L’esprit de la regle#
L’article 3 établit les règles relatives à la desserte des terrains (création d’accès ou de voiries) ainsi que les normes quantitatives et qualitatives de stationnement, pour les véhicules et les vélos.
Les conditions de desserte des terrains sont définies de manière à assurer la sécurité des circulations, à limiter les emprises de voirie, et à favoriser la porosité et le maillage des tissus urbains, en particulier en faveur des modes doux.
Les règles quantitatives de stationnement des véhicules fixent un nombre d’emplacements minimum à réaliser sur les terrains, pour limiter l’encombrement des voies et espaces publics. Les normes différenciées selon les usages et les tissus urbains prennent en compte :
- le taux de motorisation des ménages et le développement des modes de transports alternatifs à la voiture individuelle, en adéquation avec les objectifs et projets métropolitains en faveur des transports en commun et du vélo ;
- le niveau de contrainte que représente la réalisation de stationnement au sein des projets, notamment pour les constructions existantes et les centres-bourgs.
Les règles qualitatives de stationnement des véhicules visent une meilleure intégration urbaine et environnementale du stationnement dans les projets, en favorisant les stationnements en ouvrage ou la réalisation de stationnements en surface perméables, ombragés ou solarisés.
Les règles quantitatives de stationnement des vélos s’appliquent de manière uniforme sur l’ensemble du territoire métropolitain dans le cadre du développement du réseau cyclable et la réponse aux déplacements de proximité. Les règles qualitatives visent à assurer la praticité et la sécurité des stationnements au sein des projets.
Mode d’emploi 1 Je lis les dispositions communes à l’ensemble des zones concernant les conditions de desserte et les règles de stationnement véhicule et cycle.
2 Je repère dans quelle zone est situé mon projet. S’il se situe en zone UG ou UE, je repère également dans quel secteur du Plan des Stationnements il se trouve.
3 Je lis le règlement de la zone ou du secteur pour connaitre les normes de stationnement véhicules et cycles applicable à mon projet, en fonction de sa destination ou sous destination (logement, commerce, bureau...). L’article 3 comporte également des dispositions relatives à l’insertion urbaine, paysagère, architecturale et environnementale des stationnements.
4 Je vérifie si mon projet est concerné par les dispositions des OAP «Habiter demain» et « Trame verte et bleue et paysages ».
Dispositions communes à l’ensemble des zones u#
1. Desserte#
Rappel Tous les travaux affectant le domaine public routier, y compris la création d’accès, doivent être conformes au Règlement de voirie métropolitain et faire l’objet d’une autorisation de voirie.
La création d’un accès sur une route départementale doit faire l’objet d’une autorisation auprès du Conseil départemental.
Accès aux terrains Pour être constructible, un terrain doit avoir accès à une voie publique ou à une voie privée, soit directement, soit par l’intermédiaire d’un passage aménagé sur un fond voisin ou éventuellement obtenu par application de l’article 682 du Code Civil.
Le nombre, la localisation et la configuration des accès doivent être déterminés en tenant compte :
- des besoins liés au bon fonctionnement interne de l’opération : nature, taille, diversité des usages ;
- des contraintes liées au bon fonctionnement du domaine public ou de la voie de desserte limitrophe : sécurité de circulation des véhicules motorisés, accessibilité, sécurité et confort des circulations piétonnes et cyclables, offre de stationnement public, offre et aménagements de transport collectif (abri, arrêt, voie dédiée) ;
- de la présence des plantations, mobiliers urbains et accessoires de voirie.
Lorsque le terrain est riverain de plusieurs voies publiques, l’accès sera réalisé sur la voie présentant un moindre risque pour la circulation.
Pour les opérations de logements et bureaux présentant un linéaire sur voie inférieur à 30 mètres, un seul accès des véhicules motorisés à la voie publique est autorisé, à l’exception de la création d’une sortie sur une voie différente.
La largeur des accès sur la voie publique doit être proportionnée à la taille et au besoin des constructions. A l’exception des équipements d’intérêt collectif et services publics, les accès des véhicules sur la voie publique présenteront une largeur minimale de 3 mètres. Ils seront limités à une largeur de 5 mètres pour les habitations et les bureaux.
Le calage altimétrique de la construction doit être cohérent avec le niveau de la rue de manière à limiter la pente des rampes d’accès. Le nivellement des seuils des accès au droit de la voie doit être compatible avec l’altimétrie de la voie et assurer l’écoulement des eaux pluviales. Les accès sur la voie publique présenteront une pente inférieure ou égale à 5% sur une longueur minimale de 4 mètres, comptée à partir de la limite de la voie de desserte. Une pente supérieure pourra être admise en cas de contrainte technique avérée après avis des services de Clermont Auvergne Métropole.
