Dispositions générales De par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou leur aspect extérieur, les constructions et autres modes d'occupation du sol ne doivent pas porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, en termes d’environnement, d’architecture, de paysage ou de composition urbaine. Sous réserve d'une bonne intégration au lieu, des dispositions ou des matériaux différents pourront être autorisés pour les projets architecturaux contemporains de qualité, établis en lien avec le contexte urbain et paysager et en concertation avec les services concernés.
Les constructions doivent présenter une simplicité de volume, une unité d'aspect et de matériaux, compatibles avec le caractère ou l'intérêt des lieux avoisinants, du site et des paysages.
D’autres dispositions que celles prévues ci-après pourront être autorisées pour permettre l’installation de systèmes solaires thermiques ou photovoltaïques ou de tout autre dispositif individuel de production d’énergie renouvelable, l’utilisation en façade du bois ou de tout autre matériau renouvelable permettant d’éviter des émissions de gaz à effet de serre ou la pose de toitures végétalisées ou retenant les eaux pluviales.
Les plantations, choisies dans la flore locale (voir annexe), devront aider à l’insertion des bâtiments dans le paysage.
Dans tous les cas, l'isolation par l'extérieur est interdite pour les bâtiments inventoriés au titre de l’article L151-19 du code de l’urbanisme et sur une façade à l’alignement avec l’espace public.
Deux types de bâtiments sont à distinguer vis-à-vis de la réglementation de l’aspect extérieur : - Les bâtiments agricoles et d’activités - Les logements
Bâtiments agricoles
a\ Couverture
Les couvertures seront composées de préférence de plaques de fibres ciment colorées dans la masse ou en métal pré laqué (type bac acier). Les couvertures employées seront de teinte foncée, moins visible dans le paysage, et en accord avec les teintes locales dominantes. Les accessoires de couverture (rives…) auront la même teinte que le matériau de couverture. En cas d’extension d’un bâtiment existant, d’autres teintes pourront être autorisées, afin de s’harmoniser avec la teinte de la couverture existante. La pose de plaques translucides, permettant l’éclairage du bâtiment, est autorisée. Lors d’une réfection de couverture d’un bâtiment ancien, avec changement de matériaux de couverture, les débords de toit traditionnels (chevronnage bois, coyau, dessous de toits en volige…) seront conservés ou restaurés L’ossature métallique de la charpente restant visible, sera peinte de couleur gris sombre.
b\ Façades
Bardages : Les façades seront réalisées de la manière suivante :
- bardage en bois brut, posé de préférence verticalement, ajouré ou non,
- bardage métallique pré-laqué, posé verticalement, de teinte foncée en accord avec les teintes locales dominantes.
Les plaques perforées éventuellement utilisées afin de faciliter la ventilation, suivant l’exposition au vent, seront de la même teinte que les plaques pleines. La disposition des plaques translucides définira un rythme vertical, afin de casser la longueur du bâtiment.
Maçonneries : Les maçonneries visibles en façade seront réduites au maximum de la manière suivante :
- soit par habillage avec le bardage de façade, qui sera descendu à 0,30 m minimum du sol extérieur fini, avec soubassement maçonné qui pourra rester en ciment brut
- soit par habillage, constitué de planches brutes verticales ou horizontales, Dans les autres cas, les maçonneries non habillées seront recouvertes d’un enduit, finition grattée, de teinte sombre (brun foncé, gris vert, cendre beige foncé…), afin de se confondre avec la teinte du sol naturel et des pierres locales. Le gris ciment n’est pas autorisé. Les matériaux non destinés à rester apparents (parpaings de béton, carreaux de plâtre, briques creuses…) doivent être enduits.
RAL autorisés pour les maçonneries
Menuiseries : Les menuiseries seront de teinte sombre identique ou proche de celle du bardage de façade ou de la couverture, y compris les habillages de tableaux. Les menuiseries PVC ne seront autorisées que pour les locaux techniques nécessitant des normes d’hygiène (laiterie, fromagerie, atelier de découpe…). Elles seront de préférence de teinte beige ou gris.
RAL autorisés pour les maçonneries c\ Volumétrie
Si le bâtiment a une longueur supérieure à 60m, un accompagnement paysager devra permettre d’atténuer la perception du bâtiment : arbres, bosquets… en évitant les haies monospécifiques recréant un « effet de mur » .
d\ Déblais – remblais
L’implantation tiendra compte de la pente du terrain afin de réduire au maximum les déplacements de terre et les talus. Les déblais seront privilégiés aux remblais, pour l’impact paysager et la stabilité de la structure. Le talus sera positionné en arrière du bâtiment, avec le niveau 0 de la construction correspondant au terrain naturel existant.
