Intitulé du document : Caractéristiques urbaine, architecturale, environnementale et paysagère UA
Il est rappelé que dans les périmètres de protection des Monuments Historiques, des prescriptions supplémentaires à celles de ce chapitre peuvent être exigées par l’Architecte des Bâtiments de France.
Dans les périmètres de protection des Monuments Historiques, des prescriptions complémentaires aux règles suivantes pourront s’appliquer.
Tout ouvrage ou construction doit être réalisé en harmonie avec le paysage environnant (échelle des aménagements, volumétrie, architecture).
Tout pastiche d’un type d’architecture traditionnelle étranger à la région est interdit.
Les glaces réfléchissantes sont à exclure, sauf exception dûment justifiée.
Dans le cas de travaux sur des constructions anciennes, à l’architecture traditionnelle :
- L’aspect général et l’ordonnancement des façades doivent être affirmés et conservés ; - Lors des ravalements ou remises en état, les modénatures et sculptures ne doivent pas être altérées, ni être recouvertes. Elles sont restaurées à l'identique, sauf impossibilité technique avérée. - Les façades et éléments en pierre de taille doivent être restaurés avec des pierres de même nature et dureté.
Le placage ou les matériaux de substitution peuvent être autorisés s’ils respectent, par l’aspect, la forme et la couleur, la structure d’origine. - Les enduits seront restaurés de la même manière, dans la teinte des enduits locaux traditionnels, au mortier de chaux et de sable, de finition talochée ou brossée. - L’amélioration des performances thermiques des bâtiments ne devra pas porter atteinte à la cohérence architecturale et structurelle du bâti.
Pour les grands bâtiments (publics, agricole, commerciaux) : - l’architecture doit être simple et sobre et limiter l’impact du bâtiment sur les paysages naturels ou urbains ; - le bâtiment doit s’adapter au terrain, sans terrassement important. Les éléments de stockage (silos, cuves) seront de préférence dissimulés (intégrés dans un hangar ou masqué par un accompagnement végétal).
Afin de permettre l’innovation architecturale, les projets de constructions faisant l’objet d’une recherche d’expression contemporaine sont autorisés à condition qu’ils s’attachent à proposer une réinterprétation actuelle des constantes volumétriques et architecturales des constructions traditionnelles locales. Le projet, pour être accepté, doit ainsi développer un parti d’insertion paysagère très affirmé, reprenant les paramètres d’implantation et de volumétrie du contexte, avec des teintes générales proches de matériaux traditionnels avoisinants. La composition des façades et les matériaux choisis peuvent se détacher de la composition et des matériaux traditionnels (à l’exclusion de matériaux synthétiques et composites non naturels) tout en intégrant des dispositifs permettant d’améliorer les performances énergétiques et environnementales.
- Adaptation au sol L'intégration de la construction à la pente naturelle du terrain doit être recherchée.
Les remblais et déblais sont limités à un maximum de 0,50 cm par rapport au terrain naturel avant travaux (sauf impossibilité technique démontrée).
- Façades Généralités Toutes les façades doivent être traitées avec soin et de manière harmonieuse. Dans le cas de matériaux destinés à rester apparents (appareillage de briques, pierre de taille, etc.), ceux-ci doivent conserver leur aspect d’origine et ne pas être recouverts. Les murs en parpaings et autres matériaux bruts sans finition doivent être enduits ou recouverts de bardage.
Enduits La tonalité des enduits doit se rapprocher de celle des enduits locaux anciens. Les enduits ont une finition brossée ou talochée. Ils doivent être sans relief. L’utilisation du blanc pur est interdite. Les enduits ciments sont interdits sur les murs anciens car inadaptés. Dans le cas où un mur en pierres de taille a été antérieurement recouvert par un enduit ciment et que dans le cadre de travaux de ravalement, après retrait de l’enduit, les pierres de tailles sont en mauvais état, le mur peut alors être recouvert d’un enduit à la chaux, si le remplacement des pierres de taille est trop complexe.
Bardages Dans le cas de bardages, ils sont autorisés sous réserve de s’inscrire en association avec d’autres matériaux et de représenter une surface inférieure à ceux-ci. Un bardage peut notamment être utilisé pour souligner la présence d’un volume secondaire. Soit les bardages sont peints de finition mate, soit ils conservent leur teinte naturelle sans recevoir de vernis ou lasure brillants. L’utilisation du bardage aspect bois est autorisée. L’utilisation du blanc pur est interdite. A noter : dans les périmètres de protection des Monuments Historiques, seuls les bardages en bois à lames verticales sont autorisés. Pour les bâtiments à usage d’activité artisanale ou agricole, peuvent être autorisés les bardages métalliques (verticaux à joint debout) sous réserve que leur couleur permette leur insertion paysagère.
- Ouvertures, menuiseries et vitrines commerciales
Envoyé en préfecture le 20/10/2023 Reçu en préfecture le 20/10/2023 Publié le 03/10/2023
Les ouvertures en façades devront être de proportion plus haute que large, sauf pour les portes de garage, les baies vitrées, les vitrines commerciales et les œils-de-bœuf.
