1. Aspect général
Des formes architecturales nouvelles et l’utilisation de matériaux nouveaux pourront être autorisées. Dans tous les cas, les projets devront faire l’objet d’une justification architecturale.
L’architecture des constructions, installations, ouvrages et équipements, dits « techniques », liés ou nécessaires au fonctionnement des services et équipements publics, collectifs ou d’intérêt général (transformateurs, relais, stations de pompage, de refoulement ou de traitement d’eaux usées, …), ne doit pas porter atteinte à la cohérence architecturale du bâti environnant, à la forme urbaine existante et à la qualité du paysage.
Un nuancier est joint au présent Règlement.
Toute architecture typique d’une autre région n’est pas autorisée.
Les constructions traditionnelles et leur modénature (soubassement, bandeau, corniche, linteau, appuis de fenêtre, appareillage et joints de pierre de taille…) ou les constructions présentant un intérêt architectural seront mises en valeur et restaurées dans le respect de leur style et matériaux d'origine, conformément à l'annexe jointe au présent règlement intitulée "méthode de restauration".
Des adaptations sont possibles si elles améliorent la qualité architecturale du projet et son intégration dans le site.
2. Adaptation au sol
Les constructions doivent s’adapter à la topographie du site.
En cas de pente, l’intégration au site se fera obligatoirement en déblai / remblai.
Les mouvements de terre prévus au projet seront réalisés avec des pentes très douces sans perturber l’aspect naturel du site.
Les levées de terre ne sont pas autorisées.
Dans le cas de terrain plat, la construction doit être réalisée de telle sorte que le sol fini du rez-de-chaussée soit situé à une hauteur maximum de 0,60 mètres de tout point du sol naturel, mesurée au droit des portes.
A moins que cette disposition ne résulte de l’utilisation de la pente naturelle du sol, ou de difficultés liées à la réalisation de la construction, les constructions à rez-de-chaussée surélevé sont interdites.
Les pentes d’accès artificielles à des garages seront à l’opposé de la voie publique principale, sauf problèmes techniques l’empêchant.
3. Toitures et couvertures
Volume des toitures
Sont autorisées les toitures :
∙ Comportant au minimum deux pans égaux ; ∙ Comportant des coyaux ; ∙ Présentant une pente comprise entre 40 et 45° ; ∙ Plates, ou toitures-terrasses. Celles-ci seront de préférence végétalisées, et dans le cas où la
couverture de la terrasse est perceptible, l’étanchéité ne devra pas rester apparente ; ∙ Présentant des pentes inférieures à 35 ° dans les cas d'auvents, vérandas, appentis…
Matériaux de couverture :
Sont autorisés :
∙ La petite tuile plate de terre cuite brun rouge nuancé (60-70 tuiles au m2)
∙ L’ardoise naturelle rectangulaire de même dimension et couleur que celle utilisée dans la région (32 cm X 22 cm pour les constructions anciennes, et 40 cm x 24 cm pour les constructions contemporaines).
∙ L’ardoise artificielle teintée dans la masse, de même couleur et de même dimension que celle citée précédemment, mais uniquement pour les constructions contemporaines.
∙ Le zinc et le cuivre sous la condition d’une justification architecturale.
∙ Les matériaux translucides pour les verrières, vérandas, et marquises.
∙ Le principe de toiture mixte (ardoise + tuile), dans le cas d'une réfection de toiture d'une construction ancienne.
∙ Les tuiles mécaniques, dans le cas d’une réfection partielle ou l'extension de la toiture existante déjà couverte par ce matériau.
Les épis de faîtage sont autorisés sur les toitures en pavillon ou en croupe.
Les gouttières et descentes d’eaux pluviales
Sont autorisées :
∙ Les éléments en zinc ou en cuivre.
4. Lucarnes et châssis de toit
Les lucarnes existantes seront maintenues et restaurées.
Sont seules autorisées les lucarnes :
∙ Conçues selon le type traditionnel local ; ∙ Présentant une couverture à 2 pans et une pente comprise entre 40 et 50 °; ∙ Reprenant les même matériaux que ceux utilisés pour la façade et la toiture ; ∙ Présentant des frontons et jambages en bois ; ∙ Implantées à l'aplomb de la façade ; ∙ Présentant la forme d'un rectangle plus haut que large ;
Sont autorisés les châssis de toit:
∙ De forme et de dimensions pus hautes que larges ; ∙ De dimensions maximales : 1,18 m x 0,78 m ; ∙ Encastrés dans le pan de la toiture ; ∙ Dont les rideaux d'occultation et/ou de protection thermique sont posés en intérieur.
5. Les cheminées
Les souches anciennes seront restaurées à l’identique. Les souches neuves reprendront les proportions des anciennes et seront soit enduites soit réalisées en brique.
