3.22 - Les eaux pluviales et les eaux usées doivent être recueillies séparément.
Eaux usées
3.23 - Le raccordement au réseau collectif d'assainissement doit être réalisé à l’aide de canalisations souterraines, en respectant ses caractéristiques et dans les conditions du code de la santé publique et du règlement de service de la collectivité compétente.
3.24 - En l’absence de réseau collectif, dans l’attente de sa réalisation ou en cas d’impossibilité technique de raccordement, le projet de système d’assainissement non-collectif doit être conforme à la réglementation en vigueur et autorisé par le service compétent.
Ces dispositifs doivent être conçus de manière à ne créer aucune nuisance.
Dès la réalisation du réseau collectif d'assainissement, les canalisations d'évacuations de la construction doivent être directement raccordées au réseau. L'installation d’assainissement noncollectif doit donc être déconnectée, mise hors d'état de servir et ne pas créer des nuisances à venir.
3.25 - Le traitement et l'élimination des effluents autres que domestiques doivent être conformes aux règlements spécifiques les concernant et adaptés à l'importance et à la nature de l'activité.
3.26 - Au titre du code de la santé publique, il est rappelé que l'évacuation des eaux usées autres que domestiques dans le réseau public d'assainissement est soumise aux obligations ci-après :
- Les eaux usées assimilables à un usage domestique sont subordonnées à l’avis favorable du service compétent sur la demande de droit au raccordement conformément à la règlementation en vigueur. En fonction de l’activité, un prétraitement conforme au règlement du service d’assainissement collectif de la collectivité compétente pourra être imposé.
- Les effluents industriels qu’ils soient traités ou non ne doivent pas être rejetés au réseau d’assainissement collectif. Ils doivent être envoyés dans un centre de traitement spécialisé.
3.27 - Toute évacuation des eaux et matières usées non traitées dans le milieu naturel est interdite.
Eaux pluviales
3.28 - Toute construction, toute installation ou tout aménagement doivent être raccordés au réseau public enterré de telle sorte que l'écoulement soit assuré sans stagnation, avec un système de régulation obligatoire en amont.
Cet ouvrage de régulation doit récupérer toutes les eaux pluviales des surfaces imperméabilisées du projet (toitures, cours, aires de stationnement, terrasses,...). Il doit être conçu pour permettre l’infiltration dans le sol (système non étanche) et l’écrêtement du débit de pointe généré par une pluie. L’eau ainsi stockée est en partie infiltrée dans le sol et restituée progressivement à faible débit dans le réseau public. Ce débit ne peut pas dépasser 3 l/ha/s.
3.29 - Si le raccordement ne peut s'effectuer en raison, soit de l’éloignement du réseau public enterré, soit du niveau de raccordement obligatoire, soit de l'absence de réseau, les eaux pluviales doivent être résorbées sur le terrain d’assiette du projet ou au sein de l'opération d’aménagement dont il dépend, selon un dispositif adapté à la configuration du sol. En cas d’impossibilité technique reconnue, les eaux pluviales peuvent être évacuées à un fossé existant avec un système de régulation obligatoire en amont.
3.30 - Pour tout projet de nouvelle construction ou d’extension* de construction existante créant une surface de plancher supérieure ou égale à 40 m², une étude hydraulique doit être fournie dans le dossier de demande d’autorisation. Le plan de masse doit faire apparaître le système de récupération des eaux pluviales du projet dont le massif de stockage des eaux pluviales avec ses dimensions. La notice doit décrire le système de récupération des eaux pluviales avec la méthode de calcul. Les éléments à fournir sont la surface imperméabilisée du projet de la construction et de ses abords, la nature du terrain (éventuellement son coefficient de perméabilité), le volume utile de stockage d’eau nécessaire et les caractéristiques techniques du massif de stockage (dimensions, indice de vide et volume).
