Rubrique A 1Usages et affectations des sols interdits ou soumis à conditions
Intitulé du document : – DESTINATION DES CONSTRUCTIONS, USAGES DES SOLS ET NATURE DES ACTIVITES
A.1.1-Destinations et sous destinations
Destination
Sous destination
Logement
Habitation
Commerce et activités de service
Hébergement
Artisanat et commerce de détail
Restauration Commerce de gros Activités de services où s'effectue l'accueil d'une clientèle
A
Autorisé sous conditions particulières
Pour les constructions à usage d'habitation existantes ou partiellement démolies (la construction ne doit pas être une ruine, c’est-à-dire qu’elle doit conserver une toiture) :
Les extensions seront autorisées, à condition que :
- Il n’y ait pas de changement de destination
- elles sont limitées à 30 % de la surface de plancher initiale, par rapport à la surface de plancher mesurée à la date d’approbation de ce PLU dans
V* la limite de 200 m² de surface de plancher totale.
- elles composent un projet architectural cohérent avec la construction existante, sans besoin d’accès et de voirie publique complémentaire à l’existant,
- elles n’engendrent pas de nouveau besoin en matière d’équipement et qu’il soit possible de réaliser les stationnements nécessaires à l’opération projetée,
- la construction doit être raccordée au réseau d’eau potable, d’électricité et de réseaux téléphoniques et disposer d’une solution d’assainissement sans aucun besoin ou extension de réseaux publics complémentaires,
- hors chalet d’alpage ou d’estive, la construction doit être raccordée au réseau d’eau potable, d’électricité et de réseaux téléphoniques et disposer d’une solution d’assainissement sans aucun besoin ou extension de réseaux publics complémentaires
Les annexes sont autorisées pour les constructions principales sous conditions que :
V*
Les extensions des bâtiments existants à un seul pan sont autorisées uniquement sur les façades latérales, dans la continuité de la toiture (pas de rehausse et à pente identique), dans la limite de 20 m² d’emprise au sol.
Illustration des extensions possibles ou non
Le débord de toiture des constructions principales est fixé à 1 mètre au minimum ; il doit intégralement couvrir les balcons. Le débord de toiture des annexes est fixé à
- 0,1 m au minimum pour les constructions d’emprise au sol inférieure ou égale à 12 m²
- 0,15 m minimum pour les constructions d’emprise au sol de plus de 12 m² et jusqu’à 20 m²
- 0,60 m au minimum pour les constructions d’emprise au sol supérieure à 20 m². Dans certains cas, si le bâtiment existant ne possède pas de débords de toit respectant la norme en vigueur, une exception pourra être faite et l’extension reprendra les dimensions des débords observées. En cas de construction en limite séparative, le débord de toit ne devra pas dépasser sur la (les) parcelle(s) voisine(s).
Implantation de la construction avec débord de toit, sur la limite séparative.
L’orientation du faîtage principal doit être celle de la majorité des faîtages environnants et cohérents avec l’implantation du bâtiment dans la pente (soit perpendiculaire, soit parallèle). Dans le cas d’une construction située à l’angle de deux voies, le faîtage doit être parallèle à l’une des deux voies. Les arrêts de neige sont obligatoires pour les pans de toit. Les toitures terrasses sont interdites, à l’exception des équipements, constructions et installations d’intérêt collectif et de services publics. Les dispositifs techniques en toiture, devront être intégrés à la construction pour limiter les émergences. Composition L’aspect des matériaux de couverture sera de teinte gris ardoise type ardoise/gris anthracite, lauze ou bardage acier, poli tuile. Les ouvertures en toitures doivent être intégrées de façon harmonieuse ; leurs dimensions sont adaptées à la superficie de la toiture. En cas d’aménagement de comble, les jacobines et chiens assis sont interdits. Les châssis vitrés (baies intégrées à la pente de toit) et outeaux (non accroché au faîtage, respectant la même pente de toit sont autorisés. Ils devront être positionnés de manière ordonnancée et prendre en compte les perceptions visuelles proches et lointaines de la construction.