Toutefois, le terrassement en déblai remblai pourra être autorisé sur des terrains de faible pente, à condition que la hauteur du remblai soit limitée à 1/3 de la hauteur de la façade principale du bâtiment.
Recommandations :
Afin de minimiser leur impact visuel, les talus devront être aménagés, selon les cas, de l’une ou l’autre des manières suivantes : - Création de terrasses successives, plantées ou soutenues, afin de réduire leur hauteur, - Adoucissement des pentes et habillage par une végétation rampante, - Plantations de végétaux sous forme de bosquets venant réduire l’impact du talus, - Stabilisation par des piquets bois ou enrochement de pierres naturelles locales, - Stabilisation par mur de soutènement recouvert d’un enduit de teinte sombre, proche de la teinte des pierres ou habillé de pierres, dans les secteurs les plus sensibles.
e\ Structures légères à usage agricole
Les tunnels agricoles peuvent être autorisés, à condition que leur implantation s’appuie sur un élément de paysage (haie, bosquet...) existant ou à créer. Leur couleur sera choisie dans une gamme permettant une intégration satisfaisante dans l'environnement. La bâche polyéthylène sera de teinte gris anthracite, ou à défaut noir ou vert sombre. Les menuiseries seront de teinte identique.
f\ Clôtures
Les grillages doivent permettre le passage de la petite faune (mailles larges préconisées), hors nécessité de mise en place de dispositifs devant assurer la sécurité des biens.
g\ Autres installations
Recommandations :
Les autres installations techniques telles que silos tour, couloirs de contention, fosses à lisier, silos à ensilage…, seront implantées de façon à s’insérer au mieux dans le paysage et ne pas réduire les perspectives paysagères depuis les voies publiques. Leur implantation sera privilégiée sur la façade la moins visible. Leur impact paysager sera réduit par un habillage par des piquets ou bardage bois, ou par un accompagnement végétal. Les silos tour de stockage d’aliment de bétail éviteront le blanc.
Bâtiments résidentiels
a\ Toitures
Pour les constructions existantes anciennes :
Les pentes et volumes de toitures existantes seront maintenus, notamment en cas de surélévation.
Les couvertures seront réalisées : - soit en lauzes traditionnelles, - soit en ardoises posées aux clous ou aux crochets teintés noirs, - ou dans un matériau d’aspect similaire.
Toiture en lauze
Toiture en ardoise
Toiture à bardeaux bitumeux (shingle)
Toiture à écaille Jacob de teinte ardoisée
Les dispositions anciennes de qualité (épis de faîtage, cheminées, corniches…) doivent être conservées et restaurées au plus près de l’existant.
Les châssis de toit sont autorisés mais doivent s’appuyer sur l’ordonnancement des façades.
Les lucarnes : Les lucarnes anciennes sont à conserver. La création de nouvelles lucarnes doit rester conforme aux modèles des lucarnes anciennes traditionnelles :
- Dans le plan de la façade, elle est traitée comme celle-ci. Elle est à bâtière (avec 2 versants) - En retrait de la façade, elle est traitée comme un élément de charpente. Elle est à capucine (avec 3 versants).
La couverture des lucarnes est constituée du même matériau que la toiture principale.
Des exceptions sont possibles : - dans le cas d’une réfection de toiture, l’usage de matériaux différents est autorisé s’ils sont similaires à l’existant - dans le cas d’extensions, une expression architecturale contemporaine est autorisée.
Pour les constructions neuves, l’aspect et la volumétrie de la toiture tiendra compte du contexte urbain et paysager. Les annexes de plus de 20m² d’emprise au sol doivent faire l’objet de la même finition que les constructions principales.
b\ Façades
Pour les constructions existantes anciennes : Les compositions des façades anciennes et l’ordonnancement des baies existantes des habitations sont à respecter. Des extensions sont néanmoins possibles sur des façades anciennes :
- si elles reprennent le vocabulaire existant (types de baies, matériaux, tonalités) - si elles sont traitées suivant un vocabulaire contemporain de qualité Des ouvertures supplémentaires dans les façades des bâtiments existants sont possibles si elles améliorent l’habitabilité de la construction (apport de lumière, performance énergétique, ouverture sur jardin…). Les enduits seront à restituer dans des teintes et finitions identiques à celles des enduits locaux anciens. Pour les constructions neuves et la réfection des constructions existantes récentes : Pour les constructions contemporaines, la gamme de couleur des façades devra s’approcher de la palette locale suivante :
Beige
Gris beige
Ocre beige
Ivoire
Blanc crème
Gris silex
Gris clair
Il conviendra d’éviter les couleurs criardes et le blanc pur.
c\ Ouvertures et menuiseries extérieures Pour toutes les constructions, la couleur blanche brillant est exclue. Les volets sont à harmoniser avec la façade et les menuiseries extérieures. Les coffres de volets roulants devront rester discrets, soit en étant dissimulés par le plan de la façade, soit en s’assimilant au châssis de la baie en étant traitée avec une même teinte sombre.
d\ Clôtures Les clôtures devront être traitées avec le même soin que les façades des bâtiments et ne pas constituer, par leurs matériaux, leur aspect ou leur couleur, des dissonances architecturales avec le cadre environnant. La hauteur maximale de la clôture sera de 1,60m.
