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X.LEXIQUE
I. DISPOSITIONS GÉNÉRALES
1. Avant-propos
Le règlement du Plan Local d’Urbanisme (PLU) de Dangers est en cohérence avec le projet d’aménagement et de développement durables (PADD), les règles générales et les servitudes d’utilisation des sols.
Il repose sur un principe de responsabilité partagée entre les élus et les pétitionnaires de permis de construire ou de déclarations de travaux sur le devenir de la commune. Il doit permettre à chacun d’inscrire son projet dans une démarche de coproduction du territoire.
Aujourd’hui, un ensemble de textes de lois, de directives et d’accords internationaux tente de s’opposer à la détérioration de notre environnement et au réchauffement climatique. Les élus de Dangers ont voulu que ce PLU soit une réponse locale et cohérente à ces enjeux, non pas une soumission à de nouvelles normes environnementales mais une réponse constructive, créatrice de richesses et de solidarités nouvelles pour les générations montantes. Cette transition repose sur une idée simple, compréhensible par tous, même si elle représente un défi encore difficile à relever : vivre et produire sans détruire ce à quoi l’on tient vraiment. Le Plan d’Occupation des Sols (POS) avait une dimension planificatrice purement réglementaire. Le PLU, notamment au travers du PADD et des Orientations d’Aménagement et de Programmation (OAP), a une dimension plus stratégique et porte véritablement un urbanisme de projet dont la nature n’est pas contenue dans un dessin fini. Les Orientations d’Aménagement et de Programmation doivent permettre de mieux faire travailler ensemble les différents acteurs intervenant sur le territoire de la ville dans une démarche positive et constructive.
Le PLU reste néanmoins un document réglementaire et fait toujours une distinction entre zones urbaines, zones naturelles et zones agricoles.
Le nombre d’articles a été réduit et leur contenu est plus soucieux de sens que d’ordre urbain. Pour chaque zone, les articles 1 et 2 s’intéressent à construire un territoire plus juste et équitable et identifient les possibles occupations des sols. Les articles 3 et 5 cherchent à mettre en relation les investissements de la commune en accord avec les droits à construire. L’article 4 concerne la réintroduction de la nature. L’article 6 concerne l’accompagnement des pétitionnaires dans leur démarche pour mieux intégrer leur projet dans le contexte urbain. Les articles 7 et 8 définissent la teneur des équipements et des réseaux attendus sur la zone.
Le volet réglementaire se concentre sur l’essentiel et repose sur des complémentarités entre acteurs.
Toute personne peut contacter les services de l’urbanisme de la collectivité compétente pour connaître l’ensemble des règles nationales à la base du présent PLU. Avant de déposer une déclaration de travaux ou un permis de construire, il est recommandé de contacter le service instructeur pour :
- évaluer la faisabilité du projet au regard des règles du PLU,
- apprécier, sans surcoûts, ses capacités à s’intégrer dans une démarche environnementale plus large,
- assurer une intégration architecturale du projet dans son environnement.
Le PLU a pour principale fonction de faire que les actions de chacun, même limitées, soient un engagement pour l’avenir.
2. Mode d’emploi du règlement
Le règlement est composé d’un document écrit qui : - fixe les dispositions générales applicables à l’ensemble de la commune, et notamment les conditions de desserte des terrains par les voiries et les réseaux. - établit les dispositions particulières relatives au métabolisme urbain, à la protection du patrimoine bâti et naturel, et à la mise en œuvre des projets urbains - fixe les règles applicables à l’intérieur de chacune des zones, et le cas échéant, établit des règles spécifiques aux différents secteurs délimités par les planches thématiques.
Et de documents graphiques, composés : - de plans de zonage du territoire sur lesquels sont reportés les différents périmètres et les servitudes applicables.
Les occupations et utilisations du sol doivent être conformes à ces dispositions écrites et graphiques.
3. Division du territoire
Le présent règlement divise le territoire communal en zones urbaines (U), agricoles (A) et naturelles (N). Il fixe les règles applicables à l’intérieur de chacune de ces zones.
Les zones urbaines (zone U) sont « les secteurs déjà urbanisés et les secteurs où les équipements publics existants ou en cours de réalisation ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter. ≫. (Article R.151-18 du Code de l'Urbanisme) ». Elles regroupent :
- La zone Ua délimite le tissu ancien du village. - La zone Ub comprend les constructions implantées dans le bourg depuis les années 1950 jusqu’à aujourd’hui. - La zone Ue comprend les équipements du village - La zone Uj comprend les jardins et les espaces paysagers remarquables - La zone Ux couvre la zone d’activités industrielles et artisanales du village
Les zones à urbaniser sont « un secteur à caractère naturel de la commune destiné à être ouvert à l'urbanisation ». (Article R.151-20 du Code de l'Urbanisme).