Autres réseaux
3.31 - Pour toute construction, installation ou aménagement, les branchements aux lignes de transport d'énergie électrique ainsi qu'aux lignes de télécommunications doivent être obligatoirement souterrains dans la partie privative, sauf difficulté technique reconnue.
3.32 - Dans l’attente du réseau de communication numérique, toutes les nouvelles constructions, les opérations d’ensembles ou groupées* d’habitations doivent prévoir les gaines et fourreaux souterrains nécessaires au fonctionnement et à la desserte numérique.
Les dispositifs internes de ces opérations et des constructions doivent permettre leur raccordement ultérieur au réseau de communication numérique.
Déchets ménagers
3.33 - Toutes les constructions hormis les maisons individuelles doivent prévoir un dispositif d’une superficie suffisante (proportionnelle au nombre de logements ou à l’activité) pour recevoir les divers conteneurs liés à la collecte sélective des déchets ménagers et emballages recyclables, implanté obligatoirement en limite des emprises des voies publiques existantes ou à créer. Ce dispositif peut être constitué soit d’un espace masqué de la voie par une haie ou une clôture girondine à planches ajourées soit d’un local incorporé au volume de l’opération ou intégré à l’opération. Il peut être mutualisé à l'échelle de tout ou partie de l'opération.
3.34 - Il doit être techniquement compatible avec le matériel utilisé par l'autorité compétente en matière de collecte. De même, les surfaces nécessaires au stockage, la ventilation des locaux et leur nettoyage seront conformes aux dispositions en vigueur de l'autorité compétente.
3.35 - Les aires de présentation destinées à accueillir les déchets dans leurs contenants doivent être directement accessibles depuis l’espace public.
ANNEXES
ANNEXE 1 LEXIQUE
LEXIQUE
ACCÈS Passage aménagé en limite de terrain pour accéder à celui-ci depuis la voie de desserte : - soit par un linéaire de façade du terrain (portail) ou de construction (porche, porte de garage), - soit par un espace de circulation privée (bande de terrain, servitude de passage, aire fonctionnelle).
ACROTÈRE
Elément d’une façade situé au-dessus du niveau de la toiture ou de la terrasse, à la périphérie du bâtiment et constituant des rebords ou garde-corps pleins.
VOIE
AFFOUILLEMENT ET EXHAUSSEMENT DE SOL
Travaux entraînant la modification de la topographie d’un terrain.
Exhaussement = remblai
Affouillement = déblai
ALIGNEMENT Limite entre la voie ou l'emprise publique et la propriété privée.
PLU de LA BRÈDE
VOIE OU EMPRISE PUBLIQUE
ANNEXE
Construction accessoire et indépendante physiquement (non contiguë) de la construction principale. Elle a une affectation complémentaire de celle de la construction principale : garage, abri de jardin, abri voiture ou carport, local de stockage de déchets, local à vélo, piscine, local piscine, bûcher, remise, atelier non-professionnel, pool-house, … Sa hauteur à l’égout du toit* est limitée à 2,50 m. Elle ne peut pas comporter de logement ou de pièce habitable ni être affectée à une activité. Elle ne pourra être transformée en logement ou pièce habitable ou local affecté à une activité que si elle respecte déjà les règles de gabarit (implantation, emprise au sol et hauteur) régissant les constructions principales. En cas de transformation d’une annexe en logement ou pièce habitable ou local affecté à une activité, elle perd la qualification d’annexe et sera considérée comme étant une construction principale.
ARBRE DE HAUTE TIGE
Arbre dont la hauteur atteint au moins 15 m à maturité.
BATIMENT EXISTANT
Un bâtiment est considéré comme existant lorsque les murs porteurs sont en bon état et que le couvert (toiture) est assuré. A défaut, le bâtiment est considéré comme étant en état de ruine et ne peut rentrer dans cette définition.
DÉFRICHEMENT
Toute opération volontaire ayant pour effet de détruire l'état boisé d'un terrain et de mettre fin à sa destination forestière.
