1. PRINCIPES GENERAUX :
L’autorisation d’utilisation du sol ou de bâtir pourra être refusée ou n’être accordée que sous réserve de prescriptions particulières, si l’opération en cause, par sa situation, ses dimensions, son architecture ou son aspect extérieur est de nature à porter atteinte :
- au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants
- aux sites
- aux paysages naturels ou urbains ainsi qu’à la conservation des perspectives monumentales
L’aspect des constructions sera compatible avec la tenue générale de la zone et l’harmonie du paysage urbain existant.
Tout pastiche d’une architecture archaïque ou étrangère à la région est interdit.
Les principes suivants doivent être respectés :
- simplicité des formes
- harmonie des volumes
- harmonie des couleurs
- intégration dans le site
La restauration du bâti ancien devra s’effectuer dans les règles de l’art qui ont présidé à son édification et respectera les caractéristiques de 13 l’architecture traditionnelle (matériaux et forme de toitures, matériaux de façade, distribution et forme des percements, aspect des menuiseries ou fermetures extérieures).
L’expression d’une architecture innovante de qualité, parfaitement intégrée au contexte bâti, pourra être acceptée à condition de présenter des volumes simples, une économie de moyens, compatibles avec le caractère du site. Dans ce cas, il pourra être dérogé aux règles en matière de façades, toitures, et menuiseries. Les autres règles (implantations, hauteurs, couleurs…) devront être respectées.
Les constructions dont les caractéristiques ne sont pas conformes aux règles édictées dans le présent règlement pourront être restaurées ou connaître une extension à l’identique (toitures et façades).
Les constructions, quelle qu’en soit leur destination, les terrains même s’ils sont utilisés pour des dépôts régulièrement autorisés, doivent être aménagés et entretenus de telle sorte que la propreté et l’aspect de la zone ne s’en trouve pas altérés.
Pour les constructions et installations techniques nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif, les dispositions ci-dessous ne s’appliquent pas mais leur architecture et leur aspect extérieur devront assurer une bonne intégration dans le paysage naturel ou urbain environnant.
2. Adaptation du terrain#
Les constructions doivent s’adapter à la topographie du site. Les formes initiales de terrain doivent être modifiées le moins possible.
Sur terrain en pente :
1. Les mouvements de terres doivent s’effectuer préférentiellement en amont (déblai) et non en saillie (remblai) avec une recherche d’équilibre des volumes.
2. Les enrochements et les soutènements doivent rester limités et de taille adaptée à l’échelle du site paysager. Ils ne devront pas 14 excéder une hauteur de 2 mètres par rapport au terrain naturel et être limités au strict minimum.
Ces dispositions ne s’appliquent pas, en cas d’impératifs techniques dûment justifiés, aux bâtiments agricoles, aux locaux d’activités économiques logistiques ou technologiques (car liés à un process spécifique) ou aux équipements publics.
Les talus doivent être impérativement plantés et entretenus.
Les recommandations suivantes liées à la construction dans les secteurs à forte contrainte topographique visent à minimiser à la fois l’impact sur les paysages et sur l’économie globale des aménagements ou de la construction.
Sur terrain plat :
− Les exhaussements de sol prolongeant les habitations sont interdits à moins de 2 m des limites séparatives : les pieds ou crêts de talus ne doivent pas être implantés à moins de 2 mètres des limites.
3. Prescriptions generales applicables à l’article L.111-17#
2EME Du CU et qui concernent la zone UB#
L’article L.111-17 2ème du CU permet de « délimiter des périmètres, après avis de l'architecte des bâtiments de France, par délibération du conseil municipal (...) motivés par la protection du patrimoine bâti ou non bâti, des paysages ou des perspectives monumentales et urbaines
Pour le secteur UB les règles suivantes sont prescrites :
Concernant les matériaux d’isolation thermique :
- « la mise en place d’isolation par l’extérieur sur les bâtiments existants n’est pas autorisée lorsqu’elle conduira à dissimuler les décors et modénatures de façades : appuis moulurés, encadrements de fenêtres en pierre, élément de structure en bois, enduits hydrauliques traditionnels… » afin de préserver l’aspect des façades anciennes.
Concernant les volets isolants :
- les volets en bois sur les bâtiments existants doivent être conservés ou restitués à l’identique (même aspect, même matériau).