Ap.2.5.2-FAÇADES, MENUISERIES ET ELEMENTS EXTERIEURS 1-Façades Le caractère traditionnel du bâti est défini dans l’OAP Patrimoine. Les teintes employées doivent s’harmoniser avec l’existant sans changer le caractère architectural, bâti, environnemental et paysager du site. Les enduits de façade seront de ton naturel et de couleur traditionnelle. La teinte blanche ainsi que les couleurs vives sont interdites sur les façades. Dans le cas de réhabilitation, la couleur d’origine des façades pourra être reprise. L’emploi à nu de matériaux destinés à être couverts est interdit. Les murs aveugles apparents des bâtiments doivent être de composition identique aux autres façades.
2-Les balcons et éléments extérieurs Les garde-corps auront un aspect bois et/ou de fer forgé. Les balcons ne pourront pas être pleins, notamment avec des panneaux de type métallique ou synthétique (exception : les équipements liés aux énergies solaires). Les bardages bois seront de préférence verticaux. Ils peuvent néanmoins être horizontaux pour s’harmoniser avec l’existant. Les panneaux des portes, fenêtres, châssis et contrevent doivent avoir une couleur bois. La couleur gris anthracite (type RAL7016) est acceptée si le projet présente une bonne intégration. Les encadrements, menuiseries et modénatures doivent être d’aspect bois ou pierre ou enduit. Ils reprendront les teintes traditionnellement utilisées : ocre jaune, ocre clair et « faux granité », bleu indigo, brun, terre de sienne et blanc.
Les ouvertures en façade : La composition des portes, des surfaces vitrées, la partition des carreaux, doivent respecter l’unité et la composition de la façade. Les dessins des menuiseries et des volets doivent présenter une cohérence sur l’ensemble du bâtiment, et obligatoirement une unité sur une même façade (harmonie de dessins, type & couleurs). Les ouvertures de plus de 3 mètres de haut sont interdites.
Evolution du bâti existant La proportion et la forme des nouveaux percements doivent s'accorder à celles des ouvertures existantes d'origine, en veillant à préserver les équilibres ainsi que les rythmes de pleins et de vides.
3-Autres éléments extérieurs
Les paraboles collectives et/ou individuelles doivent être dissimulées par tout moyen adapté. Leur teinte devra être en harmonie avec le bâtiment support.
L'implantation des antennes-relais de téléphonie mobile, de leurs accessoires d'exploitation et de maintenance et de leurs équipements techniques doit être assurée en recherchant la meilleure intégration possible au regard de l’architecture du bâtiment et des vues depuis l’espace public.
Les panneaux solaires doivent présenter la meilleure implantation possible dans la composition du bâtiment, ou sur le terrain d’assiette de l’opération en portant une attention particulière à l’intégration paysagère. Ils devront être en harmonie avec le caractère ou l’intérêt des lieux avoisinants, sites et paysages.
Les panneaux solaires devront obligatoirement être implantés sur la toiture. L’implantation en façades est interdite. Ils seront intégrés dans le plan de la toiture ou posés dessus avec une pente identique à de la toiture ; l’implantation en saillie est interdite (voir illustrations).
Schéma à valeur règlementaire relatif à la composition sur la toiture
Ex. équipement intégré : autorisé
Ex. équipement posé parallèlement : autorisé
Ex. équipement posé sans respect de la toiture :
interdit
Exemples de possibilités d’installation sur toiture acceptées ou non
Les édicules et gaines sont interdits en saillie des façades donnant sur l’espace public.
A.2.5.3-Les clotures
Les clôtures sont soumises à déclaration préalable. Il est préférable de ne pas clore. Le cas échéant, les clôtures doivent être d’aspect sobre et par leur dimension et leur traitement être en concordance avec le paysage environnant et les usages locaux. Les clôtures participent à la composition du paysage, ainsi que leurs portails et portillons, doivent toujours être en harmonie et en continuité avec le bâti qu’elles accompagnent, ainsi qu’avec le paysage environnant. Elles doivent être conçues de façon à ménager l’intimité au sein des parcelles tout en maintenant le caractère ouvert des espaces. La conservation des clôtures et murs anciens existants, est recherchée. Elle peut être imposée dans le cas de murs rattachés à un bâtiment protégé au titre du L151-19 du CU. Les accès créés dans les clôtures et murs anciens existants doivent avoir un traitement architectural de qualité et cohérent avec leurs caractéristiques. Elles peuvent être composées par des haies végétales, murs, murets et dispositifs à claire voie, bien que la végétalisation soit à privilégier. Dans tous les cas, sont interdits :
- Les palissades pleines ou de type « brise vue » sont interdites.