ÉGOUT DU TOIT
Limite ou ligne basse d’un pan de couverture, vers laquelle ruissellent les eaux de pluie. La ligne d’égout correspond à la partie basse d’une gouttière ou d’un chéneau ou encore au sommet de l’acrotère.
PLU de LA BRÈDE
EMPRISE AU SOL DES CONSTRUCTIONS Projection verticale du volume de la construction, tous débords et surplombs inclus.
Sont exclus de cette emprise :
- Les débords de toiture lorsqu'ils ne sont pas soutenus par des poteaux ou des encorbellements ; - Les constructions de moins de 0,60 m de hauteur et notamment les piscines (enterrées ou semi-enterrées) ; - Les terrasses de plain-pied non closes non couvertes qui présentent une surélévation inférieure ou égale à 1 m par rapport au terrain naturel ; - Les aires de stationnement extérieures non closes et non couvertes ; - Les ornements tels que les éléments de modénature (corniche, moulure, par exemple) ; -Les éléments techniques nécessaires à la sécurité et à l’accessibilité des personnes handicapées (rampe, bâche ou poteau incendie, par exemple).
En cas de terrain situé sur plusieurs zones :
Il faut distinguer deux hypothèses :
- Ou bien la construction est implantée dans une seule zone : seule la superficie du terrain comprise dans cette zone est prise en compte pour l’application de la règle propre à cette zone, à l’exclusion de la partie du terrain située dans l’autre zone ;
- Ou bien la construction est elle-même implantée à cheval sur les deux zones : il convient alors d’appliquer, pour chaque partie de la construction considérée isolément, les règles d’emprise au sol propres à la zone dans laquelle elle se trouve, avec pour référence de superficie, celle de la part de terrain située dans cette même zone.
Le zonage d’assainissement pluvial délimite de manière plus précise 2 types de zones : - Celles où des mesures doivent être prises pour limiter l’imperméabilisation et assurer une maitrise du débit d’eaux pluviales ; - Celles où il est nécessaire de prévoir des installations de collecte, de stockage et, en tant que besoin, de traitement des eaux pluviales.
Ce document, appartenant au schéma directeur de gestion des eaux pluviales, définit les prescriptions sur le territoire de la commune concernant la gestion des eaux pluviales, à savoir : Sur tout le territoire communal sauf la zone du centre bourg classée en UA, les eaux pluviales doivent être infiltrées sur le terrain d’assiette du projet selon un dispositif adapté à la configuration du sol.
En cas d’impossibilité technique reconnue par une étude de sol hydrogéologique, les eaux pluviales peuvent être évacuées vers un exutoire (réseau enterré ou fossé) avec un système de régulation obligatoire en amont et un débit de fuite à 3 l/s/ha maximum (correspondant aux apports moyen sur un terrain naturel dans la région bordelaise).
Mise en place de la solution
Diagnostic du site
La conception et l’intégration d’une solution compensatoire doit passer par une analyse précise et complète des contraintes de la parcelle considérée. Ce diagnostic se divisera donc en deux parties majeures : l’étude de l’environnement du site et celle des caractéristiques de la parcelle.
Environnement du site Le statut juridique des eaux pluviales rend obligatoire l’étude du ruissellement dans son ensemble, de l’amont vers l’aval du site. Cette approche globale a pour but de mieux cerner :
- Les apports pluvieux provenant de l’amont et transitant sur le site ; - Les apports pluvieux issus de l’aménagement projeté ; - L’impact combiné de l’ensemble sur l’aval et les mesures à considérer. Ce diagnostic permettra de réaliser une estimation sur les caractéristiques de l’apport amont : débit de pointe, qualité et provenance. Ainsi pourront être étudiées la capacité d’évacuation du site et la vulnérabilité des zones situées à l’aval (quantitative et qualitative).
Graphique 1 - Démarche d'analyse
Caractéristiques de la parcelle Capacité d’infiltration
La priorité étant donnée à la gestion des eaux pluviales par infiltration, il convient d’étudier les capacités d’infiltration des sols sur les parcelles considérées. La détermination de cette capacité doit être menée dans le cadre d’une étude complémentaire des caractéristiques hydrogéologiques des sols.