Concernant les capteurs solaires ou photovoltaïques :
- « l’utilisation des capteurs solaires ou photovoltaïques en toiture des bâtiments existants est limitée afin de préserver l’aspect des toitures traditionnelles avoisinantes, les ensembles bâtis et le paysage ».
- « l’utilisation des capteurs solaires ou photovoltaïques sur les nouvelles 15 constructions est autorisée à condition que ces dispositifs ne soient pas visibles depuis l’espace public ainsi qu’en vues lointaines vers la construction projetée. Dans tous les cas, leur utilisation ne peut être envisagée que sous la condition de faire partie intégrante du projet architectural ».
Concernant les capteurs et les toitures végétalisées :
- « la couverture des constructions sera réalisée en tuiles de couleur terre cuite de pays en harmonie avec les toitures traditionnelles afin de préserver l’aspect des ensembles bâtis ».
- « l’aspect des toitures anciennes des bâtiments existants sera préservé.
En conséquence, lors des travaux de réfection, l’utilisation du matériau de couverture existant ou supposé d’origine sera privilégiée. L’utilisation de plaques de toitures non recouvertes ou de toits végétalisés est limitée aux seules façades non visibles depuis les voies publiques et à 20% de la surface considérée.
Concernant les pompes à chaleur :
- « l’installation de pompes à chaleur en applique contre les façades visibles de l’espace public n’est pas autorisée. Elles devront être :
1. soit encastrées dans le mur et dissimulées par des vantelles ou une grille en ferronnerie ;
2. soit installées dans le comble de l’immeuble ;
3. soit disposées dans une partie du bâtiment non visible depuis l’espace public ».
Les constructions à restaurer ou à édifier devront s’inspirer des bâtiments existants, quant à leurs compositions, volumes et détails architecturaux.
En particulier, chaque construction nouvelle devra être établie dans la recherche d’une continuité typologique avec les constructions contiguës, d’une harmonie avec le paysage bâti et naturel environnant. L’entrée principale des constructions devra se trouver au niveau du sol lorsqu’elle est située sur le domaine public.
Toitures
Volumes
Les toitures seront en pente, de forme générale simple. Les pentes des couvertures seront semblables à celles des bâtiments existants et seront comprises de 30 à 50%
Les toitures terrasses sont interdites, à l’exception de volumes d’accompagnement de faible ampleur non visibles du domaine public.
Elles sont autorisées sur la totalité de la toiture d’un volume bâti si celui-ci constitue une terrasse accessible depuis le logement par une porte, ou porte-fenêtre.
Couvertures
Les couvertures seront en tuiles de couleur naturelle rouge, à l’exclusion 16 des tons orangés, paillés, bruns ou gris ou en zinc, pour des ouvrages d’accompagnement de faibles dimensions.
Zinguerie et divers
Les descentes d’eaux pluviales et les gouttières seront en zinc naturel ou en cuivre. Les matériaux d’aspect brillant sont interdits
Les conduits de fumées, conduits aérauliques et diverses souches en toiture seront regroupés en un seul volume, sauf si ses dimensions devaient être trop importantes, auquel cas plusieurs volumes peuvent être envisagés. Ils seront en briques ou enduits suivant des dispositions identiques aux façades.
Les abergements seront de faibles dimensions, en zinc de teinte naturelle ou en cuivre. Les couronnements de ces volumes seront de faibles dimensions, en tuiles.
Les antennes, y compris paraboliques, seront invisibles de la voie publique ou incorporées au volume des combles ou de la toiture.
Façades
On entend par façade toute élévation d’un bâtiment donnant sur les voies et espaces publics ou sur les cours et jardins privés. Des échantillons des enduits, peintures et badigeons seront soumis pour accord de la collectivité.
Composition, principes généraux, matériaux
Les façades seront principalement "lisses" mais pourront comporter des balcons, loggias (particulièrement en attique), marquises ou vérandas, sous réserve de respecter les autres dispositions du présent règlement.
Sur la voie publique, les percements seront de dimensions et de proportions proches de celles des percements existants, régulièrement ordonnancés ; pour les bâtiments à usage d’habitation ou de stockage, l’une des ouvertures pourra être de dimension plus vaste, à l’instar des portes de bâtiments agricoles.
