Eau potable : Toute construction ou installation doit être raccordée au réseau public de distribution d’eau potable conformément à la réglementation en vigueur. Toutefois, en l’absence de possibilité réelle de raccordement au réseau public de distribution d’eau potable, une alimentation en eau autonome par captage, puits, forage ou tout autre ouvrage, peut être admise pour les besoins non domestiques, sous réserve du respect des prescriptions de la loi du 30 décembre 2006 sur l’eau et les milieux aquatiques et de la réglementation en vigueur. Néanmoins, les constructions devront être directement raccordées au réseau public de distribution d’eau potable dès sa mise en service.
Eaux usées :
Toute construction ou installation doit être raccordée au réseau public d’assainissement, conformément à la réglementation en vigueur.
Toutefois, en l’absence de possibilité réelle de raccordement au réseau public d’assainissement, l’assainissement individuel autonome est autorisé conformément à la réglementation en vigueur.
L'évacuation des eaux usées et des eaux vannes dans les réseaux pluviaux, ainsi que dans les ruisseaux, fossés et caniveaux, est interdite.
Eaux pluviales :
Il est demandé, pour les constructions ou installations présentant une surface d’imperméabilisation nouvelle égale ou supérieure à 30 m², de mettre en place un dispositif de rétention des eaux pluviales adapté. Ce dispositif devra se conformer aux dispositions du zonage des eaux pluviales en vigueur et annexé au PLU ou à défaut aux prescriptions techniques fournies par les services compétents.
En aucun cas, les eaux pluviales ne doivent être rejetées dans le réseau public ou privé d’assainissement des eaux usées.
Autres réseaux :
Les réseaux divers (électricité, téléphonie, télévision…) nécessaires à toute construction ou installation nouvelle doivent être encastrés dans les façades ou enterrés lorsque cela est possible techniquement.
Article n 17 – conditions de desserte par les reseaux de communications electroniques#
Non réglementé.
Annexes#
Annexe 1 : Définition d’une exploitation agricole#
Annexe 2 : Installations et dépôts#
Annexe 3 : Liste des éléments du patrimoine paysager et bâti à protéger au titre des articles L.151-19 et L.151-23 du Code de l’urbanisme
Annexe 4 : Arrêté préfectoral de débroussaillement Annexe 5 : Prescriptions relatives à la gestion des eaux pluviales Annexe 6 : arrêté préfectoral du 30 août 2012 portant dispense de déclaration de coupes d'arbres en EBC Annexe 7 : Schéma d'implantation des extensions des constructions existantes et des annexes en zone agricole et naturelle
Annexe 1 : definition d’une exploitation agricole#
Critères de définition de l’exploitation agricole et de la notion de constructions directement nécessaires à son activité
En application des articles L311-1 et L312-1 du Code Rural.
L’exploitation agricole, considérée en tant qu’entité de production végétale et/ou animale devra disposer de deux Surfaces Minimales d’Assujettissement (S.M.A.). La SMA est fixée par arrêté préfectoral. Dans l’attente de la prise d’effet de cet arrêté, l’exploitation agricole devra disposer d’une SMI. Pour les exploitations agricoles dont les types de productions végétales et/ou animales ne disposent pas de surface minimale d’assujettissement, définie par l’arrêté ci-dessus évoqué, les revenus annuels dégagés de l'activité agricole devront être au moins égaux à 1.5 SMIC. Les activités d’agritourisme et de diversification telles que définies par l’article L311-1 du Code Rural pourront être autorisées selon la réglementation en vigueur, à condition qu’elles s’inscrivent dans le prolongement de l’acte de produire, ou qu’elles aient pour support l’exploitation.