Les clôtures végétales seront formalisées par des haies, composées avec des essences locales (voir liste jointe). L’utilisation de matériaux ou objets n’ayant pas vocation à être utilisés en tant que clôture est interdite. Les systèmes d’occultation rapportés ne sont pas autorisés.
Les grillages doivent permettre le passage de la petite faune (mailles larges préconisées), hors nécessité de mise en place de dispositifs devant assurer la sécurité des biens.
e\ Panneaux solaires et autres dispositifs de production d’énergie renouvelable
Les équipements nécessaires à l’exploitation des énergies renouvelables, tels que panneaux photovoltaïques ou capteurs solaires, pourront être admis, à condition :
- d’être intégrés avec une surépaisseur limitée par rapport au versant de toiture, de forme simple et adaptée à la toiture,
- d’être de teinte sombre, - d’être positionnés préférentiellement en partie basse du pan de toiture.
f\ Modifications du terrain naturel
L’implantation tiendra compte de la pente du terrain, afin de réduire au maximum les modifications du terrain naturel.
Les terrassements en déblais seront privilégiés aux remblais.
Les murs de soutènement auront une hauteur limitée à 2 mètres. Ces derniers seront édifiés en pierres ou maçonnerie et revêtus d’un enduit de teinte sombre. Des dispositifs alternatifs peuvent être autorisés sous réserve d’une insertion paysagère de qualité (plantations intégrées, couleurs…). La hauteur des dispositifs de soutènement sera limitée à 2m.
Les aires de manœuvre et de stationnement des véhicules sur la parcelle se feront au plus proche de la voie publique.
Les travaux (aires de manœuvre, stationnement, terrasses…) projetés sur des terrains dont les pentes existantes sont supérieures à 30% pourront déroger aux règles relatives au terrassement et au soutènement mais devront aller dans le sens d’une insertion paysagère optimale.
Dans tous les cas, les buttes rapportées ne sont pas autorisées.
Des travaux dérogeant à ces prescriptions peuvent être tolérés s’ils vont dans le sens d’une sécurisation de sites potentiellement dangereux (risque de chute, mouvements de terrain…).
Si la situation existante déroge déjà à ces prescriptions, des adaptations limitées du modelé des sols qui dérogeraient également à ces prescriptions peuvent être autorisées.
g\ Divers
Sont interdits : - L’emploi à nu de matériaux fabriqués en vue d’être recouverts d’un parement ou d’un enduit tel que : carreaux de plâtre, briques creuses, agglomérés de ciment, ainsi que les imitations de matériaux tels que fausses briques et faux pans de bois. - Pour les constructions d’annexes, l’usage de matériaux n’ayant pas la vocation d‘être utilisés en construction. - L’emploi du blanc brillant, de bois vernis, les façades en PVC, les matériaux brillants ou réfléchissants. - Les appareillages de ventilation, de climatisation, les antennes de télévision et de téléphonie mobiles ainsi que les paraboles en façade sur rue, sauf impossibilité technique démontrée. Les appareillages visibles depuis le domaine public devront être traités de manière à limiter leur impact visuel.
Lignes électriques : Les lignes de distribution électrique, les lignes d'éclairage public et les lignes de télécommunications doivent être installées en souterrain, en torsadé ou de telle manière que l'installation soit la plus discrète possible et ne nuise pas au caractère des lieux. Pour toute construction ou installation nouvelle, les branchements aux lignes de distribution d'énergie électrique ainsi qu'aux câbles téléphoniques, sur le domaine public comme sur les propriétés privées, doivent être réalisées en souterrain. Dans le cas d'aménagement d'un immeuble existant ou de construction nouvelle adjacente à un bâtiment existant, l'alimentation électrique et téléphonique pourra être réalisée avec des câbles posés sur la façade ; ces derniers doivent emprunter un tracé unique et s'insérer au mieux dans l'architecture des bâtiments supports.
Aires de stationnement des constructions neuves : Il conviendra de rechercher des aménagements capables d’atténuer le caractère utilitaire du stationnement et d’éviter les grandes surfaces de parcage d’un seul tenant. La conception d’ensemble doit faire une large part à l’accompagnement paysager. Tout projet doit comporter une représentation des aménagements envisagés tout en privilégiant des systèmes limitant l’imperméabilisation des sols.