Acrotère
Élément d’une façade situé au-dessus du niveau de la toiture ou de la terrasse, à la périphérie du bâtiment, et constituant des rebords ou garde-corps.
Affouillements
Extraction de terre ou modification du nivellement existant du sol qui doit faire l’objet d’une autorisation si sa superficie est supérieure à 100 m2 et si sa profondeur excède 2 m (article R-421-19 à 23 du Code de l’urbanisme).
Alignement
L’alignement est la limite séparative d’une voie publique et des propriétés riveraines.
Les prescriptions d’alignement visent à déterminer à travers le PLU ou un plan d’alignement la limite séparative future du domaine public routier.
Le domaine public routier comprend l’ensemble des biens du domaine public de l’État, des départements et des communes, affectés aux besoins de la circulation terrestre, à l’exception des voies ferrées.
Annexe#
Une annexe est une construction secondaire, de dimensions réduites et inférieures à la construction principale, qui apporte un complément aux fonctionnalités de la construction principale. Elle doit être implantée selon un éloignement restreint entre les deux constructions afin de marquer un lien d’usage. Elle peut être accolée ou non à la construction principale avec qui elle entretient un lien fonctionnel, sans disposer d’accès direct depuis la construction principale. L’annexe ne doit pas être à destination d’habitation.
Nota : une piscine est toujours annexe à une construction principale (habitation, hôtel, …), couverte ou non.
Attique
Étage supérieur d’un édifice, construit en retrait de 1,50m minimum sur tous les côtés de la construction, excepté pour les circulations verticales.
Bâtiment
Construction couverte générant de la surface de plancher ou de l’emprise au sol.
Chemin d’exploitation
Un chemin est une voie servant exclusivement à la communication entre différentes exploitations agricoles. C’est un chemin privé, non ouvert à la circulation publique (sauf consentement des propriétaires).
Chemin rural
Un chemin rural est une voie appartenant au domaine privé de la commune, et affecté à un usage public. Il n’est cependant pas classé dans la catégorie des voies communales (domaine public de la commune).
Clôture à claire-voie
Clôture ajourée qui présente des vides (grille, trillage, …). Les vides doivent être suffisants pour préserver les ouvertures visuelles et être répartis uniformément sur chaque linéaire de clôture.
Construction
Une construction est un ouvrage fixe et pérenne, comportant ou non des fondations et générant un espace utilisable par l’Homme en sous-sol ou en surface.
Construction existante
Une construction est considérée comme existante si elle est reconnue comme légalement construite et si la majorité des fondations ou des éléments hors fondations déterminant la résistance et la rigidité de l'ouvrage remplissent leurs fonctions. Une ruine ne peut pas être considérée comme une construction existante.
Dépôt de véhicules
Stockage de véhicules autres que les aires de stationnement.
Domaine public
Outres les voies publiques, le domaine public intègre les espaces extérieurs ouverts au public, de propriété publique, qui ne répondent pas à la notion de voie ni d’équipement public. Ces espaces publics comprennent les places, les aires de jeux publiques, les parcs de stationnement publics mais aussi les délaissés accessibles au public.
Éléments techniques et décoratifs
Cheminées, antennes, machineries et cages d’ascenseurs, etc. ainsi que les épis, clochetons, etc.
Entreprise
Unité organisationnelle de production de biens et de services jouissant d'une certaine autonomie de décision.
Espaces libres
Ensemble des surfaces hors emprises au sol bâties telles que définies au règlement. Ils comprennent les espaces aménagés autour des constructions (accès, murs de soutènements, …) ainsi que les espaces plantés et/ou laissés en pleine terre.
Espaces perméables
Un espace libre est considéré comme perméable lorsque les éventuels ouvrages existants n’entravent pas le raccordement de son sous-sol à la nappe phréatique. Les ouvrages d’infrastructure (réseaux, canalisations, ...) ne sont pas de nature à disqualifier un espace perméable. Les sous-sols ne sont pas compatibles avec la notion d’espace perméable. Les parties enterrées des constructions sont incompatibles avec la notion d’espace perméable.
Espaces verts de pleine terre
Un espace vert de pleine terre un espace végétalisé (surfaces enherbées, engazonnées, recouvertes de plantes tapissantes ou couvre-sol, animées par des arbustes et arbres, ouvrages et systèmes de collecte et traitement des eaux pluviales réalisés à ciel ouvert et végétalisés sans film d’étanchéité) en continuité directe avec la terre naturelle.
