Rubrique NJ 1Usages et affectations des sols interdits ou soumis à conditions#
Intitulé du document : Interdiction
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1.2 Interdiction et limitation de certains usages et affectations des sols, constructions et activités#
Règles générales :
- En zone N, les constructions, installations et aménagement liés à l’exploitation agricole et forestière sont autorisés sous réserve qu’ils ne remettent pas en cause le caractère naturel et paysager, notamment boisé des sites.
- Les abris pour animaux sont autorisés sous réserve qu’ils ne remettent pas en cause le caractère naturel et paysager de site et ne fassent aps obstacle au déplacement de la faune sauvage.
- En zones N et Nj, l’extension d’une construction existante est autorisée sous réserve de ne pas dépasser 30% de l’emprise au sol de ladite construction. Dans tous les cas, l’extension ne pourra être supérieure à 50m² d’emprise au sol.
- En zones N et Nj, la création d’annexes est limitée à un total par unité foncière de 50m² de surface de plancher hors piscine (ouvrage et équipement d’entretien) à compter de la date d’approbation du PLU. Elles doivent se situer à moins de 30 mètres de la construction principale.
- En zone N, sont autorisés les équipements d’intérêt collectif et services public, comme ceux nécessaires à la proximité immédiate de l’eau.
- Sont strictement interdits le stationnement de caravanes (à l’exception d’une caravane située dans un bâtiment), l’aménagement de terrains de camping, les carrières, les décharges, ainsi que les dépôts de toute nature.
- En zone N, les activités hydrauliques liées à l’ancien moulin sont autorisées. Elles ne devront toutefois pas compromettre la libre circulation des espèces aquatiques de la Risle et son réseau hydrographique et de la trame bleue en général.
- En zone N et Nj l’entretien des cours d’eau est autorisé et encouragé. Les règles générales liées à ces travaux sont les suivantes : o L’introduction d’espèces exotiques envahissantes est interdite (plantes terrestres exotiques horticoles ou plantes aquatiques et faune aquatique issues de l’aquariophilie,…), o Enlever les embâcles et autres obstacles au bon écoulement naturel des eaux, o Le faucardage est autorisé s’il est nécessaire à la gestion des inondations. Il devra être réalisé entre le 1er août et le 15 septembre, o En cas de besoin, les travaux de restauration sont autorisés et seront mis en œuvre avec les acteurs locaux (association syndicale autorisée de la Risle médiane, Office Français de la Biodiversité, Police de l’Eau, notamment).
Rubrique NJ 3Implantation des constructions#
Intitulé du document : Volumétrie et implantation des constructions
Principes généraux Tout projet devra proposer un aménagement compatible avec les besoins d’accessibilité pour les services de secours.
L’implantation par rapport aux voies et emprises publiques ou privées
- Les nouvelles constructions doivent s’implanter suivant un recul de 20 mètres minimum de part et d’autre d’une route départementale (RD).
- Les nouvelles constructions doivent s’implanter suivant un recul de 15 mètres minimum par rapport aux voies et emprises publiques ou privées.
- Ces règles s’appliquent à tous les lots issus d’une division de terrain.
Cas particuliers
- Des reculs autres que ceux définis aux paragraphes précédents peuvent être imposés aux débouchés des voies, aux carrefours et dans les courbes de manière à assurer la sécurité.
- Les modifications, transformations ou extensions de constructions existantes ne respectant pas les règles générales de cet article sont autorisées à condition qu’elles ne conduisent pas à une diminution du retrait existant.
- Les équipements d’intérêt collectif et services publics ne sont pas soumis aux règles générales définies ci-dessus.
- Les annexes de type piscine ne sont pas autorisées dans la marge de recul.
L’implantation par rapport aux limites séparatives • Non règlementé.
L’implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même propriété
Emprise au sol maximale des constructions • Non réglementé.
Hauteurs des constructions
Règles générales
- La hauteur des constructions agricoles mesurée à partir du sol naturel ne peut excéder : - 4 mètres à l’égout du toit pour les constructions à vocation agricole ;
- La hauteur des constructions principales mesurée à partir du sol naturel ne peut excéder : - 5 mètres à l’égout du toit ou au sommet de l’acrotère ; - 8 mètres au faîtage.
- La hauteur des annexes mesurée à partir du sol naturel ne peut excéder 5 mètres au faîtage.
- La hauteur des extensions mesurée à partir du sol naturel ne peut excéder la hauteur de la construction principale.
