Intitulé du document : ASPECT EXTERIEUR DES CONSTRUCTIONS ET AMENAGEMENT DE LEURS ABORDS
Lors des travaux de restructuration de bâtiments, ou de ravalement de façade, si la façade comporte des éléments patrimoniaux caractéristiques (décor ou ordonnancement, génoises, encadrements en maçonnerie ou en pierre, balcons et gardes corps ferronés, bandeaux ou appuis de baie en pierre, menuiseries anciennes, disposition en loggia…), ils doivent être conservés. Dès lors que les caractéristiques patrimoniales du lieu d’intervention ou du bâti sont prises en compte et préservées, un projet de construction dans ce lieu ou sur ce bâti peut affirmer un caractère contemporain, et le recours à des matériaux contemporains, ou renouvelables, ainsi que leur technique de mise en œuvre, peuvent être autorisés.
Cf. annexe 6.10
Adaptation au terrain:
Les buttes de terre ou remblais entourant les constructions quand celles-ci sont surélevées sont interdits (voir schéma).
Butte interdite
Les Toitures : La réalisation ou la reconstruction de couvertures en fibrociment ou tôles ondulées est interdite. Les pentes des toitures devront être inférieures à 40% et respecter les DTU (Document Technique Unifié) en fonction des matériaux posés. Toutefois, des pentes différentes peuvent être admises pour les vérandas, sauf dans le cas d’une continuité avec un toit où elles auront la même pente ou seront traitées en toitures terrasses. Il sera privilégié la toiture 2 pentes avec un faîtage réalisé dans le sens de la plus grande dimension de la construction. Les débords de toit seront maintenus ou créés sans être inférieur à 30 cm. Les génoise sont conservées, restaurées ou restituées avec un respect des angles tournant. Les éléments préfabriqués ou peints sont interdits. Les couvertures sont de type tuile creuse ou tuile canal en terre cuite, de coloris naturel et d’aspect patiné, sans effet de damiers. Toutefois, en cas de nécessité technique justifiée (extension modérée d’une toiture existante par exemple), l’utilisation d’un matériau identique à celui de la toiture existante pourra être admise. En cas d’extension d’une construction, les tuiles devront être de même nature que celles du bâtiment existant (sauf contrainte technique). La création de terrasses en toiture est admise, à condition qu’elles soient intégrées dans une cohérence architecturale et qu’elles ne présentent aucune brillance. Les ouvertures non intégrées à la pente du toit sont interdites (chien assis, jacobines, etc…). Les châssis de toiture, fenêtre de toit seront alignées sur la toiture. Les installations en toiture (antenne, cheminée, souche, panneaux solaires,…) sont implantées aux endroits les moins visibles depuis l’espace public, de ne manière à ne nuire ni à l’esthétique générale ni à la silhouette du centre ancien en vue lointaine. Leur coloris seront proches des couleurs des toitures et des façades et les matériaux brillants ou blancs sont interdits. Les étanchéités de type aluminé sont interdites.
Les façades : Les façades limitent l’espace public et participent à sa qualité : leur traitement (hauteur, couronnement, coloration…) doit contribuer au maintien et à la protection de la qualité de l’espace public. Les teintes de façades dans les tons blancs, orangés, marrons, rosés sont interdites.
Les ouvrages en saillies : Les boitiers, climatiseurs et coffrets de toutes sortes doivent être entièrement encastrés, de dimensions réduites et inscrits dans la composition de la devanture et de la façade.
Les matériaux Les façades seront enduites ou en pierre apparentes.
Les clôtures Les clôtures participent à la composition du paysage urbain. Elles constituent un premier plan par rapport à un jardin ou à une façade en retrait. Plus largement, elles prennent place dans l’environnement bâti de la rue et participent fortement à son identité. En conséquence, il est exigé le plus grand soin quant au choix des styles et des matériaux dont la mise en œuvre doit s’harmoniser avec celle des façades des constructions voisines et le paysage dans lequel s’intègre la propriété. Les murs et murets traditionnels doivent être conservés et restaurés dans le respect de l’aspect d’origine. En dehors des zones inondables, les clôtures sont constituées :
- Soit, d’un mur bahut de 60 cm surmonté d’une grille ou éventuellement d’un grillage. Les clôtures sont doublées de haies vives d’essences végétales locales.
- Soit, d’une grille ou d’un grillage. Les clôtures sont doublées de haies vives d’essences végétales locales.
En zone inondable, les clôtures doivent rester transparentes aux écoulements (grillages, etc.).
Les clôtures et portail ont une hauteur visible maximum de 2 mètres. Les murs « bahuts », s’ils ne sont pas réalisés avec des matériaux appareillés destinés à rester apparents, seront enduits. Ils sont soumis aux mêmes règles que les façades (revêtement, couleur). Les maçonneries d’agglomérés de ciment seront enduites sur les deux faces.
Les clôtures constituées de plaques de toutes natures sont interdites. Les éléments en béton moulé fantaisistes sont interdits. Les coffrets électriques et gaz ainsi que la boite aux lettres doivent s’intégrer de manière harmonieuse dans la composition des clôtures, et devront faire l’objet d’un détail graphique lors de la demande de permis de construire ou de déclaration de travaux.
Les clôtures édifiées sur la limite de parcelle jouxtant une zone agricole ou naturelle seront de type haie vive comportant une dizaine d’espèce végétale plusieurs espèces végétales. Le doublage par une grille ou grillage de dessin simple est toléré. En aucun cas, elles ne pourront être édifiées en maçonnerie.
Les annexes Les constructions annexes implantées à l’alignement de la construction principale ou à l’alignement de la rue présenteront un aspect identique à celui des façades de la construction principale visibles depuis la voie. Les annexes telles que garages, remises, celliers, abris de jardins…devront s’harmoniser avec le bâtiment principal par leurs volumétrie et leurs couleurs (murs, toitures, couverture, percement…) : elles seront réalisées avec des matériaux et un choix de coloris formant un ensemble cohérent et harmonieux avec le bâtiment principal.
Puits et Norias : Les puits et norias à préserver ou à valoriser sont reportés sur le document graphique au titre de l’article L. 123-1-5 L 151-19 du Code de l’Urbanisme. Sur ces éléments, les restaurations devront être effectuées de manière à ne pas compromettre le caractère traditionnel de l’ensemble. Les matériaux employés devront être en harmonie avec le caractère architectural existant.