Sur les espaces arrière ou latéraux, les mêmes principes seront adoptés
Toutefois afin de permettre d’améliorer l’éclairage et la qualité des locaux, des baies plus larges que hautes sont possibles en RDC, Elles sont aussi autorisées dans les étages pour accéder à des balcons ou des terrasses.
Les baies de commerces ou locaux de services obéiront aux principes des devantures. Pour les bâtiments publics, l’une des façades pourra être plus largement vitrée.
Les matériaux destinés à être enduits laissés apparents sont interdits. Les façades en bois vernis, métal, vêtures diverses (carrelage, matériaux de synthèse, y compris pierre agrafée, etc.) sont interdites.
Les vêtures présentant un enduit superficiel sont interdites, sauf si aucun joint n’est visible en aucun point, et à condition que l’enduit superficiel respecte les principes généraux des enduits (cf. supra). 17
Menuiseries
Les menuiseries seront de préférence en bois.
Les couleurs respecteront la palette mise en place. En cas de peinture, elle sera d’aspect mat.
Elles pourront être à plusieurs carreaux par vantail.
Volets
Les volets extérieurs seront de préférence en bois, à double lame ou à panneaux et traverses, ou encore persiennes pour les étages. Les volets à barre et à écharpe sont interdits. Les volets roulants sont autorisés à condition que les coffres soient non visibles ou cachés par un lambrequin.
Ferronneries
Les garde-corps, grilles, grillages seront en ferronnerie ou en bois.
Les ferronneries seront soumises pour accord de la collectivité; leur structure, dessin et dimensions seront simples. Les ferronneries en aluminium sont interdites.
Divers
Les panneaux solaires sont autorisés à condition de ne pas être visibles des voies publiques
Les coffrets d’énergie seront encastrés dans les maçonneries, derrière une porte en bois, ajourée si nécessaire, respectant les dispositions applicables aux menuiseries.
Les panneaux d’affichage ou de signalisation seront posés en applique sur les maçonneries et respecteront les dispositions applicables aux menuiseries.
Les éclairages extérieurs seront limités, d’un dessin simple et en harmonie avec le bâtiment.
Les ventouses éventuelles des chaudières ne pourront être situées sur les façades principales.
4. CONSTRUCTIONS A USAGE PRINCIPAL D’HABITATION, GARAGES,
Annexes et extensions des autres zones#
1. Volumes#
Les formes et les volumes des constructions doivent résulter des contraintes liées à la parcelle (dimension, accès, situation…).
Le principe d’harmonie des volumes et des formes est à respecter.
2. Toitures#
Les toitures des bâtiments à usage d’habitation seront à deux versants minimum dans le sens convexe au pourcentage de pente comprise entre 18
30 et 50 % avec un faîtage réalisé dans le sens de la plus grande dimension de la construction.
Cette règle peut ne pas s’appliquer :
- Dans le cas de réfection de toiture existante,
- Pour les toitures nouvelles de moins de 25 m² d’emprise au sol, pour lesquelles une toiture à pan unique peut être autorisée, à condition de justifier de ce choix dans la demande d’autorisation d’urbanisme
Les toitures terrasses seront admises dans les cas suivants :
- si elles représentent moins de 20% de la surface couverte existante pour des éléments de raccordement entre deux constructions ou pour les extensions et annexes adossées au bâtiment principal ou à un mur de clôture d’une hauteur supérieure.
- ou sur la totalité de la surface couverte dans le cas de la mise en place d’une toiture végétalisée,
- ou sur la totalité de la surface couverte dans le cas de la mise en place de capteurs photovoltaïques ou thermiques, d’échangeurs thermiques mais à condition que ces équipements soient dissimulés par un acrotère d’une hauteur minimale de 0.8 m, ou que la toiture soit traitée comme une terrasse, avec barrière et végétation.
- Ou sur des bâtiments d’annexes dont la surface de couverture n’excède pas 25 m²
- Ou sur la totalité de la toiture d’un volume bâti si celui-ci constitue une terrasse accessible depuis le logement par une porte, ou porte-fenêtre.
Pour les constructions neuves à l’exclusion des toitures terrasses décrites ci avant ou des restaurations à l’identique de toitures existantes (ardoise ou tuiles plates notamment), les couvertures des bâtiments d’habitation et des bâtiments présentant une continuité du bâti avec eux, sont obligatoirement en tuiles mécaniques ou creuses de couleur rouge brique de teinte uniforme ou flammée dans des teintes vieillies.
