Insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale
Dispositions générales :
• Chaque construction participe à la qualité du paysage naturel ou urbain et à la conservation des perspectives monumentales. Elle doit être conçue dans le souci de mettre en valeur les qualités du tissu urbain dans lequel elle s’insère.
• Les constructions doivent présenter une simplicité de volume, une unité d’aspect et de matériaux compatibles avec la bonne économie de la construction, la tenue générale de l’agglomération et l’harmonie du paysage, sans référence à des architectures étrangères à la région.
• L’aspect esthétique des constructions ainsi que les adjonctions, extensions ou modifications de constructions existantes doit être étudié de manière à assurer leur parfaite intégration dans le paysage naturel ou urbain.
• Les matériaux prévus pour être recouverts (carreaux de plâtre, briques creuses, parpaings, etc.) ne peuvent pas être utilisés à nus (y compris pour les clôtures).
• Les parties de constructions édifiées en superstructure (cheminées, ventilation, réfrigération, sorties de secours, etc.) doivent s’intégrer dans la composition architecturale de la construction.
• Les équipements de refroidissement ou de chauffage doivent être intégrés à la construction, notamment en limitant les débords, de manière à ne pas porter atteinte à la qualité architecturale du secteur.
• En cohérence avec le bâti principal, les annexes non destinés à l’habitation et dont l’emprise au sol est supérieure à 20m² doivent être réalisées en maçonnerie enduite ou en bois. Leur toiture sera réalisée avec les mêmes matériaux que la construction principale.
Dispositions spécifiques :
1) Les éléments patrimoniaux et paysagers repérés par une trame au plan de zonage
Les éléments remarquables à conserver, à protéger ou à créer, identifiés au document graphique (articles L.151-19 du Code de l’Urbanisme) doivent respecter les dispositions règlementaires suivantes :
• Tous les travaux nécessitent une déclaration préalable et/ou un permis de démolir. • Les interventions sur les bâtiments patrimoniaux doivent permettre la conservation des
matériaux traditionnels d'origine et sont à reconduire si possible avec des techniques traditionnelles de mise en œuvre. • Les restaurations, agrandissements ou surélévations du bâti d’intérêt patrimonial doivent respecter le caractère architectural de la construction, notamment en ce qui concerne les matériaux, les volumes, les ouvertures, l’ordonnancement de la façade, les pentes des toitures, … • Les restaurations, agrandissements ou surélévations peuvent néanmoins être d’expression architecturale contemporaine dans la mesure où il est justifié qu'elles valorisent l’élément identifié et ne portent pas atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux
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avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains, ainsi qu’à la conservation des perspectives monumentales. • Les dispositifs permettant d'améliorer la performance énergétique des bâtiments sont possibles dans la mesure où ils ne portent pas atteinte à la qualité architecturale des éléments patrimoniaux.
2) Les toitures
Pour les constructions à usage d’habitation :
• La pente sera comprise entre 30 et 35%, sauf en cas de rénovation d'une toiture existante présentant une pente supérieure. Les verrières, vérandas et parties vitrées en toitures ne sont pas concernées par cette règle.
• Les toitures seront en tuiles canals ou canals double ondes, à l'exception des parties recouvertes par les capteurs solaires.
• En cas de restauration, adjonction et/ou extension de constructions existantes à la date d’approbation, les matériaux de couverture d’origine devront être utilisés.
• Les couvertures devront respecter les teintes définies dans la palette du UDAP 31 annexée au présent règlement.
• La toiture-terrasse est autorisée soit intégralement en cas de toiture végétalisée, soit à hauteur de 50% de la surface total de la toiture dans le cas contraire.
Pour les annexes :
• La couverture sera soit en tuile canal ou canals double ondes, soit composée avec d'autres matériaux sous réserve qu'ils s'intègrent dans le paysage urbain environnant.
• Les toitures terrasses sont autorisées sous réserve de leur intégration dans le paysage urbain environnant.
Pour les autres constructions :
• Les toitures présentant une pente apparente seront couvertes en tuiles canals ou canals double ondes ou en acier teinté, sauf composition architecturale particulière ayant un effet valorisant de la construction. Les toitures masquées pourront être réalisées dans d'autres matériaux.
Capteurs solaires et éoliennes :
• Capteurs solaires : les capteurs solaires sont autorisés sous réserve d'une bonne intégration :
- En toiture : les capteurs solaires doivent être intégrés à la toiture, selon le même angle d'inclinaison : la surface des capteurs solaires devra être inférieure ou égale à 50% de la surface de la toiture à l'exception des bâtiments publics, ainsi que des établissements commerciaux et activités de services pour lesquels il n'est pas fixé de surface maximale. Dans le cas de toits terrasses, les capteurs solaires devront avoir un angle d'inclinaison au plus égal à 35% et être cachés de la rue par des acrotères de hauteur suffisante.
- Au sol : les capteurs solaires sont interdits sauf si leur surface est inférieure à 25m².
• Eoliennes : l'installation d'éolienne est autorisée sous réserve :
- qu'elle soit fixée au sol par un mât dont la hauteur maximale totale (y compris les pâles) est fixée à 6 m : dans ce cas, une seule éolienne est autorisée par unité foncière ;
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- qu’elles soient implantées à une distance minimum de 10 mètres par rapport aux limites séparatives ;
- qu'elle n'entraîne pas de nuisances sonores ; - qu'elle soit intégrée au bâti et à son environnement. 3) Les façades • Certaines maçonneries pourront être laissées nues, à condition que leur mise en œuvre ait
été effectuée à cet effet : brique foraine, pierres de taille, ... • Les vérandas (ouvertes ou fermées) et verrières sont autorisées. Une attention particulière
sera portée à l’intégration de ces éléments.
4) Les clôtures • Tant en bordure des voies qu'entre les propriétés, les clôtures doivent être conçues de
manière à s'harmoniser entre elles et avec leur environnement immédiat. • Les clôtures et ferronneries anciennes devront dans la mesure du possible être
maintenues et restaurées. • Dans le cadre des opérations d'ensemble, les clôtures devront être d'aspect homogène
pour une même opération et des dispositions différentes pourront être admises si la cohérence et l'harmonie sont maintenues dans le paysage urbain.
Les clôtures donnant sur l’espace public : Elles ne doivent pas excéder 1,8 mètre de hauteur. Elles seront composées :
• soit d’un dispositif rigide à claire voie, grilles ou grillages surmontant ou non un mur bahut d’une hauteur de 0,8 mètre maximum. Ce mur bahut devra être de même nature et teinte que le bâtiment principal.
• soit d’une haie vive composée d’arbustes aux espèces locales mélangées. Les clôtures en limites séparatives : Elles ne doivent pas excéder 1,80 mètre de hauteur. Elles seront composées :
• soit d’un grillage idéalement doublé d’une haie vive en limite de propriété ; • soit d’un mur maçonné idéalement doublé d’une haie vive en limite de propriété ; • soit d’une haie vive composée d’arbustes aux espèces locales mélangées. Dans la zone inondable définie par la CIZI et repérée au document graphique, sont autorisés : Les clôtures devront être hydrauliquement transparentes. 5) Déchets ménagers Les aires de stockage des déchets ménagers devront être aménagées et intégrées au paysage. Lorsque ces aires sont visibles depuis le domaine public, elles devront être surmontées de panneaux à claire-voie de couleur harmonieuse avec la construction.
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