Définition de la notion de constructions directement nécessaires à l’exploitation agricole
En zone agricole, peuvent être autorisées les constructions nécessaires à l’exploitation agricole. La preuve de la nécessité de bâtiments ou d’aménagements pour l’exploitation agricole doit donc être apportée dans les dossiers d’autorisation d’urbanisme. Le projet agricole doit y être clairement précisé ainsi que l’activité existante et les bâtiments et matériels actuels déjà à disposition. Des documents supplémentaires aux pièces obligatoires doivent donc être apportés pour prouver cette nécessité et l’existence d’une exploitation agricole répondant à la définition précédente. Exemples de pièces à fournir : - Existence d’une exploitation agricole : attestation de la MSA justifiant que l’exploitation agricole permet d’être bénéficiaire de l’Assurance Maladie des Exploitants Agricoles (AMEXA) en tant que Chef d’Exploitation, avis d’imposition laissant apparaître des revenus agricoles, cartes grises des engins agricoles ... - Taille de l’exploitation agricole : relevé d’exploitation délivré par la MSA prouvant la surface cultivée ou l’importance du cheptel présent, relevé du casier viticole, déclaration de récolte, factures, convention de mise à disposition de foncier (bail à ferme enregistré, convention de pâturage...) - Nécessité des constructions : note de présentation, plan des parcelles cultivées et des bâtiments déjà existants, description de leur usage pour justifier de la nécessité de nouveaux bâtiments et leur localisation par rapport au siège d’exploitation, relevé de propriété…
Annexe 2 : installations et depots#
Les installations et dépôts visés à l’article 1 - Occupation du sol interdites - du titre II, se définissent comme suit :
1. Toute installation, établie depuis plus de trois mois, susceptible de servir d’abri pour l’habitation, constituée : -soit par d’anciens véhicules désaffectés ; -par des roulottes ou véhicules dits «caravanes », à moins qu’ils ne soient mis en garage pendant la période de non utilisation ; -soit par des abris précaires en quelque matériau que ce soit.
2. Les dépôts de ferrailles, de déchets tels que pneus usés, chiffons, ordures, véhicules désaffectés, etc., qu’ils soient ou non liés à une activité sauf activités de tri ou de retraitement.
3. Les parcs d’attraction permanents, les stands et parcours de tir par armes à feu, les pistes d’engins motorisés de toute nature.
ANNEXE 3 : INVENTAIRE DES ELEMENTS DES PATRIMOINE PAYSAGER ET BATI A PROTEGER AU TITRE DE L'ARTICLE L.151-19 DU CODE DE L’URBANISME ET BATIMENTS POUVANT CHANGER DE DESTINATION AU TITRE DE L'ARTICLE L.15111 DU CODE DE L’URBANISME
n°1 – LES FOURCHES
n° sur le plan de zonage
1a (Les fourches) 1b (maison)
Référence(s) cadastrale(s)
G257-G1733 (Les Fourches)
G253 (maison)#
Commune de draguignan plan local d’urbanisme#
Quartier
Lieu dit Les Fourches
Prescriptions au PLU
1a : Elément patrimonial ponctuel
1 b : Bâtiment patrimonial#
Photo aérienne (2014) DESCRIPTION
Extrait cadastral (source : d’après un texte de Charles Clairici, membre de la Société d'Études scientifiques & archéologiques de Draguignan).
Draguignan est l’une des villes possédant une des plus anciennes juridictions de France suite au transfert du siège des juridictions, par le comte de Provence, de Fréjus à Draguignan en 1203.
À cette époque Draguignan, chef-lieu de viguerie (XIIIe - XVIe siècle), disposait déjà d'un tribunal de première instance. La justice, par l'autorité du juge du tribunal infligeait des peines de pendaison. Les exécutions avaient lieu dans un premier temps en public puis les cadavres étaient exhibés sur des fourches caudines. Ce spectacle devait asseoir la justice du roi et avoir une vertu dissuasive.
Le nombre de piliers variait selon la qualité du seigneur justicier. Un simple gentilhomme avait le droit à deux piliers, un duc à huit, un roi pouvait en avoir autant qu'il voulait.
Les « fourches » ou gibets se dressaient en des lieux très visibles : sur une éminence, dans un champ, au bord d'une route et pour des raisons de salubrité, ces gibets se trouvaient toujours hors des villes.
Le terme de « Fourche » vient du fait qu'autrefois, au lieu de piliers maçonnés, on se contentait de planter en terre, deux pièces de bois fourchues à leur extrémité supérieure, supportant une traverse sur laquelle on pendait le condamné.