Les appuis de fenêtres des constructions anciennes restaurées devront présenter une épaisseur similaire aux appuis de fenêtre anciens en pierre (minimum 10 cm d'épaisseur).
Les menuiseries extérieures en bois doivent être peintes. Elles ne doivent pas recevoir de vernis ou lasure brillants.
Les menuiseries extérieures seront de coloris gris, blanc cassé, beige, brun ou vert sombre. L’utilisation du blanc pur est interdite, de même que le ton bois.
Les coffres de volets roulants extérieurs sont interdits.
Les vitrines et devantures anciennes de qualité avérée doivent être conservées ou restaurées. Les stores, enseignes et bandeaux ne doivent pas excéder la longueur de la vitrine.
A noter : dans les périmètres de protection des Monuments Historiques, la couleur gris anthracite est interdite.
Les constructions auront des toitures à 2 pans. Les pentes opposées auront la même inclinaison (sauf contrainte technique avérée), avec une pente minimum de :
- 40° pour les constructions d’habitations
- 30° pour les annexes non jointives à l’habitation et les constructions autres qu’habitations.
Les toitures en croupe peuvent être autorisées sous réserve que la pente de la croupe soit supérieure à 60° et que la proportion de la croupe par rapport à l'ensemble de la toiture s'appuie sur une proportion traditionnelle.
Il est possible de créer une toiture à un seul pan si elle s’appuie sur une limite de propriété ou une construction existante, à condition que la longueur du rampant n’excède pas 4 m. Dans ce cas, la pente doit être comprise entre 15° et 30°.
Le matériau de couverture à utiliser doit être : - d’aspect ardoise naturelle à pose non losangée ; - d’aspect tuile plate similaire à la tuile locale traditionnelle.
Les toitures métalliques imitant une couverture en ardoise ou en tuile est interdite. D’autres types de couvertures (toiture terrasse, toiture végétalisée, toiture en zinc, toiture vitrée...) ou des pentes différentes de celles autorisées peuvent être admis :
- dans le cas d’un aménagement ou d’une extension d’une construction existante, - sur des surfaces minoritaires de constructions, volumes secondaires par exemple.
Les rives de pignons doivent être réalisées par simple débord de la dernière rangée de tuiles ou d’ardoises.
- Lucarnes et châssis de toiture Les lucarnes et châssis de toit doivent respecter la composition des façades.
Lucarnes Les lucarnes créées doivent reprendre toutes les composantes des lucarnes locales anciennes et comporter un fronton ou une croupe. L'ouverture doit affecter la forme d'un rectangle plus haut que large. Les lucarnes retroussées ou rampantes sont interdites. La briquette dans le tympan des lucarnes est interdite.
Châssis de toiture
Envoyé en préfecture le 20/10/2023 Reçu en préfecture le 20/10/2023 Publié le 03/10/2023
Les châssis de toit doivent être de type encastré, sans présenter de saillie en toiture. Leur taille et leur nombre doivent être en harmonie avec les caractéristiques de la toiture et de préférence alignés avec les baies en façades. La taille maximum des châssis de toit est de 1,2 mètres pour la hauteur et 0,80 mètre pour la largeur.
- Panneaux solaires et photovoltaïques
Les panneaux solaires et photovoltaïques sont autorisés en couverture sous réserve d’un projet architectural limitant leur impact dans le paysage : de teinte sombre sur l’ensemble de leur surface, disposés de rive à rive, et encastré dans le pan de la toiture (sauf toiture plate existante).
Pour les constructions principales dont la construction est antérieure à 1950 les dispositifs seront en priorité dissociés de la construction principale (au sol, sur une annexe existante ou nouvelle, etc.) en raison du risque structurel lié à la charpente. Leur localisation sera préférentiellement non visible depuis l’espace public, sauf impossibilité technique.
Les annexes, dont les abris de jardins et locaux techniques de piscine de moins de 20m² d’emprise au sol, les carports et les vérandas, font l’objet de règles architecturales différentes de celles définies ci-avant.
De manière générale les annexes doivent être implantés de manière à s’intégrer harmonieusement avec le volume de la construction principale.
- Annexes, dont les abris de jardin et locaux techniques de piscine de moins de 20m² d’emprise au sol et les carports.
Les matériaux utilisés pour leur construction doivent présenter un aspect satisfaisant. Sont exclus : les parpaings non enduits, le béton brut, la tôle ondulée…
Les abris de jardins et locaux techniques de piscine de moins de 20m² d’emprise au sol et les carports doivent être réalisés en harmonie avec les matériaux des constructions environnantes. L’utilisation du bois est autorisée s’il est peint en brun, ou vert sombre de finition mate ou laissé de teinte naturelle sans vernis ou lasure brillants.
Les vérandas doivent être implantées de manière à s’intégrer harmonieusement avec le volume de la construction principale.
L’ossature des vérandas doit être constituée d’éléments fins, peints d’une couleur proche de celle des menuiseries. Le blanc pur est interdit.
Si le projet comporte un soubassement en maçonnerie, il sera réalisé selon un aspect proche de celui de la façade principale. L’utilisation de briquettes en soubassement est interdite.