1 - Règles générales Les constructions doivent présenter un aspect compatible avec le caractère ou l’intérêt des lieux, du site et des paysages. Elles doivent s’adapter au profil du terrain naturel. Il est interdit de laisser à nu les matériaux destinés à être enduits.
2 - Règles concernant les toitures Les combles Mansart, les toitures présentant des pentes dissymétriques, et tous les types de toiture à pente forte (plus de 35%) sont interdits.
a / Toitures traditionnelles Les bâtiments seront couverts de toitures à faible pente (35% maximum), en matériau de type tuile canal ou romane de teinte rouge naturelle.
b / Toitures terrasses Les toitures terrasses sont autorisées sur les constructions nouvelles et les extensions, sous réserve que la construction créée relève d’une architecture contemporaine et qu’elle ne porte pas atteinte au caractère des lieux et à l’intérêt architectural des bâtiments avoisinants.
Dans le cas de réhabilitation de bâtiments existants, les toitures terrasses sont autorisées sur les pans de toitures donnant sur le fond de parcelle ou sur cour ou opposés au domaine public et à condition d'être bien adaptées à l'architecture de l'immeuble.
Si les toitures terrasses ne sont pas végétalisées, le revêtement mis en œuvre devra être non brillant et non réfléchissant.
c / Exception Dans le cadre de réfection de toiture ou d’extension de bâtiment existant présentant une pente supérieure à 35%, cette pente sera maintenue.
En cas de construction entre deux immeubles présentant une pente forte (supérieure à 35%), la toiture de la nouvelle construction devra présenter la même pente.
Dans le cadre de réfection de toiture ou d’extension de bâtiment existant lorsque des raisons techniques ou architecturales l’imposent, la mise en œuvre des mêmes matériaux de couverture que ceux prévu à l’origine pourra être imposé (tuiles plates d’aspect petit moule pour les toitures à très fortes pentes, tuiles plates à emboitement et motif losangé pour les toitures à pentes moyennes à fortes…).
3 - Règles concernant les enduits et parements a / Activités et bâtiments à usage technique : Les enduits de maçonnerie seront de teinte neutre par rapport au site d’implantation, réalisés à base de chaux avec finition talochée, lissée ou frisée. Ils pourront recevoir un badigeon coloré en accord avec l’époque de construction de l’immeuble.
Les parements autres que l’enduit seront de teinte foncée non brillante, non réfléchissante et en accord avec les couleurs locales.
b / Constructions à usage d’habitation et leurs annexes : Les parements de qualité en pierre de taille devront être conservés.
Les parements aspect fausse pierre sont interdits.
Les maçonneries extérieures pourront être enduites ou rejointoyées si aucun enduit n’était prévu à l’origine.
Les enduits de maçonneries seront réalisés à base de chaux avec finition talochée, lissée ou frisée. Les enduits seront de teinte beige sable, beige ocré. Ils pourront recevoir en finition un badigeon coloré en accord avec l’époque de construction de l’immeuble.
L’emploi de matériaux brillants ou réfléchissants est interdit.
Dans le cadre de réfection d’enduit, lorsque des raisons techniques ou architecturales l’imposent, un aspect similaire à l’existant ou la restitution des dispositions d’origine pourra être imposé (décor, finition mouchetis tyrolien…).
4 - Règles concernant la composition architecturale Les lignes architecturales seront à dominante de verticalité.
Les ouvertures seront d’une proportion plus haute que large, ou à défaut seront redivisées par des éléments de forte section permettant de les décomposer en éléments répondant à cette exigence.