6. Les façades
L’ensemble des façades sera traité avec le même soin et de façon homogène. Sont autorisés :
∙ La conservation et remise en état des dispositions d'origine des constructions anciennes (pierres de taille laissées apparentes, ou moellons enduits ou non ;
∙ Les enduits de finition sobre, sans effet de relief ; ∙ Les enduits de teinte respectant le nuancier joint en annexe au présent Règlement ; ∙ Les matériaux nouveaux et écologiques tels que le chanvre dans la mesure où ils ne dénaturent pas
le bâtiment originel ;
En outre : ∙ les constructions et ouvrages en pierre de taille existants doivent être conservés ; s’ils sont restaurés, ils doivent conserver leurs caractéristiques d’origine.
7. Les percements
Les baies d’origine seront maintenues. Si le bouchement d’une baie d’origine est indispensable, il sera en retrait en conservera la trace de l’ancienne baie. Des modifications pourront être envisagées si elles ont pour effet de retrouver les percements d’origine. Les baies percées ultérieurement nuisant à l’équilibre de la façade seront rebouchées à l’occasion d’un ravalement. Les percements nouveaux sont autorisés dans la mesure où :
∙ Ils respectent une logique d'alignement vertical et horizontal; ∙ Ils sont plus hauts que larges ; ∙ Ils reprennent les proportions, le rythme, et les matériaux des bâtiments anciens.
Ces prescriptions ne s'appliquent pas aux portes de garage.
Les appuis fenêtres et les linteaux seront traités avec le même soin que la façade. Ils doivent être restaurés et entretenus. S'ils sont repris en ciment, ils devront être peints, enduits, recouverts ou doublés.
8. Les menuiseries
Les éléments anciens seront restaurés si leur état le permet ou serviront de modèle pour les reproductions.
Sont autorisées les menuiseries :
∙ Inspirées des modèles anciens ; ∙ Présentant des dimensions plus hautes que larges ; ∙ Réalisées en bois, peint ou non ; ∙ Réalisées en résine, PVC, ou aluminium, à condition de présenter des profilés fins (40 mm maximum
pour les parties fixes). ∙ De teinte respectant le nuancier joint en annexe au présent Règlement ; ∙ De couleur bois naturel.
Si des petits bois sont posés pour diviser les vitrages, ceux-ci devront être posés à l'extérieur du vitrage, et présenter des divisions plus hautes que larges.
En outre, sont autorisées les portes d'entrée : ∙ Pleines ou partiellement vitrées.
Cette prescription ne s'applique pas aux commerces et équipements publics.
En outre, sont autorisés les volets :
∙ Extérieurs, mais ils seront préférés intérieurs ; ∙ En bois peint de la même couleur que les autres menuiseries ; ∙ Pleins, constitués de larges planches jointives, assemblées par des traverses intérieures sans
écharpe ; ∙ De type persiennes, dans le cas où les constructions peuvent recevoir des volets en tableaux
(repliables dans le tableau extérieur de la fenêtre ; ∙ Roulants en PVC, à condition que les coffrages soient situés à l'intérieur de la construction.
9. Les verrières, vérandas et extensions
L’éclairement zénithal pourra être assuré par des verrières en couverture, sous réserve d’une bonne intégration architecturale.
D’un point de vue général, la création d’une verrière ou véranda ne devra pas nuire à l’équilibre de la façade.
Les profilés utilisés (bois, métal) seront préférés minces (40mm maximum pour les parties fixes).
10. Les ferronneries, garde corps, balustrade, perrons, escaliers extérieurs
Les éléments anciens seront restaurés ou remplacés à l’identique.
Dans le cas de la réalisation de nouveaux éléments, ceux-ci devront présenter un dessin le plus simple possible.
En ce qui concerne les constructions contemporaines, de façon générale, ces éléments seront réalisés sur la base d’un dessin le plus simple possible.
11. Les compteurs et réseaux en façade, boîtes aux lettres, digicodes, et interphones, chauffage ventilation, et alarme,
Aucun dispositif d’extraction, de ventilation ou de climatisation ne devra être disposé en couverture, sauf des sorties discrètes.
Les boîtes aux lettres seront préférablement incorporées à la clôture.
Les boîtiers digicodes et interphones seront proprement encastrés et ne seront pas saillants de la façade.
12. Les extensions
Sont autorisées les extensions:
∙ D'une surface inférieure ou égale à 30 % de la surface de la construction principale à laquelle elles s'adossent;
∙ De plan rectangulaire; ∙ Reprenant des matériaux de construction semblables à ceux de la construction principale; ∙ Construits en bois de couleur naturelle; ∙ Disposant d'une toiture à deux pans égaux, ∙ Présentant une pente comprise entre 35 et 45 ° ; ∙ Disposant d’une toiture à un pan si la construction est implantée en limite séparative, ∙ Disposant d'une toiture-terrasse, dans le cas où elle est utilisée ou végétalisée.