A Aulnat, la réalisation de nouveaux accès est interdite depuis la route de Gerzat et la M769 vers les zones UE.
A Cournon d’Auvergne, les accès directs depuis la route de Clermont (dans la partie située entre la rue Saint-Exupéry et le carrefour Anne-Marie Menut) ou le boulevard Charles de Gaulle (dans la partie située entre le carrefour Anne-Marie Menut et l’avenue du Maréchal Leclerc) sont interdits.
Normes quantitatives minimales
Les nombres de places de stationnement minimum imposés sont reportés dans le tableau du règlement de la zone, en fonction des destinations ou sous-destinations des constructions et de leur localisation au sein des secteurs définis au Plan des Stationnements. Lorsque la destination ou sous-destination n’est pas mentionnée dans les tableaux, aucune norme de stationnement minimale ne s’applique. Les constructions veilleront alors à disposer de capacité de stationnement correspondant à leurs besoins.
Les normes minimales sont exprimées en nombre de places de stationnement par logement ou hébergement et par tranche de Surface de Plancher (SdP), même incomplète, pour les autres destinations. Si le nombre de places obtenu n’est pas entier, il doit être arrondi au nombre entier supérieur dès que la décimale est supérieure ou égale à 5 et au nombre entier inférieur dès que la décimale est inférieure à 5.
Les normes minimales ne s’appliquent pas :
- au sein de la zone UC de Clermont-Ferrand ;
- au sein des zones UV ;
- pour les travaux sur un élément du patrimoine bâti classé ou inscrit à l’inventaire des monuments historiques ou identifié au sein des sites patrimoniaux remarquables ou aux documents graphiques au titre de l’article L.151-19 du Code de l’Urbanisme ;
- aux secteurs de projet lorsqu’il en est fait expressément mention au sein des Cahiers Communaux ;
- pour les industries en cas d’extension ou de construction supplémentaire sur le terrain ;
- à la création de moins de 300 m² de Surface de Plancher (SdP) pour la destination «commerces et activités de services» et la sous-destination «bureau» (construction nouvelle, extension, changement de destination) au sein de la zone UC, de l’aire d’influence des transports en commun, des secteurs de Polarité et de proximité (Plan des Fonctions Urbaines) et de la zone UG de Clermont-Ferrand. Lors de la création de plus de 300 m², le calcul des normes minimales s’effectue à partir de ce seuil.
Constructions existantes
En cas d’extension, de réhabilitation ou de changement de destination, les règles fixées en matière de stationnement ne s’appliquent qu’aux nouveaux besoins générés par l’augmentation de la Surface de Plancher (SdP) ou le changement de destination,
Toutefois, aucune place de stationnement ne sera exigée pour des travaux sur une construction existante à destination de logement :
- en cas de création d’1 logement supplémentaire en zone UC, par rapport à la date d’approbation du PLU ;
- lorsque le nombre de stationnements supplémentaires à réaliser est inférieur ou égal à 2 en zone UG ;
- en cas de transformation d’hôtels ou de bureaux en logements ;
- en cas de réalisation de logements locatifs sociaux dans les conditions prévues à l’article L.151-35 du Code de l’urbanisme et ses décrets d’application.
Dans tous les cas, les places existantes doivent être maintenues, au minimum à hauteur du nombre de place exigé par le PLU.
Localisation des aires de stationnement
Les aires de stationnement et leurs zones de manœuvre devront être réalisées en dehors des voies, sur le terrain d’assiette de la construction, de l’opération d’ensemble ou dans son environnement immédiat. Dans ce cas, les espaces de stationnement doivent être facilement accessibles à pied et situés dans un rayon de 250 mètres à compter de l’entrée de la construction.
Dans le cadre d’opérations d’aménagement d’ensemble ou de programmes mixtes comportant plusieurs destinations, la réalisation des places de stationnement pourra être mutualisée au sein d’une ou plusieurs aires de stationnement communes.
Dans le cadre d’opérations d’aménagement d’ensemble entraînant la création de nouvelles voiries destinées à être rétrocédées au domaine public, la réalisation de stationnements supplémentaires aux normes minimales pourra être exigée.
Dimensionnement
Les emplacements seront suffisamment dimensionnés et facilement accessibles. L’aménagement des parcs de stationnement doit permettre à tous les véhicules d’accéder aux emplacements et d’en repartir en toute sécurité, sans gêne pour la circulation publique ;
L’aménagement des aires de stationnement doit respecter la réglementation en vigueur, notamment celle relative à l’accessibilité des personnes à mobilité réduite.