- La zone 1AUx qui est une zone d’urbanisation future à court et moyen termes à dominante d’activités.
La zone agricole (zone A) regroupe « les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles≫. (Article R.151-22 du Code de l'Urbanisme). » La zone A est réservée à l’activité agricole. Seules les constructions ou installations nécessaires à l'exploitation agricole et aux services publics y sont autorisées. Les extensions mesurées des constructions existantes non agricoles y sont également autorisées. Le changement de destination des constructions existantes est autorisé, en vue de l’habitation, de l’artisanat, du commerce de détail et de l’hébergement touristique :
- s’il s’agit de bâtiments ou de partie de bâtiments repérés au document graphique, - sous réserve que le changement ne compromette pas l’exploitation agricole, - et sous réserve que le ou les logements créés présentent une surface de plancher au moins égale à 70 m2 par logement et que les activités créées présentent une surface de plancher au moins égale à 15 m2. La zone A comprend le secteur Ap qui couvre la zone agricole protégée où seules des constructions annexes de faible emprise y sont autorisées.
La zone naturelle et forestière (zone N) couvre « les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison :
- Soit de la qualité des sites, milieux et espaces naturels, des paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique,
- Soit de l'existence d'une exploitation forestière, - Soit de leur caractère d'espaces naturels, - Soit de la nécessité de préserver ou restaurer les ressources naturelles. La zone N (zone naturelle protégée) couvre les ensembles naturels (boisements, terrains participant à la qualité environnementale de la commune). Cette zone est inconstructible en raison de la qualité des milieux naturels et des paysages.
4. Composition du règlement
Chaque zone du PLU est soumise à un règlement construit sur le modèle suivant :
Chapitre 1-Affectation des sols et destinations des constructions
• Article 1 : Constructions, usages des sols et natures d’activités interdits L’article 1 fixe les règles relatives aux destinations, constructions et occupations interdites. • Article 2 : Limitation de certains usages et affectations des sols, constructions et activités L’article 2 fixe les règles relatives aux destinations, constructions et occupations soumises à conditions particulières. • Article 3 : Mixité fonctionnelle et sociale L’article 3 fixe les règles relatives aux fonctions urbaines et à la mixité sociale.
Chapitre 2-Caractéristiques urbaine, architecturale, environnementale et paysagère
• Article 4 : Volumétrie et implantation des constructions L’article 4 fixe les règles concernant l’implantation des constructions par rapport aux voies et emprises publiques et aux limites séparatives, l’emprise au sol et la hauteur des constructions • Article 5 : Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère L’article 5 fixe les règles relatives à l’insertion urbaine, architecturale et paysagère des constructions. • Article 6 : Traitement environnemental, espaces non bâtis et abords des constructions L’article 6 fixe les règles relatives à la végétalisation, aux espaces libres au travers de l’instauration d’une emprise minimale d’espace de pleine terre (PLT). • Article 7 : Stationnement L’article 7 fixe les règles relatives aux normes de stationnement imposées et à l’aménagement des aires de stationnement.
Chapitre 3-Equipements et réseaux
• Article 8 : Desserte par les voies publiques ou privées L’article 8 fixe les règles relatives aux conditions de desserte • Article 9 : Desserte par les réseaux L’article 9 fixe les règles relatives aux passages et à la desserte des réseaux
5. Dispositions générales
5.1 Champ d’application territorial du PLU
Le présent règlement s’applique à l’ensemble du territoire communal. Il est établi en application des articles L151-8 à L151-42 et R151-9 à R151-50 du Code de l’Urbanisme. Il s’applique aux constructions nouvelles et à tout aménagement de constructions existantes.
Il s’applique également : - aux installations classées pour la protection de l’environnement, - aux démolitions (article L421-3 du Code de l’Urbanisme).
- aux immeubles bâtis ou non bâtis, espaces publics, monuments, sites et secteurs à protéger, à conserver, à mettre en valeur ou à requalifier pour des motifs d'ordre culturel, historique ou architectural (article L151-19 du Code de l’Urbanisme).