Les ruines existantes du gibet des Selves/Les Fourches se composent actuellement, de huit piliers carrés neuf à l'origine, en pierres calcaires grossières, disposés en une seule rangée et distants de deux mètres l'un de l'autre. Cet emplacement stratégique permettait de voir les pendus du centre-ville de Draguignan. Les cadavres étaient aussi exposés aux voyageurs en direction de Flayosc ou Lorgues.
Sur le côté Nord de cet alignement de piliers, se développe une plate-forme ceinturée d'un mur haut de 1,80 m. environ.
Au Sud Est et au centre de cette plate-forme, sont disposées deux fosses maçonnées qui ont dû certainement servir d'inhumation aux restes humains des condamnés.
A une centaine de mètres, des ruines des huit piliers, se dresse une ferme dont les caves se composent de trois salles rectangulaires, à voûtes basses et fenêtres à barreaux.
On peut supposer que ces basses structures étaient « la prison des Fourches », car, l'une de ces pièces contient les vestiges d'un banc en pierre, de latrines et est séparée d'une autre salle par une porte munie d'un judas. Un remaniement moderne (construction de la ferme actuelle) a pu s'insérer sur l'ensemble des geôles de la prison médiévale.
Plus à l'ouest de cet ensemble, se trouvaient les fourches des Juifs, au lieu-dit Seinadou au col de l'Ange. Il ne reste aucun vestige de ces fourches patibulaires.
N°2 - villa gladys#
n° sur le plan de zonage
Référence(s) cadastrale(s)
AT 248
Quartier
Prescriptions au PLU
Chemin de Folletière
Bâtiment patrimonial
Photo aérienne (2014)
Extrait cadastral
Construction datant des années 1850 (façades et tourelles) et modifiée années 20 (balcons arrondies).
Cette villa abritait l’Etat Major du XII Corps d’Armée allemande sous la deuxième guerre mondiale.
http://www.joecicchinelli.com/_footage/dragoon5.jpg
N°3 - VILLA BEAU SEJOUR (Vlemelinix) n° sur le plan de zonage
Référence(s) cadastrale(s)
AW 105
Photo aérienne (2014)
Commune de draguignan plan local d’urbanisme#
Quartier Morgay
Prescriptions au PLU
Bâtiment patrimonial
Extrait cadastral
n°4- VILLA PAVILLON (Petit)
n° sur le plan de zonage
Référence(s) cadastrale(s)
AW602
Photo aérienne (2014)
Commune de draguignan plan local d’urbanisme#
Quartier Morgay
Prescriptions au PLU
Bâtiment patrimonial
Extrait cadastral
n°5 - VILLA ERYMANTHE
Commune de draguignan plan local d’urbanisme#
n° sur le plan de zonage
Référence(s) cadastrale(s)
AC270
Quartier
Prescriptions au PLU
Chemin de la Calade Bâtiment patrimonial
Photo aérienne (2014)
Extrait cadastral
Maison fin XIX° avec modifications années 20. Elle présente ailes symétriques avec terrasse de liaison entre les deux ailes, garde corps en balustres, fermeture avec des ouvertures en arc de plein-cintre.
Source : http://www.paroissededraguignan.fr/eco-hameau-solidaire-saint-francoisinvitation/ n°6 - CASTEL DU PEYRARD
n° sur le plan de zonage
Référence(s) cadastrale(s)
BC31
Photo aérienne (2014)
Commune de draguignan plan local d’urbanisme#
Quartier Le Peyrard
Prescriptions au PLU
Bâtiment patrimonial Bâtiment pouvant changer de destination : ancienne cave et cuve d'eau
Extrait cadastral
Extrait géoportail - IGNF_PVA_1-0__1945-07__C3544-0201_1945_CDP53_0039
Description#
Domaine agricole primitif, dégradé, du domaine du Peyrard Ensemble bâti à requalifier : réhabilitation dans l’aspect et le total des surfaces d’origine
La commune de Draguignan dispose sur son territoire, d'un patrimoine bâti, en partie ruiné, caractéristique de l'architecture et de économie rurale de Provence. Ce patrimoine est représentatif de l'habitat dispersé du XVIIIe siècle. Le relevé cadastral des parcelles liées à ce bâti met en évidence une exploitation agricole homogène, d'une étendue d'environ 11hectares dont 5 ha étaient complantés d’oliviers. Cette reconnaissance du site, a également permis de mettre en évidence les différentes fonctions du bâti regroupé : maison principle, chapelle, cave et cuve à eau, présence d’une fontaine et traces d’anciens jardins potagers. La commune de Draguignan, soucieuse de sauvegarder ce témoin de son histoire rurale et mettre en valeur l'intérêt paysager et d'usage de ce patrimoine entend permettre la restauration de cet ensemble et de son environnement en respectant sa forme et architecture originelle.