Les divers tuyaux d'évacuation autres que les descentes d’eaux de pluie ne devront pas être apparents en façade.
a / Les ouvertures : Les ouvertures d'origine traditionnelle de proportions plus hautes que large doivent être maint enues telles quelles dans le cas de rénovations. Les nouveaux percements dans des murs anciens auront les mêmes proportions que les ouvertures d'origine traditionnelle. Ils devront respecter l’ordonnancement des ouvertures existantes et rechercher une composition de façade équilibrée
Si l'intérêt architectural le justifie, tous les travaux intéressant une ancienne ouverture devront comporter sa remise en état d'origine.
b / Menuiseries, huisseries : Les menuiseries devront être de modèle traditionnel :
- Les dessins des menuiseries seront conformes à l’esprit d’origine ou restitués pour les fenêtres du début du 20ème siècle à aujourd’hui (vantaux divisés en carreaux asymétriques, imposte vitrée par exemple) ,
- Les vantaux divisés en grands carreaux pour les fenêtres des constructions du 19ème siècle, - Les vantaux divisés en petits carreaux pour les fenêtres des constructions antérieures au 19ème siècle.
Les petits bois gravés ou intra-verre sont interdits.
Les systèmes d’occultation des ouvertures devront êtres adaptés au style de l'époque de la construction. On privilégiera les volets pleins sans écharpe en « Z » ou persiennés.
Les ouvertures pourront être occultées par des volets roulants, à condition que les caissons des volets roulants ne soient pas visibles de l’extérieur, ou à défaut qu’ils soient non saillants et intégrés à la façade.
Les matériaux réfléchissants, brillants sont interdits. Les couleurs vives, primaires, le blanc pur et le noir sont interdits.
c / Devantures commerciales : Les devantures seront disposées en feuillure.
Les devantures en applique en coffrage de menuiserie pourront être autorisées sur les baies présentant un intérêt architectural secondaire.
La conservation et restauration des devantures anciennes de qualité pourra être imposée.
Les devantures commerciales intéressant des immeubles présentant plusieurs niveaux ne pourront empiéter sur les façades au delà du niveau des allèges du premier niveau.
L'agencement des devantures devra respecter le rythme parcellaire : le regroupemen t de plusieurs locaux contigus situés dans des constructions différentes ne pourra se traduire par une devanture d'un seul tenant.
Les coffres d’enroulement des fermetures doivent être non visibles de l’extérieur, ou à défaut ils doivent être non saillants et intégrés à la façade.
5 - Règles concernant les clôtures Les clôtures donnant sur le domaine public seront obligatoirement maçonnées et enduites, d’une hauteur constante minimale de 1 mètre sans pouvoir dépasser 2 mètres de hauteur.
Elles seront enduites dans le même ton que la façade avec un enduit de finition lisse.
6 - Règles concernant les panneaux solaires, paraboles, climatiseurs, pompes à chaleur et autres éléments techniques a / Systèmes solaires thermiques ou photovoltaïques : Les systèmes solaires thermiques ou photovoltaïques doivent faire l'objet d'une intégration soignée, en privilégiant les solutions non visibles depuis l’espace public.
En cas d’implantation en toiture, les systèmes solaires thermiques ou photovoltaïques doivent s’intég rer dans l’épaisseur de la toiture qui leur sert de support, c’est-à-dire non saillant par rapport au matériau de couverture. On privilégiera une implantation :
- Soit en bandeau, en crête ou en bas de toiture, - Soit en alignant les capteurs avec les ouvertures existantes et en privilégiant une certaine symétrie, de sorte à s’apparenter à un ou plusieurs châssis de toit.
Le matériau devra être anti-réfléchissant et non éblouissant.
b / Coffret technique : Les coffrets et les câbles extérieurs nécessaires à la distribution et au fonctionnement des réseaux doivent être soit encastrés, soit intégrés en harmonie avec la façade du bâtiment ou du mur de clôture.
c / Paraboles et antennes : Les paraboles et antennes de toit devront être le moins possible, perceptibles depuis l’espace public. Elles seront implantées sur le toit et dans la mesure du possible près d’une cheminée. Les paraboles et antennes en façade sont interdites.
d / Climatiseurs et pompes à chaleur : Les climatiseurs, pompes à chaleur devront être implantés dans la mesure du possible sur les espaces privatifs (cours, jardins…). Dans le cas où ils seraient disposés en façade donnant sur l’espace public, ils devront être intégrés à la façade et non saillants sur l’emprise publique.