été, lorsqu’ils sont compatibles avec l’exploitation hivernale, à condition qu’ils ne soient pas incompatibles avec l’exercice d’une activité agricole ou pastorale dans l’unité foncière où ils sont implantées et que des mesures soient mises en œuvre pour participer à la sauvegarde des espaces agricoles et naturels et des paysages et notamment que les sites remaniés soient réensemencés avec des essences locales et adaptées au site et, autant que possible, en favorisant les espèces fourragères.
Dans les secteurs identifiés au plan de zonage au titre de l’article R.151-43 du Code de l’urbanisme – zones humides
Sont uniquement autorisés les travaux écologiques, à la condition d’avoir vocation à restaurer ou entretenir le patrimoine naturel de la zone.
Dans les secteurs identifiés au plan de zonage au titre de l’article R.151-43 du Code de l’urbanisme – espace de fonctionnalité de la zone humide
Les occupations et utilisations admises ne devront pas détourner les eaux de l’espace de fonctionnalité.