Les dispositions du présent article s’appliquent pour l’implantation des constructions par rapport à toutes les voies et chemins, publics ou privés, ouverts à la circulation et aux emprises publiques. Elles ne s’appliquent pas pour l’implantation par rapport aux servitudes de passage de droit privé.
Règle générale
Les constructions peuvent être implantées en limite des voies et emprises publiques ou en retrait.
En cas d’implantation en retrait, la marge minimum de retrait par rapport à l’alignement est fixée à 5 m en tous points de la construction.
Règles particulières
Les constructions existantes à la date d’application du présent règlement qui ne respectent pas les dispositions fixées au paragraphe précédent (règle générale) peuvent faire l’objet d’extensions ou de surélévations dans le prolongement horizontal ou vertical du volume existant.
Les dispositions instaurées au présent article ne s’appliquent pas aux équipements collectifs et aux constructions et installations nécessaires au fonctionnement des services publics.
Article 2-1-c : implantation des constructions par rapport aux limites séparatives
Règle générale
Les constructions peuvent être implantées sur les limites séparatives ou en retrait par rapport aux limites séparatives. En cas d’implantation en retrait, la marge minimum de retrait est fixée à 3 m en tous points de la construction.
Règles particulières
Si une construction existante à la date d’approbation du présent règlement est implantée à moins de 3 m de la limite séparative, les extensions peuvent être réalisées dans le prolongement de la construction existante en hauteur, dans le respect de la règle de hauteur maximum autorisée, ou en longueur à condition que la longueur totale de la façade mesurée parallèlement à la limite séparative (y compris l'extension) ne dépasse pas 10 m.
Les dispositions instaurées au présent article ne s’appliquent pas aux équipements collectifs et aux constructions et installations nécessaires au fonctionnement des services publics.
2-1-d : implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même unité foncière
Règle générale
La marge de retrait minimum entre deux constructions d’habitation non contiguës réalisées sur une même unité foncière doit être au moins égale à la hauteur mesurée à l’égout du toit de la façade la plus haute située en vis à vis, débords de toitures compris.
Règles particulières
Toutefois il n’est pas fixé de règle :
- pour les travaux (réhabilitation, rénovation...) réalisés sur les façades de constructions existantes à condition de ne pas créer de vue directe nouvelle à moins de 4 m de la façade en vis-à-vis,
- pour les constructions et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif,
- pour les constructions annexes.
2-1-e : hauteur des constructions
Définition
La hauteur des constructions est mesurée à partir du terrain naturel jusqu’au point le plus haut à l’exception des ouvrages techniques.
Règle générale
La hauteur des constructions ne doit pas excéder 7 m à l’égout du toit.
Règles particulières
Lorsqu’une construction existante à la date d’approbation du présent règlement ne respecte pas les dispositions fixées aux dispositions générales, les travaux de rénovation, réhabilitation et extension sont autorisés à condition que les hauteurs de la construction après travaux ne dépassent pas la hauteur maximale de la construction à la date d’approbation du présent règlement.
La hauteur des constructions annexes mesurées au faîtage ne peut excéder 3,50 m.
Les dispositions instaurées au présent article ne s’appliquent pas aux équipements collectifs et aux constructions et installations nécessaires au fonctionnement des services publics.
Le choix de la localisation de la construction sur le terrain doit tenir compte des critères suivants :
- respecter au maximum la végétation existante sur la parcelle à condition qu’il s’agisse de plantations qui présentent un intérêt en termes de paysage ou de biodiversité,
- profiter au maximum de l’éclairage naturel et apports thermiques (ensoleillement) tout en se protégeant contre les vents dominants,
- essayer de préserver au maximum l’intimité des riverains,
- porter le minimum d’atteintes aux vues notamment aux zones de vues sur les éléments de paysage remarquables.
Si le terrain est plat ou quasiment plat devront être évités les mouvements de terre superflus, notamment la création d’une butte pour surélever la construction ou de remblais pour masquer les sous-sols ou parties de sous-sols surélevés par rapport au terrain naturel.
Si le terrain est en pente, la construction devra s’inscrire de manière harmonieuse dans la pente, les déblais/remblais devront être limités au strict minimum nécessaire.