- L’emploi en clôture de matériaux hétéroclites ou disparates
- L’emploi de plaques de béton
- Les finitions blanc brillant.
- L’aspect « bois composite », « bois de synthèse colorés » et tout type de matériau synthétique.
La clôture sera composée : - de haies végétalisées vives et non opaques, composées de plusieurs essences locales et répondant à la palette végétale jointe. Les haies doivent avoir une hauteur maximale de 1 mètre. - de grilles, grillages ou tout autre dispositif à claire voie dont la partie inférieure comprend un passage ajouré tous les 5 mètres maximum pour faciliter le déplacement de la petite faune (hérisson, écureuil, blaireau, lapin...), passage ayant à minima les dimensions suivantes : 30cm de largeur x 18cm de hauteur. La hauteur globale de la clôture doit être inférieure ou égale à 1,60 m.
L’édification ou la modification des dispositifs de clôture le long des voies publiques est soumise à l’avis des gestionnaires de voirie. En particulier, des restrictions de hauteurs sur les dispositions de clôture au droit des carrefours pourraient être imposées afin de garantir la visibilité réciproque des usagers. En effet les clôtures ne doivent pas créer une gêne pour la circulation publique en empiétant sur les emprises de la voie en réduisant la visibilité à l’approche des carrefours.
A.2.5.4-Elements techniques
Espaces collectifs : une aire de compostage collectif devra être prévue, pour toute opération de 5 logements et plus, sur un espace en pleine terre de 10 m² minimum.
Les containers à déchets et les citernes de récupération des eaux pluviales, les aires de compostage, de stockage à l’air libre de toute nature ne doivent pas être directement perceptibles depuis l’espace public. Ils doivent être masqués par un élément construit ou paysager, ou intégrés dans des petits locaux adaptés et intégrés au cadre bâti environnant.
Les ouvrages et petites constructions techniques doivent être prévus dès la conception et être intégrés de manière satisfaisante dans la construction Les boîtiers et coffrets de toute nature (boîtes aux lettres, Telecom, EDF…) doivent être intégrés dans les façades ou les murs de clôture, en limite du domaine public. Le cas échéant, un muret dont les caractéristiques sont identiques aux murs de clôture doit être édifié pour les accueillir. Leur localisation doit être choisie de manière à limiter, au maximum, l’incidence sur le caractère des constructions.
A.2.6- Les stationnements
A.2.6.1-GENERALITÉS :
a- Les dimensions minimales d’un emplacement sont fixées à 2,50 mètres x 5 mètres. b- Les stationnements couverts seront traités selon les illustrations ci-dessous. c- Le stationnement des véhicules automobiles ou des deux roues correspondant aux besoins des constructions et installations doit être assuré en dehors des voies publiques ou de desserte collective. d- Les aires de stationnement doivent être conçues, tant dans la distribution et la dimension des emplacements que dans l’organisation des aires de dégagement et de circulation pour garantir leur fonctionnement et leur accessibilité.
Illustrations du point b relatif au traitement des stationnements couverts :
En garage traditionnel
Oui
En abri avec charpente traditionnelle
En abri en extension de la construction principale
Abri ajouré type pergola
En enterré OUI
Plan local d’urbanisme-commune de les chapelles
En toiture terrasse
Non
Abri à toiture arrondie
A 2.7-prise en compte du cadre environnemental au titre du L 151-23 du code de l’urbanisme
A.2.7.1- Zones humides
Les zones humides sont repérées sur le document graphique au titre du L151-23 du Code de l’Urbanisme sur la base du recensement des zones humides de l’inventaire départemental 73. Dans ces zones humides, toutes les constructions nouvelles, les affouillements et les exhaussements du sol sont interdits. Seuls sont autorisés les constructions, installations et équipements concourant à l’intérêt général, sous réserve de démontrer, au travers une attestation de prise en compte de la zone humide, les points suivants :
- Délimitation précise de la zone humide dégradée et estimation de la perte générée en termes de biodiversité.
