Les règles de construction Les bâtiments créés ou étendus en application du règlement du PLU de MESN
IL-SIMON, doivent respecter les dispositions législatives et réglementaires issues du Code de la Construction et de l’Habitat (notamment la législation en vigueur en ce qui concerne la sécurité des bâtiments et leur accessibilité aux personnes handicapées), et du Code Civil (notamment les articles 653 à 710 relatifs aux vues, aux droits de passage, aux servitudes de cour commune, aux mitoyennetés, aux plantations, …), en vigueur à la date de délivrance des autorisations d’urbanisme. Les bâtiments sinistrés La reconstruction à l’identique d’un bâtiment détruit par un sinistre est autorisée, conformément à l’article L.111-3 du Code de l’Urbanisme.
Les bâtiments existants Lorsqu’un bâtiment existant n’est pas conforme aux règles édictées par le PLU, le permis de construire ne peut être accordé que pour des travaux – en particulier des travaux d’extension – qui ont pour objet l’amélioration de la conformité de ces immeubles avec lesdites règles ou qui sont sans effet à leur égard.
Les bâtiments protégés Les travaux d’extension, de surélévation, ou d’aménagement, réalisés sur des éléments remarquables du patrimoine bâti, protégés au titre de l’article L.151-19 du Code de l’Urbanisme, sont admis dès lors qu’ils mettent en valeur les caractéristiques architecturales qui ont fondé leur protection.
Les démolitions Les démolitions doivent être précédées de la délivrance d'un permis de démolir, lorsque la construction existante relève d'une protection particulière définie par un décret en Conseil d'Etat, ou lorsque la construction existante est protégée par le présent règlement et son document graphique au titre de l’article L.151-19, ou lorsque la construction existante est située dans une commune ou une partie de commune où le conseil municipal a décidé d'instaurer le permis de démolir. Or le Conseil Municipal, par une délibération du 28 novembre 2008, a décidé d'instaurer le régime du permis de démolir sur l’ensemble du territoire communal de MESNIL-SIMON.
Une démolition doit donc être précédées de la délivrance d'un permis de démolir sur l’ensemble du territoire communal de MESNIL-SIMON.
Les clôtures L’édification d’une clôture peut être soumise à une déclaration préalable, conformément aux articles L.421-4, R.421-2, et R.421-12 du Code de l’Urbanisme. Or le Conseil Municipal, par une délibération du 21 novembre 2008, a décidé d'instaurer le régime de la déclaration préalable pour l’édification des clôtures sur l’ensemble du territoire communal de MESNIL-SIMON. L’édification d’une clôture doit donc être soumise à une déclaration préalable sur l’ensemble du territoire communal de MESNIL-SIMON.
Les aménagements divers Les aménagements, les constructions, les installations, et les travaux, qui, en raison de leur dimension, de leur nature, ou de leur localisation, ne justifient pas l’exigence d’un permis, peuvent être soumis à une déclaration préalable, conformément aux articles L.421-4, R.4219, et R.421-23 du Code de l’Urbanisme. Comme le détaille l’article R.421-23, ces aménagements, constructions, installations, et travaux divers concernent, notamment les lotissements autres que ceux mentionnés au a de l’article R.421-19 et certaines divisions foncières […], certains aménagements de terrains de camping ou de parcs de loisirs […], les aires de stationnement public, les dépôts de véhicules et les garages collectifs de caravanes [ de 10 à 49 unités ], les affouillements et les exhaussements du sol naturel, excédant 100 mètres carrés de surface et 2 mètres de profondeur ou de hauteur, les coupes et abattages dans les espaces boisés classés, les travaux susceptibles de supprimer ou de modifier un élément remarquable du paysage ou du patrimoine bâti […].
Les défrichements et les coupes Les défrichements sont soumis à une autorisation préalable, dans les espaces boisés non classés, conformément aux articles L.311-1 et L.312-1 du Code Forestier. Les coupes et abattages sont soumis à une déclaration préalable, dans les espaces boisés classés au titre de l’article L.113-1 du Code de l’Urbanisme et dûment repérés sur le document graphique.
L’enveloppe prédisposée à la présence de zones humides La présence d’une zone humide invite à sa préservation. Ainsi, tout projet pouvant porter atteinte, voire dégrader ou détruire le caractère naturel ou humide de la zone reportée au règlement graphique pourra être refusé. En cas d’atteinte portée à une zone humide, le pétitionnaire devra démontrer de l’impossibilité de mettre en œuvre un projet évitant cette atteinte. Sont dans tous les cas interdits les sous-sols et toute construction en excavation du sol.
Les recommandations pour pallier le risque lié au retraitgonflement des argiles
Bien qu’il ne s’agisse en aucun cas d’interdire la construction dans les secteurs concernés, quelques recommandations sont néanmoins nécessaires concernant l’aménagement des secteurs impactés par le risque de retrait-gonflement des argiles.