Les dispositions concernant les couvertures ne s’appliquent pas aux vérandas, aux couvertures des piscines ou aux dispositifs d’énergie renouvelable en toiture (panneaux solaires, toitures végétales).
Les toitures en zinc, les verrières, les vérandas, les étanchéités des annexes de moins de 20 m², ainsi que d’autres dispositifs de couvrement pourront être autorisées à condition d’être intégrées dans un projet architectural.
3. Couleurs/matériaux#
Tous les matériaux qui par leur nature ou leur usage sont destinés à être enduits (béton grossier, briques qui ne sont pas de parement, les parpaings agglomérés…) doivent être recouverts d’un revêtement.
Lorsque ces bâtiments ne sont pas réalisés en matériaux naturels tels que 19 la pierre ou le bois, leurs enduits de façades devront respecter les prescriptions du nuancier communal.
Les enduits et rejointoiements seront confectionnés de préférence à base de chaux claire. Les mortiers seront lissés, grattés, brossés et non en relief de type grossier. Ils devront respecter les couleurs traditionnelles à la région et les prescriptions du nuancier communal.
Les constructions en bois sont autorisées et les teintes d’aspect naturel du bois seront privilégiées.
- Locaux annexes, extensions :
Les bâtiments annexes et les extensions des bâtiments existants devront être traités de préférence dans les mêmes matériaux et couleurs que les bâtiments principaux. L’utilisation du bois non vernis est autorisée
Les bâtiments annexes en tôle ou fibrociment sont interdits.
Dans un objectif d’intégration, du fait qu’elles sont traditionnellement verticales et alignées, les portes et fenêtres seront plus hautes que larges.
Cette règle peut ne pas s’appliquer pour des dispositifs climatiques ou techniques spécifiques.
Les menuiseries privilégieront les teintes claires, ou les couleurs traditionnelles, et respecteront le nuancier communal. De plus en cas de création de nouvelle ouverture, les menuiseries devront être de la même couleur que les menuiseries existantes.
Par harmonie, les volets, menuiseries, porte de garage seront de préférence de même teinte. Les volets roulants sont autorisés à condition d’être dans des coffrets intégrés ou masqués par un lambrequin décoratif.
5. Clôtures#
Les clôtures sont facultatives.
Les clôtures en plaque de fibrociment, tôle ondulée et tous matériaux ne présentant pas une tenue et un aspect satisfaisant sont interdites.
Les clôtures devront être traitées avec le même soin que les façades des bâtiments et ne pas constituer, par leurs matériaux, leur aspect ou leur couleur, des dissonances architecturales avec le cadre environnant.
Les murs et murets traditionnels doivent être conservés et restaurés dans le respect de l’aspect d’origine.
En aucun cas des matériaux bruts tels que briques ordinaires, parpaings, carreaux de plâtre etc… ne pourront rester apparents.
Clôture sur emprise publique : 20
Trois types de clôtures sont autorisées :
− un dispositif à claire voie de type grille ou barreaudage ou grillage thermo-soudé. Ce dispositif ne pourra excéder 1.70m de hauteur et sera doublé ponctuellement d’une haie composée de végétaux d’essences variées, au moins de même hauteur.
− Un mur bas de 1 mètre maximum, traité comme les façades des bâtiments, s’il est surmonté d’un dispositif à claie voie. L’ensemble ne pourra excéder 1.70m de hauteur. La clôture sera doublée d’une haie composée de végétaux d'essences variées de hauteur maximale de 2 mètres.
− Un mur haut de 1,70 mètre maximum traité comme les façades des bâtiments, surmonté ou non d’une couvertine ou d’un couronnement en tuiles. La réception des eaux pluviales dépendant de cette construction devra s’effectuer à l’intérieure de la propriété privée. Les linéaires de murs pleins ne devront pas excéder des segments continus de 7 ml et devront être obligatoirement entrecoupés sur un linéaire d’une longueur équivalente à une fois la hauteur du mur et traité en ajour fermé par une grille ou un grillage thermo soudé doublé ou non d’une haie.
Les clôtures devront exclure le blanc.