La perméabilité du sol et le niveau de la nappe sont les deux paramètres déterminant dans la faisabilité technique des méthodes d’infiltration :
- Le coefficient de perméabilité des sols doit être supérieur ou égal à 1.10-5 m/s ; - Le niveau maximal de la nappe doit être situé au moins à 1 m du radier de l’ouvrage projeté.
Topographie du terrain
La topographie du terrain influe les questions relatives à l’implantation et au choix du mode de gestion des eaux pluviales. Un relevé topographique de la parcelle permettra de mieux aborder ce point et de caractériser les points suivants :
- Localisation du cheminement naturel de l’eau et des principaux talwegs : le but est de ne pas entraver le tracé ;
- Localisation du point bas : le but est de favoriser une utilisation gravitaire ; - Existence d’un exutoire à l’aval : pour envisager un raccordement ou rejet de surface ; - Pente générale de la parcelle : si elle est importante, il faudra envisager des solutions compensatoires positionnées en cascade ou parallèlement à la pente.
Calcul de la surface active
L’aménagement d’une parcelle va entrainer l’augmentation de son imperméabilisation et de sa surface active participant au ruissellement. La surface active est calculée à partir d’un coefficient d’apport spécifique au type de revêtement considéré.
La surface active totale représente la somme des produits des surfaces par leur coefficient d’apport.
0,9
0,9
perméable
0
0
imperméable
0,9
Pelouse
0,9
0
Surface
Surfaces imperméabilisée
(chaussée, terrasse, toiture,
piscine, etc.)
Coefficient d’apport
0,9
Toitures terrasses
(végétalisées ou
0,2
stockantes)
Surfaces perméables
0
Source : Guide solutions compensatoires d’assainissement pluvial – CUB.
Nota : Est également pris en compte, dans ce calcul, le fonctionnement global de la gestion des eaux pluviales prévue sur site. Ainsi, un terrain de sport enherbé avec un système de drainage collectant les eaux pluviales vers un ouvrage de stockage possède un coefficient d’apport proche de 0,9.
Figure 1 - Représentation des surfaces actives sur une parcelle et coefficients de ruissellement associés
Urbanisation existante
L’urbanisation existante va contraindre les solutions techniques envisageable, il sera alors préférable de s’orienter vers des solutions limitant l’emprise au sol ou permettant un usage multiple.
Scénario de gestion des Eaux pluviales
Evènement pluvieux Le dimensionnement d’une solution compensatoire dépend directement de l’évènement pluvieux choisi pour son calcul.
Le schéma directeur de gestion des eaux pluviales définit une période de retour de 10 ans pour le calcul des ouvrages compensatoires. Cette valeur est communément utilisée pour le dimensionnement, le pétitionnaire reste libre de choisir un niveau de protection supérieur.
Dimensionnement des volumes de stockage Les différentes techniques de gestion des eaux pluviales reposent généralement sur l’utilisation d’un espace de stockage dont la vidange se fait par infiltration ou par rejet régulé.
L’estimation du volume nécessaire à l’ouvrage de stockage est réalisée à partir des caractéristiques de la parcelle (principalement sa surface active) et de l’évènement pluvieux de référence choisi pour le dimensionnement (pluie décennale de durée 15 min à 6h pour la station de Bordeaux – Mérignac).
Le dimensionnement de l’ouvrage de stockage, quelle que soit la solution retenue, repose sur l’utilisation de la méthode des pluies exposée dans l’instruction technique INT77/284. Pour simplifier le prédimensionnement des volumes, un ratio peut être appliqué pour l’estimation des volumes nécessaires :
- Pour de l’infiltration : 550 m3/ha de surface active auxquels est soustrait le volume infiltré durant la durée de la pluie ;
- Pour un rejet à débit régulé : 550 m3/ha de surface active.