13. Les annexes et abris de jardin
La volumétrie des abris de jardin doit être traditionnelle. Leur emprise au sol sera en relation avec la taille de la parcelle, sans excéder 9 m2.
Les abris doivent seront réalisés de façon soignée, les abris précaires ne sont pas autorisés.
Sont autorisées les annexes et abris de jardin :
· Présentant un plan carré ou rectangulaire · Reprenant des matériaux de construction semblables à ceux de la construction principale · Construits en bois de couleur naturelle; · Couverts en tuiles plates ou en bois · Disposant d'une toiture à deux pans égaux, · Présentant une toiture à un seul pan,
▪ si le pignon est inférieur à 4 mètres de haut ▪ si la construction est accolée à un bâtiment existant ▪ si la construction est adossée au coteau ou à une limite séparative · Présentant des pentes comprises entre 35 et 45 °et pouvant être inférieures à 35° pour les annexes d'une surface inférieure à 15 m². · Disposant d'une toiture-terrasse.
14. Les énergies renouvelables
L’utilisation d’énergies renouvelables est préconisée.
Les capteurs solaires seront de préférence non visibles depuis l’espace public. Dans tous les cas, ils présenteront une bonne intégration au bâtiment qui les supporte, et au site. Ils pourront être placés sur la toiture (intégrés dans le plan de toiture avec un débord maximum de 7cm) ou sur la façade.
Les réservoirs des chauffe-eau solaire seront posés en intérieur.
15. Les piscines
Elles seront implantées à la hauteur du sol naturel, sauf difficultés techniques.
La machinerie sera soit enterrée, ou intégrée au bâtiment existant ou placée dans un abri implantée à cet effet.
Les bâches de protection seront traitées dans des teintes s’intégrant au paysage : gris, beige, vert foncé.
Les couvertures en élévation devront reprendre les prescriptions des vérandas ou des verrières, ou encore des constructions principales.
16. Les clôtures et les portails et murs de soutènement
Les propriétés seront préférées sans clôture.
Les murs anciens traditionnels formant clôture seront conservés. Des percements pourront s’effectuer pour faciliter les usages. Les murs anciens traditionnels et les haies d’essences locales lorsqu’ils existent en limite de propriété ne doivent pas être détruits à l’occasion de la construction d’un bâtiment sauf pour libérer l’emprise du bâtiment, ou pour un alignement ou un raccordement à un autre bâtiment. Dans tous les cas, une justification devra être fournie.
Les clôtures doivent s’intégrer dans leur environnement tant par leurs matériaux de construction que par leurs proportions. La hauteur d'ensemble de la clôture ne pourra excéder 1, 60 m.
Sur voie publique, sont autorisées les clôtures constituées de :
∙ un mur-bahut d’une hauteur maximum de 0,80m, construit en pierre ou matériau enduit de finition sobre sans effet de relief reprenant la teinte de la façade de la construction principale, surmonté d'une grille, ou d'un grillage sur poteaux métalliques fins ;
∙ un grillage fin monté sur poteaux métalliques fins.
La clôture pourra être doublée d'une haie mélangée composée d'au moins 3 essences différentes.
En limite séparative, sont autorisées les clôtures constituées de :
∙ un grillage de teinte vert foncé, noir ou galva, installé sur poteaux de même teinte ou en bois de teinte naturelle, doublé ou non d’une haie vive composée d'au moins 3 essences différentes ;
∙ claustras en matière végétale (bois, osier, brande…) sur une longueur n'excédant pas 5 mètres linéaires, comptés à partir de la construction principale.
Sont autorisés, les portails et portillons : ∙ en bois lazurés de couleur soutenue ; ∙ en bois laissé naturel ; ∙ en bois peint selon les couleurs recommandées au nuancier joint en annexe ; ∙ en métal ; ∙ en aluminium ; ∙ en PVC ou résine. ∙ d'une hauteur maximale égale à celle de la clôture, soit, 1,60 m.
Les piliers d'accroche devront respecter une hauteur maximale égale à celle de la clôture, et seront traités avec le même soin que les mur-bahuts.
17. Les éléments de petit patrimoine
Les puits, fours, fuyes, ponts, maisons de vigne, …ne doivent pas être détruits. Leur restauration doit être respectueuse de leur caractère et participer à leur mise en valeur. Les éléments bâtis ponctuels : puits, terrasses et murs de soutènement ainsi que tous les éléments de structuration de l’espace participant à sa qualité, doivent être maintenus et restaurés dans le respect de leur disposition d’origine.