- Limitation des espaces imperméabilisés à maximum 30 % de la surface du tènement - Limitation des espaces remblayés - Gestion des eaux de surface au moyen de noues ou fossés d’infiltration - Compensation des espaces de zones humides perdus en proportion de leurs intérêts écologique et hydraulique, afin de rechercher une équivalence patrimoniale et fonctionnelle. Pour tout autre projet, une étude peut être réalisée par le pétitionnaire pour démontrer l’absence de zone humide et en transmettre les conclusions à la Direction Départementale des Territoires, qui évaluera sa pertinence afin de lever le principe d’interdiction de construction affouillement et exhaussement.
A 2.7.2- protection des abords de cours d’eau
Les constructions et aménagements conduisant à une artificialisation du sol doivent observer un recul minimal de 10 m par rapport aux cours d’eau et espaces en eau identifiés sur le document graphique. Toutefois, cette règle ne s’applique pas pour :
- Les digues, les quais et aux berges maçonnées, ainsi que pour les constructions nouvelles séparées du cours d’eau ou de l’espace en eau par une route ou un espace déjà imperméabilisé.
- Les constructions et aménagements nécessitant la proximité de l’eau. - Les équipements et aménagements publics ou d’intérêt collectif.
A.2.7.3- AUTRES ELEMENTS DE LA TRAME VERTE ET BLEUE IDENTIFIES AU TITRE DU L151-23: ZNIEFF, PELOUSES SECHES, CORRIDORS, VERGERS ET JARDINS POTAGERS…
Généralités : La disparition ou l’altération – accidentelle ou intentionnelle – d'arbres situés dans un parc repéré au titre de l'article L.151-23 du code de l'urbanisme ne peut en aucun cas déqualifier l’espace et l’exonérer de la prescription qui s’y applique. Tous terrassements, murs de soutènements ou autres aménagements extérieurs nécessaires, doivent être réalisés en accord avec les aménagements antérieurs et caractéristiques du lieu. Les traitements de surfaces doivent être perméables et ne pas porter atteinte au caractère du parc ni au développement des plantations existantes. Les arbres existants et les plantations nouvelles doivent bénéficier des conditions nécessaires à leur développement normal (choix des essences, distances aux constructions, espacement des sujets entre eux, profondeur et qualité de la terre, etc.). Sont autorisés : Les opérations de coupe et de taille courantes d’entretien qui n’ont pas pour effet de modifier de façon permanente ou de supprimer un élément L’ébranchage des arbres et les interventions sur les cépées d’arbres ou d’arbustes respectant l’essouchement et assurant le renouvellement desdits végétaux. Sont autorisés sous condition :
- Les coupes d’entretien et les aménagements sommaires dans les ripisylves les plus importantes et les cordons boisés structurants, identifiés au titre du L151-23 du code de l’urbanisme. Ces travaux pourront être autorisés s’ils s’accompagnent de travaux de remise en état ou de valorisation équivalente en qualité et quantité que la coupe effectuée, sur site ou sur le cours d’eau.
- Les clôtures doivent permettre la libre circulation de la faune (cf. dispositions sur les clôtures). - Les défrichements ayant fait l’objet d’une autorisation. (le défrichement consiste à mettre fin à la destination forestière d’un terrain, en détruisant son état boisé). Ces aménagements et modifications seront soumis à déclaration préalable et pourront être refusés s’ils sont de nature à mettre en péril la pérennité de l’élément. Sont interdits :
- Toute intervention ayant pour effet de modifier de façon permanente ou de supprimer l’un des éléments environnementaux identifiés sur le règlement graphique au titre de l’article L151-23 du Code de l’urbanisme, ainsi que tout aménagement, modification du sol ou construction dans les périmètres repérés.