Ainsi, une surface est considérée de pleine terre lorsqu’elle ne supporte aucune construction (que ce soit au sol ou en sous-sol) et aucun revêtement/couverture (voirie, terrasse, accès, …). Cette surface doit permettre la libre infiltration des eaux pluviales. Les ouvrages d’infrastructure (réseaux, canalisations, ouvrages enterrés de rétention des eaux pluviales, ...) ne sont pas de nature à disqualifier un espace vert de pleine terre.
Y sont admis les canalisations, lignes ou câbles ainsi que les ouvrages d’infrastructure publique et leurs outillages, équipements ou installations techniques directement liés à leur fonctionnement et à leur exploitation, dès lors qu’ils n’entravent pas le lien entre le sous-sol et la nappe phréatique.
Exhaussement
Action d’augmenter la hauteur du terrain. Il doit faire l’objet d’une autorisation si sa superficie est supérieure à 100 m2 et si sa hauteur excède 2 m (article R 421-19 à 23 du Code de l’urbanisme).
Extension
L’extension consiste en un agrandissement du volume de la construction existante présentant des dimensions inférieures à celle-ci. L’extension peut être horizontale ou et doit présenter un lien physique et fonctionnel avec la construction existante. Elle peut intervenir horizontalement dans la continuité de la construction principale, ou verticalement, par une surélévation de la construction.
Extension limitée
Augmentation inférieure ou égale à 20% de la surface de plancher et/ou de l’emprise au sol d’un bâtiment existant.
Faitage
Ligne de jonction supérieure de deux pans de toiture inclinés ou limite supérieure d’une toiture.
Limites séparatives
Les limites séparatives correspondent aux limites entre le terrain d’assiette de la construction, constitué d’une ou plusieurs unités foncières, et le ou les terrains contigus. Elles peuvent être distinguées en deux types : les limites latérales et les limites de fond de terrain. En sont exclues les limites de l’unité foncière par rapport aux voies et emprises publiques.
Linéaire de façade
Il correspond à la longueur calculée à l’horizontal entre les deux points opposés d’une façade d’un bâtiment.
Locaux et équipements techniques
Bâtiment ou partie de bâtiment destiné à recevoir des appareillages techniques, comme les cages d’ascenseur, les cuves à fuel ou à gaz, etc.
Mur pignon
Mur qui limite une construction sur ses faces latérales et dont le sommet supporte la panne faîtière d’une toiture.
Mur de remblais
Ouvrage (mur ou enrochement) qui soutient un remblai.
Mur de soutènement
Ouvrage (mur ou enrochement) qui soutient le terrain naturel.
Pergola
Installation légère (type ferronnerie fine ou bois léger), visant à se protéger du soleil par un support ajouré (pour des plantes grimpantes notamment), des toiles ou des canisses et qui reste constamment ouverte sur au moins 3 côtés.
Réhabilitation
Travaux d’amélioration générale ou de mise en conformité avec les normes en vigueur : normes de confort électrique et sanitaire, chauffage, isolation, …
La réhabilitation peut comporter un changement de destination de l’ouvrage.
Rénovation
Remise à neuf, restitution d’un aspect neuf. Travail consistant à remettre dans un état analogue à l’état d’origine un bâtiment ou un ouvrage dégradé par le temps, les intempéries, l’usure, …
La rénovation ne doit pas être confondue avec la réhabilitation : par ailleurs, la rénovation sous-entend le maintien de la fonction antérieure de l’ouvrage.
Servitude de cour commune
Une servitude de cour commune peut être établie au titre de l’article L471-1 du Code de l’urbanisme pour déroger aux dispositions du règlement relatives à l’implantation des constructions par rapport aux limites séparatives, en y substituant les dispositions de l’article 4.3 du règlement de la zone concernée.
Destination et sous-destination
Destination sous-destination définition#
« exploitation Cette sous-destination recouvre les constructions agricole » destinées à l'exercice d'une activité agricole ou pastorale.
Cette sous-destination recouvre notamment les
EXPLOITATION AGRICOLE OU constructions destinées au stockage du matériel, des
FORESTIÈRE récoltes et à l'élevage des animaux ainsi que celles nécessaires à la transformation, au conditionnement et à la commercialisation des produits agricoles, lorsque ces activités constituent le prolongement de l'acte de production, dans les conditions définies au II de l'article L.
151-11 du code de l'urbanisme.