Esprit général
L’esprit général qui doit être recherché est celui des constructions de village traditionnel, ce qui n’exclut pas le recours aux éléments de vocabulaire architectural contemporain, notamment pour les extensions de constructions existantes.
Proportions volumes
Devront être recherchées des proportions et des volumes harmonieux notamment en ce qui concerne :
- le rapport entre longueur de la façade et la hauteur de la construction,
- le rapport entre la longueur de la façade la plus longue et la longueur de la façade la plus courte.
Toitures et ouvertures en toitures
Les toitures doivent être à pentes, le degré de pente doit respecter l’esprit des constructions traditionnelles du village. Toutefois pour les vérandas, les extensions réalisées sur un niveau en rez-de-chaussée et les constructions annexes, il n’est pas fixé de degré de pente et les toitures plates sont autorisées.
Les étages droits sous combles sont interdits. Le pied-droit ne devra pas excéder 1,30 m.
Les matériaux de couverture doivent être choisis de manière à ce que leur aspect extérieur et leur couleur assurent une bonne intégration dans le paysage. Les toitures devront présenter l’aspect de tuiles plates en terre cuite petit moule, de tuiles mécaniques ou de l’ardoise. Le zinc et le cuivre sont autorisés.
Les percements en toiture doivent être constitués soit par des lucarnes de type traditionnel, soit par des châssis vitrés posés et encastrés dans la couverture. En cas d’ouvertures en toiture (lucarne, châssis vitré dans le rampant de la toiture) celles-ci doivent être de taille et de proportions équilibrées par rapport au volume de la construction, à la longueur et à la hauteur de la toiture et aux ouvertures en façade. Leur disposition sur la toiture doit être ordonnée par rapport à la composition générale de la façade. Ils doivent être placés de préférence dans l’axe des ouvertures des niveaux inférieurs ou des trumeaux.
Les châssis de toit posés sur les toitures à pente doivent être insérés dans le rampant de la toiture, en dépassant le moins possible de la surface de la couverture du toit.
Façades et ouverture en façade
Les façades devront présenter une bonne qualité esthétique et assurer une bonne intégration de la construction dans le paysage. Il est préconisé qu’elles soient animées en jouant sur des éléments de modénature et de marquage tels que les soubassements, les bandeaux, les corniches et les encadrements de portes ou de fenêtres.
Toutes les façades des constructions doivent être traitées avec le même soin que les façades principales.
Les ouvertures en façade (portes, fenêtres) doivent être de proportions équilibrées entre elles et par rapport à la volumétrie générale de la construction.
Si les murs extérieurs sont enduits, ils doivent être revêtus d’un enduit présentant un léger relief.
Sont interdits :
- Les imitations de matériaux tels que faux bois, les décors de façades surabondants, les matériaux de type écaille, les associations de matériaux hétéroclites.
- L’emploi à nu, en parement extérieur, de matériaux destinés à être recouverts d’aspect carreaux de plâtre, agglomérés, parpaings, fibrociment, béton, enduit ciment gris...
Couleurs : elles doivent être choisies selon les couleurs figurant sur le nuancier de l’UDAP figurant en annexe du présent règlement.
Pour les enduits, sont interdites les couleurs foncées ou vives, ainsi que la couleur blanche. Sont préconisées les couleurs pierre ou sable en s’inspirant de la couleur des sables ou matériaux traditionnels locaux.
Pour les volets, huisseries et gardes corps, une harmonie devra être recherchée entre la couleur des façades et la couleur des volets, huisseries, portes, ferronneries : harmonie ton sur ton ou en contraste. Est autorisée l’utilisation de couleurs vives sur les volets, huisseries, portes, ferronneries, à condition qu’elles soient choisies en harmonie avec la couleur de la construction principale et avec les couleurs des constructions environnantes.
Les caissons de volets roulants ne doivent pas être en saillies par rapport au nu de la façade. Sont autorisés les volets motorisés.
Eléments techniques
Les descentes d’eau pluviale devront être intégrées dans la composition architecturale de la façade.
Les réseaux techniques en toiture ou en terrasse, tels que les ventilations, doivent être, dans la mesure du possible, de la même couleur que celle de la façade.