Ap 1.1DESTINATIONS et sous destination
- Lecture du tableau
X : autorisé V* : autorisé sous condition NA : non autorisé
Destination
Sous destination
Ap
Autorisé sous conditions particulières
Habitation
Logement Hébergement
Pour les constructions à usage d'habitation existantes ou partiellement démolies (la construction ne doit pas être une ruine, c’est-à-dire qu’elle doit conserver une toiture) :
les extensions seront autorisées, à condition que :
- Il n’y ait pas de changement de destination
- elles sont limitées à 20 % de la surface de plancher initiale, par rapport à la surface de plancher mesurée à la date d’approbation
V* de ce PLU dans la limite de 150 m² de surface de plancher totale.
- elles composent un projet architectural cohérent avec la construction existante, sans besoin d’accès et de voirie publique complémentaire à l’existant,
- elles n’engendrent pas de nouveau besoin en matière d’équipement et qu’il soit possible de réaliser les stationnements nécessaires à l’opération projetée,
- la construction doit être raccordée au réseau d’eau potable, d’électricité et de réseaux téléphoniques et disposer d’une solution d’assainissement sans aucun besoin ou extension de réseaux publics complémentaires,
- hors chalet d’alpage ou d’estive, la construction doit être raccordée au réseau d’eau potable, d’électricité et de réseaux téléphoniques
NA et disposer d’une solution d’assainissement sans aucun besoin ou extension de réseaux publics complémentaires les annexes sont interdits.
Toutes les sous-NA
destinations
Commerce et activités de service
Équipements d’intérêt collectif et services publics
Exploitation agricole et forestière
Toutes les sous
NA
destinations
Exploitation agricole Exploitation forestière
Seule est autorisée :
V* La rénovation des constructions agricoles existantes est autorisée à condition de prendre toutes les dispositions pour limiter toute gêne qui pourrait en découler au regard de l’activité agricole et pour V* assurer une bonne intégration dans le site.
Toutes les sousdestinations
NA
Autres activités des
secteurs secondaire ou
tertiaire
AP1.2-Les autres usages et occupations
Ap
Les dépôts de matériaux, les affouillements et exhaussements non liés à l’assise des constructions et aménagements autorisées, les déblais, remblais, dépôts de toute nature
Les garages collectifs de caravanes de gardiennage ou d’hivernage
Les terrains de camping, les habitations légères de loisirs, les résidences mobiles de loisirs, les
NA parcs résidentiels de loisirs, les résidences démontables
Les résidences démontables constituant l’habitat permanent de leurs utilisateurs.
Les ICPE soumise à autorisation
AP.1.3 - CHALET D’ALPAGE :
Peuvent être autorisées, par arrêté préfectoral, après avis des commissions compétentes (Commission Départementale de la Nature, des Paysages et des Sites – CDNPS et Commission Départementale de la Protection des Espaces Naturels, Agricoles et Forestiers – CDPENAF), dans un objectif de protection et de mise en valeur du patrimoine montagnard, la restauration ou la reconstruction d’anciens chalets d'alpage désignés au plan de zonage, à condition que ces aménagements :
- ne compromettent pas les activités agricoles, - et sous réserve de l’application de la servitude administrative prévue par ce même article
L.122-11 - et sous réserve de la prise en compte des risques naturels.
Lorsque la destination est liée à une activité professionnelle saisonnière (activités pastorales), les extensions de ces chalets d’alpage et bâtiments d’estive existants sont possibles et limitées à 30% de l’emprise au sol existante (dans la limite de 30 m²) lors de l’approbation du PLU.
Ap-1-3 prise en compte des risques
Pour les secteurs soumis à un Plan de Prévention des Risques Miniers, les constructions, équipements et installations devront respecter les prescriptions figurant au règlement adéquat, annexé au PLU. En dehors du périmètre étudié par le PPR, une étude de risques pourra être exigée, en l’application de l’article R111-2 du code de l’urbanisme.