Schéma illustratif :
2.2 Qualité#
urbaine,
architecturale,
environnementale et paysagère
Principes généraux
Les constructions, annexes comprises, et les clôtures doivent présenter un aspect compatible avec le caractère ou l’intérêt des lieux avoisinants, du site et des paysages.
- Les matériaux destinés à être enduits, tels parpaings, briques creuses, plaques de béton devront être recouverts d’un enduit dans les couleurs autorisées.
- Les annexes devront être réalisées en harmonie avec la construction principale (pente de toiture, volume, couleur et matériaux).
- Les citernes non enterrées de combustibles seront implantées de manière à n’être pas visibles de la voie publique.
- Les buttes artificielles et les modifications excessives du terrain naturel sont interdites (hors tertres d’infiltration).
- La hauteur des soubassements est limitée à 0,40m maximum. Ils doivent être traités en harmonie avec le reste de la construction.
- Les vérandas éventuelles devront être composées harmonieusement, tant en style qu’en volumétrie, avec la construction principale. Les matériaux transparents ou translucides seront autorisés en toitures, sans pente minimale.
Gabarits et volumes
- Les garages en sous-sol sont interdits ;
Façades et ouvertures
Principes généraux
- Les couleurs des façades doivent se rapprocher des couleurs de la pierre ou de la terre extraite localement. Les tons ocres et sables sont conseillés. Le blanc pur est interdit.
- Les ouvertures en façade devront respecter les proportions des ouvertures des constructions traditionnelles (hauteur supérieure à la largeur).
- La disposition des façades et des ouvertures doit être le résultat d’une pensée architecturale visant à conjuguer espaces fonctionnels et confort thermique.
Toitures et couvertures
Dispositions générales#
- Les toitures doivent présenter un faîtage principal et deux pans principaux (hors extensions, annexes, vérandas et les lucarnes), dont les pentes sont comprises entre 35° et 45° hors prolongement de coyaux.
- Les matériaux brillants et les couleurs vives sont interdits. La couleur des matériaux sera en harmonie avec l’existant.
- Les toitures terrasses sont autorisées à condition d’être végétalisées. Elles devront être pensées en tant que façade de la construction et devront dans tous les cas ne pas laisser visibles depuis l’espace public les revêtements bitumeux et les équipements techniques non intégrés.
- Les toitures terrasses et les toitures monopentes sont uniquement autorisées :
- dans le cas d’architecture contemporaine de qualité s’intégrant au site, à condition que la construction présente un ou plusieurs décrochés de façade et/ou de toiture ;
- dans le cadre de techniques innovantes d’économie ou de production d’énergie ;
- pour les annexes et les extensions des constructions principales ;
- pour les constructions à vocation d’équipements publics ou d’intérêt collectif et d’ouvrages techniques.
- Les teintes de toiture des annexes et des extensions devront être en harmonie avec celle de la construction principale de la parcelle ou avec le site environnant.
- Aucune prescription de pente et de teinte n’est imposée pour les annexes de type vérandas et piscines couvertes. Dans les cas de restauration ou d’extension, les nouvelles parties de toiture doivent reprendre le type de couverture existant.
- L’installation de systèmes domestiques solaires, thermiques ou photovoltaïques ou de tout autre dispositif individuel de production d’énergie renouvelable, est autorisée dès lors qu’ils ne nuisent ni à la qualité́ architecturale du projet, ni à la qualité urbaine des lieux. Ils doivent être implantés en bas de toiture et former une continuité visuelle.
Dispositions particulières#
- En cas d’aménagement ou d’extension de construction existante, la reprise des pentes et des matériaux existants est possible y compris lorsqu’ils sont différents de ceux règlementés précédemment.
- Des exceptions peuvent être admises pour les toitures des annexes aux constructions principales et des extensions (dont vérandas) à condition que la qualité et la conception architecturale du bâtiment le justifie et s’accompagne d’une bonne insertion de ce dernier dans le site villageois.
- Les capteurs solaires et appareils nécessitant une installation en toiture tels que pompes à chaleur, appareil de traitement d’air... sont autorisés dans la mesure où ils sont soit intégrés à la couverture, soit accompagnés de dispositif permettant de limiter leur impact visuel dans le paysage et l’environnement.
- Les panneaux photovoltaïques devront s’intégrer à la construction.
- Les éoliennes non soumises à autorisation au titre des ICPE sont interdites.