Ainsi, il importe au constructeur de prendre des précautions particulières pour assurer la stabilité des constructions, installations ou autres formes d’utilisation du sol. Ainsi, avant toute construction, il est recommandé de :
- Identifier la nature du sol en procédant à une reconnaissance de sol avant la construction ;
- Adapter les fondations pour assurer un ancrage homogène et suffisamment profond des fondations (notamment en béton armé) et préférer les sous-sols complets ;
- Rigidifier la structure en prévoyant des chaînages horizontaux (haut et bas) et verticaux (poteaux d’angle) pour les murs porteurs ;
- Désolidariser les bâtiments accolés en prévoyant des joints de rupture sur toute la hauteur entre les bâtiments accolés fondés différemment ou exerçant des charges variables.
- Eviter les variations localisées d’humidité : - Mettre en place un trottoir étanche ou une géomembrane enterrée tout autour de la construction ;
- Eloigner les eaux de ruissellement et de toiture des bâtiments (par des caniveaux avec des points de rejet suffisamment éloignés des maisons) ;
- Assurer l’étanchéité des canalisations enterrées (raccords souples) ;
- Eviter les drains à moins de 2m des bâtiments ; - Eviter de pomper dans des puits situés à proximité des bâtiments en été.
- Eloigner les plantations d’arbres et de haies :
- Ne pas planter à une distance de la maison inférieure à au moins la hauteur de l’arbre adulte (ou 1,5 fois cette hauteur en cas de haie) et maintenir les arbres régulièrement élagués situés près des bâtiments.
- A défaut, mettre en place des écrans anti-racine de profondeur minimale de 2m.
- Attendre le retour à l’équilibre hydrique avant de construire sur un terrain récemment défriché.
La protection contre le bruit En vertu de l’article R.111-4-1e du Code de la Construction et de l’Habitation, le classement des infrastructures de transport terrestre, définit les voies routières ou ferroviaires qui sont sources de nuisances sonores pour le voisinage et dont les abords sont soumis à des prescriptions particulières. Sur le territoire de MESNIL-SIMON, ni la route départementale 928, ni la route départementale 115, ne sont actuellement concernées par un classement dans une catégorie prévue par l’arrêté ministériel du 30 mai 1996.
Liste des essences locales#
Plan Local d’Urbanisme du Mesnil-Simon – Règlement écrit – Version pour approbation – Octobre 2025
L’article 4 du présent règlement fait référence pour chaque zone aux essences indigènes adaptées aux conditions bioclimatiques à planter préférentiellement dans les jardins pour qualifier l’environnement végétal des constructions et préserver le caractère local.
Ces essences sont détaillées dans la liste illustrée ci-après. Il est interdit de planter des essences banalisantes ou nuisibles :
- Le Thuyas, le Laurier du Portugal, le Cotonéaster très banalisant pour le territoire car utilisé partout uniformément, sans identité spécifique ;
- La plantation de Buddleia, d’Herbe de la Pampa, ou de Renouée du Japon (Reynoutria Japonica) car il s’agit de plantes envahissantes dont le développement, y compris sur les parcelles voisines, sera difficile à contrôler par la suite ;
- Amorpha fruticosa ;
- Cabomba caroliniana ;
- Cornus sericea ;
- Lysichiton americanus ;
- Myriophyllum heterophyllum, possiblement vendu sous des dénominations fausses (M. aquaticum, M. verticillatum) ;
- Persicaria polystachya ;
- Rudbeckia laciniata ;
- Spiraea alba.
Les espèces à planter conseillées pour les parcelles en bordure de cours d’eau sont les suivantes :
- Salix alba (saule blanc) ;
- Salix caprea (saule marsault) ;
- Salix cinerea (saule cendré).
Espèces conseillées :
- Charme et charmille ;
- Chêne sessile, Quercus petraea ;
- Hêtre commun, Fagus sylvatica ;
- Hêtre pourpre, Fagus purpurea ;
- Lilas, Syringa vulgaris ;
- Glycine, Wisteria chinensis ;
- Buis, Buxus sempervirens ;
- Genèvrier commun, Juniperus communis L ;
- Érable champêtre, Acer campestre L ;
- Cerisier de Sainte-Lucie, Prunus mahaleb ;
- Houx, Ilex aquifolium ;
- Tremble, Populus tremula ;
- Cornouiller sanguin, Cornus sanguinea ;
- Bourdaine, Frangula alnus Mill.
Le règlement#
Plan Local d’Urbanisme du Mesnil-Simon – Règlement écrit – Version pour approbation – Octobre 2025
Les dispositions applicables aux zones urbaines#
Ce titre décrit les dispositions applicables aux zones urbaines. Le PLU du MESNIL-SIMON distingue trois zones urbaines sur l’ensemble du territoire communal :
- La zone UA, appliquée sur le bourg et couvrant une superficie de près de 28ha,
- La zone UC, appliquée sur le hameau du Haut Arbre sur une superficie de 12ha,
- Et la zone UX, appliquée sur la zone occupée par des entreprises entre le centre-bourg et le hameau du Haut Arbre (superficie de près de 8ha).
Une partie de la zone urbaine est couverte par des périmètres de protection au titre des Monuments Historiques. Dans les secteurs concernés, les occupations et utilisations du sol définies ci-après sont soumis à la prise en compte de leurs prescriptions règlementaires.
-Zone UA-#