« exploitation Constructions et entrepôts notamment de stockage du forestière » bois, des véhicules et des machines permettant l'exploitation forestière.
« logement » Constructions destinées au logement principal, secondaire ou occasionnel des ménages à l'exclusion des hébergements couverts par la sous-destination « hébergement ». Elle recouvre notamment les maisons individuelles et les immeubles collectifs.
HABITATION « hébergement » Constructions destinées à l'hébergement dans des résidences ou foyers avec service. Cette sous-destination
« artisanat et recouvre notamment les maisons de retraite, les résidences universitaires, les foyers de travailleurs et les
COMMERCE ET ACTIVITÉS DE SERVICE commerce de détail » résidences autonomie.
Cette sous-destination regroupe aussi les hébergements pour les actifs saisonniers en mobilités. Pour relever de cette sous-destination, un ou plusieurs locaux communs sont obligatoires.
Constructions destinées aux activités artisanales de production, de transformation, de réparation ou de prestation de services, les constructions commerciales avec surface de vente destinées à la présentation ou à l'exposition de biens et de marchandises proposées à la vente au détail à une clientèle, ainsi que les locaux dans lesquels sont exclusivement retirés par les clients les produits stockés commandés par voie télématique.
« restauration » Constructions destinées à la restauration sur place ou à emporter avec accueil d'une clientèle.
« commerce de gros » Constructions destinées à la présentation et la vente de biens à une clientèle professionnelle.
BOZEL– Révision du PLU - Règlement – approbation Espaces&Mutations 12/108
« activité de service Constructions destinées à l'accueil d'une clientèle avec l’accueil d’une pour la conclusion directe de contrat de vente de clientèle » services ou de prestation de services, notamment médicaux, et accessoirement la présentation de biens.
« hôtels » Constructions destinées à l'accueil de touristes dans des hôtels, c'est-à-dire des établissements
« autres hébergements commerciaux qui offrent à une clientèle de passage touristiques » qui, sauf exception, n'y élit pas domicile, des chambres ou des appartements meublés en location, « cinéma » ainsi qu'un certain nombre de services.
« locaux et bureaux Constructions autres que les hôtels, destinées à accueillant du public accueillir des touristes, notamment les résidences de tourisme et les villages de vacances, ainsi que les des administrations constructions dans les terrains de camping et dans publiques et assimilés les parcs résidentiels de loisirs.
»
Constructions répondant à la définition
ÉQUIPEMENTS D’ INTÉRÊT COLLECTIF ET SERVICES PUBLICS « locaux techniques et d'établissement de spectacles cinématographiques mentionnée à l'article L. 212-1 du code du cinéma et industriels des de l'image animée accueillant une clientèle commerciale.
administrations
Constructions destinées à assurer une mission de publiques et assimilés service public. Une partie substantielle de la construction est dédiée à l'accueil du public. Elle
» comprend notamment les constructions de l'Etat, des collectivités territoriales, de leurs groupements ainsi que les constructions des autres personnes morales investies d'une mission de service public.
Constructions des équipements collectifs de nature technique ou industrielle. Cette sous-destination comprend notamment les constructions techniques nécessaires au fonctionnement des services publics, les constructions techniques conçues spécialement pour le fonctionnement de réseaux ou de services urbains, les constructions industrielles concourant à la production d'énergie.
« établissements Équipements d'intérêts collectifs destinés à l'enseignement ainsi que les établissements destinés d'enseignement, de à la petite enfance, les équipements d'intérêts santé et d'action collectifs hospitaliers, les équipements collectifs accueillant des services sociaux, d'assistance, sociale » d'orientation et autres services similaires.
« salles d'art et de Constructions destinées aux activités créatives, spectacles » artistiques et de spectacle, musées et autres activités culturelles d'intérêt collectif.
« équipements sportifs
» Équipements d'intérêts collectifs destinées à l'exercice d'une activité sportive. Cette sous-
« autres équipements destination comprend notamment les stades, les recevant du public » gymnases ainsi que les piscines ouvertes au public
Équipements collectifs destinées à accueillir du public afin de satisfaire un besoin collectif ne répondant à aucune autre sous-destination définie au
BOZEL– Révision du PLU - Règlement – approbation Espaces&Mutations 13/108
AUTRES ACTIVITÉS DES SECTEURS PRIMAIRES, SECONDAIRE ET « lieu de culte » sein de la destination « Equipement d'intérêt collectif
TERTIAIRE « industrie » et services publics ». Elle recouvre notamment les salles polyvalentes et les aires d'accueil des gens du « entrepôt » voyage.