Clôture en mitoyenneté :
Les clôtures entre 2 propriétés sont limitées à 1,7 m et seront composées :
− soit d’un grillage doublé d’une haie végétale (la haie peut monter à 2m de hauteur)
− soit d’un mur plein de 1,70 mètre de hauteur si ce dernier est en prolongement de la construction principale et sur un linéaire maximum de 7 m.
Les dispositifs à claire voie ou de grillage sont admis à condition d’être accompagnés ponctuellement d’une haie végétale sur une largeur d’au moins 1 m toute la longueur de la clôture, à l’exception des pare-vues.
Les plantations seront de type haie libre (plusieurs espèces mélangées).
Les brises vues imitant les haies, le bois, les paillages, et les bâches sont interdits. Ces dispositions ne s’appliquent pas aux bâtiments agricoles.
Pare-vues
Leur dimension sera limitée à 1,70 m de hauteur et leur longueur ne pourra dépasser 4 m. Ils pourront être traités par des palissades en bois.
Elles pourront être jointives ou à clairevoie. Elles serviront de support à la végétation.
Les planches de bois utilisées pour la réalisation de la palissade auront une épaisseur de 2cm au moins. Elles pourront être jointives ou à clairevoie.
Elles serviront de support à la végétation. 21
Les portillons seront de même facture.
Les panneaux occultant et brises-vue en planchette de pins, grillages et treillis soudés sont interdits.
Locaux annexes, extensions :
Pour l’habitat, les extensions et annexes (dont chaufferie), 2 cas sont énoncés :
− si elles sont reliées au volume principal par une composition bâtie cohérente, elles seront de même facture que la construction principale. Elles devront ainsi être traitées dans les mêmes matériaux et couleurs que les bâtiments principaux
− Si elles sont situées en limite arrière de lot, formant clôture, ou si elles ne sont pas visibles depuis l’espace public, elles pourront être de facture différente de la construction principale. Elles devront toutefois être conformes au nuancier communal (façades et menuiseries). Les bâtiments en tôle ou fibrociment sont interdits. L’utilisation du bois non vernis est autorisée. De même que pour la construction principale, les annexes de type « chalet suisse » sont proscrites.
Éléments techniques
Les coffrets gaz / électricité et les boites aux lettres seront intégrés soit dans les haies, soit dans les façades ou murs de clôture, tout en restant accessibles aux services concernés. La réduction de l’impact visuel des éléments techniques sera prioritaire.
Les « blocs réseaux » doivent être regroupés et réalisés selon les principes recommandés dans le schéma
joint.
Si la façade est à l’alignement, il est intégré dans la clôture ou
dans la construction
principale implantée au droit
de l’emprise publique.
Un espace réservé aux
conteneurs de déchets est
obligatoire pour les
ensembles d’habitation : il
sera aménagé hors du
domaine public et à proximité
de la voie publique et sera
habillé de façon à préserver
les vues depuis la rue.
Énergies renouvelables
En dehors du périmètre de l’article L.111-17 2ème du CU (hors secteur
UB), les installations et ouvrages nécessaires à la promotion des énergies renouvelables sont autorisés à condition de s’intégrer au mieux aux couleurs et volumes des constructions, que ce soit en façade ou en toiture.
Ils peuvent donc conduire à l’utilisation de couleurs des façades, ou de 22 toitures différentes de celles précisées précédemment.
La réhabilitation de constructions existantes doit pouvoir intégrer des modifications de l’aspect extérieur qu’impliqueraient une meilleure isolation et / ou la mise en œuvre de moyens alternatifs de production d’énergie et d’eau chaude dans la mesure où celles‐ci ne portent pas atteinte à l’environnement bâti ou naturel dans lequel la construction s’insère.
De même, les constructions proposées dans la perspective d’un développement des pratiques écologiques seront admises par dérogation à l’ensemble des règles édictées dans cet article à condition que leur insertion ne porte pas atteinte à leur environnement bâti ou naturel.
En toiture, les éléments de production d’énergie renouvelable (panneaux solaires, photovoltaïques…) devront être intégrés et respecter les pentes de toit.
L’installation de dispositifs en surimposition d’un maximum de 10 cm d’épaisseur par rapport à la couverture est autorisée.
Divers
Les climatiseurs ou autre appareil, y compris les systèmes de fermetures et de sécurité des ouvertures peuvent être apposés en façade à condition d’être encastrés et masqués par un habillage en harmonie avec le style de la construction, sans saillie par rapport au nu de la façade.