5.2 Portée du règlement à l’égard du Code de l’urbanisme et d’autres législations
A.
Règlement National d’Urbanisme (RNU)
Les règles du PLU se substituent au Règlement National d’Urbanisme à l’exception des articles suivants du Code de l’Urbanisme qui demeurent applicables sur l’ensemble du territoire communal couvert par le PLU :
- Article R111-2 : « le projet peut être refusé ou n’être accepté que sous réserve de l’observation de prescriptions spéciales s’il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d’autres installations ».
- Article R111-4 : « le projet peut être refusé ou n’être accepté que sous réserve de l’observation de prescriptions spéciales s’il est de nature, par sa localisation et ses caractéristiques, à compromettre la conservation ou la mise en valeur d’un site ou de vestiges archéologiques ».
- Article R111-8 : « L'alimentation en eau potable et l'assainissement des eaux domestiques usées, la collecte et l'écoulement des eaux pluviales et de ruissellement ainsi que l'évacuation, l'épuration et le rejet des eaux résiduaires industrielles, doivent être assurés dans des conditions conformes aux règlements en vigueur. »
- Article R111-26 : « le permis ou la décision prise sur la déclaration préalable doit respecter les préoccupations d’environnement définies aux articles L.110-1 et L.110-2 du code de l’environnement. Le projet peut n’être accepté que sous réserve de l’observation de prescriptions spéciales si, par son importance, sa situation ou sa destination, il est de nature à avoir des conséquences dommageables pour l’environnement ».
- Article R111-27 : « le projet peut être refusé ou n’être accepté que sous réserve de l’observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l’aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu’à la conservation des perspectives monumentales »
B.
Autres législations
Sont annexés les documents suivants applicables sur tout ou partie du territoire communal, nonobstant les dispositions du PLU :
- Les servitudes d’utilité publique prévues aux articles L151-43 et R.151-51 du Code de l’Urbanisme concernant le territoire communal.
- L’arrêté préfectoral du 24/11/2016 pris en application de la loi n°92-1444 du 31 décembre 1992 relative à la lutte contre le bruit, portant classement sonore des infrastructures de transports terrestres.
C.
Règlementation relative aux vestiges archéologiques
Sont applicables dans ce domaine les dispositions ci-après : - l’article L531-1 du Code du Patrimoine relatif aux autorisations de fouilles par l’Etat, - l’article L531-14 du Code du Patrimoine relatif aux découvertes fortuites
5.3 Dispositions applicables à certains travaux
A.
Permis de démolir
Toute démolition de bâtiments sur l’ensemble du territoire de la commune est soumise à autorisation de démolir conformément aux dispositions des articles R421-27 et R421-28 du Code de l’Urbanisme et de la délibération municipale prise concomitamment à l’approbation du présent PLU.
B.
Edification des clôtures
Toute édification de clôtures le long du domaine public sur l’ensemble du territoire de la commune est soumise à autorisation administrative conformément aux dispositions de l’article R421-12 du Code de l’Urbanisme et de la délibération municipale prise concomitamment à l’approbation du présent PLU.
C.
Reconstruction d’un bâtiment détruit ou démoli depuis moins de 10 ans
La reconstruction à l’identique d’un bâtiment détruit ou démoli depuis moins de 10 ans peut être autorisée dès lors qu’il a été régulièrement édifié conformément aux dispositions de l’article L111-15 du Code de l’Urbanisme en vigueur au moment de l’approbation du PLU.
D.
Travaux sur bâti existant
Lorsqu’un immeuble bâti existant n’est pas conforme aux règles édictées par le règlement applicable à la zone, le permis de construire ne peut être accordé que pour des travaux qui ont pour objet d’améliorer la conformité de cet immeuble avec lesdites règles ou qui sont sans effet à leur égard.
E.
Adaptations mineures, dérogations, règles alternatives
Les règles et servitudes définies par le PLU de Dangers ne peuvent faire l’objet d’aucune autre dérogation que celles prévues par les articles L152-4 à L152-6, à l’exception des adaptations mineures rendues nécessaires par la nature du sol, la configuration des parcelles ou le caractère des constructions avoisinantes.
Les règles générales peuvent être assorties de règles alternatives qui en permettent une application circonstanciée à des conditions locales particulières.
Ces règles alternatives ne peuvent avoir pour objet ou pour effet de se substituer aux possibilités reconnues à l’autorité compétente en matière d’autorisation d’urbanisme de procéder à des adaptations mineures par l’article L152-3 et d’accorder des dérogations aux règles du plan local d’urbanisme par les articles L152-4 à L152-6.