NB : Source des plans et photos : Romain Garcin
Source : Romain Garcin
n°7- DOMAINE DE SAINT-MARTIN
n° sur le plan de zonage
7a – Maison de maître 7b - Magnanerie
7c – Moulin à huile
Référence(s) cadastrale(s)
Bâtiment d’habitation : D408
Magnanerie : D409 Moulin à huile : D406
Photo aérienne (2014)
Commune de draguignan plan local d’urbanisme#
Quartier Saint-Martin
Prescriptions au PLU
Bâtiment patrimonial Bâtiment pouvant changer de destination : 7b et 7c
Extrait cadastral
Photo aérienne (2014)
Photo aérienne 1946
Source Géoportail - IGNF_PVA_1-0__1946-12-07__C3544-0101_1946_F3544-3644_0002
DESCRIPTION Description de l’ensemble du domaine de Saint-martin Ce domaine agricole vieux de 2 siècles et de 80 ha se compose :
1. Entre le chemin des Faïsses et l’avenue de la Vaugine : une plaine à l’origine couverte de plantations de vignes et de céréales dans laquelle se trouve un bâtiment dénommé «le magasin » servant à entreposer matériel et récoltes (présence entre autres de 2 réservoirs carrelés pour le stockage du raisin).
2. Entre l’avenue de la Vaugine et la départementale 526 : 3 bâtiments au milieu de restanques à l’origine couvertes d’oliviers qui ont gelé en 1956, mais dont les rejets parsèment toutes ces berges aujourd’hui.
3. Au-dessus de la départementale : des bois, qui ont remplacé d’autres cultures ; en effet, le « plateau » est parcouru de berges encore existantes, et une ruine d’une ancienne maison s’y trouve également.
Description des bâtiments recensés à titre patrimonial
Le plan joint, qui remonte semble-t-il à l’époque de la construction du chemin de fer (150 ans), fait apparaître les 3 bâtisses principales : la maison de maître (nommé château sur le plan), la magnanerie (nommé ferme Lombard sur le plan) avec ses dépendances, et le moulin à huile.
La maison de maître (9a)
Construction sur 3 niveaux, elle est le fruit d’extensions successives notamment au 19e siècle. Cette maison est dotée d’une horloge. A l’époque de sa mise en place, seules la préfecture et la maison Lombard (actuellement restaurant « le Domino ») en possédaient une sur Draguignan.
Ceci est dû au capitaine de vaisseau Lombard qui était passionné d’horlogerie, et en avait donc fait installé une aussi bien sur sa maison en ville que sur celle de sa campagne. L’ancienne magnanerie (9b 7b) Composée d’une partie du bâtiment consacré à l’élevage des vers à soie, elle a aussi abrité le logement des fermiers, et possède des dépendances au Sud. La sériciculture, connexe à l’agriculture, était développée en Provence et notamment à Draguignan. Peu de magnaneries sont encore visibles sur la commune. En dehors de celle de Saint-Hermentaire, dans un état très vétuste, subsiste celle du domaine de Saint-Martin qui a bénéficié de travaux confortatifs. L’espace entre la maison de maître et la ferme est à l’origine une aire de battage des céréales.
Photos : famille Poisson
Le moulin à huile (9c 7c) Cet ancien moulin à huile, d’une largeur de 8 mètres et d’une longueur de 18 mètres. était équipé à l’origine d’une roue à aube entraînant le mécanisme nécessaire à la production d’huile. Les « chapelles » figurant sur une des photos abritaient les visses en pin de pressage des escourtins.