Configuration de la solution compensatoire Une fois le volume de l’ouvrage de stockage déterminé, l’examen des différentes alternatives techniques permet à l’aménageur d’optimiser son projet en choisissant les solutions les plus adaptées à son projet. Différentes considérations sont à prendre en compte parmi lesquelles : la faisabilité technique, l’efficacité hydraulique, la pérennité, la facilité d’entretien, l’intégration paysagère, le coût global, etc…
Eléments à fournir dans le dossier de demande de permis de construire - Plan de masse : l'emplacement prévu pour le système de récupération des eaux pluviales avec ses dimensions (en 3 dimensions) ;
- Notice : la description du système de récupération des eaux pluviales avec la méthode de calcul.
Les éléments à fournir :
- surface imperméabilisée du projet de la construction et de ses abords ; - nature du terrain (type de sol) et son coefficient de perméabilité (K en m/s) ; - volume utile de stockage d’eau nécessaire ; - caractéristiques techniques du ou des massif(s) de stockage(s), les dimensions (en 3 dimensions), l’indice de vide et le volume.
Méthodes de gestion des eaux pluviales
Infiltration
Comme prescrit dans le schéma directeur de gestion des eaux pluviales, la première des solutions compensatoires à envisager est l’infiltration, après analyse des caractéristiques du terrain. Les eaux de ruissellement sont collectées et acheminées vers un (ou plusieurs) ouvrage(s) de stockage où elles s’infiltreront progressivement dans le sol pour rejoindre la nappe phréatique.
Figure 2 - Principe général d'un ouvrage d'infiltration
Figure 3 - Exemple d'un ouvrage d'infiltration enterré (30 à 40 % de vide)
Rejet à débit régulé
Lorsque l’infiltration n’est pas envisageable, la méthode de rejet à débit régulé doit être utilisée. Cette méthode nécessite également la présence d’un ouvrage de stockage qui permettra de contenir les volumes de ruissellement générés par l’aménagement auquel s’ajoute juste avant l’exutoire un système régulant à 3l/s/ha le débit sortant.
Le principe de ce système est détaillé dans le schéma ci-après.
Figure 4 - Exemple d'un stockage en structure alvéolaire avec infiltration et débit de fuite régulé
Ouvrage de rétention
De manière générale, les apports supplémentaires générés par l’aménagement d’une parcelle doivent être stockés avant d’être infiltrés ou rejetés à débit régulé. Les ouvrages peuvent être enterrés (type puits d’infiltration ou bassin sous terrain en structure alvéolaire) ou en surface (type noues, tranchées ou bassins d’infiltration).
Tableau 1 - Comparaison des avantages et inconvénients des ouvrages de surface et enterrés
Avantage
Inconvénients
Ouvrage de surface
Facile à réaliser Peu coûteux Intégration paysagère possible Entretien facile
Encombrement
Ouvrage enterré
Non visible Pas d'encombrement
Entretien plus difficile Coût plus important
Cet ouvrage est dimensionné en prenant en considération le débit de fuite autorisé par l’ouvrage de régulation et les apports d’une pluie d’occurrence décennale sur la ou les parcelles considérées.
Le volume obtenu constitue un minimum de réalisation auquel il faut ajouter une revanche (marge de sécurité) et un système de trop plein.
Figure 5 – Ouvrage enterré : rétention en structure alvéolaire ultra légère
Figure 6 – Ouvrage de surface : noue d'infiltration
Entretien des solutions compensatoires
Un entretien spécifique peut être indiqué en fonction des solutions choisies. Les principes énoncés ciaprès peuvent s’appliquer quelle que soit la solution retenue par l’aménageur pour la gestion des eaux pluviales :
- Les solutions compensatoires à ciel ouvert doivent prévoir la tonte, le nettoyage des abords et le curage du fond de l’ouvrage. La végétation et les détritus divers doivent être régulièrement ramassés en particulier à proximité des ouvrages d’engouffrement ou de vidange pour éviter l’obstruction ;
- Pour les solutions compensatoires enterrées ou structures réservoirs il faut prévoir un curage régulier (par camion hydrocureur) afin d’éviter la décantation des fines entrainant un colmatage du système de collecte ou des drains.