5.4 Dispositions relatives à la morphologie urbaine
Dans la perspective d’un développement durable, précautionneux de la gestion des ressources naturelles et du bien-être des habitants, la ville peut être considérée comme un organisme vivant.
Il s’agit alors d’appréhender : - ses consommations (d’énergie, de matériaux, de ressources naturelles), - ses rejets (pollutions, déchets, effluents...), - ses aléas (risques et nuisances, ...).
Si les enjeux liés au métabolisme urbain ne font pas l’objet d’un article spécifique, ils sont présents dans l’ensemble du volet réglementaire, notamment au travers des dispositions suivantes.
A.
Risque de rétractation-gonflement des argiles
Les zones d’aléa du risque de rétractation-gonflement des argiles sont consultables sur le site Internet : http://www.argiles.fr.
B.
Risque industriel
Le classement des établissements en tant qu’Installation Classée pour la Protection de l’Environnement (ICPE) figure en annexe du présent PLU.
C.
Sols pollués et stockage des déchets
La liste des sites ayant accueilli une activité susceptible de générer une pollution dans les sols est consultable à l’adresse internet suivante : http://basias.brgm.fr/
D.
Secteurs bruyants au droit des infrastructures terrestres de transports
L’arrêté préfectoral du 24/11/2016 portant classement sonore des infrastructures de transports terrestres est annexé au PLU. Il comporte notamment des dispositions relatives à l’isolation acoustique des constructions.
E.
Prise en compte des rejets
1.
Collecte des déchets.
L’un des objectifs de développement durable est la réduction des déchets et l’augmentation de leur taux de recyclage. Les dispositions suivantes s’appliquent :
Tout projet soumis à permis de construire doit comporter des lieux de stockage des déchets suffisamment grands, dimensionnés de manière à recevoir et permettre de manipuler sans difficulté tous les récipients nécessaires à la collecte sélective des déchets à partir de la voie publique.
Le système de stockage doit être techniquement compatible avec le matériel utilisé par le service de ramassage des déchets ménagers.
Les lieux de stockage des déchets doivent, dans les constructions destinées à l’habitation, être aménagés en rez-de-chaussée.
Les lieux de stockage seront isolés et fermés lorsqu’ils donnent sous les fenêtres des habitants. Ces dispositions s’appliquent également en cas de restructuration de bâtiments existants, sauf si les caractéristiques de ces bâtiments rendent impossible cette mise en œuvre.
2.
Gestion des eaux usées et assainissement
Les aménagements réalisés sur le terrain doivent être conformes à la règlementation en vigueur ainsi qu’aux dispositions du Schéma Directeur des eaux usées.
3.
Gestion des eaux pluviales et maitrise du ruissellement
Les aménagements réalisés sur le terrain doivent garantir l’écoulement des eaux pluviales dans le réseau collecteur s’il existe.
Sont ainsi autorisés et encouragés :
- les installations permettant la récupération et l’utilisation des eaux pluviales à des fins non domestiques
- les aménagements permettant une gestion alternative des eaux pluviales (la rétention, l’infiltration, …)
et un traitement naturel des eaux sur la parcelle, afin de diminuer les rejets vers les réseaux.
5.5 Prise en compte des performances énergétiques, de la ville contributive et intelligente
A.
Economie d’énergie et de développement des énergies renouvelables
Le PLU cherche à favoriser le développement des énergies renouvelables afin de diversifier les sources d’énergie.
D’une manière générale, les projets de construction devront respecter les normes en vigueur concernant les objectifs en matière de réduction des consommations d’énergie. Des dispositions particulières relatives aux économies d’énergie et au développement des énergies renouvelables figurent au sein du règlement s’agissant
- du débord sur l’emprise publique des travaux d’isolations par l’extérieur des constructions existantes - de la non prise en compte des éléments de production d’énergie renouvelable dans la règle générale de hauteur
B.
Ville contributive et intelligente
Les projets visant à la mutualisation des ressources énergétiques sont encouragés ainsi que ceux concourant au développement des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication. Il sera notamment recherché, à proximité des réseaux existants et lorsque la taille de l’opération le justifie, le raccordement au réseau Haut Débit.
5.6 Dispositions relatives à la protection du cadre bâti, naturel et paysager
A.