Annexe 4 : arrete prefectoral de debroussaillement#
Annexe 5 : prescriptions relatives a la gestion des eaux#
Pluviales#
Gestion des nouvelles imperméabilisations : principes généraux
Une politique de maitrise des ruissellements est mise en œuvre par la commune de Draguignan, pour les constructions et infrastructures publiques ou privées, afin de ne pas aggraver les conditions d’écoulement des eaux pluviales en aval des nouveaux projets d’aménagement.
Il est donc demandé de compenser toute augmentation du ruissellement induite par des nouvelles imperméabilisations des sols, supérieurs ou égales à 30m 2 (création, extension de bâtis ou d’infrastructures existants, travaux structurants d’infrastructures routières ou ferroviaires, aires de stationnement, …), par la mise en œuvre de dispositifs de rétention des eaux pluviales ou d’autres techniques alternatives à la parcelle ou à l’échelle du projet.
Ces modalités s’appliquent à tous les projets et aménagements, dont ceux soumis à autorisation d’urbanisme (permis de construire, autorisation de lotir, permis d’aménager, déclaration préalable, etc.).
La mise en œuvre d’un dispositif de stockage a pour objectif de limiter les débits de pointe en aval.
A cet effet, le système de rétention sera dimensionné en fonction du zonage pluvial qui identifie plusieurs secteurs sur le territoire communal, et pour lesquels un volume de stockage est imposé proportionnellement aux surfaces nouvellement imperméabilisées.
La gestion des eaux pluviales au travers de l’ouvrage de rétention, imposé dans le cadre de ce règlement, répond en priorité à l’échelle de la parcelle ou du projet (depuis la collecte, jusqu’à la vidange par infiltration). Le raccordement au réseau communal s’il existe peut être accordé si l’infiltration n’est techniquement pas possible ou à un coût économique acceptable.
Définition des surfaces imperméabilisées contribuant au ruissellement
Les surfaces nouvellement imperméabilisées, qui devront être prises en compte pour le calcul des volumes de stockage des systèmes de rétention, sont l’ensemble des surfaces suivantes :
- les routes goudronnées et les chaussées poreuses ;
- les parkings (imperméables) ;
- les toitures standards et les toitures stockantes ;
- les terrasses, dont les terrasses de piscine ;
- les zones pavées ;
- les chemins, accès voiture et aires de retournement imperméabilisés.
Les espaces verts sur dalle (immeuble collectif avec parking souterrain ou parking sous espaces verts, …) seront considérés au cas par cas comme surfaces imperméabilisées selon les dispositions constructives.
Règles générales
Les imperméabilisations nouvelles doivent être compensées par un dispositif de rétention et/ou d’infiltration, prenant en compte, à l’échelle de la parcelle ou du projet :
- le système/principe de collecte des eaux pluviales,
- le stockage (un ou plusieurs dispositifs de rétention dont l’implantation devra permettre de collecter la totalité des surfaces imperméabilisées),
- le système de vidange (avec prise en compte de la surverse).
- Le raccordement des eaux de ruissèlement au réseau d’assainissement ou au système d’assainissement autonome est interdit. Ainsi, les descentes de gouttières doivent être complètement indépendantes et ne servir en aucun cas à l’évacuation des eaux usées.
- La vidange du volume stocké devra se faire en priorité via un dispositif d’infiltration ou d’épandage sur la parcelle. Dans le cas où il pourra être démontré que l’infiltration des eaux sur place n’est techniquement pas possible (au regard de la perméabilité du sol, de la configuration du terrain, ou si la réglementation l’interdit : zone de protection de captage, …), le dispositif pourra être raccordé à l’exutoire public s’il existe, en respectant un débit maximum de rejet autorisé (Qfuite) définit selon le secteur du zonage pluvial (cf article 14).
Dans certains cas, une étude de sol pourra être demandée par le service gestionnaire (étude au cas par cas), pour apporter la preuve de l’insuffisance de capacité d’infiltration.