Dans les deux cas, il est préférable de prévoir un planning d’entretien préventif régulier pour éviter les dysfonctionnements et réduire les coûts d’usage des dispositifs. Les retours d’expériences montrent une différence de coût entre un entretien préventif et un entretien curatif vont de 2 à 6 fois le coût au mètre cube considéré.
Exemple de calcul de dimensionnement
Dans les deux exemples suivants, on considère les caractéristiques suivantes pour le terrain représenté en figure 1 (surface imperméabilisée totale : 348 m²) :
Surface terrain : 0,5 hectare
Surface piscine : 15 m²
Surface toiture maison : 200 m²
Surface terrasse imperméabilisée : 40 m²
Surface toiture garage : 18 m²
Surface boisée perméable : 1 500 m²
Surface allée imperméabilisée: 75 m² Surface végétalisée perméable : 3 152 m²
Exemple 1 - Infiltration à la parcelle :
Dans cet exemple, le sol a un coefficient de perméabilité K=50 mm/h ou 1,4.10-5m/s. La nappe se trouve à une profondeur de 3 m sous le terrain naturel. Les conditions sont donc réunies pour réaliser un système de gestion des eaux pluviales par infiltration sur la parcelle.
Les données d’occupation du sol nous donnent une surface active Sa = 348 x 0,9 = 313,2 m². Le volume d’eau apporté sur cette surface est Veau=Sa x 500/10000 = 313,2 x 500/10000 = 15,57 m3.
La surface minimum nécessaire pour vidanger le bassin en 24h S24h = 4,8 x V / (K x 24) = 62,3 m². Sur cette surface, pour une pluie de 1h, le volume infiltré est de Vinf = K x S24h / 4,8 = 0,65 m3. On obtient alors un volume minimum de stockage nécessaire de Vstock = Veau - Vinf = 14,92 m3, arrondi à 15 m3 Le volume utile d’eau à stocker est de 15 m3.
Calcul du massif de stockage et d’infiltration : Vstock / pourcentage de vide (%) - Pour un massif avec un pourcentage de vide de 40 % (diorite) : 15 m3 / 40 % soit 38 m3 - Pour un massif avec un pourcentage de vide de 95 % (structure alvéolaire) : 15 m3 / 95 % soit 16 m3
La nappe étant située à 3 m sous le terrain naturel, la profondeur du massif devra être de 2 mètres maximum.
Exemple 2 - Rejet à débit régulé :
Dans cet exemple, le sol a une capacité de perméabilité K=8mm/h ou 2,2.10-6m/s et la nappe est située à 2 m sous le terrain naturel. Le sol ne permet donc pas la gestion par infiltration car K < 1.10-5 m/s ou 36 mm/h.
Les données d’occupation du sol nous donnent une surface active Sa = 348 x 0.9 = 313,2 m². Compte tenu de la dimension de la parcelle le débit de fuite régulé est de Qf = 1,5l/s.
Pour ces valeurs de surface et de débit de fuite, le volume nécessaire de stockage d’eau est, au minimum, de Vstock = Sa x 500 / 10 000 = 313,2 x 500 / 10 000 = 15,57 m3, arrondi à 16 m3
Le volume utile d’eau à stocker est de 16 m3 avec un rejet régulé de1,5 l/s maximum (3l/s/ha).
Calcul du massif de stockage et d’infiltration : Vstock / pourcentage de vide (%) - Pour un massif avec un pourcentage de vide de 40 % (diorite) : 16 m3 / 40 % soit 40 m3 - Pour un massif avec un pourcentage de vide de 95 % (structure alvéolaire) : 16 m3 / 95 % soit 17 m3
La nappe étant située à 2 m sous le terrain naturel, la profondeur du massif devra être de 1 mètre maximum.