Protection des éléments du patrimoine bâti
En application de l’article L151-19 du Code de l’Urbanisme, les éléments bâtis à préserver, repérés au titre du patrimoine d’intérêt local sur les documents graphiques, sont soumis aux règles suivantes :
- les travaux ayant pour effet de modifier ou de supprimer un élément que le PLU a identifié en application de l’article L151-19 du Code de l’Urbanisme doivent être précédés d’une déclaration préalable de travaux (art. R421-23 du Code de l’Urbanisme),
- tous les travaux effectués sur un bâtiment ou ensemble de bâtiments repérés doivent être conçus pour contribuer à la préservation de leurs caractéristiques culturelles, historiques et architecturales et à leur mise en valeur,
- les extensions ou constructions nouvelles sur l’unité foncière doivent être implantées de façon à mettre en valeur l’ordonnancement architectural du bâti existant.
B.
Protection du patrimoine naturel et paysager
En application de l’article L151-23 du Code de l’Urbanisme, le règlement peut identifier et localiser les éléments de paysage et délimiter les sites et secteurs à protéger pour des motifs d'ordre écologique, notamment pour la préservation, le maintien ou la remise en état des continuités écologiques et définir, le cas échéant, les prescriptions de nature à assurer leur préservation. Les terrains boisés identifiés aux documents graphiques comme espaces boisés, à conserver, à protéger ou à créer sont soumis au régime des articles L. 113-2 et suivants du Code de l’Urbanisme.
- Ce classement interdit tout changement d’affectation ou tout mode d’occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création des boisements.
- Nonobstant toutes dispositions contraires, il entraîne le rejet de plein droit de la demande d’autorisation de défrichement prévue au chapitre Ier du titre IV du livre III du code forestier.
- Y sont notamment interdits, les recouvrements du sol par tout matériau imperméable : ciment, bitume ainsi que les remblais.
- Les accès aux propriétés sont admis dans la mesure où ils ne compromettent pas la préservation des boisements existants.
C.
Espaces Boisés Classés
Les terrains boisés identifiés aux documents graphiques comme espaces boisés, à conserver, à protéger ou à créer sont soumis au régime des articles L113-2 et suivants du Code de l’Urbanisme. « Ce classement interdit tout changement d’affectation ou tout mode d’occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création des boisements. Nonobstant toutes dispositions contraires, il entraîne le rejet de plein droit de la demande d’autorisation de défrichement prévue au chapitre Ier du titre IV du livre III du code forestier ». Sur les espaces boisés classés, une déclaration préalable de coupes et d’abattages d’arbres n’est pas requise lorsque le propriétaire procède à l’enlèvement d’arbres dangereux ou morts, ainsi que pour toutes les coupes programmées dans un document de gestion approuvé, conformément au code forestier (art. L124-1 et L124-2).
5.7 Dispositions relatives à la mise en œuvre des projets urbains et à la maîtrise de l’urbanisation
A.
Espaces et équipements publics
Orientations d’Aménagement et de Programmation : les périmètres des Orientations d’Aménagement et de
Programmation figurent aux documents graphiques.
Opération d’aménagement d’ensemble : en application de l’article R151-21 du Code de l’Urbanisme, toutes les opérations d’aménagement d’ensemble font l’objet d’une mutualisation de l’ensemble des obligations réglementaires.
B.
Droit de préemption urbain (DPU)
Les périmètres concernés par un Droit de Préemption Urbain sont délimités sur le plan correspondant en annexe. Le droit de préemption urbain offre la possibilité à la collectivité de se substituer à l’acquéreur éventuel d’un bien immobilier mis en vente, pour réaliser une opération d’aménagement ou mettre en œuvre une politique publique.
C.
Maîtrise de l’urbanisation en zone agricole
Les bâtiments pouvant changer de destination en zone Agricole sont identifiés aux documents graphiques au titre de l’article L151-11-2ème du Code de l’Urbanisme. L’accord de changement de destination de ces bâtiments sera soumis à l’avis de la Commission départementale de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers (CDPENAF) lors de l’instruction des permis.
II. LA ZONE URBAINE HABITAT ANCIEN (Ua)
Extrait du rapport de présentation : « La zone urbaine habitat ancien (Ua) regroupe les constructions les plus anciennes du territoire de Dangers. Cette zone accueille des constructions agricoles et répond aux besoins de la commune en termes de changements de destination et de densification des parcelles déjà bâties ».
Chapitre 1-Affectation des sols et destinations des constructions