Prise en compte du Plan d’Indexation en Z
Pour toutes occupations et utilisations du sol situées dans le périmètre d’étude du PIZ identifié sur le plan de zonage, le pétitionnaire devra se reporter au document de P.I.Z. joint en annexe du dossier de P.L.U., pour connaître la nature exacte du risque et intégrer dans son projet d’occupation ou d’utilisation du sol les prescriptions définies par le P.I.Z.
En cas de non observation de ces prescriptions ou de prescriptions issues d’études plus fines réalisées à la parcelle, l’autorisation d’utilisation ou d’occupation du sol sera refusée au titre de l’article R 1112 du code de l’urbanisme :
« Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. »
Le long des cours d’eau
Sauf indication contraire au PIZ, une bande « non aedificandi » de 10 mètres de large de part et d’autre des sommets de berges des cours d’eau s’applique à toute construction, tout remblai et tout dépôt de matériaux. Cette bande de recul peut être éventuellement réduite à 4 mètres (mais pas en deçà), pour des cas particuliers pour lesquels une étude démontre l’absence de risque d’érosion, d’embâcle et de débordement (berges non érodables, section hydraulique largement suffisante, compte tenu de la taille et de la conformation du bassin versant).
Les équipements et installations liés à la production d’énergie hydraulique sont autorisés dans la bande non aedificandi citée ci-dessus, sous réserve de la prise en compte des risques et de ne pas les aggraver.
Pour les secteurs soumis au Plan d’Indexation en Z (PIZ), les constructions, équipements et installations devront respecter les prescriptions suivantes :
Indice risque et n° fiche
11
Nature du phénomène
Glissement de terrain Zone constructible
Prescriptions d’urbanisme
Bâti futur et Pas de prescription, uniquement des existant
recommandations
Hors secteur Plan d’Indexation en Z
Dans les périmètres non couverts par le PIZ, le pétitionnaire est tenu de prendre en compte les aléas naturels, en fonction des caractéristiques de son projet.
L’autorisation d’utilisation ou d’occupation du sol pourra être refusée au titre de l’article R 111-2 du code de l’urbanisme :
« Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. »
Se référer à l’orientation d’aménagement et de programmation patrimoine qui vient compléter le règlement
Les extensions des bâtiments existants à un seul pan sont autorisées uniquement sur les façades latérales, dans la continuité de la toiture (pas de rehausse et à pente identique), dans la limite de 20 m² d’emprise au sol.
Illustration des extensions possibles ou non
Le débord de toiture des constructions principales est fixé à 1 mètre au minimum ; il doit intégralement couvrir les balcons. Le débord de toiture des annexes est fixé à
- 0,1 m au minimum pour les constructions d’emprise au sol inférieure ou égale à 12 m²
- 0,15 m minimum pour les constructions d’emprise au sol de plus de 12 m² et jusqu’à 20 m²
- 0,60 m au minimum pour les constructions d’emprise au sol supérieure à 20 m². Dans certains cas, si le bâtiment existant ne possède pas de débords de toit respectant la norme en vigueur, une exception pourra être faite et l’extension reprendra les dimensions des débords observées.
En cas de construction en limite séparative, le débord de toit ne devra pas dépasser sur la (les) parcelle(s) voisine(s).
Implantation de la construction avec débord de toit, sur la limite séparative.
L’orientation du faîtage principal doit être celle de la majorité des faîtages environnants et cohérents avec l’implantation du bâtiment dans la pente (soit perpendiculaire, soit parallèle). Dans le cas d’une construction située à l’angle de deux voies, le faîtage doit être parallèle à l’une des deux voies. Les arrêts de neige sont obligatoires pour les pans de toit. Les toitures terrasses sont interdites, à l’exception des équipements, constructions et installations d’intérêt collectif et de services publics. Les dispositifs techniques en toiture, devront être intégrés à la construction pour limiter les émergences. Composition L’aspect des matériaux de couverture sera de teinte gris ardoise type ardoise/gris anthracite, lauze ou bardage acier, poli tuile. Les ouvertures en toitures doivent être intégrées de façon harmonieuse ; leurs dimensions sont adaptées à la superficie de la toiture. En cas d’aménagement de comble, les jacobines et chiens assis sont interdits. Les châssis vitrés (baies intégrées à la pente de toit) et outeaux (non accroché au faîtage, respectant la même pente de toit sont autorisés. Ils devront être positionnés de manière ordonnancée et prendre en compte les perceptions visuelles proches et lointaines de la construction.