Dimensionnement des ouvrages de rétention
Les prescriptions de la commune de Draguignan se basent sur un découpage du territoire communal en quatre zones (cf cartographie du zonage pluvial présenté en annexe), et la définition pour chacune de ces entités, de critères de dimensionnement des ouvrages de stockage, en fonction de leurs vulnérabilités actuelles.
Zone
EP0 EP1 EP2 EP3#
Volume à stocker (l/m2 imperméabilisé)
Sans objet 70
100 150
Zone EP1, EP2 et EP3 : Stockage à la parcelle ou à l’échelle du projet des eaux issues des surfaces nouvellement aménagées d’un projet (voie d’accès, bâtiment, parking, etc.).
Dans le cas d’opérations d’aménagements groupées, le stockage devra être unique pour toute l’opération. L’aménageur a le choix de la technique de stockage à employer (cf article 15).
Zone EP0 : il s’agit de toutes les autres zones que celles notées EP1 à EP3. Aucune prescription particulière n’est imposée.
- La volumétrie imposée des rétentions correspond à un volume utile (vide). Seuls les bassins sans contact direct avec l’air libre (cuve enterrée, bassin fermé) pourront servir à l’arrosage, sous réserve du surdimensionnement de ce dernier par rapport au volume imposé.
Le dispositif devra alors vidanger le volume des eaux pluviales
NB : L’utilisation du bassin de rétention pour tous autres usages (notamment l’arrosage) est proscrite (en application de l’arrêté n°2015075-002 du 16 mars 2015, relatif aux modalités de mise en œuvre du plan anti-dissémination du chikungunya et de la dengue dans le département du Var).
- Les surfaces imperméabilisées existantes ne sont pas comptées dans le dimensionnement de l’ouvrage de rétention. De plus, pour les permis de construire passant par une démolition du bâti existant, le dimensionnement des ouvrages pourra se déduire des surfaces imperméabilisées de l’unité foncière (à condition de fournir les justificatifs prouvant l’existence de ce dernier).
- Attention : La hauteur prise en compte dans le dimensionnement du bassin correspondra à la distance entre le fil d’eau de l’arrivée des eaux pluviales par le système de collecte et le fond du bassin.
NB : Pour collecter les eaux pluviales provenant des surfaces nouvellement imperméabilisées, la solution gravitaire sera privilégiée : l’ouvrage devra alors se situer en point bas de la parcelle. Règles de conception des ouvrages de rétention
Les techniques alternatives (bassin de rétention à ciel ouvert, noue, fossé) de stockage des eaux pluviales sont à privilégier, elles présentent une forte valeur ajoutée puisqu’elles permettent de réduire considérablement la pollution chronique des eaux de ruissellement par décantation et/ou filtration des eaux avant évacuation vers le réseau public ou le milieu naturel. Elle présente également l’avantage d’une intégration paysagère au tissu urbain et une sensibilisation des riverains.
- Les puisards ou puits d’infiltration, ainsi que les tranchées drainantes ou infiltrantes, sont exclus pour le stockage des eaux pluviales issues des imperméabilisations nouvelles.
Modalités d’évacuation des eaux pluviales après rétention
Prescription du débit de fuite vers tout exutoire public :
L’infiltration des eaux pluviales est la solution à apporter de façon prioritaire et obligatoire.
Cependant, dans le cas où l’aménageur pourra démontrer que l’infiltration des eaux sur place n’est techniquement pas possible ou souhaitable, le présent règlement impose un débit de fuite maximal admissible vers tout exutoire public (réseaux canalisés via un regard de branchement, fossés, caniveaux, etc.).
Les prescriptions à respecter des débits de rejet dans un exutoire public figurent dans le tableau ci-dessous. Ces dernières sont établies en fonction des secteurs du zonage pluvial en cours d’élaboration.
Zone
EP0 EP1 EP2 EP3#
Débit spécifique de rejet autorisé vers tout exutoire public (l/s/ha Simanpserombjéeat bilisé) 30 30 25
Tout projet de branchement doit faire l’objet d’une demande adressée aux services techniques de la commune, qui pourra le cas échéant refuser le branchement sur justifications techniques (réseau saturé, etc.).