Les antennes individuelles ou collectives doivent être positionnées de manière à être le moins visible possible depuis les espaces publics. En cas de positionnement sur un balcon, la parabole doit être fixée à l’intérieur et non en surplomb de l’espace public.
Les citernes (gaz liquéfiés, mazout…) non situées dans des bâtiments seront soit enterrées, soit masquées par une haie variée pour une bonne intégration paysagère.
Piscines
Les projets de piscine devront respecter les mêmes règles d’implantation que les bâtiments (recul par rapport à l’alignement ou l’axe de la RD/recul par rapport aux limites séparatives).
Abords
Les parties de terrain libres de toute construction résultant d’une implantation de la construction en retrait de l’alignement doivent participer au même titre à la qualité de l’espace public. Cette partie doit bénéficier d’un aménagement de qualité mettant en valeur les immeubles et la composition de la clôture. La plantation de ces espaces est recherchée.
Ces dispositions s’appliquent également aux aires de présentation des déchets et aux émergences de points d’apport volontaires enterrés ou semi-enterrés.
5. Autres constructions#
Les constructions doivent présenter une simplicité de volume et une unité d’aspect et de matériaux présentant une bonne intégration dans le paysage.
Traitement des façades, couleurs et enduits de façade, bardages
L’utilisation de bardages doit s’inscrire dans un projet architectural de qualité. Leurs couleurs devront s’intégrer dans l’environnement immédiat.
La couleur blanche et les couleurs vives seront limitées à des éléments de façade sans pouvoir excéder 10% des surfaces développées, la couleur devra s’intégrer dans le site.
Les enduits et rejointoiements seront confectionnés de préférence à base de chaux claire. Les mortiers seront lissés ou grattés et non en relief et devront respectés les couleurs traditionnelles à la région.
Tous les matériaux tels que le béton grossier, qui ne sont pas de parement, les parpaings agglomérés, doivent être recouverts d’un revêtement. Les revêtements de couleur blanche ou vive sont à exclure.
Les couleurs retenues devront s'intégrer dans le site.
Les constructions en bois sont autorisées et les teintes d’aspect naturel du bois seront privilégiées.
Leurs parois verticales devront être soit en bardage bois ou métal, soit en bardage ou enduits de couleur sombre dans la gamme des gris, vert ou brun, hors soubassement.
Leurs parois verticales devront être en bardage bois ou métal ou en matériau enduit dans la teinte des enduits traditionnels.
- Locaux annexes, extensions :
Les bâtiments annexes et les extensions des bâtiments existants devront être traités de préférence dans les mêmes matériaux et couleurs que les bâtiments principaux dans le respect des règles énoncées dans le présent règlement. L’utilisation du bois non vernis est autorisée.
Les bâtiments annexes en tôle ou fibrociment sont interdits.
Les éléments non traditionnels de caractère climatique tels que les serres, les panneaux solaires…, doivent être étudiés de manière à s’intégrer au mieux aux volumes des constructions.
Toitures
Les toitures terrasses ainsi que les toitures à faible pente sont admises si elles sont végétalisées. 24
Les toitures terrasse non végétalisées sont interdites sauf pour des éléments de raccordement entre deux constructions ou pour les extensions adossées au bâtiment principal ou à un mur de clôture ou pour des bâtiments d’activités dont les toitures terrasse seront recouvertes d’une membrane PVC grise. Des toitures différentes pourront être admises s’il s’agit d’installer un dispositif d’énergie alternative ou pour s’adapter à une couverture existante.
L’emprise au sol des annexes en toitures terrasses non végétalisées est limitée à 50 m².
À défaut d’être en toitures terrasses, les toitures des bâtiments d’activités ou agricoles seront à deux versants minimum avec une pente minimum de 15% et maximum de 45% sauf pour une valorisation solaire
Les couvertures doivent être en matériaux de couleur sombre, qui rappelleront par leur couleur et leur aspect général les toits traditionnels.
Les toitures des bâtiments agricoles, artisanaux, commerciaux et industriels présenteront un aspect mat.
L’utilisation de plaques translucides améliorant la clarté des bâtiments est autorisée.