Les antennes d’émission ou de de réception de signaux radioélectriques (antennes, paraboles...) doivent être installées de la façon la moins visible possible depuis l’espace public. Elles doivent avoir une couleur qui s’intègre avec la partie de construction sur laquelle elles sont fixées.
2-2-b : règles applicables aux travaux sur les constructions existantes : extensions, surélévation, transformation
Les travaux de transformation ou de réhabilitation d’une construction existante ne doivent pas avoir pour conséquence de porter atteinte à l’harmonie et à l’intérêt architectural ou patrimonial de la construction d’origine.
Ils ne doivent pas porter atteinte à l’équilibre et à la proportion des ouvertures (portes, fenêtres). Une attention particulière doit être portée au choix des couleurs et des matériaux afin que soit assurée une bonne intégration avec les couleurs et matériaux d’origine.
Les éléments décoratifs d’origine (céramiques, faïences, briques vernies, craie, pans de bois...) doivent être, dans la mesure du possible, restaurés, conservés et mis en valeur.
Si la construction d’origine ne présente pas d’intérêt architectural ou patrimonial particulier, les travaux envisagés doivent avoir pour conséquence d’améliorer la qualité esthétique de la construction.
En cas d’extension d’une construction existante, cette extension doit être conçue et réalisée de sorte qu’elle s’harmonise de manière satisfaisante avec la construction d’origine :
- dans la définition des proportions : proportions, formes et pentes des toitures,
- dans le choix des matériaux et des couleurs.
La typologie architecturale retenue devra, soit s’inspirer de la typologie de la construction originelle, soit être inspirée par une architecture contemporaine.
2-2-c : règles applicables pour la pose de dispositifs destinés à la production ou à l’utilisation d’énergie
Panneaux solaires thermiques ou photovoltaïques :
- Pour les constructions nouvelles ils devront être prévus et intégrés dans la construction d’origine, en toiture, en façade, que ce soit sur la construction principale ou sur la construction annexe : garage, abri de jardin.
- Pour les constructions existantes : Ils doivent de préférence être disposés sur l’intégralité de la toiture d’une construction annexe : garage, abri de jardin. S’ils sont posés sur la toiture de la construction principale, et que cette toiture est à pentes, leur couleur doit être choisie de manière à ce qu’ils s’intègrent aux mieux à la couleur des matériaux de couverture. Ils doivent être intégrés au mieux au rampant de la toiture, en dépassant le moins possible par rapport à la surface de la couverture.
Ils doivent être disposés :
- Soit dans l’alignement vertical des ouvertures de la façade.
- Soit de manière linéaire et horizontale en partie basse de la façade et/ou en partie haute.
- Soit de manière linéaire et verticales sur les deux extrémité droite et gauche de la toiture.
Les pompes à chaleur et les climatiseurs doivent être disposés de manière à ce qu’ils ne soient pas visibles de la rue en faisant en sorte que les nuisances pour le voisinage soient minimisées au maximum.
Les citernes à gaz doivent être enterrées.
2-2-d : règles applicables aux clôtures et aux portails
Les clôtures sur rue ne doivent pas dépasser une hauteur totale de 1,80 m.
Elles doivent être composées d’un muret de 0,60 m maximum éventuellement surmonté d’une grille ajourée.
Les portails et portillons doivent être bien intégrés à la clôture, par leur taille, leur couleur et les matériaux utilisés.
Les clôtures en limite séparative peuvent être constituées d’un grillage ou d’un dispositif en bois, éventuellement posé sur un socle en maçonnerie d’une hauteur de 30 cm maximum. Elles ne doivent pas dépasser une hauteur de 1,80 m.
2-2-e : règles applicables aux constructions annexes, garages, abris de jardins
Si elles sont accolées à la construction principale, par le choix des couleurs et des matériaux elles doivent s’intégrer de manière harmonieuse avec les couleurs et les matériaux de la construction principale : est préconisée l’utilisation d’enduits et de matériaux de couverture identiques.
Si elles sont séparées de la construction principale : les matériaux et les couleurs doivent être choisis de manière à ce qu’ils s’intègrent au mieux dans le paysage : le plastique et la tôle non peinte sont interdits.