Page ci après :
Zones où une gestion des eaux pluviales est à mettre en œuvre
Les opérations d’aménagement
Dans le cadre des opérations d’aménagement (parking, aire de jeux, ZAC, zone économique, permis groupés, lotissements, etc.), les ouvrages de stockage des eaux pluviales devront nécessairement être communs à l’ensemble de l’opération afin d’éviter un stockage sur chaque lot.
Les ouvrages de stockage créés dans le cadre de permis de lotir devront être dimensionnés pour la voirie et pour les surfaces imperméabilisées totales susceptibles d’être réalisées sur chaque lot.
Il pourra être autorisé, par dérogation, une partie de stockage à la parcelle sous réserve d’une justification technique. Cette analyse se fera au travers notamment de la zone, des spécificités du terrain, et des enjeux présents.
Les techniques de stockage employées pourront être de type classique, alternatif ou bien une combinaison des deux.
Le traitement des eaux pluviales
Le traitement des eaux pluviales n’est pas nécessaire pour les zones d’habitat. Il est réservé aux zones commerciales, d’activités et industrielles dès lors que l’on a l’aménagement de surfaces de voirie et/ou stationnement supérieures à 1000 m².
Les ouvrages de traitement devront être conçus pour traiter les effluents par décantation et/ou filtration. Les techniques innovantes du type bassins de filtration plantés de roseaux, tranchées drainantes/filtrantes, etc. sont à privilégier.
Pièces à fournir lors de l’instruction des autorisations d’urbanisme et des projets
Dans le cadre de l’instruction des demandes d’autorisation d’urbanisme et pour tout autre aménagement créant une surface imperméabilisée d’au minimum 30 m2 mais ne nécessitant pas d’autorisation au titre de l’urbanisme, le demandeur doit fournir un dossier spécifique concernant la gestion des eaux pluviales (dossier soumis à la validation des Services Techniques, au travers par exemple d’une consultation du service Urbanisme).
Le dossier doit comprendre les éléments suivants pour la gestion des eaux pluviales à prendre en compte afin de compenser les nouvelles imperméabilisations :
Un plan de masse faisant apparaître (aux bonnes dimensions) les ouvrages de collecte, de rétention et de diffusion (système de vidange) des eaux pluviales à la parcelle, ainsi qu’un descriptif des moyens de leur mise en œuvre. La coupe des ouvrages (aux bonnes dimensions) :
- Pour les ouvrages de rétention à ciel ouvert, ils doivent être stabilisés (par une pente douce, par un empierrement, etc.)
- Pour les bassins enterrés : - obligation de prévoir un regard de visite (qui permettra de contrôler le dimensionnement de l’ouvrage et d’entretenir ce dernier)
- explication du choix du système de vidange du bassin et le faire apparaitre sur la coupe de l’ouvrage : débit de fuite en bas du bassin relié à un système drainant (à faire apparaitre sur le plan de masse), pompe de relevage, etc.
Une description du fonctionnement des dispositifs de rétention et en particulier de la surverse (du trop-plein), qui doit figurer sur la coupe de l’ouvrage pour les bassins enterrés, et le cas échéant, des équipements de dépollution. Pour les opérations d’aménagement, il est demandé de fournir les cotes du fil d’eau de l’ouvrage et du regard de raccordement, les cotes du terrain naturel, les diamètres des canalisations, la nature des matériaux, ainsi que les prescriptions techniques de mise en œuvre de l’ensemble du système de gestion des eaux pluviales (avaloirs, caniveaux, grilles, etc.).
Pour les opérations entrainant une imperméabilisation à 1 000 m2, le descriptif des ouvrages de traitement, ainsi que les modalités de calcul (dimensionnement) devront être fournis.
Ces prescriptions sont applicables pour les eaux issues des chantiers.
Pour rappel, le règlement pluvial communal ne se substitue pas aux projets soumis à déclaration ou autorisation de la loi sur l’eau.
ANNEXE 6 : ARRETE PREFECTORAL DU 30 AOUT 2012 PORTANT DISPENSE DE DECLARATION DE COUPES D'ARBRES EN ESPACES BOISES CLASSES
Annexe 7 : schema d'implantation des extensions des#
Constructions existantes et des annexes en zone agricole et naturelle#