La pente des toitures doit être comprise entre 20 et 45 % pour les toitures traditionnelles en tuiles dans le sens convexe, avec un faîtage réalisé dans le sens de la plus grande dimension de la construction.
Les édicules (cheminée, ouvrages techniques etc.) devront être limités en toiture.
Les toitures en zinc, les verrières, les vérandas, les étanchéités des annexes de moins de 12 m², ainsi que d’autres dispositifs de couvrement pourront être autorisées à condition d’être intégrées dans un projet architectural.
Pour les pentes de toitures concernant les annexes et extensions, il est autorisé :
- Annexes : Des adaptations pourront être autorisées pour des annexes de surface de plancher inférieure à 20 m².
- Extensions : Les faibles pentes jusqu’à 10% peuvent être autorisées, à condition qu’elles soient masquées en façade par un bandeau.
La pose de capteurs solaires doit être particulièrement étudiée, notamment au regard de la trame des ouvertures de la façade et d’une intégration dans le pan de la toiture et dans son environnement proche et lointains.
Tunnels, châssis et serres
Les tunnels, châssis seront de couleur sombre (gris, vert, brun). Les couleurs vives sont interdites.
6. La notion de bâtiments anciens#
Sont considérés comme bâtiments anciens les constructions édifiées avant 1940.
Les dispositions suivantes peuvent ne pas être exigées dans le cas d’une restauration avec une architecture contemporaine.
La restauration des maisons anciennes devra respecter les dispositions originelles en conservant les éléments de décor architectural : les portails d’entrée, les encadrements de pierre seront conservés.
Les volumes bâtis existants seront respectés. La création de décrochements en toiture et en façades est proscrite sauf pour les accès.
Dans le cas de fermeture des volumes ouverts (comme les remises), l’aspect originel devra être préservé (piliers de pierre, charpentes, transparence du volume ou fermeture en arrière des éléments de structure ou des modénatures…).
Les fermetures en arrière des piliers ainsi que les éléments vitrés seront privilégiés. Il en sera de même en cas d’intervention sur une porte de granges, la structure et l’aspect d’origine seront respectés, le murage partiel des portes de granges sera limité au soubassement et à hauteur de 1 m. Des fermetures vitrées (impostes et ouvrants vitrés) seront privilégiées.
Les menuiseries de couleur brillante claire ou blanche sont proscrites.
Sont considérées comme constructions à haute performance énergétique les constructions dont la dépense énergétique est inférieure à 35 kwh par an et par m².
Sont considérées comme constructions passives, les constructions dont les besoins en chauffage sont inférieurs à 15kwh par an et par m²/ et ayant une excellente étanchéité de l’enveloppe (n50 ≤ 0,6 h-1) et une consommation totale en énergie primaire (électroménager inclus) inférieure à 120kWh/m2 annuels
Toutes les prescriptions de l’article 9 sont applicables.
Intégration dans le site
Les bâtiments d’architecture contemporaine et les bâtiments bioclimatiques devront s’intégrer dans le site naturel ou bâti, et le paysage environnant.
8. Vegetaux#
Afin de participer de manière pérenne à une maîtrise des expositions des 26 populations sur le plan aérobiologique il est recommandé ;
- de diversifier les plantations ;
- d’éviter l’implantation des espèces végétales les plus allergisantes telles que cyprès, bouleau, chêne, aulne et frêne.
Les feuillus et essences locales seront privilégiés afin de respecter le caractère paysager et naturel. C’est pourquoi les végétaux suivants peuvent être retenus au titre des essences conseillées:
. Plantes de haut jet
Acacia, Catalpa, Chêne, Cerisier à fleurs, Erable plane, Erable sycomore,
Hêtre, Liquidambar, Marronnier, Mûrier blanc, Noyer, Orme, Peuplier,
Platane, Pommier à fleurs, Prunier fleurs, Sorbier, Tilleul, Saule, Poirier à fleurs…
. Arbustes buissonnants ou intermédiaires
Charmille, Noisetier, Aubépine, Prunellier, Cornouiller...
Afin de ne pas créer de rupture d’échelle avec le pavillon ou la parcelle, les essences d’arbres de petit développement (< à 10 mètres de hauteur) seront favorisées.
Les haies d’essences variées sont recommandées.
Les règles d’implantation des arbres et arbustes en limite de propriété sont édictées dans le Code Civil (article 671).