Plan thématique
Plan des stationnements#
plan illustratif, voir documents graphiques du règlement
S1 Secteur S1 (zone UC hors Clermont-Ferrand) S2 Secteur S2 S3 Secteur S3 S4 Secteur S4#
Aire d’influence des transports en commun zone UC de Clermont-Ferrand (non réglementé)
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Stationnement des deux-roues motorisés La réalisation d’emplacements pour les deux-roues motorisés peut s’effectuer en supplément des emplacements à réaliser pour le stationnement des voitures ou en substitution de ceux-ci sous réserve du respect des conditions cumulatives suivantes :
- le nombre minimal de places voitures à créer est supérieure ou égale à 20 places ;
- dans la limite de 2 places voitures substituées et l’application d’un ratio de 4 places deux-roues pour un emplacement voiture.
Stationnement des poids lourds et véhicules de livraison La réalisation d’une aire de livraison peut être exigée, en surface ou en ouvrage, pour les constructions nouvelles relevant de la sous-destination «artisanat et commerce de détail» dès lors :
- que le projet prévoit un nombre d’emplacements véhicules supérieur à celui indiqué aux normes minimales du PLU ;
- ou que le projet relève d’une opération mixte comprenant plusieurs sous-destinations et prévoit la réalisation de stationnement en ouvrage.
Aires d’influence des transports en commun
Les dispositions suivantes s’appliquent aux terrains situés en tout ou partie au sein des périmètres des aires d’influence des transports en commun, délimités aux documents graphiques autour des gares et haltes ferroviaires et des arrêts des lignes structurantes (tramway A, lignes de bus à haut niveau de service B et C) :
- il ne peut être exigé la réalisation de plus d’1 place de stationnement par logement et 0,5 place par logement locatif social ou hébergements listés à l’article L151-34 du Code de l’Urbanisme ;
- pour les constructions nouvelles relevant des sous-destinations «bureau», «commerce et artisanat de détail» et «activités de services où s’effectue l’accueil d’une clientèle», l’emprise des nouvelles aires de stationnement (y compris les accès et aires de manœuvre) ne peut pas dépasser : - 30% de la surface plancher des constructions en zone UC et UG, - 50% de la surface plancher des constructions en zone UE. Si la surface dédiée aux stationnements avant travaux atteint ou dépasse le maximum fixé, aucune place nouvelle ne peut être créée.
Véhicules électriques, autopartage, mutualisation
Les aires de stationnement doivent :
- être prééquipées pour faciliter l’accueil ultérieur d’un point de recharge de véhicule électrique doté d’un système individuel de comptage des consommations,
- comporter des infrastructures de recharges, conformément à la réglementation en vigueur (Code de la construction et de l’habitation).
La norme minimale de places à réaliser peut être réduite de 15% en contrepartie de la mise à disposition de véhicules électriques munis d’un dispositif de recharge adapté ou de véhicules propres en auto-partage. Cette réduction s’applique par tranche, même incomplète, à raison d’1 véhicule en autopartage pour 50 places. Les places de stationnement réservées à ces véhicules ne sont pas à prendre en compte lorsqu’un nombre de places maximum est fixé.
En cas de programme mixte comportant des logements et des bureaux ou des commerces de détail. Un foisonnement au bénéfice des logements pourra être autorisé à hauteur de 50% maximum des places réalisées pour les commerces ou bureaux.
3. Stationnement des vélos / dispositions générales#
Exemples de stationnements vélo en rez de chaussée dans local annexe
extérieurs abrités
intérieurs
Rappel
Le Code de la Construction et de l’Habitation (CCH) établit les normes applicables au stationnement des vélos. Les dispositions du PLU les complètent. C’est la norme la plus contraignante en termes de surfaces minimales qui s’applique entre le PLU et le CCH.
Normes quantitatives minimales
Les nombres de places de stationnement minimum imposés sont reportés dans le tableau du règlement de la zone, en fonction des destinations ou sous-destinations des constructions. Lorsque la destination ou sous-destination n’est pas mentionnée, les constructions veilleront à disposer de capacité de stationnements vélos correspondant à leurs besoins et dans le respect des dispositions du CCH.
Les normes minimales sont exprimées en nombre de places de stationnement par tranche de Surface de Plancher (SdP), même incomplète, dédiée à la sous-destination concernée. Si le nombre de places obtenu n’est pas entier, il doit être arrondi au nombre entier supérieur dès que la décimale est supérieure ou égale à 5 et au nombre entier inférieur dès que la décimale est inférieure à 5.