Ap.2.5.2-FAÇADES, MENUISERIES ET ELEMENTS EXTERIEURS
1-Façades Le caractère traditionnel est défini dans l’OAP Patrimoine. Les teintes employées doivent s’harmoniser avec l’existant sans changer le caractère architectural, bâti, environnemental et paysager du site. Les enduits de façade seront de ton naturel et de couleur traditionnelle. La teinte blanche ainsi que les couleurs vives sont interdites sur les façades. Dans le cas de réhabilitation, la couleur d’origine des façades pourra être reprise. L’emploi à nu de matériaux destinés à être couverts est interdit. Les murs aveugles apparents des bâtiments doivent être de composition identique aux autres façades.
2-Les balcons et éléments extérieurs Les garde-corps auront un aspect bois et/ou de fer forgé. Les balcons ne pourront pas être pleins, notamment avec des panneaux de type métallique ou synthétique (exception : les équipements liés aux énergies solaires). Les bardages bois seront de préférence verticaux. Ils peuvent néanmoins être horizontaux pour s’harmoniser avec l’existant. Les panneaux des portes, fenêtres, châssis et contrevent doivent avoir une couleur bois. La couleur gris anthracite (type RAL7016) est acceptée si le projet présente une bonne intégration. Les encadrements, menuiseries et modénatures doivent être d’aspect bois ou pierre ou enduit. Ils reprendront les teintes traditionnellement utilisées : ocre jaune, ocre clair et « faux granité », bleu indigo, brun, terre de sienne et blanc.
Les ouvertures en façade : La composition des portes, des surfaces vitrées, la partition des carreaux, doivent respecter l’unité et la composition de la façade. Les dessins des menuiseries et des volets doivent présenter une cohérence sur l’ensemble du bâtiment, et obligatoirement une unité sur une même façade (harmonie de dessins, type & couleurs). Les ouvertures de plus de 3 mètres de haut sont interdites.
Evolution du bâti existant La proportion et la forme des nouveaux percements doivent s'accorder à celles des ouvertures existantes d'origine, en veillant à préserver les équilibres ainsi que les rythmes de pleins et de vides. 3-Autres éléments extérieurs Les paraboles collectives et/ou individuelles doivent être dissimulées par tout moyen adapté. Leur teinte devra être en harmonie avec le bâtiment support. L’implantation des panneaux solaires doit présenter la meilleure implantation possible dans la composition du bâtiment, ou sur le terrain d’assiette de l’opération en portant une attention particulière à l’intégration paysagère. Ils devront être en harmonie avec le caractère ou l’intérêt des lieux avoisinants, sites et paysages.
Les panneaux solaires devront obligatoirement être implantés sur la toiture. L’implantation en façades est interdite. Ils seront intégrés dans le plan de la toiture ou posés dessus avec une pente identique à de la toiture ; l’implantation en saillie est interdite (voir illustrations).
Schéma à valeur règlementaire relatif à la composition sur la toiture
Ex. équipement intégré : autorisé
Ex. équipement posé parallèlement : autorisé
Ex. équipement posé sans respect de la toiture :
interdit
Exemples de possibilités d’installation sur toiture acceptées ou non
L'implantation des antennes-relais de téléphonie mobile, de leurs accessoires d'exploitation et de maintenance et de leurs équipements techniques doit être assurée en recherchant la meilleure intégration possible au regard de l’architecture du bâtiment et des vues depuis l’espace public. Les édicules et gaines sont interdits en saillie des façades donnant sur l’espace public.
Ap.2.5.3-LES CLOTURES Les clôtures sont interdites en zone Ap.
Ap.2.5.4-ELEMENTS TECHNIQUES
Les containers à déchets et les citernes de récupération des eaux pluviales, les aires de compostage, de stockage à l’air libre de toute nature ne doivent pas être directement perceptibles depuis l’espace public. Ils doivent être masqués par un élément construit ou pay