Clôtures (article L. 372-1 du code de l’environnement)
- Les clôtures en zone N les espaces doivent permettre en tout temps la libre circulation des animaux sauvages. Elles doivent être posées à 30 centimètres au-dessus de la surface du sol et leur hauteur ne doit pas dépasser 1,20 mètres. Elles ne peuvent ni être vulnérantes ni constituer des pièges pour la faune. Elles sont en matériaux naturels ou traditionnels.
- Les murs pleins et murs bahuts sont interdits, notamment en interface avec les zones A et U.
Rubrique NJ 7Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis#
Intitulé du document : Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis et abords des constructions
Eléments de paysages protégés
Les alignements de murs et de façades remarquables (L.15119 du Code de l’urbanisme)
- Se reporter à l’article 5 des dispositions générales du présent règlement qui en définit les règles de protection.
Les espaces paysagers et écologiques (L.151-23 du Code de l’urbanisme)
- Les espaces paysagers existants identifiés au règlement graphique doivent être préservés et le cas échéant mis en valeur. Ces espaces doivent être conservés en espaces verts dans leur intégralité. L’aspect végétalisé doit être maintenu.
- Les constructions y sont interdites y compris la création d’espace de stationnement. Seuls peuvent être admis les aires de jeux et les allées piétonnes, qui devront, au maximum, restées perméables.
- Toute installation devra être réalisée dans un souci d’intégration paysagère afin de ne pas entraver les vues lointaines et/ou perspectives.
Rubrique NJ 8Stationnement#
- Le stationnement des véhicules correspondant aux besoins des constructions et installations doit être assuré en dehors des voies publiques. Le stationnement nécessaire aux deuxroues doit également être prévu.
- Les dimensions des places sont au minimum de 2,50m x 5m.
- L’aménagement des places doit se faire de préférence latéralement plutôt qu’en enfilade.
- Les espaces de stationnement seront perméables et devront présenter une intégration paysagère en lien avec leur environnement naturel.
3. Equipements, réseaux#
Tout projet devra intégrer dans ses aménagements et les choix des dispositifs la présence des réseaux existants (voirie, réseaux secs et humides). Ils devront être conformes aux réglementations en vigueur et être reliés aux réseaux existants, sauf autorisation préalable.
Rubrique NJ 9Desserte par les voies publiques ou privées#
Principes généraux Les terrains doivent être desservis par des voies publiques ou privées, dans des conditions répondant à l’importance et à la destination de l’immeuble ou de l’ensemble d’immeubles à édifier, notamment en ce qui concerne la commodité, la sécurité de la circulation des accès, ainsi que les moyens d’approche permettant une lutte efficace contre l’incendie.
Sauf impossibilité technique liée au bâti existant, les voies nouvelles, publiques ou privées, se terminant en impasse et desservant plusieurs parcelles doivent être aménagées de telle sorte que les véhicules puissent faire demi-tour.
Accès
Règle générale
Tout terrain enclavé est inconstructible, à moins que son propriétaire ne produise une servitude de passage suffisante instituée par acte authentique ou par voie judiciaire conformément au Code Civil.
Accès sur la voie publique
- Les accès sur les voies publiques doivent être adaptés à l’opération et aménagés en fonction de l’importance du trafic desdites voies, de façon à apporter la moindre gêne à la circulation publique.
- Un accès peut être refusé s’il constitue une gêne ou un risque pour la circulation des piétons et des véhicules motorisés.
Voirie
Principes généraux
Les dimensions, formes et caractéristiques techniques des voies publiques ou privées doivent être adaptées aux usages qu'elles supportent ou aux opérations qu'elles doivent desservir. Elles doivent notamment satisfaire aux règles minimales de desserte, défense contre l'incendie, protection civile, brancardage, ramassage des ordures ménagères, stationnement et déneigement, sauf impossibilité technique liée au bâti existant.
Les voies nouvelles, publiques ou privées, se terminant en impasse et desservant plusieurs parcelles doivent être aménagées de telle sorte que les véhicules puissent faire demi-tour.
Règles
- L’emprise totale des voies doit présenter une largeur minimale de 6 mètres.
- La longueur cumulée des voies en impasse et des accès particuliers ne peut excéder 50 m.
- Les sentes et chemins piétonniers identifiés sur le document graphique au titre de l’article L.151-38 du Code de l’urbanisme doivent conserver le tracé et les caractéristiques existantes. Ils ne sont pas destinés à la circulation automobile et ne peuvent être utilisés comme voie d’accès assurant l’accès à de futures constructions (hors constructions nécessaires à l’activité agricole et équipements publics).