Il ne pourra être exigé plus de deux emplacements vélo par logement ou hébergement.
Les normes minimales ne s’appliquent pas :
- aux travaux portant sur un élément du patrimoine bâti classé ou inscrit à l’inventaire des monuments historiques ou identifié au sein des sites patrimoniaux remarquables ou aux documents graphiques au titre de l’article L.151-19 du Code de l’Urbanisme ;
- aux constructions nouvelles, changements de destination et extensions de moins de 300 m² de Surface de Plancher (SdP) pour les activités. Les normes minimales s’appliquent à partir de ce seuil ;
- aux constructions nouvelles ne créant qu’un seul logement ;
- aux travaux sur une construction existante (réhabilitation, changement de destination, extension, division) à l’exception des cas suivants :
- lors de la réhabilitation totale d’une construction avec création de plus de 10 logements en zone UG. Dans ce cas, il est exigé 1 place minimum par tranche de 100 m² de Surface de Plancher (SdP) dédié au logement ;
- lors de travaux des bureaux existants ou sur des aires existantes de stationnement véhicules supérieures à 10 places, selon les dispositions du CCH.
Localisation des emplacements vélos
Les aires de stationnement des cycles devront être réalisées en dehors des voies, sur le terrain d’assiette de la construction ou de l’opération d’ensemble.
Les stationnements des cycles devront être facilement accessibles depuis l’espace public et aménagés :
- soit dans un local au sein des volumes construits,
- soit en extérieur, à condition d’être abrités, éclairés et sous contrôle d’accès.
Des emplacements extérieurs «à l’air libre» pourront être autorisés sous réserve de justifications particulières relatives à la programmation des projets et aux usages envisagés (stationnement visiteurs, usagers, clientèles...).
Le nombre des emplacements en sous-sol ne pourra pas dépasser 50% des places à réaliser. Dans tous les cas, les stationnements en sous-sol ne pourront pas être réalisés sous le niveau -1.
Lorsqu’un projet d’habitation dispose d’emplacements pour les véhicules dont les accès sont individualisés (garage individuel, box en surface), le stationnement des cycles et des véhicules pourra être commun à condition de disposer d’une surface suffisante : une profondeur minimum de 7 mètres ou une largeur minimum de 3,5 mètres.
Dans les projets de logements comportant plusieurs constructions :
- les aires de stationnement de cycles ne doivent pas être localisées à plus de 40m des logements ;
- une surface maximale de 150 m² est fixée par local ou emplacement réservé aux cycles. Au-delà, la création de locaux et emplacements distincts est requise, sauf justifications techniques particulières.
Dimensionnement et caractéristiques Les emplacements vélos sont aménagés avec des dispositifs fixes permettant d’attacher le cadre et au moins une roue des vélos .
Chaque place de vélo dispose d’une surface de stationnement minimale de 1,5 m², hors espace de dégagement. Cette dimension pourra être réduite à 1 m² dans le cas de la mise en place de dispositifs resserrés sur un niveau ou de rack double hauteur et sous réserve que l’aménagement du local permette une utilisation aisée du dispositif. Un maximum de 60 % des places de stationnement exigées pourra être réalisé en utilisant un dispositif resserré sur un niveau ou en double-hauteur.
Les allées de desserte des places de stationnement, espace de dégagement compris, ont une largeur d’au moins :
- 1,80 mètre pour des stationnements perpendiculaires ;
- 1,20 mètre pour des stationnements en épi à 45° ;
- 0,90 mètre pour des stationnements longitudinaux ;
- 2,00 mètres pour des stationnements en double-hauteur.
Pour les logements et les bureaux, les aires de stationnement vélo prévoient des emplacements pour les vélos spéciaux (vélo-cargo, triporteurs...), non munis de dispositifs d’attaches :
- d’une longueur minimale de 2,50 mètres et d’une largeur minimale de 1,20 mètre ;
- à raison d’un emplacement par tranche de 20 vélos, compris dans le total des places à réaliser.
Normes minimales de stationnement
Les règles applicables sont identiques à celles édictées à l’article 3 de la zone urbaine U. La norme de stationnement applicable est celle du secteur du Plan des Stationnements dans lequel est localisée la zone à urbaniser.
Article 4 réseaux et performances environnementales#
Les règles applicables sont identiques à celles édictées à l’article 4 de la zone urbaine U.
Article 5 végétalisation#
Les règles applicables sont identiques à celles édictées à l’article 5 de la zone urbaine U. Le CBS et la PLT à respecter sont reportés au sein des Cahiers Communaux.