« bureau » Constructions répondant à des besoins collectifs de caractère religieux
« centre de congrès et d'exposition » Constructions destinées à l'activité extractive du « cuisine dédiée à la secteur primaire, les constructions destinées à vente en ligne » l'activité industrielle et manufacturière du secteur secondaire, ainsi que les constructions destinées aux activités artisanales du secteur de la construction ou de l'industrie. Cette sous-destination recouvre notamment les activités de production, de construction ou de réparation susceptibles de générer des nuisances
Constructions destinées à la logistique, au stockage ou à l'entreposage des biens sans surface de vente, les points permanents de livraison ou de livraison et de retrait d'achats au détail commandés par voie télématique, ainsi que les locaux hébergeant les centres de données
Constructions fermées au public ou prévoyant un accueil limité du public, destinées notamment aux activités de direction, de communication, de gestion des entreprises des secteurs primaires, secondaires et tertiaires et également des administrations publiques et assimilées.
Constructions destinées à l'événementiel polyvalent, l'organisation de salons et forums à titre payant.
Constructions destinées à la préparation de repas commandés par voie télématique. Ces commandes sont soit livrées au client soit récupérées sur place.
BOZEL– Révision du PLU - Règlement – approbation Espaces&Mutations 14/108
Terrain naturel avant travaux
Le terrain naturel est apprécié à la date de dépôt de la demande.
Nota : il est de jurisprudence constante que, le niveau du sol précité, peut intégrer les modifications du niveau du terrain intervenues avant le dépôt de la demande, et sans lien avec les travaux envisagés, sauf si ces aménagements ont été réalisés dans un objectif frauduleux visant à fausser l’appréciation de l’administration sur la conformité de la construction projetée à la réglementation d’urbanisme applicable.
Dans le cas de reconstruction en tout ou partie dans l’emprise de la construction initiale ou dans le cas de surélévation d’une construction, le terrain naturel correspond au plan horizontal établi sur la base de la côte altimétrique moyenne issue de la différence entre le point le plus bas et le point le plus haut du terrain naturel situé au droit de l’ensemble des façades de la construction initiale.
Schéma illustratif (à titre indicatif)
Terrain après travaux
Le terrain après travaux s’apprécie uniquement au droit des façades concernées, à partir du terrain aménagé (donc hors parties enterrées des constructions).
Terrasse
Plate-forme à l’air libre de plain-pied ou reposant sur une partie du bâtiment (dont les sous-sols).
Voie
Une voie est un espace ouvert à la circulation. Elle comprend la partie de la chaussée ouverte à la circulation des véhicules motorisés comme, notamment, les éventuels itinéraires cyclables ainsi que l’emprise réservée au passage des piétons, au stationnement des véhicules et les fossés et talus la bordant. Une voie se définit donc par son emprise, qui recouvre l’ensemble de la partie du terrain qui est affectée à la route et à ses dépendances :
Terminologie
EMPRISE : partie du terrain affectée à la route ainsi qu’à ses dépendances.
ASSIETTE : surface du terrain réellement occupée par la route
PLATE-FORME : surface de la route qui comprend la chaussée et les accotements.
CHAUSSÉE : surface aménagée de la route sur laquelle circulent les véhicules.
ACCOTEMENTS : zones latérales de la PLATE-FORME qui bordent extérieurement la chaussée
Voie publique
Une voie publique est une voie affectée à la circulation terrestre publique (hors voie ferrée) qui appartient au domaine public de la collectivité (Etat, Commune, Département). Sa composition est la même que celle des voies de manière générale (voir supra).
Voie privée ouvertes à la circulation publique
Une voie privée se distingue en principe de la voie publique par la personne qui en est propri étaire. Une voie privée est en général une voie appartenant à une personne privée, mais il peut s’agir également d’une voie relevant du domaine privé communal (chemins ruraux).
Une voie privée est ouverte à la circulation du public lorsqu’elle dessert plusieurs propriétés et que ses propriétaires en autorisent, de manière expresse ou tacite, l’usage par le public. Est par exemple considérée comme ouverte à la circulation du public une voie privée en impasse desservant plusieurs propriétés, dès lors qu’aucun panneau ne signale son caractère privé et n’en limite l’accès.
Sa composition est la même que celle des voies de manière générale (voir supra).